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La constance de la louve

La constance de la louve

Cécile Baudin

Quand les prédateurs rôdent…

 

Lozère, 1835. Après une tempête de neige, un jeune étudiant en médecine est retrouvé mort à côté de l’asile où il se formait. Victor Chastel, juge de paix et lieutenant de louveterie, peine à croire à une mort accidentelle. Il mène l’enquête aux côtés de Marianne, infirmière…

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23,00 €
Rupture de stock

Lozère, 1835. Alors que plane encore le spectre de la bête du Gévaudan, un jeune étudiant en médecine est retrouvé mort près de l’asile où il se formait. Tout porte à croire qu’il s’est fait piéger par la tempête de neige. Perplexe, Victor Chastel, juge de paix et lieutenant de louveterie, poursuit son enquête avec l’aide de Marianne, infirmière. D’autres drames récents n’auraient-ils pas été attribués trop vite à la fatalité ?

Le mot de l'autrice

“Avec La Constance de la louve , je voulais d’abord m’immerger dans ce département que j’aime infiniment, la Lozère : Il est magnifique, austère, mystérieux, et porteur de légendes. Il se prête très bien à cette histoire énigmatique et romanesque, où se combinent les drames intimes, avec des réflexions sur l’ordre social, les privilèges et la responsabilité; réflexions que je trouve extrêmement contemporaines. Enfin, l’ancien Gévaudan est le décor parfait pour une reconstitution très visuelle des savoir-faire artisanaux de la France du début XIXe, rurale, et encore faiblement mécanisée.”

Cécile Baudin

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Fiche technique

Compilation
Non
Hauteur (mm)
225
Largeur (mm)
140
Auteur
Cécile Baudin
Type de livre
Noir
Reliure
Brochée
Nombre de pages
480
Poids (Kg)
0.515
Editeur
PRESSES DE LA CITE
Format
Grand format
Exclusivité
Non

À propos de l’auteur

Interview de Cécile Baudin pour Marques de fabrique

En quoi l’ère industrielle vous est-elle apparue comme un bon décor pour votre premier roman ?

Le XIXème siècle en général (et en particulier l’ère industrielle), est une période de transformations majeures. Les grandes découvertes, l’accélération induite par les nouvelles technologies et l’industrialisation, les débuts de la mondialisation, ont transformé les métiers, redessiné les territoires, et bouleversé les familles et les équilibres sociétaux. Certains y ont trouvé de grandes opportunités, d’autres ont souffert de voir changer une certaine France rurale et artisanale. Des groupes auparavant silencieux, comme les femmes, en ont profité pour revendiquer une nouvelle forme d’émancipation. Outre le fait qu’un tel contexte me parait éminemment romanesque, il est aussi finalement très moderne, et permet d’aborder des thématiques toujours d’actualité, sous un angle un peu différent.

 

Que saviez-vous des « usines-pensionnats » de l’époque avant d’écrire ce roman ?

Honnêtement, je les ai découvertes par hasard, en étudiant le passé industriel de l’Ain. C’est un département qui me tenait à coeur parce qu’une partie de ma famille en est originaire. J’ai trouvé passionnant, et un peu effrayant aussi, d’imaginer toutes ces filles enfermées pour travailler docilement, de leur enfance à leur mariage, et ce avec l’assentiment de tous ! Eglise, familles, législateur… Surtout que ce modèle n’était pas si anecdotique : Rien qu’en Auvergne-Rhône-Alpes, on a pu compter plus de 70 établissements de cette nature entre le XIXème et le XXème siècle !

 

Marques de fabrique met en lumière deux femmes, fortes et complexes, ont-elle été nourries d’autres modèles, d’autres héroïnes ?

Ces femmes cherchent à se libérer des règles qui leur sont imposées par des hommes qui espèrent, ce faisant, maintenir un ordre qu’ils imaginent profitable à la Société. En cela, de nombreuses autres héroïnes ont forcément marqué mon imaginaire, comme les héroïnes des romans de Jeanne Bourin, ou plus récemment, Lisbeth Salander et June Osborne. Mais un personnage, même féminin, n’est pas nourri que de références féminines. J’ai grandi avec de nombreux héros masculins comme le malin Hercule Poirot, le passionné Heathcliff et l’opiniâtre Michel Strogoff. Autant de qualités qui n’ont pas de genre !

 

Et d’où vous est venue l’envie d’écrire un roman ?

C’est un rêve d’enfant. Petite, je n’étais pas toujours satisfaite de la fin des histoires que je lisais, ou que je voyais au cinéma. Les écrire moi-même était finalement la meilleure façon d’avoir gain de cause ! C’est donc ce que j’ai fait, jusqu’à mes études. Ensuite, « la vraie vie » a pris le relais, et j’ai arrêté de noircir des cahiers. Jusqu’à ces dernières années, ou j’ai décidé d’essayer de donner corps à ce rêve d’enfant.

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours de voir votre livre partir à la rencontre de ses lecteurs ?

Je suis aussi effrayée qu’exaltée. C’est une chose d’être lue par ses proches, c’en est une autre de ne pas décevoir des gens qui vont investir dans un livre, une histoire, un auteur inconnu. Je ne sais rien de leur future réaction, je l’appréhende autant que j’ai hâte de la connaître. En tout cas, j’ai écrit en pensant à eux, et en essayant de leur faire passer un bon moment, dépaysant et surprenant.

 

Que représente pour vous le fait d’être publiée en avant-première chez France Loisirs ?

Une grande fierté. Enfant, ma famille était membre, comme beaucoup d’autres amis autour de nous. Je récupérais les livres terminés par ma mère, et les dévorais pendant les grandes vacances. France Loisirs est pour moi une institution de la culture populaire française, dans le sens le plus noble du terme. Et ses lecteurs sont des passionnés, engagés, fidèles, et expérimentés, que j’imagine extrêmement pointus et pertinents dans leurs lectures et leurs avis. Leur réaction sur ce premier roman aura donc d’autant plus de sens pour moi !