Les amants de la tour Eiffel
Max Jacquemelle
Paris, 1950. Cécile découvre chez sa grand-mère un tableau dissimulé. Louise lui dévoile alors un pan douloureux de sa jeunesse. En 1889, lors de l’inauguration de la tour Eiffel, elle rencontre Émile, un jeune ouvrier. Un amour aussi lumineux qu’interdit…
Paris, 1950. Cécile, étudiante en histoire de l’art, découvre un tableau dissimulé dans l’appartement de sa grand-mère : le portrait d’une jeune femme. D’abord silencieuse, Louise lui dévoile un pan douloureux de sa jeunesse. En 1889, lors de l’inauguration de la tour Eiffel, Louise, 17 ans, rencontre Émile, un jeune ouvrier. Au fil de leurs rendez-vous volés chaque jeudi naît entre eux une complicité aussi lumineuse qu’interdite…
J'ai été émue par ce roman qui noue avec finesse les destins de Louise et Cécile autour d’un mystérieux tableau, entre Belle Époque et années 50. J’ai plongé dans le secret de Louise, cet amour interdit né au sommet de la tour Eiffel et jamais éteint. Les lettres et souvenirs font revivre des passions étouffées par les conventions sociales. Un hymne vibrant à l’amour et à la vie."
Coup de cœur de Sophie, de l'équipe éditoriale
3 questions à Max Jacquemelle
Pourquoi avoir choisi la tour Eiffel comme toile de fond de votre roman ?
Je suis né à la campagne et je me souviens du choc éprouvé, adolescent, lors d’un premier voyage en bus à Paris. La tour Eiffel est apparue soudain. Ce fut magique. J’habite Paris depuis plusieurs dizaines d’années, mais j’ai conservé ce regard émerveillé.
À travers Louise et Lili, avez-vous voulu rendre hommage aux femmes qui ont dû lutter contre les conventions ?
Oui, Louise et Lili, chacune à leur époque, vivent dans une société qui prétend décider à leur place et restreindre leurs choix. Ce qui m’a intéressé, ce sont les résistances discrètes : les silences, les décisions intimes, les détours empruntés pour rester fidèles à soi-même.
Vous qui êtes passionné de nouvelles technologies, pourquoi avoir choisi d’écrire un roman historique ?
Le XXIe siècle est fasciné par la vitesse et l’immédiateté. J’ai ressenti le besoin de prendre le contrepied, de me replonger à la fin du XIXe siècle, de redécouvrir la lenteur, l’absence, l’attente… À cette époque, manquer un rendez-vous pouvait entraîner plusieurs jours de silence avec l’être aimé.
Fiche technique
- Compilation
- Non
- Hauteur (mm)
- 225
- Largeur (mm)
- 140
- Auteur
- Max Jacquemelle
- Type de livre
- Noir
- Reliure
- Brochée
- Nombre de pages
- 312
- Poids (Kg)
- 0.343
- Editeur
- PRESSES DE LA CITE
- Format
- Grand format
- Exclusivité
- Non
À propos de l’auteur
Max Jacquemelle
Max Jacquemelle - Les amants de la tour Eiffel
Interview
Pourquoi avoir choisi la tour Eiffel comme toile de fond de votre roman ?
Je suis né à la campagne et je me souviens du choc éprouvé, adolescent, lors d’un premier voyage en bus à Paris. La tour Eiffel est apparue soudain. Ce fut magique.
J’habite Paris depuis plusieurs dizaines d’années, mais j’ai conservé ce regard émerveillé. Les quais de la Conciergerie, les jardins du Luxembourg, la place de Fürstenberg, ou la place des Vosges continuent de m’émouvoir. La tour Eiffel s’est imposée comme un lieu idéal pour cette histoire d’amour.
À travers Louise et Lili, avez-vous voulu rendre hommage aux femmes qui ont dû lutter contre les conventions ?
Oui, Louise et Lili, chacune à leur époque, vivent dans une société qui prétend décider à leur place et restreindre leurs choix. Ce qui m’a intéressé, ce sont les résistances discrètes : les silences, les décisions intimes, les détours empruntés pour rester fidèles à soi-même.
J’ai pensé Louise et Lili, avec leurs forces, leurs contradictions et leurs renoncements, et j’ai cherché à faire exister des femmes qui refusent d’être réduites au rôle qu’on leur assigne.
En quoi la Belle Époque et les années 50 sont-elles propices au romanesque ?
Ce sont deux périodes de profondes mutations.
La Belle Époque est traversée par un enthousiasme puissant : le progrès scientifique et technique, allié à une effervescence culturelle — peinture, littérature, musique — nourrit la promesse d’un avenir radieux, alors même que les inégalités et les rigidités sociales demeurent extrêmement fortes. Cette tension entre l’élan collectif et les entraves individuelles est profondément romanesque. Les Expositions universelles de 1889 et de 1900 ont, à ce titre, donné à Paris un rayonnement international.
Les années 50, quant à elles, sont marquées par la reconstruction, les silences de l’après-guerre et les non-dits familiaux. Elles offrent un terrain idéal pour interroger la mémoire, les secrets, tout ce qui a été enfoui pour permettre de continuer à vivre.
En faisant dialoguer 1889 et 1950, j’ai voulu montrer comment une histoire ancienne continue d’agir, en silence, dans le présent. Cécile, la jeune femme qui enquête en 1950, ne cherche pas seulement la vérité : elle cherche sa place dans une lignée, une manière de comprendre qui elle est.
Cette construction permet aussi d’interroger le regard porté sur l’amour selon les époques, et ce que la société autorise — ou interdit — de vivre et de dire.
Vous qui êtes passionné de nouvelles technologies, pourquoi avoir choisi d’écrire un roman historique ?
J’ai travaillé pendant près de trente ans dans les nouvelles technologies, un domaine qui m’a profondément passionné. En quelques décennies, nous avons vu surgir Internet, le téléphone mobile, la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle... Cette accumulation d’innovations nous entraîne dans une course permanente.
Le XXIᵉ siècle est fasciné par la vitesse et l’immédiateté, mais aussi par le zapping et une certaine superficialité. J’ai ressenti le besoin de prendre le contrepied, de me replonger à la fin du XIXᵉ siècle, de redécouvrir la lenteur, l’absence, l’attente... À cette époque, manquer un rendez-vous pouvait entraîner plusieurs jours de silence avec l’être aimé.
Le roman historique permet aussi de prendre du recul et de regarder nos sociétés autrement. Les bouleversements que nous traversons aujourd’hui ne sont pas si éloignés de ceux d’hier. L’électricité, le train ou la tour Eiffel ont suscité autant de fascination et de craintes que le numérique aujourd’hui.
Être publié en avant-première chez France Loisirs représente-t-il quelque chose pour vous ?
Oui, beaucoup. France Loisirs a accompagné et continue d’accompagner des générations de lecteurs. C’est un lieu de découverte et de transmission. Être publié en avant-première dans ce cadre, c’est entrer directement dans une relation intime avec des lecteurs passionnés, curieux, fidèles aux histoires.
C’est une reconnaissance importante, fondée sur la confiance et sur la rencontre avec des lecteurs engagés. Pour un roman qui parle de mémoire et de transmission, cela a une résonance toute particulière.
Paris, 1950. Cécile découvre chez sa grand-mère un tableau dissimulé. Louise lui dévoile alors un pan douloureux de sa jeunesse. En 1889, lors de l’inauguration de la tour Eiffel, elle rencontre Émile, un jeune ouvrier. Un amour aussi lumineux qu’interdit…