Interview d'Alain Léonard – La danseuse aux rubans
Comment est née l’histoire de Lucie ?
Mon épouse a des origines circassiennes. J’avais depuis longtemps le projet d’écrire une histoire sur ce monde, parfois méconnu. Une histoire, comme les précédentes, que j’ai voulu écrire à hauteur d’homme.
Les Tagliani sont-ils inspirés d’une véritable famille circassienne ?
Je ne me suis pas inspiré d’une famille en particulier, mais d’anecdotes fournies par d’anciens circassiens.
Comment avez-vous mené vos recherches pour ce roman ?
Pour mes recherches je me suis rapprochés de circassiens qui m’ont raconté leur enfance dans le cirque de leurs parents à l’époque concernée. Je me suis également appuyé sur des photos gardées dans des albums familiaux. J’ai également contacté le Cirque d’Hiver à Paris pour des renseignements sur cette institution. Recherches également sur les camps dans lesquels étaient rassemblés les nomades. Ainsi que sur une thèse traitant de ce sujet soutenue par un doctorant en histoire, actuellement professeur à Sciences Po Strasbourg. Avec son aimable autorisation, bien entendu.
Est-ce l’amour de l’Histoire qui vous a mené à l’écriture de roman ou la fiction qui vous a donné la curiosité du passé ?
L’amour de l’histoire est le point de départ de tous mes romans. Je m’attelle à faire connaître aux lecteurs la vie des petites gens qui ont fait notre histoire. Je suis moi aussi, bien entendu, curieux de notre passé.
Vous allez bientôt fêter vos 10 ans en tant que romancier, quel bilan en tirez-vous ?
Ce sont dix ans de bonheur à la rencontre de lecteurs croisés lors de mes différentes dédicaces, avec un lectorat qui s’est fidélisé au cours du temps. Par contre ce bilan est plus mitigé en ce qui concerne l’avenir du monde du livre, le manque de protection des auteurs, par rapport au monde de la musique par exemple…