Elizabeth - 64 ans

Petite présentation

Je ne peux pas passer une journée sans lire

Mon auteur préféré

Marie-Bernadette Dupuy

Mon personnage préféré

Abigaël

Mon genre préféré

Les Romans régionaux

Ma série préférée

Inspecteur Murdoch

J'aime

Randonner, faire du yoga et de l’aquagym, tricoter pour mes petits-enfants et m’occuper d’eux.

Mon endroit préféré pour lire

Dans mon lit, mais aussi sur le canapé ou en été sur ma balancelle

Le livre que j'emporterais sur une île déserte

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Tous ceux qui ont adoré regarder la série The Crow et qui se passionnent pour la monarchie britannique vont dévorer ce livre.


Il ne faut toutefois pas s’attendre à découvrir des secrets plus ou moins inavouables ou à des scoops ! Les seize années qui sont retracées dans ce roman se déroulent à une époque incroyablement dramatique ( entre 1933 et 1949), l’une des plus riches et des plus agitées que la Grande Bretagne ait jamais connues : le scandale de l’abdication du roi Edouard VIII, le glamour du couronnement du roi George VI, l’effondrement de l’économie avec la hausse du chômage et la politique d’austérité qui entraînera les marches de la faim pour réclamer la fin de la politique d’austérité du gouvernement et bien entendu, le traumatisme de la seconde guerre mondiale. Dans ce contexte, nous pouvons logiquement nous demander comment une jeune personne enjouée aux idées de gauche dont la vocation était d’aider les plus démunis a-t-elle pu enseigner à des gens comptant parmi les plus riches du monde. C’est tout l’intérêt de ce livre et il est clair que le rôle de cette gouvernante dans l’éducation des princesses fut autant crucial que durable.


Ce livre très détaillé de 535 pages qui ne relate que 16 années de la vie de la gouvernante Marion Crawford au sein de la famille royale peut au vu de sa longueur décourager tout lecteur mais je vous assure qu’ il ne faut pas hésiter à l’ouvrir ! Il est en effet très agréable à lire pour diverses raisons : tout d’abord il varie les styles : de longues descriptions très précises des différentes résidences royales qui nous donnent vraiment l’impression de les visiter et d’entrer dans l’intimité de la famille royale côtoient celles des différents personnages avec leur caractère ou leurs tenues vestimentaires plus ou moins originales. Nous assistons aussi à des moments clés de la monarchie comme la cérémonie de mariage du prince George avec la princesse grecque Marina, l’abdication d’Edouard VIII et le couronnement du roi Georges VI. Mais si nous n’avions que des descriptions, cela deviendrait vite ennuyeux.


L’auteure multiplie donc les conversations entre les personnages pour nous permettre d’une part de mieux les cerner et d’autre part de leur donner l’occasion d’afficher leur opinion sur cette époque dramatique entre les deux guerres avec la montée des fascismes, l’entrée en guerre de tous les pays et ses séquelles. Au-delà de cela, ce qui à mes yeux et à ceux de l’auteure est le plus intéressant est le rôle de Marion Crawford : il suffit d’ailleurs de lire le titre : La gouvernante ! Il ne s’agit pas uniquement de mettre en avant la famille royale. Marion a joué un rôle prépondérant dans la construction de la personnalité de la princesse Elizabeth et sans aucun doute la Reine Elizabeth ne serait pas ce qu’elle est sans elle. De ce fait nous sommes consternés par le manque de reconnaissance de la famille royale envers ses employés : quand nous apprenons par exemple que 400 domestiques étaient employés au palais de Buckingham et qu’ils portaient des titres bizarres et obscurs comme le gardien de l’orfèvrerie, celui de l’argenterie et même un gardien des verres et de la vaisselle en porcelaine, cela prête à rire mais cela nous révolte aussi quand en parallèle de grandes marches de la faim étaient organisées pour réclamer des mesures pour lutter contre la pauvreté et le chômage.


Au début de ma lecture, j’étais plutôt sceptique car je ne m’intéresse pas particulièrement à la monarchie en général et je craignais de n’avoir qu’ un long compte rendu de la vie d’une famille riche et attachée à ses privilèges et à ses titres ,tellement éloignée des préoccupations quotidiennes de la majorité des personnes. J’avoue que l’auteure a vraiment bien intégré l’histoire personnelle de cette famille dans l’Histoire de cette époque et grâce à Marion, nous avons pu voir évoluer cette famille qui petit à petit va s’ouvrir au monde moderne.

Wendy Holden petite fille adorait se plonger dans les livres souvenirs sur la famille royale collectionnés par sa grand-mère et c’est ainsi qu’elle voulut écrire un roman sur les Windsor. Elle a trouvé par hasard le livre de Marion Crawford intitulé Les petites princesses dans lequel elle racontait ses années de service au sein de la famille royale. Intriguée par le fait qu’elle n’avait jamais entendu parler d’elle, Wendy Holden décida de raconter à son tour l’enfance d’Elizabeth et Margaret de Windsor à travers le témoignage de Marion.

Il s’agit donc avant tout d’une biographie de Marion Crawford afin de lui rendre hommage. Mais bien sûr ce livre relate aussi l’enfance d’Elizabeth et de Margaret de Windsor pendant les 16 années où Marion était à leur service. Nous découvrons donc le caractère d’Elizabeth, plutôt sensible, raisonnable, généreuse, curieuse de tout, sujette à des TOC ( troubles obsessionnels compulsifs ) qui disparaîtront à l’âge adulte mais qui lui laisseront un goût certain pour l’ordre et la discipline ainsi que celui de Margaret, facétieuse, dissipée ,jalouse de sa sœur qui souffrira toute sa vie de son amour impossible avec le secrétaire particulier de son père. Wendy Holden nous dresse aussi un portait du couple royal et de certains membres de la famille, en particulier le prince de Galles et sa femme Wallis sans oublier le prince Philip, futur mari d’Elizabeth.

Un livre qui m'a captivée !


L’histoire de ce roman se déroule sur une année complète : elle débute au printemps à Saint Emilion lors de la jurade où l’on fête le vin nouveau et nous assistons au long travail de la vigne de la taille jusqu’au jus de raisin qui mûrit dans les fûts avant d’être embouteillé et vendu. J’avoue que je ne suis pas du tout experte en vin et d’ailleurs je n’en bois pratiquement pas. Mais cela m’a toujours fait sourire d’entendre les gens parler du vin, en particulier lors des dégustations à l’aveugle ou par exemple lors de la présentation du Beaujolais nouveau en octobre.


L’auteure a su me captiver dans la description de toutes les étapes nécessaires à l’élaboration du vin et j’ai vraiment découvert un vocabulaire spécifique. Il est clair que la France est connue dans le monde entier pour son vin et cela a toujours été le cas : chaque chapitre commence par un dicton, un proverbe ou une citation d’auteur pas forcément français. Les chapitres sont courts et le livre est très agréable à lire car il est écrit en gros caractères et il est aéré car l’auteure n’hésite pas à faire de nombreux paragraphes.


D’autre part l’écriture est fluide et le roman est bien rythmé entre la description des paysages bordelais, les nombreux dialogues ainsi que les remises en question des personnages et bien sûr ce grand mystère familial qui nous tient en haleine car nous sentons bien qu’il y a de nombreux non dits et que ceux-ci pèsent sur toute la famille. Tout ceci fait que j’ai lu très rapidement ce livre et que je l’ai beaucoup aimé. J’ai vraiment pris conscience du travail nécessaire réalisé par les viticulteurs pour parvenir à offrir un vin de qualité et partagé leurs soucis lors des aléas climatiques comme la grêle ou le gel.


Ce livre peut intéresser tous les amateurs de vin car si, comme moi, beaucoup n’y connaissent rien dans le domaine de la viticulture, l’auteure nous donne l’occasion d’en apprendre un peu plus et de comprendre mieux les hommes et les femmes qui dédient leur vie à la passion de la terre et du meilleur vin. Revenons d’ailleurs sur le titre de ce livre : Saint Emilion, mon amour qui est une véritable déclaration d’amour de Paloma à son vignoble qu’elle ne manque jamais de visiter chaque matin si bien qu’elle en arrive à négliger son mari et ses enfants. La vigne est devenue son troisième enfant : l’ancien régisseur ne comparait-il pas la vigne au ventre d’une femme ? Paloma affirme aussi avant les vendanges qu’elle se sent enceinte du vin...cela peut paraître exagéré mais cela explique les difficultés rencontrées par tous les membres de la famille. Pas facile de se faire une place ! Le temps joue aussi un rôle important dans ce roman : le temps que Paloma consacre à la vigne au détriment de sa famille, le temps nécessaire à la vigne pour produire un vin de qualité et bien entendu le temps nécessaire à la reconstruction de la famille après la divulgation du secret.