Catherine - 53 ans

Petite présentation

J’aime les livres, tourner leurs pages, leur odeur, leur matière...

Mon auteur préféré

Kate Morton

Mon personnage préféré

Jane Eyre

Mon genre préféré

Les Romans

Mon film préféré

Les quatre filles du Dr March

J'aime

La nature, arbres, plantes et fleurs, mon oxygène journalier pour bien vivre

Mon endroit préféré pour lire

Lovée sur mon canapé, ambiance feutrée avec plaid à portée de mains

Le livre que j'emporterais sur une île déserte

Une anthologie de la littérature

Un ouvrage passionnant qui relate le destin tragique du fils de Napoléon, qui fut enlevé à son père trop jeune, première victime de conflits trop longs. Il vécut à Vienne dans des palais magnifiques, des prisons dorées dont il ne pourra pas sortir et vivre selon son bon vouloir. Ce prince héritier d’une nouvelle dynastie avortée a toujours suscité des fantasmes, aux esprits romanesques. Bien malgré lui, il aura servi d’otage aux distensions politiques et diplomatiques.


Une biographie écrite par une descendante des Bonaparte lance une entrée en matière nostalgique et empreinte d’une forme de respect et de curiosité face aux aïeuls et au passé. Une envie d’en savoir toujours un peu plus qu’une observation de portraits dans une galerie en clair-obscur a orienté la jeune femme vers des études d’histoire, tout naturellement. Cette biographie possède ce petit plus qui la différencie des autres. Nous ressentons sa fébrilité à déplier de vieilles lettres et aussi, sa passion toute en retenue lorsqu’elle cherche à étayer ses convictions d’historienne. Une grande et belle biographie à la lecture agréable, servie par un style fluide et enlevé. La psychologie des personnages historiques est bien approfondie avec ce qu’il faut de détails quotidiens qui dépoussière le genre des biographies trop exhaustives. Tout cela donne lieu à des portraits rigoureux et attachants. Cela se lit comme un roman.


Le petit prince arraché à son père qu’il ne reverra jamais et délaissé par sa mère passe une enfance avec pour seule compagnie des domestiques, des professeurs et un gouverneur assez rigide. Dès son plus jeune âge, il apprend à masquer ses sentiments. Il érige des paravents, se renferme, se méfie de son entourage. Des premières années émouvantes, une grande solitude l’enveloppe dans ces grands châteaux d’ors et de marbre. Une grande part est donnée à l’éducation et l’instruction, si particulières aux aristocrates qui joueront un grand rôle sur son caractère parfois dur, capricieux ou bien triste, lointain, voire hautain. Son apparence longiligne, élancée et son curieux tempérament servent à foison l’ère romantique qui s’installe peu à peu dans les cercles littéraires et artistiques de l’époque. L’image paternelle omniprésente le plongera dans une nostalgie précoce. Une jeunesse frileuse et très émouvante qui bouleverse. Ses origines pèseront tout le long de sa courte existence. Il mourra à l’aube de l’âge adulte sans avoir vraiment vécu. Il avait seulement 21 ans. Et il deviendra pour la postérité, l’Aiglon.


Une belle biographie qui sait émouvoir et attacher le lecteur. C’est un retour intéressant sur la vie privée et intime de Napoléon. Nous découvrons un empereur sensible, amoureux, aimant sincèrement son fils.

Deux frères pour une princesse ! Une douce et farouche grenade espagnole s’unit à la rose anglaise tour à tour douce, aimante ou brute et blessante au contact de ses épines. Une grande reine se tient à nouveau sur le devant de la scène !


Philippa Grégory peint avec finesse une belle histoire d’amour pour lancer un récit historique des plus passionnants. Peut-être n’est-elle pas très loin de la réalité ? La romance de ces jeunes tourtereaux bien que courte charme et semble tout à fait crédible. Une belle note de douceur dans un monde brutal, sournois où chacun semble prêt à tout pour un trône.


Sa virginité érigée en bouclier pendant son veuvage, n’a été probablement qu’une manœuvre habile pour faire accepter de nouvelles noces avec le jeune Henri. Des tractations diplomatiques voire de marchands pour une dot bienvenue et une alliance plus qu’intéressante pour les deux royaumes.


La narration alterne entre différents points de vue, toujours centrée sur Catherine d’Aragon. Certains passages s’orientent de telle façon à nous laisser penser à l’écriture d’un journal intime, accentuant le côté intime et très personnel de la jeune princesse. La jeune femme charismatique porte le récit sur ses épaules. Intéressant d’entrevoir l’ogre Tudor en adolescent gâté, arrogant et capricieux où déjà les travers d’un futur roi paranoïaque, violent et tyrannique se laissent dessiner pour les années à venir. Une aube anxiogène se profile amèrement. A noter aussi, la résignation des femmes sur leur sort, elles ne se bercent pas d’illusions sur le mariage et encore moins sur des idylles amoureuses. La reine mère Marguerite et l’effacée Elisabeth en sont de tristes témoins. Les affaires de pouvoirs ne s’embarrassent pas de sentiments. Une question de survie. Malgré cela, certains personnages croient en l’amour, et même de belles histoires d’amitié se tissent.


Une belle plongée historique dans une époque âpre, tellement surprenante, souvent violente où se dessine l’Europe dans des guerres et conflits incessants aux manœuvres politiques ambiguës. Les hardes moyenâgeuses s’habillent d’ors, se parfument et brillent aux sons de luths et de bals. Les glaives se cachent sous des paravents de dentelle. La Renaissance s’installe en Europe. C’était une belle lecture, une belle tranche historique, le tout bien amené et très bien écrit. L’émotion est au rendez-vous, nous nous attachons sincèrement au personnage de l’éternelle Catalina.


Sans conteste, la romancière a réussi à combler les zones d’ombre de l’histoire et en un tour de force magistral nous offre un récit palpitant aux personnages tour à tour attachants, irritants, terriblement vivants. Jamais, ils ne nous laissent indifférents.