Autre : Passionnée de lecture depuis ma plus tendre jeunesse, j’ai eu envie d’élargir les frontières du plaisir de lire vers des nouvelles contrées d’échange. Et puis, écrire quelques lignes sur des romans n’est pas pour me déplaire !

Catherine

Age : 52 ans

Petite présentation : J’aime les livres, tourner leurs pages, leur odeur, leur matière ; et surtout les lire encore et toujours !

Mon auteur préféré : Kate Morton

Mon personnage préféré : Jane Eyre

Mon genre préféré : Roman

Mon film préféré : Les quatre filles du Dr March

J’aime : La nature, arbres, plantes et fleurs, mon oxygène journalier pour bien vivre. Et ma grande passion, mes chiens que je surnomme « mes petits cœurs », une vie sans animaux : inconcevable

Mon endroit préféré pour lire : Lovée sur mon canapé, ambiance feutrée avec plaid à portée de mains. Et coussins pour soulager mon dos

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre qu’un seul livre, ce serait : Une anthologie de la littérature pour avoir à portée de souvenirs certains romans qui m’ont fait vibrer

Ma note: 5/5

Passionnés d’Histoire, à dévorer avec gourmandise !!! Tous ces destins surprennent à des époques où les femmes marchaient toujours dans l’ombre des hommes.

Nous découvrons des femmes à l’intelligence incisive, prêtes à tout pour régner, obtenir ce qu’elles désirent, n’hésitant pas à employer des moyens peu orthodoxes. Donner la mort ne les effraie point. Elles usent des mêmes artifices et stratagèmes que les hommes, de véritables guerrières, amantes passionnées et assoiffées de titres et reconnaissance. Rien à voir avec petits meurtres et vieilles dentelles ! Elles ne donnent pas vraiment envie de faire partie de leur cercle amical et encore moins de s’en faire des ennemies. A fuir pour notre propre sécurité, à croiser de loin ; elles sont du genre plutôt toxiques …

Juliette Benzoni sait nous raconter leurs histoires, avec un style recherché, de belles tournures de phrases au vocabulaire approprié aux époques. Nous prenons fait et cause pour les victimes et réclamons, nous aussi, vengeance ; grâce au talent de la romancière, nous vivons l’Histoire. Tour à tour indignée, en colère et parfois même amusée, mais jamais indifférente ! Les faits historiques sont présentés dans leur réalité, vécue ; les événements s’enchaînent avec vigueur, ils paraissent extraordinaires.

C’est un ouvrage sur les femmes au travers de l’Histoire, au diable les travaux de couture et les salons, fi de l’obéissance et de la soumission. Une plongée pleine de fureur, de batailles rangées où la cruauté, les vengeances, les guerres nous laissent pantois et les oreilles bourdonnantes du fracas des armes avec un arrière un goût amer empoisonné.

Un condensé redoutable de nouvelles sur des destins exceptionnels et des drames de la petite histoire qui ont influencé le cours de la grande.

Ma note: 4/5

Vous aimez l’Histoire, la Renaissance anglaise et notamment l’époque des Tudors forte en querelles religieuses, en intrigues et passions, alors n’hésitez pas, jetez-vous dans cette formidable fresque historique où enfin la parole est donnée à la dernière épouse d’Henri VIII.

Philippa Grégory nous offre un récit agréable, vivant et nous permet de mieux comprendre les mentalités, mœurs de cette époque riche en conflits, intrigues, guerres. Ce roman ouvre de nouvelles perspectives de compréhension sur le schisme religieux et les spécificités de la religion anglicane. L’ère de la toute-puissance papale se fissure ; les guerres de religion s’annoncent avec toute l’horreur des massacres et procès pour hérésie. Une période vraiment trouble pour l’Europe de l’époque.

L’intrigue est très intéressante, Catherine apparait comme une femme forte, cultivée et très intelligente. Et de l’intelligence et de la perspicacité, il en faut avec ce roi cruel, paranoïaque, versatile. Elle se bat pour sa survie, le sentiment de sa peur transpire littéralement du roman. Le danger la guette à chaque coin des couloirs de ses châteaux humides et sombres. Elle réussit à composer avec chaque clan, évitant le moindre faux-pas. De quoi faire des cauchemars et tel un roseau, elle se plie au bon vouloir de son époux royal, cachant ses sentiments les plus profonds. Quatre ans, c’est long, très long avec un homme que l’on n’aime pas, imposé chaque jour ! Nous sommes bien loin des contes de fées. … La condition féminine était tout ce qu’il y a de plus précaire. Et parlons un peu de la cour, un vrai panier de crabes. Et je sollicite, je complote, je convoite plus de charges et toujours plus de tout ! Sinistres, fourbes et prêts à tout, même à jouer la vie des autres ! Une fin de règne dans la terreur où chacun est suspendu au bon vouloir d’un ogre. Pour terminer, parlons de la plume magnifique de la romancière, juste, précise avec le tour de force d’être fluide et accessible. Nous sentons en amont, le prodigieux et fastidieux travail de recherche. Rien ne semble être laissé au hasard !

Un roman historique fascinant raconté d’une façon captivante, aux dialogues incisifs. Pourtant, ce type de roman laisse la part belle à la subjectivité et parfois l’imagination de l’auteure s’égare un peu. Notamment avec la romance de Catherine Parr et Thomas Seymour. Une passion réciproque et brulante, peut-être ; mais lorsque nous connaissons un peu l’histoire et le personnage, nous sommes plutôt dubitatifs ! Heureusement, cette idylle se retrouve au second plan. Et ces partis pris ne gâchent en rien le récit.

UCatherine Parr a souvent été négligée dans les romans. Justice semble rendue !