Rechercher
Accueil  > Livres  > Suspense-SF  > Policier, intrigue  > L'invité de la dernière heure
Accès direct par titre

Méfiez-vous des vacances de rêve...
L'invité de la dernière heure
L'invité de la dernière heure
Charlotte Link
10,95 €
580 pages
Couverture cartonnée
Réf. : 387640

 
Pourquoi on l'a choisi
Tension insoutenable et rebondissements vertigineux. Pour ce roman aussi haletant que finement observé ! Charlotte Link confirme magistralement son rang parmi les grands talents du suspense.
Résumé
Les vacances de rêve d'Inga dans le Sud de la France se transforment lentement en enfer : Marius, son mari, se comporte de façon de plus en plus étrange. Coléreux, violent, il semble animé d'une haine aussi inexplicable que féroce à l'égard de Rebecca, la femme qui a autorisé le jeune couple à camper sur son terrain. Lors d'une sortie en bateau, Marius s'en prend brutalement à Inga qui s'évanouit. À son réveil, son mari a disparu. S'est-il noyé ? Inga ne se doute pas que pour elle et Rebecca, ce n'est que le début du cauchemar...
 
Ecrivez un commentaire sur ce titre ! Et gagnez peut-être un livre en cadeau !
Les internautes ayant commandé L'invité de la dernière heure ont également choisi

Interview
Qu’est-ce qui vous attire dans le métier d’écrivain ?

J’aime écrire, inventer, « composer ». Et surtout, j’adore observer les gens pour essayer de comprendre et décrire leurs façons d’agir.

Vous avez commencé très tôt d’écrire…

Oui, dès l’âge de 14 ans. Et j’ai commencé la rédaction de mon premier roman publié (La belle Hélène, inédit en France) à 16 ans.

Comment trouvez-vous vos sujets ?

On pourrait presque dire que ce sont eux qui me trouvent…

Faites-vous beaucoup de recherches ?

Cela dépend du type de livre que je veux écrire. Pour les romans historiques, évidemment, je me documente beaucoup sur l’époque que je vais traiter. Sinon, je me base sur mes voyages, mes propres expériences, mes rencontres. Le travail de documentation commence en général un an avant le début de la rédaction. Ensuite, je mets environ un an et demi pour terminer le roman.

Vous inspirez-vous de personnages réels pour créer vos protagonistes ?

Certainement pas dans leur intégralité. Mais, bien sûr, dans chacun d’eux se trouve une part de quelqu’un que j’ai rencontré, ou de moi-même.

Quelques questions plus personnelles : vous souvenez-vous du métier qui vous faisait rêver petite fille ?

Oui, absolument : vétérinaire. D’ailleurs, j’adore les animaux et ai toujours vécu avec des chiens.

Quelles sont vos activités préférées ?

Lire et écrire, bien sûr.

Quels livres prendriez-vous pour un séjour sur une île déserte ?

La maison aux esprits d’Isabel Allende, un résumé de l’histoire anglaise et les sonnets de William Shakespeare.

Avez-vous des peintres que vous affectionnez particulièrement ?

Oui, Claude Monet et Vincent van Gogh.

Quel est votre sport préféré ?

La natation.

Votre fleur préférée ?

Toutes les fleurs d’automne.

Votre plat préféré ?

Les pâtes à la sauce tomate.

Votre boisson préférée ?

Mes prédilections changent mais actuellement le prosecco, un vin mousseux italien et en général le vin blanc sec. Et j’aime beaucoup un cocktail du nom de Manhattan…

Votre film préféré ?

La passante du sans souci avec Romy Schneider.

Quel est votre lieu de vacances idéal ?

N’importe quel coin tranquille au bord de la mer, surtout le Norfolk et le Pays de Galles.

Quel compliment vous fait le plus plaisir ?

Quand mes lecteurs m’écrivent pour me dire qu’ils ont adoré un de mes romans.

Qu’est-ce qui vous fait enrager ?

L’injustice.

Quel genre de comportement vous gêne le plus ?

L’arrogance, la vulgarité, la prétention. Le besoin de paraître « cool ».

Quel trait de caractère admirez-vous le plus ?

La tolérance.

Qu’est-ce que vous détestez le plus ?

La violence à l’encontre de ceux qui ne peuvent pas se défendre.

Où est-ce que vous souhaiteriez vivre ?

Au bord de la mer. Une balade sur la plage est ma meilleure inspiration.

Quel personnage historique auriez-vous voulu être ?

Madame Curie ou George Sand.

Si on vous proposait soit de revivre un moment de votre passé, soit d’avoir un bref aperçu de l’avenir, que choisiriez-vous ?

Je jetterai un tout petit coup d’œil sur mon avenir pour voir si je suis sur le bon chemin.

Qu’est-ce qui vous fait le plus peur ?

La maladie.

Y a-t-il quelque chose que vous regrettez ne pas avoir fait ?

A priori je pense que tout est encore possible ; mais si vous me reposiez cette question dans cinquante ans, je suis sûre que j’aurais toute une liste…

Y a-t-il quelque chose dont vous êtes fière ?

Oui, je suis fière de ma réussite professionnelle. Indépendamment de la question si je suis un « bon auteur » ou pas – d’autres que moi doivent y répondre – je pense pouvoir dire que c’est grâce à mes propres efforts que je suis arrivée là où je suis aujourd’hui.

Qui est la personne la plus importante dans votre vie ?

Ma fille.


© Verlagsgruppe Random House
Charlotte Link
Charlotte Link est née en 1963. Elle a publié son premier roman quand elle n'avait que 19 ans, depuis, elle est devenue l'un des auteurs les plus connus en Allemagne.
Ce sont surtout ses romans historiques et ses thrillers psychologiques qui se trouvent régulièrement sur les listes des best-sellers, mais elle écrit également des nouvelles, des livres pour enfants ou des articles.
Ses deux précédents romans, La Maison des sœurs et Les Roses de Guernesey ont enthousiasmé plusieurs dizaines de milliers de lecteurs. Les droits du Temps des orages ont déjà été achetés par France 2 en prévision d'une grande saga de l'été.
Charlotte Link vit en Allemagne, près de Francfort.


Extrait

Dimanche 18 juillet


Elle rêvait qu'un petit garçon avait sonné à sa porte. Elle l'avait chassé. Elle chassait tous ceux qui venaient lui demander quelque chose sans y avoir été invités. Cette façon agressive de quémander l'avait toujours hérissée. Quand quelqu'un surgissait brusquement dans son jardin en tendant la main, elle se sentait importunée et contrainte. La plupart du temps, c'était pour une bonne cause, bien sûr, mais comment savoir si ces gens étaient toujours honnêtes ? Quand ils agitaient sous votre nez une vague carte les autorisant à quêter pour une association caritative, on n'avait jamais le temps de voir s'il s'agissait d'une vraie ou d'un faux plus ou moins bien imité. Surtout à soixante-sept ans, quand les yeux ne sont plus ce qu'ils ont été.
Elle avait à peine refermé la porte qu'on sonnait à nouveau.
Elle s'assit d'un coup dans son lit, désorientée, parce que cette fois le carillon de son rêve l'avait tirée du sommeil. Elle avait toujours l'image de l'enfant devant les yeux : un visage aux traits aigus, pâle, presque transparent, avec des yeux immenses. Il ne demandait pas d'argent, il demandait à manger.
« J'ai tellement faim », avait-il dit, doucement mais sur un ton plaintif presque suppliant.
Elle avait claqué la porte, choquée, effrayée d'être confrontée à un aspect de la réalité qui la dérangeait, et elle avait tourné les talons. Elle voulait chasser l'image de son esprit mais à la seconde même, on avait sonné une nouvelle fois. Voilà qu'il recommençait !
Pourquoi s'était-elle réveillée ? Avait-on réellement sonné ? Imaginer que l'on entendait sonner alors qu'on rêvait était banal. Mais seul un réveil aurait pu sonner, et ils n'avaient pas de réveil. Ils n'en avaient pas besoin. Ils ne travaillaient plus ni l'un ni l'autre, et ils se réveillaient d'eux-mêmes relativement tôt tous les matins.
Il faisait très sombre, cependant un peu de la lumière des lampadaires de la rue filtrait à travers les fentes du volet roulant et elle pouvait distinguer son mari qui dormait à côté d'elle. Il était comme d'habitude parfaitement immobile et sa respiration si lente et si ténue qu'il fallait tendre l'oreille pour s'assurer qu'un léger souffle l'animait. Elle avait lu quelque part qu'il arrivait que des vieux couples s'endorment ensemble le soir et que le lendemain matin, l'un des deux découvre en se réveillant que l'autre était mort dans son sommeil. Elle s'était dit que si Fred mourait de cette façon, elle mettrait longtemps à s'en rendre compte.
Dans sa poitrine, son cœur battait vite et fort. Les chiffres verts de la pendulette à quartz posée sur sa table de nuit brillaient dans l'obscurité. Il n'était pas tout à fait deux heures du matin. Ce n'était pas une bonne heure pour se réveiller. On se sentait si vulnérable ! Tout au moins elle. Elle avait souvent eu le sentiment que s'il devait lui, arriver quelque chose de grave - si par exemple elle devait mourir - cela se passerait la nuit, entre une heure et quatre heures du matin.
C'est un mauvais rêve, se dit-elle, rien d'autre. Ferme les yeux et rendors-toi.
Elle s'enfonça dans ses oreillers. À cet instant, on sonna à nouveau et elle comprit que ce n'était pas dans son rêve.
Quelqu'un sonnait à la porte. À deux heures du matin.
Elle se rassit dans son lit et écouta. Dans le silence qui suivit le coup de sonnette strident, elle n'entendit que le halètement affolé de sa propre respiration.
Pourquoi s'inquiétait-elle ? C'était stupide. Elle avait qu'à ne pas ouvrir, voilà tout.
Il n'y avait sûrement rien de bon à la clé. Même les démarcheurs ne sonnaient pas à une heure pareille. Quand on tirait les gens au milieu de leur sommeil, soit on avait de mauvaises intentions, soit on avait des ennuis. La deuxième éventualité avait de grandes chances d'être la bonne. Un cambrioleur ou un criminel ne s'amuserait tout de même pas à sonner... ?
Elle alluma la lumière et se pencha vers son mari qui dormait toujours aussi profondément. Avec ses boules Quies, il n'avait pas dû entendre grand-chose. Fred était extrêmement sensible au bruit. Le chuintement du vent dans les arbres devant la fenêtre de la chambre le dérangeait. Ou le craquement d'une latte de parquet, le souffle d'une feuille fanée qui se détachait d'une plante verte et tombait sur le sol. Tout le réveillait, et il ne pouvait rien lui arriver de pire que d'être réveillé quand il avait décidé de dormir. Cela le mettait dans une colère sans nom et d'une humeur massacrante pour plusieurs jours. Il avait fini par se décider à utiliser des boules Quies. Et sa femme avait respiré.
Elle hésitait à le réveiller. Il risquait de lui en vouloir au point de ne plus lui adresser la parole de toute la semaine. Du moins s'il considérait après coup qu'elle avait inutilement interrompu son sommeil. Toutefois, s'il s'avérait qu'elle aurait dû le réveiller et ne l'avait pas fait, elle s'exposait aux mêmes représailles. Depuis quarante-trois ans qu'elle était mariée avec cet homme et qu'elle s'était donné pour règle suprême de ne pas susciter sa colère, l'essentiel de son quotidien n'était que cela : des hésitations, des angoisses à l'idée de faire le mauvais choix. Dieu sait que la vie avec lui n'était pas facile.
On sonna une troisième fois, plus longtemps que les précédentes, d'une façon plus impérative. Elle décida que le sommeil de Fred pouvait être sacrifié à un événement aussi inhabituel. Elle le secoua par l'épaule.
- Fred, chuchota-t-elle bien qu'il ne puisse pas l'entendre. Réveille-toi ! S'il te plaît, Fred ! Il y a quelqu'un en bas !
Fred émit un grognement désapprobateur et se tourna sur le côté puis, comme s'il avait été frappé par la foudre, il fut d'un seul coup complètement réveillé. Il s'assit, droit comme un i, et dévisagea sa femme.
- Non, mais qu'est-ce qui... commença-t-il.
- Il y a quelqu'un en bas !
Il voyait ses lèvres remuer mais n'entendait pas ce qu'elle disait. Il retira à contrecœur les bouchons de ses oreilles.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui te prend de me réveiller ?
- On sonne à la porte. C'est déjà la troisième fois.
Il continuait à la dévisager comme si elle n'avait pas toute sa raison.
- Qu'est-ce que tu racontes ? On sonne à la porte ? À une heure pareille ?
- Oui, et c'est bien ce qui m'inquiète.
Elle mit tous ses espoirs dans un nouveau coup de sonnette parce qu'elle voyait bien que Fred ne la croyait pas, mais rien ne se produisit.
- Tu as rêvé. Et à cause d'un rêve imbécile il a fallu que tu me réveilles !
Il la regardait d'un air mauvais. Ses cheveux blancs étaient dressés dans tous les sens sur sa tête.
Un vieux monsieur désagréable et grincheux, songea-t-elle, et qui de surcroît n'a physiquement plus aucun attrait. Je vais peut-être vivre encore vingt ans. S'il ne meurt pas avant moi, j'aurai finalement vécu soixante-trois ans avec lui. Soixante-trois ans !
L'idée la déprima au point de lui donner envie de pleurer.
Haut de la page


 
 
 
 
 
 

Votre panier - Votre compte - Plan - Contactez-nous

*Ce titre vous est proposé à -5%, remise maximum autorisée. Il ne permet pas de bénéficier des offres Club (livres cadeaux, réductions, etc.).
**Pour l'achat d'un appareil électrique ou électronique neuf ou d'un produit parrainage avec participation, nous reprenons votre ancien appareil de même type. Pour bénéficier de cette reprise gratuite, contactez-nous dans les 8 jours de votre achat au 0 320 177 542 (prix d'un appel local) du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 19h. Votre éco-participation s'ajoute au prix de vente de l'appareil.
France Loisirs © Tous droits réservés.