Amélie la Souris
Amélie la Souris
Drôles de Petites Bêtes n° 32
Antoon Krings
28 pages
Couverture cartonnée. 19 x 19 cm.
Gallimard Jeunesse
2 ans et plus
Réf : 871266
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Prix public*
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Disponible
Des petits instants de bonheur !
Résumé
La petite Amélie vivait bien tranquille dans son petit logis jusqu'au jour où de drôles d'hirondelles décident d'y faire leur nid. Amélie trouve le bonheur bien envahissant !
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
GUITTON Isabelle
Le 04 septembre 2007
Amélie
Ma fille s'appelle Amélie, on lui a offert pour son anniversaire. Elle a adoré ! Comme elle commence à lire toute seule, c'est bien pour elle, alors on continue depuis la série.
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LNA
Le 02 janvier 2006
Panique au poulailler
Quand le petit monde d'Amélie est bousculé par l'arrivée inattendue de squatteurs, c'est la panique... et pour retrouver sa quiétude, ce petit rongeur est prêt à tout!
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Antoon Krings est né en 1962 à Fourmies dans le Nord, d'un père danois et d'une mère française. Après son baccalauréat, il étudie le dessin à Paris pendant trois ans et commence à gagner sa vie en dessinant des logos, des affiches de théâtre... Il a ensuite travaillé pendant cinq ans chez un grand couturier parisien où il faisait du dessin textile. Depuis 1989, Antoon Krings se consacre entièrement à l'écriture et l'illustration de livres pour enfants. En 1995, il crée la collection devenue célèbre des Drôles de Petites bêtes.
Extrait
Sous le toit rapiécé du poulailler, entre vieilles pierres et bois moussus, vivait une souris qui s'appelait Amélie. Elle était si menue et si preste que personne jusqu'ici n'avait remarqué son petit manège. Dès le premier cocorico, la malicieuse attendait avec impatience que le perchoir se libère et que les poules se dispersent dans la cour pour descendre à son tour.
Elle fouillait alors le sol de ses petites mains frêles, ramassait çà et là quelques grains, un peu de pain... Puis, pressée de repartir, elle courait se glisser dans les nids, remplissait de duvet son tablier et, pfuit, au moindre bruit, ni vu ni connu, elle disparaissait sous la paille.
Parfois, plus téméraire, elle s'aventurait dans le jardin. Il y avait toujours une belle fleur à regarder, une bonne odeur à sentir. Comme en ce jour de printemps où la nature était d'humeur joyeuse. Le coeur léger et les poches pleines, Amélie rentrait chez elle sans s'imaginer un seul instant la surprise qui l'attendait.
Elle grimpa à l'échelle du poulailler et là, horreur, stupeur, découvrit avec effroi qu'une boue épaisse tapissait les murs de son petit logis et que ses précieuses petites affaires en étaient tout éclaboussées.
Elle essaya aussitôt de remettre un peu d'ordre quand soudain, dans un bruissement d'ailes, une ombre passa juste au-dessus de sa tête. Amélie poussa un cri de frayeur et dégringola l'échelle si rapidement qu'elle se jeta entre les pattes du coq. Mais ce dernier n'eut même pas le temps de s'en offusquer : en deux bonds et trois culbutes, la souris disparut dans le jardin. Toute retournée, elle ne cessait de marmonner : "Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !"
Très excitée, Amélie rentra en vitesse chez elle et fit ce que la musaraigne lui avait recommandé. Elle laissa la porte de sa maison grande ouverte et partagea son toit avec les hirondelles. Tout en rêvant à son propre bonheur, chaque jour elle frottait, balayait, dépoussiérait, pendant que les maçonnes, à tire-d'aile, à l'envi, sortaient, rentraient et finissaient leur ouvrage. "Si c'est ça le bonheur, il est bien envahissant", soupirait parfois la souris. Mais elle n'osait rien dire de peur de fâcher ses hôtes, dont le gazouillis secret annonçait déjà un heureux événement.