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17,95 €
L'épée de vérité, tome 6 : La foi des réprouvés
L'épée de vérité, tome 6 : La foi des réprouvés
Terry Goodkind
Disponible
736 pages
(série en 12 tomes)
Couverture souple. 15,4 x 24 cm
Réf : 768680
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Résumé
Kahlan est aux portes de la mort. Richard qui, plus que quiconque, se méfie des prophéties, a soudain une vision : il doit emmener Kahlan à l’écart de l’armée qui les protège et abandonner son peuple à son funeste destin.
Kahlan refuse cependant d’abandonner la cause des Contrées du Milieu. Elle viole la prophétie et rompt le dernier serment qu’elle avait fait à Richard.
Au bout du compte, elle se retrouvera face à l’architecte de la terreur qui balaie le pays : l’empereur fou, Jagang ; Celui qui marche dans les rêves, qui a juré de déverser sa rage sur le Nouveau Monde…
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :4
Gomard Magalie
Le 04 mars 2008
113 adhérents sur 191 ont trouvé cet avis utile.
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Enfin
Enfin, je suis ravie que "La foi des réprouvés" de la saga "L'épée de vérité" sorte chez France Loisirs (et pile à la fin de mes exams, histoire de ne pas avoir trop de remords a me plonger dedans). Ce livre répondra a quelques une des questions que l'on peut se poser à la fin du tome 5, et soulèvera j'espère d'autres questions. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, une série télé va voir le jour aux USA sur le tome 1 (Wizard's first rule), et j'espère que France Loisirs distribuera les DVD (si il y en a qui sortent bien sûr). Ce sera très long, mais je suis patiente.
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hamdane louiza
Le 24 avril 2008
102 adhérents sur 196 ont trouvé cet avis utile.
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A la découverte de la vie et de la liberté
Histoire fantastique et toujours pleine de suspense. J'en redemande et souhaiterai avoir le tome 7. Est-ce vrai qu'il y a 12 tomes ? A quand le prochain chez France Loisirs ?
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Le 20 août 2008
99 adhérents sur 184 ont trouvé cet avis utile.
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Plus vite !!!!
Je suis toujours impatiente quand je reçois le catalogue, de voir enfin un nouveau tome de cette saga. Il faut attendre et attendre qu'enfin il soit au catalogue. C'est dommage de devoir patienter aussi longtemps. (surtout que dans les librairies j'ai vu la parution du tome 7...). J'ADORE - TOUJOURS AUSSI PRENANT !
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rolland nolwenn
Le 14 novembre 2008
80 adhérents sur 175 ont trouvé cet avis utile.
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Superbe
Bah vivement la suite... on a une date pour le 7 (11 décembre) mais le 8 est-il prévu aussi ? :p Vu qu'il est sorti depuis 2 mois en version française, à quand la version France Loisirs ?
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Terry Goodkind grandit à Omaha, Nebraska. Après ses études, il exerce plusieurs métiers : peintre en faune et flore, luthier, restaurateur d'artefacts rares et exotiques, acquérant ainsi un bagage culturel qui s'avérera fort utile dans son écriture.
En 1983, Goodkind s'installe dans les forêts du nord-est américain qu'il aime tant. Là, dans les bois, non loin de l'océan, il construit la maison dans laquelle il vit en compagnie de sa femme, Jeri. C'est au début des années 1990 que la saga de L'Épée de vérité va naître dans son esprit.

"Dès que j'ai commencé à jeter les premières lignes de L'Épée de vérité sur le papier," dit-il, "j'ai su que je venais de trouver ma voie. J'avais enfin trouvé ce à quoi j'allais dédier ma vie."
Extrait

Chapitre premier


Elle ne se souvenait pas de sa mort.
Avec une angoisse diffuse, elle se demanda si les voix furieuses qu'elle entendait à peine - comme si elles venaient de très loin - signifiaient qu'elle allait de nouveau connaître l'expérience la plus ultime qui soit : sombrer dans le néant.
Si c'était le cas, elle ne pouvait absolument rien faire.
Alors qu'elle ne se rappelait pas sa fin, elle gardait une vague réminiscence de murmures solennels affirmant qu'elle avait cessé de vivre et dérivait désormais vers les ténèbres du royaume des morts. Puis un homme avait posé ses lèvres sur les siennes et empli ses poumons inertes du souffle de la vie. Par cet acte en apparence très simple, il l'avait ramenée dans le monde des vivants. Mais qui avait tristement déclaré qu'elle venait de mourir ? Et qui était son sauveur ? Elle ignorait la réponse à ces deux questions...
Cette première nuit, quand elle avait recommencé à mieux percevoir les voix désincarnées, au point de saisir quelques mots, elle avait compris que les personnes qui l'entouraient ne croyaient pas en ses chances de voir le soleil se lever. Malgré sa résurrection, on continuait à penser qu'elle était condamnée. Une erreur, à l'évidence, puisqu'elle avait d'abord survécu jusqu'au matin, puis revu plusieurs fois l'obscurité céder la place aux premières lueurs de l'aube.
S'était-elle accrochée à la vie grâce aux mots d'amour et aux encouragements vibrants de tendresse désespérée qu'un homme lui avait chuchotés à l'oreille, cette première nuit ? Cela se pouvait, mais là non plus, elle n'était sûre de rien...
S'il ne lui restait aucun souvenir de sa mort, la douleur précédant son passage dans l'oubli éternel était gravée comme au fer rouge dans sa mémoire. Et cette souffrance, elle le savait, la hanterait jusqu'à son dernier souffle.
Seule dans la campagne, elle avait sauvagement lutté contre des hommes qui l'entouraient comme une meute de chiens de chasse acharnés à déchiqueter un lièvre. Dans l'obscurité, leurs rictus mauvais révélant des dents semblables à des crocs, ils l'avaient frappée jusqu'à ce qu'elle s'écroule, puis achevée à coups de pieds dans les côtes.
Le craquement de ses os brisés... Le sang qui maculait les mains et les bottes de ses bourreaux... La stupéfiante terreur de sentir ses poumons se vider à jamais de leur air... L'angoisse de ne même plus pouvoir hurler de douleur... Le sentiment que sa chute dans les profondeurs de la mort durerait une éternité contenue dans une unique seconde...
Quelque temps plus tard - des heures ou des jours, c'était impossible à dire -, alors qu'elle reposait entre des draps propres, dans un lit inconnu, elle avait ouvert les yeux pour les plonger dans le regard gris d'un homme. Et découvert à cet instant que le monde réservait à certains êtres un calvaire bien pire que celui qu'elle avait enduré.
Elle ignorait le nom de son sauveur. Voyant l'angoisse qui voilait son regard, il lui était apparu sans l'ombre d'un doute qu'elle aurait dû le connaître. L'identité de cet homme comptait plus que la sienne - que la vie elle-même, en réalité. Mais ce prénom refusait de lui revenir, et rien, tout au long de son existence, ne l'avait jamais autant emplie de honte.
Depuis, chaque fois qu'elle baissait les paupières, elle revoyait ce regard dévasté où brillait pourtant, au cœur de l'angoisse, une espérance dont la source ne pouvait être qu'un amour infini. Cette lumière ne devait pas s'éteindre. Elle n'avait pas le droit de la laisser mourir. Même quand les ténèbres menaçaient d'engloutir son esprit encore détaché de la vie, elle devait lutter. Pas pour elle, mais pour lui.
Le prénom de l'homme était enfin remonté des profondeurs de sa mémoire. La plupart du temps, il restait à la surface, sauf quand la douleur revenait, presque aussi insupportable que la nuit de sa mort. À ces moments-là, elle oubliait jusqu'à son propre nom...
Aujourd'hui, alors qu'elle entendait des hommes en colère prononcer le prénom de son sauveur, elle savait qui elle était - et qui il était. Avec une détermination inébranlable, elle s'accrochait à ce prénom - Richard -, aux souvenirs qu'elle gardait de lui et à tout ce qu'il signifiait pour elle.
Depuis qu'elle avait repris conscience, et malgré les angoisses de tous ceux qui l'entouraient, encore inquiets qu'elle ne se remette pas, Kahlan savait qu'elle survivrait. Il le fallait ! Pour Richard, son mari, et pour l'enfant qui grandissait dans son ventre. Leur enfant...
Les voix devenant de plus en plus furieuses, elle se força à ouvrir les yeux et les plissa aussitôt, tétanisée par la douleur qui l'avait laissée en paix - oh ! très relativement - pendant qu'elle dormait.
Une pâle lumière éclairait à peine les contours de la petite pièce où elle reposait. Parce que la nuit tombait, ou parce que quelqu'un avait tiré les rideaux ? À chaque réveil, depuis ce terrible soir, elle était incapable d'estimer combien de temps elle avait dormi. Des heures, des jours, des mois... La durée n'avait plus de sens pour elle.
La bouche sèche et pâteuse, les membres lourds comme si elle n'était pas vraiment réveillée, Kahlan avait envie de vomir comme ce lointain après-midi, dans son enfance, où elle avait mangé trois pommes vertes au sucre avant une traversée en bateau, par une journée chaude et venteuse. Aujourd'hui, il faisait aussi étouffant que cet été là...
Kahlan tenta de se relever, mais sa conscience lui sembla être un minuscule îlot battu par les flots déchaînés d'un océan obscur. Les entrailles retournées, elle renonça à bouger et mobilisa toute sa volonté pour ne pas vomir. Dans son état actuel, elle le savait, vider ainsi son estomac était une torture - une manière de petite mort, en quelque sorte...
Elle referma les yeux, s'immergea un moment dans une paisible obscurité, puis se força à remonter à la surface et à relever les paupières. Un peu plus tôt, se souvint-elle, elle avait bu une décoction censée calmer la douleur et l'aider à dormir. En matière d'herbes médicinales, Richard était un expert. Et ses préparations permettaient au moins à Kahlan de sombrer dans un sommeil profond où la souffrance l'atteignait encore, mais ne lui donnait plus envie de hurler.
Très lentement, afin de ne pas faire bouger les dagues qui semblaient enfoncées entre ses côtes, Kahlan prit une profonde inspiration. L'odeur d'épicéa et de pin qui monta à ses narines contribua à calmer ses nausées. Ce n'était pas une senteur telle qu'on la captait dans la forêt, en même temps que celle de la terre humide, des champignons et des fougères, mais un parfum d'arbres récemment abattus et élagués. Au prix d'un gros effort, Kahlan parvint à focaliser sa vision, et elle aperçut, en face du pied de son lit, un mur composé de rondins dont les « blessures » - provoquées par le tranchant d'une hache - laissaient encore suinter de la sève. La coupe et la taille paraissaient approximatives - sans doute à cause de trop de précipitation -, mais l'assemblage très précis des rondins témoignait du savoir faire et de l'expérience du charpentier.
La pièce était très petite. Au Palais des Inquisitrices, où elle avait grandi, un endroit pareil n'aurait même pas mérité le nom de « placard ». De plus, les murs auraient été en pierre, voire en marbre. Séduite par cette petite chambre aux cloisons de bois, Kahlan espéra que Richard l'avait construite spécialement pour elle. Une façon de la protéger - et quasiment de l'envelopper de ses bras. Avec sa dignité pompeuse, le marbre ne l'avait jamais réconfortée ainsi.
Sur le mur, la jeune femme vit une petite sculpture. Un oiseau en plein vol à peine plus grand que sa paume et taillé dans un rondin en quelques coups de couteau - mais d'une main très sûre. Richard avait voulu lui offrir quelque chose à contempler... Plus d'une fois, autour d'un feu de camp, elle l'avait vu travailler distraitement un petit morceau de bois.
Avec ses ailes écartées, comme s'il volait autour d'elle pour la protéger, l'oiseau symbolisait à la fois l'amour et la liberté.
Tournant la tête vers la droite, Kahlan constata qu'une couverture de laine beige obstruait ce qui devait être l'encadrement d'une porte. Les voix furieuses et menaçantes retentissaient derrière cette dérisoire protection.
— Ce n'est pas de gaieté de cœur, Richard... Mais nous devons penser à nos familles.
Désireuse de savoir ce qui se passait, Kahlan tenta de se redresser sur un coude. Hélas, son bras gauche ne réagit pas comme elle l'attendait. Tel un éclair qui déchire le ciel, la douleur explosa dans la moelle de ses os et remonta jusqu'à son épaule.
Avec un gémissement - à cause d'un mouvement qu'elle avait à peine esquissé - Kahlan se laissa retomber dans son lit. Rien de bien extraordinaire, puisque son épaule ne s'était pas écartée de plus d'un pouce du matelas... Pourtant, elle haleta sous le « choc », ravivant la souffrance due aux dizaines de lames qui lui semblaient toujours plantées entre ses côtes.
Se forçant à respirer lentement, Kahlan parvint à contrôler la douleur. Après s'être autorisée un soupir de soulagement, elle tourna la tête, regarda son bras gauche et vit qu'il était serré dans une attelle. Comment avait elle pu l'oublier et tenter de se redresser sur ce coude là ? Les herbes médicinales, bien sûr... Elles la calmaient, mais lui embrumaient l'esprit. Eh bien, puisqu'il lui était impossible de s'asseoir dans son lit, elle essaierait au moins de mettre un peu d'ordre dans ses pensées.
Tendant prudemment la main droite, elle essuya la pellicule de sueur qui couvrait son front - une réaction classique à une forte souffrance. Son épaule droite lui faisait également mal, mais l'articulation fonctionnait à peu près bien. Ravie par cette dérisoire bonne nouvelle, Kahlan passa les doigts sur ses yeux gonflés et comprit pourquoi le simple fait de lever les paupières l'avait mise à la torture. La chair était boursouflée et elle devait avoir une immonde teinte violacée.
Passant à sa joue, Kahlan y sentit des coupures profondes qui l'élancèrent comme si on enfonçait de minuscules aiguilles dans tous les nerfs de son visage.
Pour savoir à quoi elle ressemblait, elle n'avait pas besoin d'un miroir, car il lui suffisait de sonder le regard de Richard. À chaque fois, elle aurait tout donné pour cesser de voir tant de souffrance dans ses yeux. Oui, guérir enfin, et ne plus le savoir si malheureux !
— Je vais bien, disait toujours Richard à ces moments-là, comme s'il avait lu ses pensées. Cesse de t'inquiéter pour moi et concentre-toi sur ta convalescence.
Avec un douloureux mélange de désir et de désespoir, Kahlan se revit nue dans les bras de Richard et crut de nouveau sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. À ces instants-là, le souffle court - un délicieux épuisement -, ils avaient le sentiment d'être seuls au monde. Y repenser sans pouvoir serrer contre elle son bien aimé était une ignoble torture. Pour se calmer, elle se redit que ce serait de nouveau possible dès qu'elle irait mieux. Ils étaient ensemble, et rien d'autre ne comptait. Par sa seule présence, Richard l'aidait à guérir.
Derrière la couverture, elle l'entendit parler d'une voix mesurée. Le connaissant, elle devina que chaque mot, alors qu'il bouillait intérieurement, lui coûtait un effort inhumain.
— Nous avons simplement besoin d'un peu de tranquillité...
De plus en plus énervés, tous les interlocuteurs de Richard crièrent en même temps.
— Voyons, tu nous connais ! Si nous pouvions faire autrement...
— Et si ça nous attirait de graves ennuis ?
— Oui, nous savons, au sujet de la guerre... Et tu nous as dit que cette femme vient des Contrées du Milieu...
— Le risque est trop grand. Nous refusons de...
Kahlan tendit l'oreille, certaine d'entendre bientôt une note métallique reconnaissable entre toutes. Le Sourcier ne tarderait pas à dégainer l'Épée de Vérité. Doté d'une infinie compassion, il n'était cependant pas connu pour sa patience. Sa fidèle garde du corps, Cara, devait être près de lui. Comme toutes les Mord Sith, elle ignorait la compassion et la patience...
— Je ne vous demande rien, dit Richard sans tirer au clair son arme. Laissez-moi simplement rester ici et m'occuper d'elle. Au cas où elle aurait besoin de quelque chose, je tiens à ne pas être trop loin de Hartland. Dès qu'elle ira mieux, nous en reparlerons... Je vous en prie, un peu de compréhension !
Non ! aurait voulu lancer Kahlan. Ne t'abaisse pas à les supplier ! Rien ne les autorise à te voir t'humilier devant eux. Comment peuvent-ils imaginer les sacrifices que tu as consentis ?
Incapable de crier, elle put seulement murmurer le prénom de son mari.
— Ne nous défie pas ! S'il le faut, nous brûlerons cette cabane ! Contre nous tous, tu ne gagneras pas, et nous sommes dans notre droit.
Tous les hommes soutinrent cette tirade agressive.
Certaine que Richard allait dégainer sa lame, Kahlan, stupéfaite, l'entendit répondre d'une voix si douce qu'elle ne comprit pas ses paroles.
— Nous détestons agir ainsi, Richard, dit un des hommes après un long silence. Mais nous n'avons pas le choix. La survie de nos familles et de nos amis passe avant tout.