Accueil Livres Suspense-SF Fantastique, SF, Fantasy Les aventuriers de la mer, tome 5 : Prisons d'eau et de bois
Les aventuriers de la mer, tome 5 : Prisons d'eau et de bois
368 pages
(série en 9 tomes)
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 703032
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 21,50  (prix public)
Résumé
La Vivacia capturée, la révolte gronde. Althéa Vestrit acceptera-t-elle, pour sauver son navire bien-aimé, de remettre à la mer le Parangon, le navire fou et meurtrier ?
Le mot de Robin Hobb
« I am pleased and honoured that France Loisirs is offering my books. I would like to thank the book club members who have welcome my stories. »*

Robin Hobb

* Traduction de la dédicace de Robin Hobb aux adhérents : « Je suis heureuse et fière que France Loisirs vous propose mes romans et je remercie tous les lecteurs du Club qui ont réservé un si bel accueil à mes histoires. »
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :13
Le 29 janvier 2006
Les aventuriers de la mer : une super aventure
J'ai dévoré les quatres tomes de cette saga et attends avec impatiente la suite car je reste sur ma faim avec la remise à flots du Parangon et la Vivacia voguant avec les pirates. Quand paraîtra la suite ?
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 02 janvier 2006
Les aventuriers de la mer
Dommage d'attendre si longtemps entre les volumes...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 06 janvier 2006
Une magnifique histoire
Les 5 tomes ont été lus dans la foulée, l'histoire est très captivante et je m'impatiente de lire "L'éveil des eaux dormantes". Lire les histoires de Robin Hobb est une superbe évasion. VITE LA SUITE !...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 23 janvier 2006
vite la suite !
Je suis tout a fait conquise par cette magnifique saga et j'ai hâte de retrouver la suite, ainsi que mon neveu et aussi ma nièce à qui j'ai fait découvrir ce merveilleux auteur. En attendant je vais me pencher sur cette nouvelle aventure préhistorique...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Martinon Anne
Le 21 janvier 2005
Passionnée
Je viens de finir le cinquième tome et je reste encore sur ma faim. Robin Hobb sait tenir ses lecteurs en haleine. Elle a une écriture limpide, simple, et malgré le foisonnement de personnages on les suit et on s'attache à chacun d'eux. Excellent. Un régal.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 18 janvier 2006
Bluffant
Je dis bravo à Robin Hobb. Depuis que je suis plongée dans la saga Vestrit je ne décroche pas. Absolument bluffant encore bravo.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
epinette sophie
Le 11 janvier 2006
A quand la suite ?
J'ai lu les 2 séries au complet : je les adore et j'attends la suite avec impatience !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
kalck mélinda
Le 07 janvier 2007
L'attente
Ayant fini depuis (trop) longtemps ces deux séries, il me semble devoir attendre une éternité avant la sortie du prochain tome des "Aventuriers de la mer"... La sortie de ce livre en France est-elle prévue pour bientôt ? En attendant ce jour, j'ai jeté mon dévolu sur "La première leçon du sorcier", série classée "fantasy" qui me permet de m'évader, m'emporte toute entière et me procure, à son tour, ce sentiment de manque...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
THOREL william
Le 18 janvier 2006
Vite : la suite...
C'est avec impatience qu'on attend la suite...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
durand89
Le 13 janvier 2006
A quand la suite ?
C'est avec impatience que j'attends la suite ! Déjà avec l'assassin royal, j'ai été captivé par cette série. En attendant la suite des aventuriers de la mer, je recommence avec la série du peuple des rennes qui je pense, sera aussi captivante à lire. Merci Robin Hobb, de nous transporter dans ce monde féérique !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 23 janvier 2006
De la vraie littérature
Tout comme la Saga Loinvoyant, la Saga Vestrit est non seulement passionnante, mais également très bien écrite. De la vraie littérature. Bravo également pour la traduction.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
kojak34
Le 23 janvier 2006
Prisons d'eau et de bois
Prisonniers que nous sommes, et même plus, esclaves de cette saga ! Par pitié délivrez-nous en publiant le(s) volume(s) restant(s). Merci d'avance.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 21 janvier 2006
Vite ! La suite !
Un peu de mal à rentrer dans l'histoire mais après... (les divagations du noeud ne me passionnent guère), j'ai dévoré les cinq tomes en six jours et maintenant je suis en manque ! Je suis au bord du Rhône à guetter une "vivenef" !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Extrait

1

Le choix de Sérille


Dans la chambre somptueusement aménagée, l'air était étouffant et saturé de fumée. Sérille en avait des étourdissements, et son estomac protestait à l'oscillation constante du plancher. Toutes ses articulations étaient douloureuses. Elle n'avait jamais eu le pied marin, pas même petite fille. Et les années passées au palais du Gouverneur n'avaient pas contribué à améliorer sa résistance. Elle aurait préféré embarquer sur un vaisseau plus petit, qui aurait mieux tenu la mer. Le Gouverneur avait exigé pour lui et sa cour un navire immense, à panse pleine. Le retard pris au départ était en partie dû à l'emménagement du bateau en appartements spacieux. Sérille avait entendu les charpentiers chargés du travail discuter du lest et de la stabilité. Alors, elle n'avait pas compris leurs inquiétudes, mais aujourd'hui elle devinait que le roulis permanent du navire était le résultat de l'obstination capricieuse de Cosgo. Pourtant, elle se répéta une fois encore que chaque embardée, aussi pénible qu'elle fût, la rapprochait de Terrilville.
Il était fâcheux de se rappeler qu'elle avait attendu ce voyage avec tant d'impatience. Elle avait fait et refait ses malles, choisissant des vêtements, les écartant, se ravisant. Elle ne voulait pas paraître aguicheuse ni mal fagotée. Ni jeune ni vieille. Elle avait longuement hésité pour choisir les toilettes qui lui donneraient l'air d'une femme cultivée et séduisante. Elle s'était décidée pour des robes simples, de coupe sobre, mais délicatement brodées de ses propres mains. Elle n'avait pas de bijoux. Il était d'usage qu'une Compagne de Cœur ne possède et ne porte que les bijoux donnés par le Gouverneur. Le vieux Gouverneur avait toujours préféré lui offrir des livres et des manuscrits. Quant à Cosgo, il ne lui avait jamais fait de cadeau, alors qu'il couvrait de joyaux les Compagnes qu'il s'était choisies, à croire qu'elles étaient des gâteaux qu'il fallait saupoudrer de sucre étincelant. Elle tâcha de ne pas s'inquiéter de son absence d'ornement : elle ne se rendait pas à Terrilville pour impressionner les Marchands avec ses bijoux. Elle y allait pour voir, enfin, le pays et le peuple qu'elle avait étudiés durant une grande partie de sa vie. Elle n'avait pas éprouvé pareille impatience depuis que le vieux Gouverneur l'avait remarquée et invitée à devenir sa Compagne. Elle priait pour que cette visite à Terrilville prélude de même à une nouvelle vie.
Pour l'heure, il était difficile de se raccrocher à ces rêves. Elle n'avait jamais vécu de façon aussi sordide et indigne. A Jamaillia, elle était en mesure de s'isoler des pratiques les plus dépravées de la cour. Lorsque le jeune Gouverneur avait commencé à laisser les fêtes dégénérer en orgies, elle avait simplement cessé d'y assister. A bord du navire, elle n'avait aucun moyen de se soustraire à ses excès. Si elle voulait manger, elle devait prendre ses repas avec le Gouverneur. Quitter la chambre de Cosgo, se promener sur le pont pour prendre l'air, à supposer qu'elle y soit autorisée, c'était s'attirer les grossièretés de l'équipage chalcédien. Elle n'en tirait donc aucun réconfort.
Le Gouverneur et la Compagne Keki étaient étalés sur le grand divan, quasiment hébétés par la fumée des herbes à plaisir. Keki avait dit en geignant que fumer était le seul moyen pour elle d'oublier ses nausées et elle se plaignait haut et fort de n'avoir jamais autant souffert du mal de mer. Sérille avait trop de tact pour lui demander si elle n'était pas enceinte. Il était déjà arrivé qu'un Gouverneur fécondât l'une de ses Compagnes de Cœur, mais le fait était considéré comme du dernier mauvais goût. Les fruits de ces amours étaient confiés dès leur naissance aux serviteurs de Sâ pour être éduqués à la prêtrise. Ils ignoraient leur origine. Le Gouverneur ne pouvait concevoir un héritier qu'avec son épouse légitime. Cosgo n'avait pas encore pris femme. Sérille doutait qu'il se marie jamais, à moins qu'il n'y soit forcé par ses nobles.
S'il vivait jusque-là. Elle lui jeta un coup d'œil : il était vautré sur Keki, le souffle rauque. Une autre Compagne, elle aussi en état de stupeur, se prélassait à ses pieds, la tête rejetée en arrière, ses cheveux noirs épars sur les coussins. Ses yeux bridés étaient révulsés et ses doigts agités de spasmes. Sérille en avait le cœur soulevé.
Jusqu'ici, le voyage n'avait été qu'une suite de fêtes et de divertissements, entrecoupée de périodes de nausée et de stupeur induites par l'excès de vin et de soporifiques. Alors, Cosgo réclamait ses guérisseurs, qui lui prescrivaient d'autres drogues jusqu'à ce qu'il se sente suffisamment d'aplomb pour se livrer de nouveau à ses plaisirs. Les nobles de sa cour étaient aussi dépravés que lui, à l'exception de quelques-uns qui prétextaient souvent de leur mal de mer pour rester dans leurs cabines.
Plusieurs nobles chalcédiens étaient du voyage. Leurs navires, battant pavillon du Gouverneur, naviguaient de conserve. Ils se joignaient fréquemment à Cosgo pour le dîner. Les femmes qu'ils amenaient avec eux ressemblaient à de dangereux animaux familiers rivalisant pour attirer l'attention de ceux qu'elles estimaient les plus puissants. Sérille était horrifiée. Les aspects les plus terrifiants de ces dîners étaient les discussions politiques qui leur succédaient. Les nobles chalcédiens persuadaient Cosgo de faire de Terrilville un exemple, de ne tolérer de la part des Marchands aucun propos rebelle, de se montrer ferme et de les écraser. Ils faisaient monter, dans l'esprit du Gouverneur, une fureur et une suffisance que Sérille jugeait injustifiées. Elle avait renoncé à faire entendre sa voix. Les Chalcédiens la réduisaient au silence en riant et en se gaussant d'elle. La veille au soir, Cosgo lui avait intimé l'ordre de se taire, ainsi qu'il convenait à une femme de son espèce. En repensant à cette humiliation publique, elle sentait renaître sa colère.