Accueil Livres Suspense-SF Fantastique, SF, Fantasy L'épée de vérité, tome 2 : La pierre des larmes
L'épée de vérité, tome 2 : La pierre des larmes
L'épée de vérité, tome 2 : La pierre des larmes
Terry Goodkind
768 pages
(série en 12 tomes)
Couverture souple. 15,4 x 24 cm
Réf : 702779
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 25,00  (prix public)
Disponible
Une des meilleures sagas fantasy depuis Tolkien !
Résumé
Richard, Zedd et Kahlan croyaient en avoir fini avec les ténèbres. Mais leur victoire sur le tyran Darken Rahl a des conséquences plus terribles qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Le voile qui sépare le monde des vivants et le royaume des morts s’est déchiré. Le Gardien des enfers sera bientôt en mesure de le traverser… Il a déjà réveillé ses serviteurs. Leurs manigances sèment le feu et le sang. Désormais, le danger est partout, il rôde et nul ne peut lui échapper. Pour Zedd le sorcier, l’unique espoir réside en une certaine pierre, la petite fille qui la porte… et le Sourcier de Vérité.
Richard est face à son destin. Car, s’il refuse d’être un magicien, il n’en subit pas moins les atroces souffrances liées à ce don. S’il n’apprend pas la magie, il mourra. Les Sœurs de la Lumière la lui enseigneront, à condition qu’il se soumette. Or pour rien au monde Richard ne veut revivre le cauchemar d’être esclave. Mais s’il renie son héritage, il condamne l’avenir du monde.
Une seule personne détient le pouvoir de faire accepter à Richard ce qu'il abhorre : Kahlan, la Mère Inquisitrice. Pour sauver Richard et son peuple, elle devra tout sacrifier et déclencher une guerre qui emportera tous ceux qu’elle aime.
Malheur à celui qui néglige la Deuxième Leçon du sorcier…
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
Le 10 août 2008
Quel beau voyage !!!
J'ai lu les 6 tomes et je me suis régalée du premier au dernier. Un vrai enchantement et une vrai évasion... Plein de rebondissements, j'aurai encore aimé vivre des aventures avec les héros hors du commun de cette magnifique aventure. A lire absoluement l'aventure se vit à chaque page...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Sharkalone
Le 17 janvier 2006
Est-ce possible ?
Je ne pensais pas trouver mieux que le premier. Et bien je me réjouis... de m'être trompé. Toujours plus de fantastique, toujours plus d'aventures et de dangers. La suite promet et je ne lâcherai certainement pas, encore une fois, le livre avant la dernière page.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 15 janvier 2006
Un réel plaisir
J'ai déjà lu beaucoup de livres de magie (Harry Potter...)mais "L'épée de vérité" en reste la meilleure collection! Ce mélange d'amour, de magie, d'aventure et de suspens est une alchimie parfaite ! Je vous conseille vivement cette collection!!
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 13 janvier 2007
De mieux en mieux
A tous les fans ! ENCORE ! ENCORE !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 05 janvier 2006
Une sage fantastique comme on les aime
Une seule chose a dire, apres avoir lu les deux premiers volumes, j'attends avec l'impatience d'un enfant la suite des aventures de Richard et Kalhan.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
SIMON CORINNE
Le 26 janvier 2005
Une merveille de suspense
Comment ne pas attendre le prochain avec impatience ?! Cette nouvelle saga est très très bien, on n'arrive pas à en détacher les yeux, elle nous tient en haleine tout au long du livre. Merci France Loisirs de l'avoir choisi pour nous.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
bambou01
Le 15 février 2011
Génial
La suite de "La première leçon du sorcier".
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 13 novembre 2010
Passionnant de la première à la dernière ligne !
Qu'il est difficile de refermer ce livre avant le dénouement final ! Terry Goodkind nous livre à chaque tome une histoire d'une grande originalité, pleine de rebondissements et sans temps mort. La meilleure saga d'Heroic Fantasy que j'aie lue depuis "La roue du temps" de Robert Jordan.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 13 novembre 2011
Un chef d'oeuvre !
Vous avez aimé le premier tome ? Le deuxième ne vous décevra pas. Je n'ai pas réussi à le lâcher une seconde. Par "mesure de sécurité", j'avais acheté le troisième tome en même temps, car c'est dur d'attendre, et j'en suis bien contente ! Je me suis d'ores et déjà plongée dans ce troisième opus. Les personnages sont toujours aussi attachants. Le fait qu'ils ne soient ni tout noir, ni tout blanc, leur donne une véritable aura de vérité. De bout en bout, on y croit. Quant au suspense, il est insoutenable !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Terry Goodkind grandit à Omaha, Nebraska. Après ses études, il exerce plusieurs métiers : peintre en faune et flore, luthier, restaurateur d'artefacts rares et exotiques, acquérant ainsi un bagage culturel qui s'avérera fort utile dans son écriture.
En 1983, Goodkind s'installe dans les forêts du nord-est américain qu'il aime tant. Là, dans les bois, non loin de l'océan, il construit la maison dans laquelle il vit en compagnie de sa femme, Jeri. C'est au début des années 1990 que la saga de L'Épée de vérité va naître dans son esprit.

« Dès que j'ai commencé à jeter les premières lignes de L'Épée de vérité sur le papier », dit-il, « j'ai su que je venais de trouver ma voie. J'avais enfin trouvé ce à quoi j'allais dédier ma vie ».
Extrait

Chapitre premier


Rachel serra la poupée contre sa poitrine et regarda la silhouette noire qui l'épiait, cachée dans les fourrés.
Mais l'épiait-elle vraiment ? Difficile à dire, puisque les yeux de la créature étaient aussi sombres que son corps, sauf quand la lumière s'y reflétait. Dans ces moments là, ils émettaient une vive lueur jaune.
La petite fille avait souvent vu des animaux dans la forêt : des lapins, des ratons laveurs, des écureuils et bien d'autres encore. Cette bête-là était beaucoup plus grosse. Au moins aussi grande que Rachel et peut être davantage. Les ours avaient une fourrure noire. Et si c'en était un ?
Cela dit, l'enfant n'était pas vraiment dans la forêt, mais à l'intérieur d'un bâtiment. La première fois de sa vie qu'elle voyait des bois couverts. Y trouvait-on les mêmes animaux que dans la véritable nature ?
Si Chase n'avait pas été là, elle aurait été morte de peur. Avec lui, elle ne craignait rien, parce que c'était l'homme le plus courageux du monde ! Pourtant, elle ne se sentait pas très rassurée. Selon Chase, elle était la petite fille la plus courageuse du monde. Alors, pas question qu'il la croie terrorisée par un gros lapin !
Il s'agissait peut-être seulement de ça : un gros lapin assis sur un rocher ou une souche. Mais elle ne voyait pas ses longues oreilles. Et un ours n'en avait pas...
Rachel mordit très fort le pied de sa poupée.
Elle tourna la tête vers l'étendue d'herbe - au bout du sentier, au delà des parterres de fleurs et des murets couverts de lierre - où Chase était en grande conversation avec Zedd, le vieux sorcier. Debout devant un autel de pierre, ils regardaient trois petites boîtes et se demandaient ce qu'ils allaient en faire. Rachel savait ce que ça signifiait : Darken Rahl n'avait pas gagné et il ne ferait plus jamais de mal à personne. Une nouvelle qui la comblait de joie.
La petite fille tourna de nouveau la tête et constata, soulagée, que le monstre noir était parti. Sondant les alentours, elle ne le vit nulle part.
— Sara, où est il allé ? souffla-t-elle.
La poupée ne répondit pas. Rachel lui mordit le pied plus fort et décida de rejoindre Chase. Même si ses jambes auraient aimé courir, il ne fallait pas que son nouveau papa doute de sa bravoure. Ses compliments lui avaient fait tellement plaisir ! En marchant, elle jeta un coup d'œil derrière son épaule et ne vit pas trace du monstre. Il était sûrement retourné dans son terrier, s'il en avait un.
Les jambes de Rachel insistaient toujours pour courir, mais elle les en empêcha.
Quand elle eut rejoint Chase, elle se blottit contre lui et passa les bras autour d'une de ses énormes cuisses. Sachant qu'il était impoli d'interrompre les adultes, elle attendit en tétant le pied de Sara.
— Qu'arriverait-il si tu refermais simplement le couvercle ? demanda Chase au sorcier.
— Comment veux-tu que je le sache ? s'écria Zedd, les bras levés au ciel, sa crinière blanche en bataille ondulant en rythme. Bon sang, je ne suis pas devin ! Connaître la nature des boites ne suffit pas à savoir comment procéder, maintenant que Darken Rahl en a ouvert une. La magie d'Orden l'a puni en lui ôtant la vie. Elle aurait aussi bien pu détruire le monde. Si je referme la boîte, elle risque de me tuer. Ou de faire pire encore...
— On ne peut pas laisser ces trucs comme ça, soupira Chase. Il faut agir !
Sourcils froncés, le sorcier étudia les boîtes. Après une longue minute de silence, Rachel tira sur la manche du garde-frontière, qui baissa les yeux vers elle.
— Chase...
— Comment ça, Chase ? Je croyais t'avoir informée des règles en vigueur chez moi... (Il plaqua les poings sur ses hanches et fit une grimace comique pour avoir l'air sévère. Rachel éclata de rire et lui serra plus fort la jambe.) Tu es ma fille depuis quelques semaines et tu désobéis déjà ? "Papa", voilà comment il faut m'appeler ! Aucun de mes gosses n'a le droit de me donner du "Chase". C'est compris ?
— Oui, Cha... papa.
Le garde-frontière roula de gros yeux et secoua la tête. Puis il ébouriffa les cheveux de la fillette.
— Que se passe-t-il, ma chérie ?
— Une bête se cache dans les fourrés. Je crois que c'est un ours. Tu devrais dégainer ton épée et aller voir...
— Un ours ? C'est un jardin intérieur, Rachel. Il n'y a aucun danger. Tu as peut-être vu une ombre. Ici, la lumière a des effets bizarres...
— Ce n'était pas une ombre, Cha... papa, insista Rachel. Et ça me regardait !
Chase lui ébouriffa de nouveau les cheveux, posa un de ses battoirs sur sa joue et l'attira plus près de sa jambe.
— Reste près de moi et ce gros monstre ne t'embêtera plus.
Rachel se blottit de plus belle, le pied de Sara toujours dans la bouche. Rassurée, maintenant qu'elle était avec son protecteur, elle osa regarder de nouveau les fourrés.
Dissimulée derrière un muret, la créature noire approchait lentement. Rachel mordit le pied de Sara, gémit et leva les yeux vers Chase, qui désignait l'autel.
— Et cette pierre, ou cette gemme... enfin, ce machin ? Est-il sorti de la boite ?
— Oui, répondit Zedd. Mais je ne te dirai pas ce que c'est avant d'en être sûr. En tout cas, pas à haute voix...
— Papa, pleurnicha Rachel, le monstre approche !
— Oui, oui..., fit Chase en baissant les yeux sur l'enfant. Tu veux bien le surveiller pour moi ? (Il regarda de nouveau le sorcier.) Comment ça, tu ne me diras rien ? Ça a un rapport avec l'histoire du voile déchiré, entre le royaume des morts et notre monde ?
Zedd se massa le menton du bout de ses doigts décharnés et contempla dubitativement la pierre noire posée devant la boîte ouverte.
— C'est bien ce qui m'inquiète...
Rachel essaya de voir où était le monstre et frissonna quand une main s'accrocha au rebord du muret. La bête approchait toujours. Et ce n'était pas une main, mais une patte, avec de longues griffes recourbées.
Elle leva les yeux vers Chase, pour voir s'il était assez bien armé. Son... papa... portait au ceinturon une multitude de couteaux, une énorme hache et des massues hérissées de piques. Une grande épée pendait à son épaule, juste à côté d'une arbalète. La fillette espéra que ça suffirait. Si cette panoplie effrayait les hommes, elle ne semblait pas impressionner la créature noire. Le sorcier, lui, n'avait même pas une dague. Dans sa tunique toute simple, il paraissait squelettique. Tout le contraire de Chase ! Mais ses pouvoirs feraient peut-être fuir le monstre...
La magie ! Rachel se souvint du bâton de feu que Giller, un autre sorcier, lui avait donné. Elle glissa une main dans sa poche et le saisit, décidée à être courageuse si Chase avait besoin d'aide. La bête ne ferait pas de mal à son nouveau papa !
— Cette pierre est dangereuse ? demanda le garde-frontière au sorcier.
— Si c'est ce que je pense, répondit Zedd, le regard noir sous ses sourcils broussailleux, et qu'elle tombe entre de mauvaises mains, "dangereuse" est un foutu euphémisme !
— Dans ce cas, on devrait la détruire, ou la jeter au fond d'une crevasse.
— Pas question ! Nous pourrions en avoir besoin.
— Alors, si on la cachait ?
— C'est la meilleure solution. Mais où ? Et il y a d'autres difficultés. Avant de décider du sort de la pierre et des boîtes, je dois emmener Adie en Aydindril et étudier les prophéties avec elle.
— En attendant d'être sûr, que proposes-tu ?
Rachel surveillait toujours le monstre, qui s'était approché au maximum - sans se faire voir. Les griffes toujours accrochées au rebord, il regarda par-dessus le muret et ses yeux plongèrent dans ceux de la fillette.
La créature sourit, révélant ses crocs acérés. Le souffle coupé, Rachel vit les épaules du monstre tressauter. Il riait ! Le cœur battant la chamade, l'enfant écarquilla les yeux de terreur.
— Papa..., gémit-elle.
Chase ne la regarda pas et lui fit signe de se taire. Toujours hilare, la créature entreprit d'enjamber le muret. Elle étudia Chase et Zedd, puis s'accroupit en lâchant un sifflement amusé.
Rachel tira sur la jambe de pantalon du garde-frontière et lutta pour parler malgré sa gorge nouée.
— Papa, le monstre est là !
— Merci, ma chérie... Zedd, je ne sais toujours pas...
À la vitesse de l'éclair, la créature chargea en hurlant. Elle courait si vite qu'on voyait seulement une ombre noire.
Rachel cria et Chase se retourna au moment où la bête le percutait. Alors que des griffes déchiraient l'air, le garde-frontière s'écroula, laissant le monstre sauter sur Zedd.
Le sorcier battit des bras. Des éclairs jaillirent du bout de ses doigts, ricochèrent sur la peau de la créature et allèrent frapper le sol. Comme Chase, Zedd bascula en arrière et s'écroula.
Moitié riant, moitié hurlant, le monstre se jeta sur le garde-frontière, qui tentait de tirer sa hache de sa ceinture. Rachel cria quand les affreuses griffes entaillèrent les chairs de Chase. Plus rapide qu'aucun animal qu'elle ait vu, la bête frappait si vite qu'on ne distinguait plus ses pattes.
Rachel comprit que son papa souffrait atrocement.
Sans cesser de rire, la créature fit sauter la hache des mains de Chase.
La fillette sortit son bâton magique, avança et appuya la pointe sur le dos du monstre.
— Brûle pour moi ! cria-t-elle.
La bête noire s'embrasa, lâcha un affreux hurlement et se retourna, sa gueule grande ouverte déjà enveloppée de flammes. Elle riait toujours, mais pas du tout comme les grandes personnes, quand elles trouvent une situation amusante...
Rachel en eut la chair de poule.
Toujours en flammes, le monstre se jeta sur l'enfant, qui recula d'un bond.
Chase leva un bras. S'encourageant d'un grognement, il lança une de ses massues hérissées de piques, qui s'enfonça dans l'épaule de leur agresseur. La bête se tourna vers le garde-frontière, rit de plus belle, leva un bras en arrière et arracha l'arme. Puis elle chargea l'humain qui avait osé l'attaquer.
Zedd se releva. Des flammes jaillirent de ses mains et vinrent s'ajouter à celles qui léchaient déjà le monstre. Dans un concert d'éclats de rire moqueur, toutes les langues de feu s'éteignirent. Quand la fumée se fut dissipée, la bête réapparut, identique à ce qu'elle était avant l'attaque. D'ailleurs, pensa Rachel, elle semblait avoir déjà été brûlée, avant même qu'elle n'utilise son bâton magique.
Chase se remit debout, couvert de sang. Le voyant ainsi, l'enfant ne put retenir ses larmes. Mais le garde-frontière, insensible à la douleur, s'empara de son arbalète et, à une vitesse ahurissante, décocha un carreau. Le projectile s'enfonça dans l'épaule du monstre... qui l'arracha en riant aux éclats.
Chase jeta l'arbalète, dégaina son épée et chargea. Il frappa, mais sa cible se déplaçait trop vite et la lame siffla dans le vide. Par bonheur, Zedd dessina dans l'air des arabesques qui envoyèrent la créature bouler dans l'herbe, comme si un bélier invisible l'avait percutée. Épée brandie, Chase se campa devant Rachel. De sa main libre, il la tira derrière lui.
Le monstre se releva, étudiant ses trois adversaires.
— Marchez ! cria Zedd. Ne courez pas ! Mais ne restez pas immobiles non plus !
Chase prit Rachel par le poignet et recula lentement. Le sorcier imita la manœuvre.
Décontenancée, la créature cessa de rire et les regarda.