Crime et couches-culottes
Crime et couches-culottes
Jennifer Weiner
Disponible
426 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 698632
Pourquoi on l'a choisi
Vous avez dit Desperate Housewives ? Infidélités, humour grinçant et secrets de voisinage : on se croirait vraiment dans la série culte avec une Kate sympathique et débordée, parfaite dans le rôle de Lynette. C'est drôle, enlevé et très bien ficelé !
Résumé
Scandale absolu dans une banlieue américaine bien proprette : une mère de famille est retrouvée assassinée dans sa cuisine. Kate, qui s'ennuie à mourir entre ses enfants (insupportables) et son mari (jamais là) s'improvise détective... Mais, est-elle capable d'endosser le costume d'une supermaman mâtinée de Mme Columbo ?
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :24
Le 15 janvier 2008
92 adhérents sur 182 ont trouvé cet avis utile.
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Ouais... Pourquoi pas ?
Laissons la police faire son travail ! Je ne suis pas dans la police, mais je pense qu'un policier qui lit ce livre doit bien rigoler. Toutefois, les personnages principaux sont attachants et beaucoup de femmes pourront se reconnaître dans le personnage de Kate et rêvent sans doute de vivre une telle aventure au côté d'une amie comme Janie. Cependant, trop de personnages interviennent dans l'histoire trop vite, du coup on s'y perd un peu et finit par ne plus savoir qui est qui.
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GAUSSERAND gaëlle
Le 12 juillet 2007
86 adhérents sur 163 ont trouvé cet avis utile.
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Bon moment
Un livre facile à lire, on n'arrive pas à arrêter avant la fin. Un bon livre pour les vacances.
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hillion Anaïg
Le 28 décembre 2007
84 adhérents sur 166 ont trouvé cet avis utile.
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Un seul mot : extra !
Un air de Desperate Housewife... Une héroïne un peu tête en l'air... Ce livre est génial !
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Proust Sabrina
Le 16 juillet 2008
83 adhérents sur 159 ont trouvé cet avis utile.
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Sympa
J'ai mis du temps avant de rentrer dans l'histoire mais une fois dedans, j'étais impatiente de connaître la fin. J'ai bien sûr, moi aussi, pensé à "Desperate Housewives". L'intrigue est très sympa et j'avoue aussi que le nombre de personnages était parfois embrouillant !
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pagot sophie
Le 24 septembre 2007
83 adhérents sur 174 ont trouvé cet avis utile.
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Génial !
J'ai commandé ce livre sans trop avoir lu d'avis le concernant. Je le reçois, je l'ouvre et ping ! Je l'ai dévoré de la 1ère à la dernière page ! J'ai tout de suite été emballée par le personnage de Kate ! Je me suis reconnue sur pas mal de points ! Quelle rigolade que de lire ses péripéties ! Si vous ne l'avez pas acheté, faites-le vite ! Il vaut le détour !
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MORATO VALERIE
Le 02 juin 2008
82 adhérents sur 176 ont trouvé cet avis utile.
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Au Top !!!!
Une histoire trépidante, on a envie de savoir la fin !!! Une fois commencé, on ne peut plus s'arrêter !!! Je vous le recommande.
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peretti marie paul
Le 25 juin 2007
82 adhérents sur 166 ont trouvé cet avis utile.
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Quel bonheur !
Comment passer un agréable moment ? En dévorant ce livre qui mêle intrigue policiére et humour. Un vrai bonheur, à tel point que l'on a du mal à quitter Kate Klein et sa banlieue New Yorkaise. Un faux air de "Desperate housewives" qui n'est pas pour me déplaire.
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banjac valerie
Le 02 mars 2008
82 adhérents sur 169 ont trouvé cet avis utile.
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Méli-mélo
Au fil de la lecture on s'y perd, les personages se mélangent, je suis arrivée presque a la fin du livre avec ennui... Très déçue.
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jossolin audreend
Le 29 mars 2008
80 adhérents sur 152 ont trouvé cet avis utile.
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Sympa et drôle
Facile à lire et vraiment trop drôle, un pur moment de plaisir assuré, j'ai adoré. Bravo !
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catois maddly
Le 27 mars 2008
80 adhérents sur 159 ont trouvé cet avis utile.
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A recommander
J'ai devoré ce livre en 4 jours, je le recommande car on a le suspense jusqu'à la fin. Amateurs de rebondissements : n'attendez plus !!!
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adami vanessa
Le 18 août 2008
79 adhérents sur 158 ont trouvé cet avis utile.
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Décevant
Une lecture longue voir ennuyeuse pour un dénouement bien trop rapide en quelques lignes. J'ai eu vraiment du mal à le finir.
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Le 14 mars 2009
78 adhérents sur 156 ont trouvé cet avis utile.
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MOTTIER Audrey
Le 24 décembre 2007
75 adhérents sur 147 ont trouvé cet avis utile.
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Passionnant !!!
Livre que je recommande vivement pour s'évader, rire. Pour tous ceux qui aime la légèreté de la lecture. Pour le plaisir de lire tout simplement. Bonne lecture !!!!!!!!!!!!!!!!!
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chabauty valentine
Le 09 février 2009
75 adhérents sur 145 ont trouvé cet avis utile.
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On ne le lâche plus !
Lu très très vite, entre deux couches ! Histoire bien ficelée, personnages attachants... on a vraiment hâte de connaitre le dénouement ! Un petit bémol : beaucoup de personnages, qui embrouillent l'esprit... mais au moins, on est loin d'imaginer qui est le coupable ! Mon premier "PIMENT", et sûrement pas le dernier !
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redan Christiane
Le 15 décembre 2008
74 adhérents sur 150 ont trouvé cet avis utile.
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Déçue
L'histoire est originale, marrante, agréable, le point de vue change par rapport aux livres d'enquêtes, cependant la fin est trop bâclée, beaucoup trop de question restent sans réponse...
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bourguet elisabeth
Le 15 juin 2007
73 adhérents sur 158 ont trouvé cet avis utile.
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Rien à dire
On applaudit la performance de l'auteur qui a réussi sans peine à mêler humour et crime. Ce coktail qui peut paraître improbable est magnifiquement réussi !!! Franchement ce livre n'a qu'un défaut : on peut difficilement s'en séparer !
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porcheur dominique
Le 08 septembre 2007
71 adhérents sur 145 ont trouvé cet avis utile.
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Epoustouflant, à lire
Trépidant à souhait, on ne peut plus s'arrêter de lire.
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nicolas cécile
Le 05 décembre 2008
71 adhérents sur 156 ont trouvé cet avis utile.
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Bien, mais peut mieux faire...
Un livre qui reste agréable, je n'ai aucun regret de l'avoir acheté, j'ai même pris plaisir à le lire. Mais ce n'est pas le meilleur de la collection, la fin notamment m'a assez déçue. Un peu trop rocambolesque même si le personnage est attachant.
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Le 23 juin 2009
52 adhérents sur 109 ont trouvé cet avis utile.
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Un bon moment de détente
Ma fille de 15 ans l'a adoré. Elle l'a passé à sa copine qui l'a passé à sa copine et la maman de la copine qui l'a aussi passé à sa copine !!! (il a fallu un peu de temps tout de même !!!). Alors, je dirai : à emporter en week-end ou en vacances...
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da silva laetitia
Le 22 juillet 2009
40 adhérents sur 89 ont trouvé cet avis utile.
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Je me suis régalée !!
J'ai dévoré ce livre en une semaine à peine ! Maman de 3 garçons, il y a des moments où je me suis reconnue en Kate... Ce livre est drôle et jusqu'à la fin, il vous tient par le suspense et l'amour ...
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Le 14 août 2009
37 adhérents sur 79 ont trouvé cet avis utile.
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Sherlock Holmes en jupe...
Dans une banlieue chic de New York, une femme est assassinée. Pourquoi ? C'est ce que cherche à découvrir Kate, une de ses amies... On suit avec beaucoup d'intérêt les tribulations de Kate, femme au foyer qui joue les Sherlock Holmes en herbe... Ce livre est captivant, avec de nombreux rebondissements, et on est impatient d'en connaître le dénouement... Et quand on le découvre, quelle surprise ! Le suspense est maintenu jusqu'au bout, à notre plus grand plaisir...
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Le 18 septembre 2009
29 adhérents sur 55 ont trouvé cet avis utile.
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Sympa
Livre sympatoche, se laisse lire, facile à lire...
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Le 07 octobre 2009
23 adhérents sur 49 ont trouvé cet avis utile.
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Déçue !!
Un bon début, on se dit qu'on va effectivement se retrouver dans une ambiance style "Desperate housewives" mais on en reste très loin ! Intrigue brouillon, personnages insipides... j'ai eu du mal à le finir !
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Le 17 novembre 2009
19 adhérents sur 59 ont trouvé cet avis utile.
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Déçue !
Moi qui suis fan de "Desperate housewives", je peux tout simplement dire que je ne me suis pas du tout retrouvée dans la série à travers ce livre ! Très déçue !
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Jennifer Weiner est née en 1970 en Louisiane. Diplômée de l'université de Princeton, elle est éditorialiste au Philadelphia Inquirer.
Après Alors, heureuse ?, Chaussure à son pied –  qui a été adapté au cinéma avec Cameron Diaz – et Envies de fraises, elle signe avec Crime et couches-culottes son quatrième roman.
Extrait

1


« Ohé ! »
Je frappai à la porte de chez Kitty Cavanaugh puis insistai sur le heurtoir en cuivre.
« Y a quelqu'un ?
– Maman, je peux appuyer sur la sonnette ? me demanda Sophie sur la pointe des pieds.
– Non, c'est mon tour ! » intervint Sam en cognant du bout de ses baskets les citrouilles alignées sur le perron.
Nous n'étions qu'à une semaine de Halloween, et nous n'avions fini notre citrouille que depuis la veille. Son sourire était tout de travers, et le côté droit avait commencé à pourrir et s'était affaissé dans la nuit. On aurait dit qu'un sadique avait eu une crise cardiaque et s'était écroulé devant chez nous. Quand j'avais allumé la bougie, les enfants s'étaient mis à pleurer.
« Non, c'est à moi ! dit Jack en poussant son frère, son cadet de trois minutes.
– Mais arrête de me pousser ! cria Sam en le bousculant.
– Du calme ! D'abord Sophie, après Sam et après Jack »
Deux diplômes en littérature anglaise et une carrière à New York, pour me retrouver devant la maison d'une femme que je connaissais à peine, dans une banlieue du Connecticut, mal coiffée et sapée comme l'as de pique, avec trois chamailleurs de moins de cinq ans. Comment en étais-je arrivée là ? J'étais incapable de me l'expliquer. Comme de tomber enceinte des jumeaux alors que Sophie n'avait que sept semaines, conséquence d'un moment d'égarement dont je me souvenais tout juste.
Le bras étiré de tout son long, Sophie appuya sur la sonnette. Une fossette creusa sa joue gauche lorsqu'elle jeta à ses frères un regard supérieur qui signifiait : C'est comme ça qu'on fait. Personne ne vint ouvrir. Je regardai ma montre. Avais-je mal compris Kitty ? Elle avait appelé mercredi soir, pendant que les garçons prenaient leur bain et que Sophie, assise sur les toilettes, attendait son tour en se barbouillant de rouge à lèvres. Accroupie devant la baignoire, le tee-shirt trempé, je récurais leurs ongles tout en m'abandonnant à l'une de mes rêvasseries préférées, celle où deux hommes venaient frapper chez moi. Qui étaient-ils ? Des officiers de police ? Des agents du FBI ? Je n'avais jamais éclairci le mystère.
Le plus jeune portait un costume beige et une petite moustache blonde bien taillée ; le plus vieux était en costume noir et avait les cheveux ramenés sur le côté pour cacher sa calvitie. C'est lui qui parlait. Nous avons commis une erreur, il disait, avant de préciser que, en raison d'un pépin technique – que je n'avais pas cherché à approfondir (cauchemar ? univers parallèle ?) –, je vivais avec les enfants d'une autre femme une existence qui n'était pas la mienne. Vraiment ? je demandais, en prenant soin de cacher ma joie. Puis une femme – récemment, elle apparaissait sous les traits de la fille qui joue dans la pub Swiffer – se postait entre eux, mains plantées sur les hanches. Ah, vous voilà, petits galopins ! disait-elle aux enfants. Puis, à moi : Je suis désolée pour le dérangement. Ce n'est rien, répondais-je de bonne grâce. Et alors, elle ajoutait...
« Téléphone ».
Je levai les yeux. Sur le seuil de la salle de bains se trouvait mon mari, sacoche dans une main et téléphone dans l'autre. Si ce n'était du mépris que je lisais dans son regard, ce devait être son cousin germain. Je me rendis compte avec consternation que les éclaboussures du bain des enfants étaient la seule toilette que j'avais faite ce jour-là.
Je tendis une main savonneuse vers le combiné.
« Tu peux les surveiller une minute ?
– Laisse-moi juste le temps d'enlever ce costume », répondit-il en disparaissant au bout du couloir.
Traduction : Je reviens dans une heure. Je réprimai un soupir et coinçai le combiné sous mon menton.
« Allô ?
– Kate ? Kitty Cavanaugh, à l'appareil. Je me demandais si vous étiez libre vendredi pour déjeuner ? »
Trop décontenancée pour articuler un   Bien sûr » ou un « Tout à fait » , je lui répondis « Bien fait ! » La gaffe. D'autant plus que déjeuner avec Kitty Cavanaugh ne figurait pas vraiment dans mes priorités. Elle représentait tout ce que je détestais dans cette ville où je venais d'emménager.
Je me souviens de la première fois où j'ai vu Kitty. Après une matinée à défaire des cartons, j'avais emmené les enfants au parc dont nous avait parlé notre agent immobilier. Je ne m'étais pas lavé les cheveux depuis trois jours et mes boucles brunes étaient en piteux état, mais je m'étais dit que les autres mères avaient dû en voir d'autres. Sauf qu'en franchissant le petit portail blanc de l'aire de jeux nous sommes tombés sur quatre super mamans, assises sur un banc en bois, près du jeu de bascule : même teinte de rouge à lèvres, toutes d'apparence très soignée, brushing impeccable. En mères professionnelles, chacune portait à l'épaule un sac à langes en soie à motif cachemire, prête à dégainer le bon ustensile au moindre incident.
« Bonjour ! »
Ma voix ne trouva pour écho que le grincement des balançoires.
Elles observèrent ma tenue (pantalon large taché de sirop, baskets éclaboussées de peinture, un tee-shirt à manches longues gris délavé de mon mari par-dessus lequel j'avais mis un des miens, violet, à manches courtes), mes cheveux en bataille, mon visage non maquillé, mon ventre et mes cuisses que j'avais l'intention de remodeler depuis deux ans, puis, enfin, mes enfants. Jack avait l'air correct, mais Sam suçotait furieusement sa tétine préférée, qu'il n'avait pas utilisée depuis des mois. Quant à Sophie, elle avait enfilé un tutu par-dessus son bas de pyjama.
Miss Muscle – la blonde assise au milieu, vêtue d'un pantalon couleur fauve et d'une veste en mouton – nous adressa un demi-sourire. Son nom, apprendrais-je plus tard, était Lexi Hagen-Holdt, et elle ressemblait exactement à ce qu'elle était : une ex-championne de foot et de hockey, qui avait travaillé en tant que prof de sport avant de se marier et qui avait commencé à s'entraîner pour un triathlon six semaines après avoir mis le petit Brierly au monde.
La brune à côté d'elle avait des cheveux fins très lisses qui lui tombaient jusqu'aux épaules et des sourcils parfaitement épilés teints de la même couleur ; elle nous fit un vague signe de la main. Sa bouche se déforma, comme si elle avait mangé quelque chose d'amer. C'était Sukie Sutherland, en jean et bottes en daim pointues à talons hauts – le genre de tenue que ma copine Janie aurait portée pour sortir en boîte et que moi je n'aurais tout simplement jamais tentée.
« Bonjour ! » nous lança la rousse, en pull couleur citrouille et jupe longue dans les tons rouge et or. Carol Gwinnell portait des boucles d'oreilles en forme de clochettes qui carillonnaient et des mules mauves à sequins. Son mari dirigeait le service des litiges dans l'un des cinq plus grands cabinets d'avocats de New York. Carol, Rob et leurs deux fils vivaient dans une très belle maison et avaient une résidence secondaire à Nantucket, ce qui, j'imagine, lui donnait le droit de s'habiller comme pour un concert de Stevie Nicks si ça lui chantait.
Enfin, la quatrième femme daigna nous approcher. Elle s'accroupit avec grâce face à mes enfants et leur demanda à chacun son prénom. Elle avait relevé ses cheveux châtain foncé et brillants en queue-de-cheval, ce qui dégageait son joli visage : des lèvres pleines, un nez fin, des pommettes hautes et un petit menton. Étant donné sa couleur de cheveux et son teint mat, je m'étais attendue à ce qu'elle ait les yeux marron, mais ils étaient bleu marine, presque violets. Couleur pensée.
« Et moi je m'appelle Kitty Cavanaugh, dit-elle à mes enfants. Moi aussi, j'ai des jumeaux. Enfin, des jumelles.
– Kate Klein », répondis-je en pensant Ne vous avisez pas de tomber dans le panneau, petits monstres.
Trop tard. Mes enfants étaient sous le charme. Déjà, les garçons me lâchaient la jambe en lui souriant timidement tandis que Sophie la dévisageait, l'air émerveillé.
« Ce que vous êtes belle ! » s'exclama-t-elle.
La dernière fois que Sophie m'avait regardée avec autant d'insistance, elle m'avait dit que j'avais un poil qui me poussait au menton.
Sourire figé, je dressais dans ma tête une liste de choses à faire : me dégoter une veste en daim bien coupée, dénicher l'adresse où ces femmes s'étaient fait couper les cheveux, blanchir les dents et épiler les sourcils, et essayer de localiser des mères aussi débordées, négligées et ramollies que moi, quitte à traverser les frontières de l'État pour les trouver.
Elles reprirent leur conversation, qui semblait concerner le nombre d'élèves par classe dans les écoles privées de la ville. Trois après midi au parc, vingt minutes à écouter Sukie parler de la réorganisation de sa buanderie et un petit tour chez le coiffeur avaient été nécessaires avant que Kitty et moi n'ayons une « vraie » discussion : quel genre de gâteau devais-je préparer pour la kermesse annuelle de la Cabane rouge, le jardin d'enfants ? « Pas de noix, d'aucune sorte, et pas de produits laitiers », m'avait-elle répondu. J'avais acquiescé humblement en me retenant d'ajouter : « Pourquoi pas de la coke, alors ? C'est bien, la coke, non ? »
Au cours de notre deuxième conversation, j'eus moins de succès. C'était un après-midi d'été, nous étions près des balançoires. Kitty portait une robe en lin rose, simple et bien coupée, et moi un pantalon pas très net et un débardeur en coton. Comme d'habitude, je me sentais trop grosse, décalée, pas à ma place. C'est à cause de cette ville, je m'étais dit, tirant sur l'élastique de mon pantalon d'une main et poussant Sophie de l'autre. À New York, il m'arrivait de me faire siffler par un peintre en bâtiment ou d'être matée par un type dans la rue. Cent kilomètres plus loin, j'étais devenue une baleine mal fagotée.