Les visages
Grand prix des lectrices de Elle 2010, catégorie Policier
Top lecteur
Les visages
Jesse Kellerman
540 pages
Couverture souple
Réf : 675510
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 22,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Le jeune Ethan Muller fait la découverte d’une série de magnifiques dessins qu’il décide d’exposer dans sa galerie d’art new-yorkaise. La critique crie au génie. La foule s’enthousiasme. Sauf un vieux flic qui reconnaît ces enfants : ce sont les victimes d’un serial killer jamais identifié. Ethan va vite regretter sa découverte. 
Le mot d'Harlan Coben
« Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son œuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur. »

Harlan Coben
Pourquoi on l'a choisi
À seulement trente-deux ans, l’auteur a vraiment tout d’un grand, même Harlan Coben ne tarit pas d’éloges. Nous avons adoré son intrigue époustouflante, à la fois originale et à la tension palpable. Un rythme soutenu : un très grand thriller obsédant qu’on ne lâche pas !
Avis Top Lecteur
« Laissez-vous surprendre par ce thriller qui défie les lois du genre et appréciez le style narratif de ce jeune auteur qui n’a pas fini de faire parler de lui. »

Laetitia Libert


« Pour son premier roman policier, Jesse Kellerman, fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman, nous offre un récit original et excellent. Entre roman et polar, ce livre est agréable à lire et se doit d’être consommé sans modération. »

Krys Boyaval
Les internautes ayant commandé Les visages ont également choisi
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :33
JeudiProchain
Le 17 septembre 2010
Un trait impressionnant
Je comprends qu'avec un tel pavé en perpétuelle tension pour premier roman, Jesse Kellerman épate la galerie. Moi, j'ai adoré plonger dans l'esprit hors norme de l'artiste torturé qui dessinait cet incroyable et foisonnant jeu de piste. Vraiment original et prenant :-)
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Alsace
Le 12 octobre 2010
Sans plus
Après avoir lu le commentaire d'Harlan Coben, je me suis dit "Chouette je vais surement adorer puisque j'adore Harlan Coben". Mais finalement je suis déçue ; il est moyen, sans plus ! Je n'ai pas adhéré au mode d'écriture et j'ai trouvé l'intrigue trop prévisible ! Dommage !
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Remarque de sophie laval du 03/11/10
Enfin quelqu'un avec qui je suis OK, moi aussi je lis du Coben et vraiment ça n'a rien à voir, par contre j'ai adoré Botti, si tu aimes Coben celui-là est super !! soso76
Remarque de OUSSAMA ABASSI du 03/12/10
Je suis tout à fait d'accord avec vous. J'ai trouvé l'histoire ennuyeuse et prévisible.
virgule17
Le 05 octobre 2010
Incontournable !
A lire absolument ; De la première à la dernière page on est dans l'histoire, ou plutôt, accroché aux pages. Ouf ! Vivement d'autres oeuvres de cet auteur.
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Chris36
Le 07 octobre 2010
Surprenant... Prenant !!!
Suspense haletant, une originalité dans le style et la forme. Un auteur qui mérite d'être connu. Un début assez difficile, mais après, on est pris par sa façon de narrer l'histoire, on ne peut plus le lâcher, on veut savoir... A quand le prochain ?
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Nem
Le 04 novembre 2010
Etonnant
J'ai lu de nombreuses critiques, bonnes et mauvaises avant de décider d'acquérir ce livre. Bon nombre des mauvaises critiques tendent sur le fait que ce n'est ni un thriller, ni un policier... Cependant, j'ai beau essayer de mettre ce livre dans une case "catégorie littéraire", je n'en trouve aucune, et c'est ça qui en fait son charme ! Il bouleverse les standards d'écriture, de logique, de réflexion. Le style narratif, torturé d'Ethan Muller m'a touchée, rentrant dans les engrenages de ses réflexions, de ses doutes, partageant sa passion de cet art, de ses visages. Pourtant rien ne vaut le mystère de Victor Cracke et les différents voiles qui se lèvent peu à peu, menant du dégoût à l'empathie la plus pure. Il est certain que les fans de thriller haletants seront immanquablement déçus car il n'y a ni tension insoutenable, ni fin spectaculaire mais un cocktail de psychologies et d'émotions déroutantes qui vous mènent au gré des découvertes d'Ethan, du style d'écriture très particulier de Jesse Kellerman. Pour ma part, je suis heureuse d'avoir pris le risque d'aimer ou détester ce livre, car cela reste une étonnante découverte qui fait que je suivrai les prochains écrits de cet auteur.
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violette
Le 23 novembre 2010
Excellent
Très bien écrit, l'auteur m'a fait connaître un univers artistique hors norme... Un mélange d'horreur, de fascination, d'étrangeté, mais captivant... Un vrai régal de tension... Excellent pour un premier livre, vivement le second.
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Mic
Le 29 décembre 2010
Un très grand polar
Texte extrêmement bien écrit, "Les Visages" de Jesse Kellerman est une histoire très bien pensée et surtout très bien amenée. L'intelligence du récit est signée par un jeune virtuose, qui a de qui tenir ! puisque ses parents sont de très célèbres auteurs de suspense. Certainement le meilleur polar du catalogue France Loisirs en ce moment.
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darkraft
Le 02 novembre 2010
Tout simplement génial
Un livre qui donne envie de le finir : à peine commencé, s'arrêter devient un supplice, je le recommande.
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Wirginie
Le 02 novembre 2010
Une belle découverte
Dés la première page, on se retrouve plongé dans ce roman et rien ne manque. A lire absolument et à suivre de très près cet auteur !!
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Le 02 décembre 2010
Quelle déception !!!
Avec la publicité dont il bénéficiait sur France Loisirs, je m'attendais à un livre palpitant, accrocheur. Mais il n'en fut rien ! L'intrigue traine en longueur, beaucoup trop de pages sur les sentiments du personnage. Malgré un bon dénouement, ce livre ne tient pas ses promesses.
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Remarque de emilie deom du 24/03/11
Tout à fait d'accord. A l'avenir, je ne me laisserai plus piéger par ces publicités mensongères.
soso76
Le 03 novembre 2010
Décevant !!!!
On le compare à Coben mais rien à voir, si vous cherchez du suspense ce n'est pas ici... Lenteur, pas de rebondissements, très décevant, je le mettrais plutôt dans romans - drame.
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Remarque de laetitia lecornec du 15/11/10
Complètement d'accord... Ayant dévoré plusieurs titres d'Harlan Coben, j'ai été déçue et je n'ai même pas fini le livre. Peu d'action, intrigue longue on ne voit pas où ça nous mène...
Remarque de caroline wackenheim du 21/11/10
Je suis également déçu... j'ai le plus grand mal à terminer ce livre. C'est lent et plat. Franchement comparer ça à H.Coben.....
Remarque de catherine marteau du 27/11/10
Bien que fervente lectrice d'Harlan Coben, j'ai eu du mal avec ce livre. Des passages vraiment trop longs qui embrouillent l'histoire au lieu d'y apporter quoi que ce soit ! Il me faudra sûrement une seconde lecture et peut-être serais-je de son avis.
Remarque de Yaninou du 05/04/11
Très très décevant, l'histoire n'a aucune profondeur et aucun suspense...
oussama84
Le 02 décembre 2010
Décevant
Je n'ai pas apprécié ce livre. Un style d'écriture monotone. L'histoire manque d'originalité et de suspense. Personnellement, j'ai deviné la fin de l'histoire à la moitié du livre. En bref, je suis déçu.
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CANNEL1
Le 29 décembre 2010
Les visages
Excellent jusqu'au final, très décevant... L'auteur était-il "pressé de rendre son manuscrit" par son éditeur ??? Alors que l'intrigue nous happe dès la première page, on a le sentiment d'une fin totalement baclée... C'en est presque honteux ! Dommage ! J'attends son prochain livre avec impatience, peut-être sera-t-il abouti ??
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Sarahtiboise
Le 22 novembre 2010
Pas mal du tout !
Un peu de mal à démarrer, mais ensuite très intéressant. Une bonne intrigue, qui change des policiers "conventionnels", et une plongée dans le milieu des marchands d'art assez instructive. A découvrir !
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sikozu
Le 17 janvier 2011
Pas vraiment un thriller
Un roman original mais ce n'est pas vraiment un thriller. Une histoire qui nous intrigue (même si elle est longue à se mettre en place), des personnages complexes et du bon suspense.
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oden déborah
Le 21 décembre 2010
Excellent
Un très bon thriller où les pièces du puzzle s'emboîtent peu à peu pour livrer le dénouement final. Contrairement aux avis lus, je ne m'attendais pas vraiment à cela et l'intrigue est bien menée, je le recommande !
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Lilo
Le 07 janvier 2011
Original
La mise en route est un peu longue. Mais dès la rencontre du héros avec le policier tout s'enchaîne et on a envie de découvrir le fin mot de l'histoire. C'est une histoire vraiment originale qui sort des policiers habituels. A lire.
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LyllieM
Le 09 janvier 2011
Prometteur
Pour ceux qui s'attendent à lire un Coben vous allez être déçus : pas de suspense grisant ni rebondissements ahurissants... Par contre, il lui faut reconnaitre une sensibilité et une finesse dans le traitement de ses personnages semblable à Coben. Son mode de narration est original et un peu déroutant au début mais on rentre vite dans sa bulle et on déambule avec grand plaisir dans la saga Muller. Mon seul bémol est le dénouement pourtant bien amené puis porté à bout de bras pour enfin être attendu. Cependant je le conseille car malgré cela je pense que le dénouement est plus anecdotique qu'une fin en soit; l'auteur s'attachant à nous parler encore ce fameux "clan" Muller.
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kankrine
Le 18 janvier 2011
Excellent
J'ai beaucoup aimé ce livre même si j'ai eu du mal à m'y mettre au début... J'ai trouvé l'intrigue très bonne. Vivement un prochain livre de cet auteur !!!
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NicolasLaurent
Le 27 janvier 2011
Le secret de Victor Cracke
Mais qui est donc ce mystérieux Victor Cracke dont on entend parler pendant près de 400 pages sans être certain qu'il existe ? L'auteur fait durer le suspense très longtemps avant de dévoiler le secret du fameux Victor Cracke, et là, c'est le lecteur qui craque, si j'ose dire. Le livre prend d'un coup une autre tournure et l'on jette sur les pages lues un autre regard. Il faut un peu de patience pour connaitre le secret de Victor Cracke mais ça vaut le coup.
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magfly
Le 09 février 2011
Prenant
Pour ma part, je l'ai à peine commencé que je ne voulais plus le lâcher... Merci de m'avoir changé les idées. Et merci pour ce style d'écriture que j'adore ...
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Amandine69
Le 29 janvier 2011
J'ai bien apprécié
Ce n'est pas le meilleur livre que j'ai pu lire, mais je l'ai trouvé intéressant. Je me suis facilement mis dedans et l'intrigue m'a bien plu. L'écriture est facile et je me suis rapidement prise de sympathie pour le personnage principal. Je relirai sûrement d'autres œuvres de cet auteur!
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Le 03 février 2011
Déçue...et encore déçue...
Ce livre nous promet un suspense haletant... Pour ma part, j'ai mis plus de 2 mois à le lire alors que d'habitude, 1 à 2 semaines me suffisent pour lire un bouquin (voire moins quand il me passionne...et que j'ai le temps !). Je me suis forçée à le finir en me disant que le final vallait certainement le coup... même pas ! Pourtant, l'histoire de base est vraiment bien et cela aurait pu faire un super livre ! Le style d'écriture est vraiment particulier, j'ai trouvé les personnages sans saveur particulière et l'histoire n'est selon moi pas bien menée, elle se traine en longueur avec des passages inutiles. Et à la fin je me suis dis "tout ça pour ça !". Bref, tout ceci n'est évidemment que mon avis perso de lectrice et le mieux pour se faire une idée c'est encore de le lire ! (ou pas...!)
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Remarque de caroline TRIC du 13/04/11
Entièrement d'accord avec vous !!
Helene44
Le 24 mars 2011
Grosse déception :-(
Le début de l'intrigue est prometteuse avec l'incorporation de l'histoire dans le monde de l'art mais certains passages cassent le rythme et que dire de la fin complètement bâclée ! Pour moi ce n'est pas un thriller, seulement un roman qui se laisse lire mais sans plus.
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sokolov
Le 08 mars 2011
Décevant
Devant la notoriété et le grand prix des lecteurs accordés à ce livre, je m'attendais à mieux. Peu de suspense, une fin prévisible. Une 2e lecture me fera peut-être changer d'avis mais je n'ai guère envie de le relire tout de suite, ce qui reste assez révélateur.
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tibersky
Le 05 avril 2011
Sympa !
J'ai lu le livre en quelques jours et ce que j'en retiens, c'est une bonne écriture, une bonne intrigue, des personnages bien finis mais une fin légèrement dévoilée (voir comprise), quelques pages avant. Je pense que ce livre est à conseiller à des lecteurs novices.
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colinou92
Le 10 mars 2011
Prévisible
Après l'avoir vu plusieurs fois dans le métro, j'ai fini par l'acheter. Le résumé est attirant et on s'attend à une super enquête policière. Déçue, car c'est très prévisible, il n'y a pas de réelle intrigue et de suspense. Très tôt on comprend la fin ! Pas de surprise et un univers très sombre par moment. À lire, mais ne pas s'attendre au livre du siècle !
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cstephy
Le 16 mai 2011
Bof
Thriller décevant. J'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout.
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Biibye
Le 19 mars 2011
Parfait
Excellent !! A fond dedans du début à la fin !
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bourbon77
Le 18 octobre 2011
Bof
J'ai été déçu par ce livre.
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Moureau Florent
Le 25 octobre 2011
Les visages
Pas mal mais sans plus, j'ai eu du mal à accrocher cette histoire de dessins qui cachent des meurtres, bref, j'ai eu beaucoup de mal à le finir.
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anna56
Le 01 décembre 2011
A lire jusqu'au bout
Le début m'a semblé un peu long, piétinant mais ce livre vaut le coup d'aller jusq'au bout. Très bon suspense.
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MClaire
Le 04 janvier 2012
Pas si super !!!
Après avoir entendu des choses positives sur ce livre, j'ai décidé de le lire. L'histoire était intéressante mais ça n'a pas tenu en haleine comme le ferait un Coben ou un Linwood Barclay. J'ai mis des semaines à lire ce livre. Je me demande si ça serait la même chose avec le second : Jusqu'à la folie.
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Fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman, Jesse Kellerman, né en 1978 à Los Angeles, a étudié la psychologie à Harvard. Après s'être lancé dans le théâtre, il publie son premier thriller, Trouble, en 2007, encensé par la presse. Son premier roman publié en France, Les visages, connut un succès immédiat en librairie, remporta le grand Prix des Lectrices de Elle en 2010 dans la catégorie policier et figura pendant plus de 40 semaines dans les classements des meilleures ventes.
Jesse Kellerman vit en Californie avec sa femme et leur fils.
Lu dans la presse
« Élu par le New York Times meilleur thriller de l'année, Les Visages, de Jesse Kellerman, explosent magistralement les codes du polar pour s'inscrire d'emblée dans les grandes réussites littéraires... Avec lui, pas besoin d'effets sanguinolents pour nous maintenir en haleine. Le style, l'émotion et la force du récit suffisent à créer une redoutable arme fatale. »

François Lestavel, Paris Match
Autres titres de Jesse Kellerman
Extrait

1


Au début, je me suis mal comporté. Je ne vais pas vous mentir, alors autant jouer cartes sur table dès maintenant : si j'aimerais croire que je me suis racheté par la suite, il ne fait aucun doute que mes intentions, du moins au début, ont manqué quelque peu de noblesse. Et encore, c'est un euphémisme. Alors, puisqu'il faut être honnête, soyons honnête : j'étais motivé par l'appât du gain et surtout par le narcissisme ; un sentiment de toute-puissance profondément enraciné dans mes gènes et dont je semble incapable de me débarrasser, bien qu'il me fasse parfois honte. Déformation professionnelle, j'imagine, mais aussi une des raisons qui m'ont poussé à tourner la page. « Connais-toi toi-même. »
Et merde. Je m'étais promis de faire un effort pour ne pas parler comme un sale con prétentieux. Il faut que je fasse plus roman noir ; en tout cas j'aimerais bien. Mais je ne crois pas que ce soit mon truc. D'écrire par petites phrases hachées. D'employer des métaphores graveleuses pour décrire des blondes sensuelles (mon héroïne est brune, pas spécialement du genre sensuel ; elle n'a pas les cheveux noir de jais lâchés en une crinière dégoulinante ; ils sont châtain clair et la plupart du temps pragmatiquement attachés en arrière - des queues-de-cheval soignées ou des chignons improvisés - ou bien juste coincés derrière les oreilles). Je n'y arrive pas, alors pourquoi me forcer ?
Nous n'avons chacun qu'une histoire à raconter et nous devons le faire comme ça nous vient naturellement. Je ne porte pas de flingue ; je ne suis pas coutumier des bagarres ou des courses-poursuites en voiture. Tout ce que je peux faire, c'est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n'en mourrai pas.
«  C'est comme ça », ainsi qu'aime à le répéter Samantha.
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Une maxime qui me conviendrait mieux - pour ma vie en général, mon travail et cette histoire en particulier - serait plutôt : «  C'est comme ça, sauf quand c'est autrement, c'est-à-dire la plupart du temps. » Je ne connais toujours pas toute la vérité, et je doute que je la connaisse un jour.
Mais je m'emballe.
Je veux simplement dire que, ayant vécu longtemps dans un monde d'illusions, un genre de bal costumé géant où chaque phrase est soulignée de clins d'œil entendus et entourée de moult guillemets, c'est un soulagement que de pouvoir m'exprimer sincèrement. Et si ma sincérité ne sonne pas comme celle de Philip Marlowe, tant pis. C'est comme ça. Ce livre est peut-être un roman policier, mais, moi, je ne suis pas policier. Je m'appelle Ethan Muller, j'ai 33 ans, et avant je travaillais dans l'art.

Évidemment, je vis à New York. Ma galerie se trouvait à Chelsea, sur la 25e Rue, entre la 10e et la 11e Avenue ; c'était une galerie parmi de nombreuses autres dans un immeuble dont l'identité, comme celle de la ville qui l'entoure, a été en constante évolution depuis sa fondation. Une écurie ; un garage à cabs ; puis une usine de corsets dont le déclin coïncida avec l'avènement du soutien-gorge. L'immeuble survécut cependant, il fut subdivisé, remembré, resubdivisé, condamné, décondamné et, pour finir, réhabilité en lofts pour jeunes artistes, dont certains s'étaient mis à porter des corsets en hommage aux protoféministes. Mais avant que le premier étudiant en cinéma sans le sou n'ait le temps de signer un bail et de sortir ses cartons du garde-meuble, le monde de l'art décida comme un seul homme de venir poser ses fesses flasques dans ce quartier, créant un miniboom immobilier.
C'était au début des années 1990. Keith Haring était mort, l'East Village était mort, SoHo était mort, tout le monde avait le sida ou des rubans antisida. Il fallait du changement, et Chelsea faisait parfaitement l'affaire. La DIA Foundation était déjà installée là depuis la fin des années 1980, et les gens espéraient que ce dépaysement sauverait l'art de la marchandisation à outrance qui gangrenait le milieu downtown.
Les promoteurs, flairant le potentiel de cette marchandisation excessive, firent main basse sur ce nouveau territoire de premier choix, procédèrent à une énième réhabilitation, et, en mai 1995, le 567 West Twenty-fifth Street réouvrit ses portes, accueillant entre ses murs immaculés quelques dizaines de petites galeries et une poignée de grosses, dont l'immense plateau au cinquième étage - clair, spacieux et à double hauteur sous plafond - qui finirait par devenir la mienne.
Je me demandais souvent ce que les fabricants de corsets ou les garçons d'écurie auraient pensé des tractations qui avaient lieu sur leur ancienne parcelle. Là où l'air empestait autrefois l'odeur âcre et fétide du crottin de cheval, des millions et des millions de dollars circulaient à présent de main en main. Ça se passe comme ça, dans la Grosse Pomme.
En raison du nombre de locataires pratiquant la même activité - à savoir la vente d'art contemporain - et de la nature même de cette activité - à savoir frénétique, envieuse, se réjouissant du malheur des autres -, le 567 donne souvent l'impression d'une ruche, mais d'une ruche branchée et cynique. Artistes, galeristes, assistants, collectionneurs, experts et larbins en tout genre arpentent en vrombissant ses soyeux couloirs de béton, le jabot chargé du nectar des derniers ragots. C'est le paradis des commères. Il y a les vernissages auxquels il faut être vu, la vente dont on ricane, la revente qui fait passer la première pour l'affaire du siècle, sans compter tous les classiques de la vie sociale new-yorkaise : adultères, divorces et procès. Marilyn a surnommé l'immeuble « le Lycée », un terme affectueux, venant d'elle. Il faut dire qu'elle était reine de beauté dans le sien.
Il n'y a pas de hall d'entrée à proprement parler. Trois marches en béton mènent à une porte en acier qui s'ouvre avec un code, lequel a environ autant de pouvoir dissuasif sur les voleurs qu'un tortillon de fil de fer ou qu'une peau de banane. Tous les gens concernés de près ou de loin connaissent le code. Au cas où vous viendriez juste de débarquer de Mars ou du Kansas et que, n'ayant jamais vu de galerie d'art de votre vie, vous prendriez le premier taxi pour le 567, vous n'auriez aucun mal à entrer. Vous pourriez attendre qu'une stagiaire arrive d'un pas hésitant, quatre gobelets de café en équilibre entre les mains, tous préparés avec une extrême précision, un pour elle, les trois autres pour son employeur. Ou qu'un artiste débarque, traînant sa gueule de bois et les nouvelles toiles qu'il avait promises dix-huit mois plus tôt. Ou encore un des galeristes en personne, quelqu'un comme moi, sortant d'un taxi par un lundi de janvier froid et sans vent, le téléphone coincé entre l'oreille et l'épaule, en pleine négociation avec un particulier à Londres, les doigts engourdis alors que je compte les billets pour régler la course, empli de la certitude inexpliquée et pourtant redoutable que cette journée s'annonce mal.

Terminant mon appel sur le trottoir, je pénétrai dans l'immeuble, appuyai sur le bouton du monte-charge et savourai ma solitude. En général, j'arrivais au boulot vers 8 heures et demie, plus tôt que la plupart de mes collègues et une bonne heure avant mes assistants. Une fois que le travail avait commencé, je n'avais plus une minute à moi. Parler aux gens a toujours été mon point fort et la clé de ma réussite. Pour cette même raison, je chérissais ces quelques instants de tranquillité.
L'ascenseur arriva et Vidal ouvrit dans un grincement la porte en accordéon. Tandis que nous nous disions bonjour, mon téléphone sonna de nouveau. L'écran afficha le nom de KRISTJANA HALLBJÖRNSDOTTIR, confirmant ma prémonition d'une journée mal embringuée.
Kristjana est une artiste qui fait des installations et des performances, une créature monstrueuse : 1,80 mètre, des jambes comme des poteaux et la coupe en brosse d'un sergent instructeur. Elle arrive, je ne sais comment, à être à la fois délicate et d'une lourdeur invraisemblable, un genre d'éléphant dans un magasin de porcelaine, mais un éléphant en tutu. Née en Islande, élevée aux quatre coins du monde : voilà son pedigree et celui de ses œuvres. Bien que j'admire énormément son travail, il n'est pas assez exceptionnel pour que ça justifie le cauchemar d'être son galeriste. Quand je l'ai prise chez moi, je connaissais sa réputation. Je savais aussi que certaines personnes parlaient de moi en roulant des yeux. C'était une de mes grandes fiertés que d'avoir réussi à l'apprivoiser et à monter sa meilleure exposition depuis des années : nous avions eu d'excellentes critiques et avions tout vendu pour bien plus cher qu'on ne l'espérait, un exploit qui me valut de la voir littéralement me pleurer dans les bras, submergée de gratitude. Kristjana est plutôt du genre démonstratif.
Mais ça, c'était en mai, et depuis elle avait plongé en hibernation. J'étais passé chez elle, je lui avais laissé des messages, envoyé des e-mails et des sms. Si elle cherchait à attirer mon attention, c'était raté, car j'avais fini par abandonner. Son coup de fil ce matin-là était notre premier contact depuis des mois.