Accueil Livres Suspense-SF Fantastique, SF, Fantasy L'épée de vérité, tome 9 : La chaîne de flammes
L'épée de vérité, tome 9 : La chaîne de flammes
L'épée de vérité, tome 9 : La chaîne de flammes
Terry Goodkind
640 pages
(série en 12 tomes)
Couverture souple. 15,4 x 24 cm
Réf : 671870
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 25,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Grièvement blessé lors d’un combat contre les soudards de l’Ordre Impérial, Richard serait sans doute mort sans l’intervention de Nicci. Un sauvetage miraculeux qui laisse le Sourcier très faible, désorienté... et peut-être victime d’une formidable hallucination.
En effet, quand il s’enquiert du sort de Kahlan... il découvre que personne, parmi ses compagnons, ne semble la connaître. Même Cara, sa fidèle garde du corps, ne se souvient pas qu’il ait un jour été marié à la Mère Inquisitrice.
Alors que la guerre contre Jagang continue de faire rage, Richard part en quête de son passé et de sa mémoire. Il en est persuadé : cette disparition fait courir à l'univers un danger mortel !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :6
bezirard peggy
Le 07 novembre 2010
Tome 10
Le tome 10 est-il prévu bientôt ? J'ai dévoré le tome 9.
Réponse du modérateur : Désolée, mais je n'ai pas encore de date de sortie à vous communiquer pour le tome suivant.
Il y a 1 commentaire associé à cet avis.
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de severine desmazures du 29/11/10
J'aurais voulu savoir s'il y a des nouvelles pour la sortie du tome 10. REPONSE DU MODERATEUR : Le tome 10 paraîtra au catalogue du printemps.
NEMROD
Le 14 décembre 2010
L'épée de vérité
Si vous n'avez pas le tome 10, il est en librairie partout au même prix !!!!! Merci France.......... très Loisirs !
Réponse du modérateur : Le tome 10 sera disponible au Club fin février 2011.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
yann65
Le 05 décembre 2010
Suite...
Très bon livre, mais...qui donne envie de lire la suite... J'ai vu que le tome 0 (Dette d'os) est sorti, sera-t-il disponible chez France Loisirs ? Merci.
Réponse du modérateur : Votre question a été transmise et je vous apporterai une réponse dès que possible.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
commingeoise
Le 14 janvier 2011
Chaîne de flammes
Excellent comme toujours !!! A quand la suite ?...
Réponse du modérateur : Le tome 10 "Le fantôme du souvenir" sera disponible dans le catalogue de Printemps, à partir du 21 février.
Il y a 1 commentaire associé à cet avis.
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de Frederic Zawadzki du 20/02/11
Hum... on est le 21 février... Mais bon c'est peut-être pas le 21 février 2011? ;-) REPONSE DU MODERATEUR : Le tome 10 est bien disponible, sous la référence 271250
Earowade
Le 03 février 2011
Préquelle prévue ?
La préquelle "Dette d'os" de fin 2007 est-elle prévue à la parution chez France Loisirs ou doit-on se la procurer ailleurs avant sa rupture de stock ?
Réponse du modérateur : La préquelle n'est pas prévue aux deux prochains catalogues. Pour information, une discussion Fantasy/SF est ouverte sur Facebook France Loisirs où vous êtes invités à donner votre avis et proposer des titres et des auteurs.
Il y a 1 commentaire associé à cet avis.
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de cyrille BLIN du 07/02/11
"Dette d'os" concerne "L'épée de vérité".
lolofl
Le 01 octobre 2011
Tome 10 ?
Pour quand le n° 10 ??
Réponse du modérateur : Le tome 10 est déjà disponible sous la référence 271250 et le tome 11 paraîtra au catalogue Printemps 2012.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Terry Goodkind grandit à Omaha, Nebraska. Après ses études, il exerce plusieurs métiers : peintre en faune et flore, luthier, restaurateur d'artefacts rares et exotiques, acquérant ainsi un bagage culturel qui s'avérera fort utile dans son écriture.
En 1983, Goodkind s'installe dans les forêts du nord-est américain qu'il aime tant. Là, dans les bois, non loin de l'océan, il construit la maison dans laquelle il vit en compagnie de sa femme, Jeri. C'est au début des années 1990 que la saga de L'Épée de vérité va naître dans son esprit.

"Dès que j'ai commencé à jeter les premières lignes de L'Épée de vérité sur le papier," dit-il, "j'ai su que je venais de trouver ma voie. J'avais enfin trouvé ce à quoi j'allais dédier ma vie."
Extrait

Chapitre premier


— Tout ce sang est le sien ? demanda une voix féminine.
— J'ai bien peur que oui, répondit une autre.
Alors que Richard mobilisait toutes ses forces pour ne pas s'évanouir, les propos des deux femmes qui marchaient à côté de lui semblaient venir de très loin.
Qui étaient ces personnes ? Il n'aurait pu le dire avec certitude. Il les connaissait, il le savait, mais leur identité, pour l'instant, n'avait aucune espèce d'importance.
La douleur qui lui déchirait le côté gauche à chaque inspiration l'avait poussé jusqu'aux frontières de la panique. Au prix d'un effort surhumain, il parvenait à se contrôler assez pour satisfaire son désir d'inhaler de l'oxygène.
Pourtant, ce n'était pas son plus grave sujet d'inquiétude.
Richard voulut parler à ses compagnes et aux hommes qui le portaient de l'angoisse qui lui nouait les entrailles, mais les mots refusèrent de se former dans sa gorge et il réussit seulement à produire un piteux gémissement.
Il prit le bras d'une des femmes. Bon sang ! il fallait que ces gens s'arrêtent et l'écoutent ! Hélas, l'idiote ne comprit pas ce qu'il désirait et crut malin d'ordonner aux hommes de presser le pas. Ces pauvres types étaient déjà à bout de souffle et ils avaient de plus en plus de peine à avancer sur le sol rocheux, dans les ombres d'une forêt de pins géants. Depuis le début, ils tentaient de ne pas trop secouer le blessé, mais ils n'avaient jamais osé ralentir pour récupérer un peu.
Dans le lointain, un coq lança son cocorico habituel, comme s'il s'était agi d'un matin ordinaire.
Richard observait avec un étrange détachement tout ce qui se passait autour de lui, y compris la frénétique activité de ses sauveteurs. Seule la douleur lui paraissait réelle. Un jour, se souvint-il, quelqu'un avait dit devant lui qu'on mourait toujours seul, quel que fût le nombre de gens présents autour de soi. Eh bien, c'était en train de lui arriver, semblait-il...
Lorsque le petit groupe sortit des bois pour déboucher dans un champ constellé de touffes d'herbe, Richard aperçut le ciel plombé d'où se déverseraient bientôt des trombes d'eau. Un orage compliquerait encore les choses, c'était évident. Si la pluie voulait bien attendre encore un peu...
Richard distingua soudain la façade en bois brut d'un petit bâtiment, puis une clôture de jardin presque entièrement décolorée par les intempéries. Affolées, des poules détalèrent pour ne pas être piétinées par les intrus qui venaient d'entrer dans le jardin.
Un peu partout, des voix masculines criaient des ordres.
Trop occupé à lutter contre la souffrance, car il ne devait à aucun prix perdre conscience, Richard aperçut à peine les visages décomposés des gens qui le regardaient passer.
Il aurait juré qu'on lui déchiquetait les entrailles de l'intérieur. C'était abominable.
Fendant la foule, les sauveteurs arrivèrent devant une petite porte, l'ouvrirent et entrèrent dans une pièce obscure.
— Posez-le là ! cria la première femme. Oui, là, sur la table !
La voix de Nicci, reconnut enfin Richard. Mais que faisait-elle ici ?
Quelqu'un balaya d'un revers de la main les gobelets d'étain posés sur la table. En s'écrasant sur le sol, ils produisirent un étrange tintement métallique. Des objets plus petits, peut-être des couverts, subirent le même sort. Puis un grand bruit signala qu'on venait d'ouvrir les volets pour laisser entrer la lumière grisâtre du jour.
Richard supposa qu'il se trouvait dans une ferme abandonnée aux murs inclinés selon un angle bizarre, comme s'ils avaient du mal à tenir debout. Sans ses occupants habituels, qui lui donnaient la vie, ce lieu semblait attendre la destruction et la mort.
Les hommes qui tenaient les bras et les jambes du Sourcier le soulevèrent délicatement puis le posèrent sur le plateau en bois grossièrement taillé de la table.
Le flanc gauche de Richard le torturait tellement qu'il faillit décider de retenir sa respiration aussi longtemps que possible. Mais pour pouvoir parler, il avait besoin d'air, c'était une loi incontournable.
Dehors, un éclair illumina le ciel. Une seconde plus tard, le tonnerre fit trembler les murs de la bicoque.
— Nous avons eu de la chance d'arriver ici avant la pluie, dit un des hommes.
Nicci hocha distraitement la tête puis se pencha sur Richard et lui palpa soigneusement le torse. Hurlant de douleur, le blessé se débattit pour échapper à cet examen pourtant indispensable. Avec une force étonnante, la seconde femme lui plaqua les épaules contre le bois.
Richard tenta encore de parler - cette fois, il faillit réussir, mais une quinte de toux ruina tous ses efforts.
La femme qui lui tenait les épaules le lâcha d'une main pour lui faire tourner la tête sur le côté.
— Crachez ! lança-t-elle en se penchant sur lui.
Terrorisé parce que l'air semblait ne plus vouloir pénétrer dans ses poumons, Richard obéit. La femme lui enfonça les doigts dans la bouche, l'aidant à expectorer assez de sang pour dégager un peu ses voies respiratoires.
Tandis qu'elle sondait la chair, autour de la blessure, Nicci lâcha un abominable juron.
Puis elle murmura :
— Esprits du bien, faites qu'il ne soit pas déjà trop tard...
— Je n'ai pas osé retirer le projectile, dit l'autre femme pendant que Nicci déchirait la chemise imbibée de sang du Sourcier. Je ne savais pas si c'était une bonne idée, alors j'ai préféré ne pas y toucher et partir à votre recherche.
— Une excellente initiative, répondit Nicci en glissant les mains sous le dos de Richard. Si tu avais fait ça, il serait mort depuis un bon moment.
— Mais vous pouvez le guérir ?
Une supplication bien plus qu'une question...
... D'ailleurs, Nicci ne prit pas la peine de répondre.
— Oui, vous pouvez le guérir..., grogna l'autre femme entre ses dents serrées.
Un ton menaçant unique entre tous... C'était Cara, Richard en aurait mis sa tête à couper. Il n'avait pas eu le temps de lui parler avant l'attaque. Mais à l'évidence, elle devait savoir. Dans ce cas, pourquoi ne disait-elle rien ? Elle aurait pu si facilement apaiser ses inquiétudes.
— Sans lui, dit un des hommes, nous aurions été pris par surprise. En attaquant les soldats qui allaient lancer l'assaut, il nous a tous sauvés.
— Il faut le tirer de là ! lança un autre type.
Nicci eut un grand geste impatient.
— Dehors, tous ! Cette pièce est minuscule et j'ai besoin de toute ma concentration.
La foudre et le tonnerre firent écho à ces paroles, comme si les éléments refusaient d'accéder aux désirs de celle qu'on surnommait naguère la Maîtresse de la Mort.
— Cara viendra nous avertir dès qu'il y aura du nouveau ? demanda un troisième homme.
— Oui, oui... Allez ! filez d'ici !
— Et assurez-vous que d'autres soldats ne se préparent pas à nous attaquer, lâcha froidement Cara. Au cas où il y en aurait, ne vous montrez pas ! En ce moment, nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'être découverts.
Les hommes jurèrent d'obéir à la Mord-Sith. Puis ils ouvrirent la porte, laissant entrer un peu plus de lumière blafarde, et sortirent comme des fantômes - à croire que les esprits du bien eux-mêmes avaient décidé d'abandonner le Sourcier.
En passant, un homme tapota brièvement l'épaule de son chef pour le réconforter et lui donner courage.
Richard reconnut vaguement le brave combattant et se souvint qu'il n'avait pas vu tous ces gens depuis un bon moment.
Eh bien, les retrouvailles étaient pour le moins bizarres...
La pénombre revint dans la pièce dès que le dernier sauveteur eut refermé la porte derrière lui. Par une journée si morose, la lumière qui filtrait de la fenêtre ne suffisait pas...
Richard était en chemin pour rencontrer Nicci quand des troupes de l'Ordre Impérial avaient attaqué son campement. Venus écraser l'insurrection contre le règne sanglant de Jagang, ces soldats ne reculaient devant aucune atrocité. Juste avant de les affronter, Richard avait pensé qu'il devait absolument rejoindre Nicci. Car elle seule pouvait l'aider - une ultime étincelle d'espoir dans un océan d'obscurité et d'angoisse.
À présent, il devait trouver un moyen de la forcer à l'écouter.
Alors qu'elle se penchait un peu plus, sa main glissant le long du dos de Richard pour déterminer si la pointe du projectile était ressortie, il parvint à saisir la manche de sa robe noire et à tirer dessus.
Ses doigts étaient rouges de sang, constata-t-il. Et chaque fois qu'il toussait, un liquide chaud coulait sur son menton.
— Richard, tout va bien se passer, alors, reste tranquille...
Les longs cheveux blonds de Nicci ondulèrent sur ses épaules quand le Sourcier la tira un peu plus près de lui.
— Je suis là... Calme-toi ! Allons, je ne te laisserai pas... Ne bouge pas et fais-moi confiance...
Malgré les efforts qu'elle produisait pour la dissimuler, l'angoisse faisait trembler la voix de la jeune femme et voilait ses magnifiques yeux bleus embués de larmes.
Cette blessure risquait de dépasser ses compétences de guérisseuse, elle devait le savoir au moins aussi bien que Richard. Du coup, il était plus important encore qu'il lui parle !
Il essaya, mais l'air lui manqua de nouveau. Grelottant de froid, à bout de souffle, il parvenait à peine à gémir.
Pourtant, il ne devait pas mourir. Pas ici, et encore moins maintenant !
À cette idée, des larmes perlèrent à ses paupières.
Il tenta de lever la tête, mais Nicci le poussa doucement en arrière.
— Seigneur Rahl, dit Cara, tenez-vous tranquille, je vous en supplie ! (Elle décrocha la main de Richard du tissu noir et la serra très fort.) Nicci va s'occuper de vous et tout ira bien. Laissez-la vous soigner, c'est vital !
Contrairement à Nicci, dont la crinière cascadait en liberté sur ses épaules, Cara arborait une longue tresse blonde. Si inquiète et angoissée qu'elle fût, la Mord-Sith restait l'image même d'une guerrière à la volonté et au courage indomptables. Alors qu'il s'enfonçait dans les sables mouvants de la terreur, Richard s'accrochait comme à une planche de salut à la force tranquille de son amie.
— La pointe n'a pas traversé, annonça Nicci en retirant la main de sous le dos du blessé.
— Je vous l'avais dit... Il a réussi à dévier un peu le projectile avec son épée. C'est encourageant, non ? La situation serait pire si la pointe était ressortie...
— Absolument pas...
— Quoi ? Que voulez-vous dire ?
— C'est un carreau d'arbalète, pas une flèche munie d'une longue hampe... Si la pointe avait traversé, ou presque, il suffirait de pousser, de casser le bois juste avant la tête de fer barbelé, puis de retirer la hampe courte de la plaie.
Nicci préféra ne pas décrire ce qu'il fallait faire quand on n'avait pas cette chance.
— Il ne saigne pas trop, dit Cara. Au moins, nous avons enrayé l'hémorragie.
— Extérieurement, oui..., concéda Nicci. Mais elle continue à l'intérieur de son corps, et son poumon gauche est plein de sang.
Cette fois, ce fut Cara qui saisit la manche de la robe noire.
— Vous allez intervenir, n'est-ce pas ? Vous devez...
— Bien sûr que je vais agir ! cria Nicci avant de se dégager sans douceur.
Richard gémit de douleur. Malgré tous ses efforts, il s'enfonçait de plus en plus dans les sables mouvants de la peur.
Nicci lui posa une main sur la poitrine pour le réconforter et le forcer à ne pas bouger.
— Cara, pourquoi n'irais-tu pas attendre dehors avec les autres ?
— N'y comptez pas ! Je ne sortirai pas d'ici, c'est bien compris ?
Nicci soutint un moment le regard de la Mord-Sith, soupira d'agacement, puis détourna la tête et saisit entre le pouce et l'index la petite partie de la hampe du carreau qui dépassait du flanc de Richard.
Richard sentit la magie de son amie courir le long du bois puis dans la pointe de fer. Comme sa voix si curieusement douce, il aurait reconnu entre mille le contact du pouvoir de son ancienne ennemie.
Il devait parler très vite ! Lorsqu'elle aurait commencé de le soigner, nul ne pourrait dire quand il reviendrait à la conscience.
S'il y revenait un jour.
Mobilisant toutes ses forces, Richard se redressa, saisit le col de la robe noire, tira Nicci vers lui et plaqua la bouche contre son oreille.
Il devait demander si quelqu'un savait où était Kahlan. Si personne ne pouvait répondre, Nicci l'aiderait à la retrouver.