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Mercy Thompson, tome 2 : Les liens du sang
Top lecteur
Mercy Thompson, tome 2 : Les liens du sang
Patricia Briggs
496 pages
(série en 4 tomes)
Couverture souple. 12,5 x 20 cm
Réf : 666578
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Disponible
Résumé
Les amis, c’est sacré ! Ce qui est vrai pour le commun des mortels l’est aussi pour Mercy, même si elle peut se transformer en coyote et que son acolyte Stefan a le mauvais goût d’être un vampire. Lorsque ce dernier lui demande de remettre un message à un autre mort-vivant, Mercy se jette dans la gueule du loup. 
Pourquoi on l'a choisi
Le lien se resserre entre Patricia Briggs et ses fans, grâce à ce second tome à croquer de la saga Mercy Thompson, la mécanicienne pas comme les autres. De l’aventure, des créatures maléfiques, de l’hémoglobine et une bonne dose d’humour... Mercy et Buffy : même combat !
Avis Top Lecteur
« On entre dans l’intrigue très rapidement et les pages s’enchaînent sans qu’on puisse en décrocher. Et à la fin, on n’a qu’une envie : lire les tomes suivants ! »

Emilie Ora


« Le monde créé par Patricia Briggs se situe parfaitement entre l'univers érotique d'Anne Rice et celui romancé de Stephenie Meyer. »

Marina Cano
Les internautes ayant commandé Mercy Thompson, tome 2 : Les liens du sang ont également choisi
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :5
baika1210
Le 06 septembre 2010
J'adore
Ce livre est aussi bien que le tome 1. Il y a une touche de magie qui fait que quand on le commence c'est dur de s'en détacher car on veut savoir ce qui va se passer. C'est très passionnant.
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Alexb40
Le 09 octobre 2010
Encore génial
J'ai beaucoup aimé le Tome 1 et j'avoue avoir dévoré le tome 2. Mercy reste égale à elle-même, forte, battante et dévouée à ses amis. Il existe au moins 2 autres tomes traduits en français, quand comptez-vous les publier? L'attente est difficile !!!!
Réponse du modérateur : Il n'y a pas encore d'informations sur la date du prochain tome au Club.
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celine59
Le 28 novembre 2010
Passionnant
Je l'ai lu encore plus vite que le premier, j'étais vraiment dans l'histoire passionnante et enivrante de ce tome, j'attends impatiemment les autres tomes. Je suis une incontestable fan de cette saga !
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Luna05
Le 30 novembre 2010
Suite passionnante
[NOTE DU MODERATEUR : Attention, cet avis comporte des passages qui pourraient gâcher le suspense pour ceux qui n'ont pas encore lu ce tome de la série.] Après "L'appel de la lune" nous introduisant de manière habile et prenante dans le monde de Mercy nous voici déjà au tome 2 et quel tome !!! Comme le résumé le laisse présager, Mercy en voulant honorer la dette qu'elle avait envers Stefan son ami vampire, va se retrouver plongée dans les ennuis jusqu'au cou. Son ou plutôt ses adversaires autant ennemis de l'essaim que de toutes les meutes sera difficile à débusquer et à abattre. Avec ce tome nous découvrirons la hiérarchie instaurée au cœur de l'essaim et, sera également encore plus approfondi de manière fluide et précise la vie des loups. On suit vraiment l'histoire avec beaucoup de plaisir et les chapitres se dévorent sans retenue. De nouveaux personnages seront introduits mais sans jamais nous perdre dans un trop plein d'information. L'humour est bien entendu toujours aussi présent et les liens entre les divers personnages se resserrent. Le triangle amoureux devenant à chaque tome un peu plus complexe. Mercy est toujours aussi attachante et fidèle à elle-même, respectant son code de conduite, Adam, en digne Alpha gère sa meute d'une main de fer et est devenu plus proche de Mercy, laissant de temps à autre à son contact son pouvoir d'alpha au vestiaire. Samuel quant à lui souffre de son passé et en profite pour resserrer ses liens avec Mercy, quant à Stefan il prouvera à Mercy que son amitié quelque peu ambigue est sincère en se mettant en danger pour la protéger de l'essaim. Un tome que j'ai vraiment beaucoup aimé et qui, bien entendu me poussera à poursuivre l'aventure^__^.
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Elodierose
Le 02 août 2011
Envie de lire la suite.....
Vraiment bien ! Au fil des chapitres plus moyen de décrocher !!!!! A quand la suite sur France Loisirs ?????? Car sur le net, je m'aperçois qu'il y a encore pas mal de tomes et déjà publiés !!!!
Réponse du modérateur : Le tome 4 est prévu pour fin novembre au Club.
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Patricia Briggs est née en 1965 dans le Montana. Elle menait une vie parfaitement ordinaire jusqu’à ce qu’elle apprenne à lire. À partir de ce moment-là, ses après-midis se déroulèrent à dos de dragon ou à la recherche d’épées magiques, quand ce n’était pas à cheval dans les Rocheuses. Diplômée en Histoire et en Allemand, elle est à la fois professeur et auteur. Elle vit avec sa famille dans le Nord-Ouest Pacifique, où elle travaille à la suite des aventures de Mercy Thompson.
Lu dans la presse
« Une bonne série, symbolique du genre Bit-Lit dans sa grande capacité à distraire efficacement. »

Iozone


« Les Liens du sang se distingue par une écriture encore plus maîtrisée que le précédent récit, toute au service de l'histoire. »

Science fiction magazine
Extrait

CHAPITRE 1

Comme pour bon nombre de gens qui ont leur propre entreprise, mes journées de travail sont longues et commencent tôt. Autant dire que lorsque quelqu'un m'appelle au milieu de la nuit, il a plutôt intérêt à ce que ça soit une question de vie ou de mort.
— Bonsoir, Mercy, susurra la voix aimable de Stefan à mon oreille. Je me demandais si tu pouvais me rendre un service.
Vu que Stefan était mort depuis un moment, je ne vis aucune raison d'être aimable.
— J'ai déjà répondu au téléphone à (je regardai mon réveil) 3 heures du matin.
Bon, d'accord, ce n'est peut-être pas exactement ce que j'ai dit. Il est fort possible que j'aie ajouté certains de ces mots que les mécaniciens utilisent lorsqu'un boulon leur résiste ou qu'un alternateur leur atterrit sur les pieds.
— J'imagine que tu pourrais me demander un deuxième service, ajoutai-je, mais j'aimerais assez que ça soit lors d'un coup de fil ultérieur à une heure décente.
Il rit. Peut-être pensait-il que j'essayais de faire de l'humour.
— J'ai un travail à faire et il me semble que tes talents si particuliers pourraient m'être très précieux pour réussir cette mission.
D'après mon expérience, les créatures anciennes ont toujours tendance à rester un peu vagues lorsqu'elles vous demandent un service. Je suis une femme d'affaires, et je préfère avoir tous les détails aussi rapidement que possible.
— Tu as besoin d'une mécanicienne à 3 heures du matin ?
— Je suis un vampire, Mercy, me dit-il gentiment. Trois heures du matin, c'est le début de soirée, pour moi. Mais ce n'est pas d'un mécanicien dont j'ai besoin. C'est de toi. Tu me dois une faveur.
Ce maudit vampire avait parfaitement raison. Il m'avait donné un coup de main lorsque la fille de l'Alpha local s'était fait kidnapper. Et il m'avait avertie que, un jour ou l'autre, il demanderait un service en retour.
Je m'assis dans mon lit en bâillant et en abandonnant tout espoir de me rendormir.
— D'accord. Que puis-je faire pour toi ?
— Je suis censé remettre un message à un vampire qui se trouve dans les environs sans la permission de ma maîtresse, dit-il en allant droit au fait. J'ai besoin d'un témoin qu'il ne remarquera pas.
Il raccrocha sans me laisser le temps de lui répondre, ou même de me dire quand il passerait me prendre. Ça lui ferait bien les pieds si je me contentais de me rendormir.
En marmonnant, j'enfilai quelques vêtements : un jean, mon tee-shirt de la veille, orné d'une belle tache de moutarde, et mes chaussettes dont à peine une seule était trouée. Une fois plus ou moins habillée, je me traînai jusqu'à la cuisine et me servis un verre de jus de cranberry.
C'était la pleine lune, et mon colocataire, en bon loup-garou, était allé courir avec la meute locale. J'étais donc dispensée de lui expliquer que je sortais avec Stefan. Ce qui était une bonne chose.
Non pas que Samuel soit un colocataire difficile, mais il avait un peu tendance à se montrer possessif et autoritaire. Non que j'aurais toléré qu'il le soit, mais la négociation avec un loup-garou était un exercice nécessitant beaucoup de subtilité, trop pour moi à - je regardai ma montre - trois heures et quart du matin.
Même si j'ai grandi parmi eux, je ne suis pas un loup-garou, ni un quoi que ce soit garou, d'ailleurs. Je ne suis pas esclave des phases de la lune et, sous la forme de coyote qui est la mienne quand je ne suis pas humaine, je ressemble à n'importe quel canis latrans : les marques de chevrotine sur mon arrière-train le prouvent.
On ne peut en revanche pas confondre un loup-garou avec un loup :les garous sont bien plus gros que leurs cousins non surnaturels... et bien plus effrayants.
Moi, je suis une marcheuse, bien que je sois sûre qu'il y a autrefois eu un autre nom pour ceux de ma sorte : un nom indien, cannibalisé par l'influence dévorante de l'Europe sur le Nouveau Monde. Peut-être mon père aurait-il pu m'en dire plus s'il n'était pas mort dans un accident de la route sans même savoir que ma mère était enceinte. Les loups-garous m'avaient donc appris tout ce que je savais, et ce n'était pas grand-chose.
Le terme « marcheur » vient des « Marcheurs de peau » des tribus indiennes du Sud-Ouest américain. Mais d'après mes lectures, j'ai moins de points communs avec eux qu'avec les loups-garous. Je ne suis pas magicienne, je n'ai nul besoin d'une peau de coyote pour me métamorphoser... et je ne suis pas maléfique.
Je sirotais mon jus de fruits en regardant par la fenêtre. Je ne voyais pas la lune, seulement sa lumière argentée qui effleurait le paysage nocturne. Penser au Mal était plutôt de circonstance, alors que j'attendais qu'un vampire vienne me ravir. Au moins, ce genre de pensées m'empêcherait-il de me rendormir. Je suis comme ça, moi : j'ai vraiment peur du Mal.
Dans notre monde moderne, le terme peut sembler... démodé. Quand il montre brièvement son vrai visage en la personne d'un Charles Manson ou d'un Jeffrey Dahmer, on trouve toujours plein d'explications : trop de drogues, une enfance malheureuse ou une maladie mentale...
Les Américains, en particulier, sont presque naïfs dans leur foi absolue en la science en tant que réponse à tout. Quand les loups-garous ont enfin révélé leur existence, il y a plusieurs mois, les scientifiques se sont immédiatement mis à la recherche d'une bactérie ou d'un virus pouvant expliquer le Changement : leurs laboratoires et leurs ordinateurs n'étaient pas équipés pour détecter la magie. Aux dernières nouvelles, la prestigieuse fac de médecine Johns Hopkins avait toute une équipe consacrée à la question. Sans doute obtiendraient-ils des résultats, mais je pariais qu'aucune explication scientifique ne pourrait justifier qu'un homme de quatre-vingts kilos puisse se transformer en loup-garou de cent vingt kilos. La science ne laisse pas plus de place à la magie qu'au Mal.
Cette croyance béate dans le fait que le monde est explicable est à la fois un terrible point faible et une solide armure. Le Mal préfère que ses victimes ne croient en rien. Les vampires, pour donner un exemple, pas tout à fait au hasard, vont rarement tuer des gens au hasard dans la rue. Quand ils vont chasser, ils partent à la recherche de victimes qui ne manqueront à personne et qu'ils ramèneront chez eux, là où elles seront chouchoutées et engraissées... comme des vaches dans une ferme d'élevage intensif.
La science reine avait permis que les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics soient relégués au passé. En échange, le citoyen modèle, respectueux de la loi et rationnel, n'avait pas à s'inquiéter des créatures qui erraient dans la nuit. J'aurais parfois préféré être l'un de ces citoyens modèles...
Les citoyens modèles n'ont pas droit aux visites de vampires.
Et les meutes de loups-garous ne déclenchent pas en eux un sentiment d'inquiétude. Enfin, si, mais pas exactement le même que le mien.
Le coming out avait été une étape cruciale pour les loups-garous. Cela pouvait très bien se retourner contre eux. Le regard perdu dans la nuit, j'imaginai ce qui se passerait si les gens recommençaient à avoir peur. Les loups-garous n'étaient pas des êtres maléfiques, mais ils n'étaient pas non plus les héros pacifiques et respectueux de la loi pour lesquels ils essayaient de se faire passer.
On frappa à ma porte.
Les vampires sont maléfiques, eux. Je le savais. Mais Stefan était plus qu'un simple vampire. Parfois, j'étais quasi certaine qu'il était mon ami. Raison pour laquelle aucun sentiment de peur ne m'animait jusqu'à ce que je voie ce qui se tenait sur mon paillasson.
Le vampire avait plaqué ses cheveux en arrière, offrant la peau livide de son visage à la lumière blafarde de la lune. Vêtu de noir de pied en cap, il aurait dû ressembler vaguement à un figurant sorti d'un mauvais film sur Dracula. Pourtant, cette tenue, qui allait du long pardessus noir en cuir jusqu'aux gants de soie, semblait plus authentique sur Stefan que ses habituels jeans pourris et tee-shirts flashy. On aurait dit qu'il venait d'ôter un déguisement plutôt que l'inverse.
Il avait l'air de quelqu'un qui tuait avec autant de difficulté et de scrupules que j'en aurais eu pour changer une roue.
Ses sourcils mobiles s'arquèrent comiquement et il redevint le vampire qui avait repeint son vieux minibus Volkswagen pour qu'il ressemble à la Mystery Machine de Scoubidou.