Le kama-sutra des paresseuses
Le kama-sutra des paresseuses
256 pages
Couverture souple. 15,8 x 21,5 cm. Illustrations en couleurs.
À réserver aux adultes
Réf : 664499
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 12,00  (prix public)
Résumé
Courant d'air et dépoussiérage en vue avec ce livre de Kama-Sutra DRÔLISSIME ! Reprenant avec légèreté les règles de l'original, il explique les positions sexuelles les plus inattendues et vous apprend à mener une relation conjugale (ou pas ! !) comme une pro !
Pourquoi on l'a choisi
On ose tout ! Le livre est pimenté par des Kama-quiz, trucs de paresseuses et autres clins d'œil astucieux...
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
Le 20 octobre 2009
Sympa mais...
Sympa car assez drôle, beaucoup d'humour dans ce livre mais au final rien de bien nouveau ! On s'ennuie vite !
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Le 10 janvier 2010
Super livre
Très bien imagé, bon conseil, j'adore !
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Extrait
chapitre 1


Comment donner l'illusion qu'on a lu le Kama-sutra dans le texte



Comment faire comprendre aux autres, aux hommes en particulier, qu'on est drôlement bien renseignée ?

Si on veut vous sortir de votre lascivité naturelle et vous intéresser ne serait-ce qu'un tout petit peu à ce monument de la littérature érotique, mieux vaut quand même commencer par le début et vous fournir une traduction convenable du titre, qui, à lui seul, est une véritable promo pour son contenu.


Kama-sutra, ça veut dire quoi au juste ?

Kama (qu'on peut aussi écrire kâma pour faire plus authentique, mais franchement ça ne rime pas à grand-chose, d'autant qu'avec le sanskrit - la langue sacrée et littéraire de la civilisation brahmanique - on fait un peu comme on veut puisqu'il n'y a pas grand monde à portée de voix pour nous reprendre sur notre mauvais accent)... le mot kama, donc, est un mot masculin qui veut dire « amour » ou, mieux encore, « désir, objet de désir ». Ainsi, Kamadeva est tout simplement... le dieu de l'Amour.

Sutra désigne une « devise », une « règle », un « proverbe », un « aphorisme », mais aussi un « traité complet à propos d'un sujet ».

En traduction libre, Kama-sutra pourrait donner : « Tout, tout, tout et le reste sur l'amour et le désir en quelques règles simples à connaître et faciles à mémoriser ».
Avouez que c'est tentant !


TRUC DE PARESSEUSE

Vous trouverez à la fin de ce guide un glossaire complet qui vous permettra de découvrir le sens de certains mots en sanskrit. Mais pour vous faciliter la lecture, voici les mots qui désignent les parties génitales (même sans être pudibonde, linga et yoni sont beaucoup plus agréables à lire et à écrire que verge et vagin) :
• linga : le sexe masculin, plus précisément « la verge » (tiens, c'est un mot féminin !) en érection ;
• yoni : le sexe féminin, plus précisément « le vagin » (tiens, c'est un mot masculin !) ;
• jaghana : les fesses des femmes, en fait « le cul » , mais aussi - et c'est parfois ambigu - le sexe lui-même. Un peu comme en français.




Et ça parle de quoi en fait ?

Le Kama-sutra réunit 2 200 versets (en sanskrit, on dit shloka), qui se proposent d'établir une sorte de code de bonne conduite amoureuse.

Simplement, ce qui est un peu décevant quand on arrive là en néophyte, c'est que, sur les sept parties qu'il comporte, une seule parle de sexualité. Il s'agit de la deuxième, et elle s'appelle, en toute simplicité, « L'union sexuelle ». C'est bien sûr le sujet central de ce guide que vous tenez en main. Mais il sera également question de séduction, de vie en couple, de rupture...

Comme il y a de véritables pépites dans les autres parties, mais que l'on sait qu'une paresseuse est... paresseuse par essence et ne se refait pas, les pépites ont été extraites et purifiées. Bref, on vous les livre ultra-simplifiées. Parce que ce serait dommage de passer son tour quand il s'agit d'apprendre des trucs vraiment essentiels (et là, vous allez voir qu'on frise le capital), et qu'une paresseuse ne laisse pas sa place quand elle peut s'offrir sans effort une bonne tranche d'hilarité.


KAMA-QUIZ

Pour vous mettre dans l'ambiance et vous montrer combien il y a à prendre et à apprendre dans ce guide, voici un petit quiz. Sur cette liste, qui se propose de citer les catégories de femmes avec lesquelles un honnête homme ne doit à aucun prix entrer en relation, trouvez celle que nous avons ajoutée pour rire :
• une déséquilibrée ;
• une femme déchue de sa caste ;
• une lépreuse ;
• une femme qui trahit les secrets ;
• une femme qui affiche publiquement ses désirs sexuels ;
• une femme qui ne s'épile pas les aisselles ;
• une femme à la peau trop claire ou trop sombre ;
• une femme qui sent mauvais ;
• une proche parente ;
• une amie intime ;
• une ascète ;
• l'épouse d'un parent ;
• l'épouse d'un camarade ;
• l'épouse d'un brahmane ou d'un roi.
Réponse : celle qui ne s'épile pas les aisselles.


Du Kama-sutra en veux-tu en voilà pour briller

On a dit « Ve siècle  » pour aller vite. En réalité, si le but est de briller en société, autant se la jouer érudite : Vatsyayana aurait vécu entre le Ier et le VIe siècle de notre ère, à deux ou trois ans près. (Les spécialistes affirment qu'en Inde la chronologie n'est ni essentielle ni significative.)

Nous sommes de fait dans l'âge classique de l'Inde, avec l'avènement des Gupta, une dynastie qui imposa l'ordre, fédéra trente-cinq États, et prit le contrôle des régions autour du Gange. C'est encore selon les spécialistes, la période la plus brillante, la plus raffinée, la plus élégante de l'histoire de l'Inde - toujours à deux ou trois ans près.

Certes, ce n'est pas tout neuf, mais c'est toujours en vigueur. On trouve un exemplaire du Kama-sutra dans toutes les bonnes bibliothèques des gens de bonne compagnie de Bombay, Madras ou Delhi, et il continue de se vendre en Inde dans toutes les bonnes librairies. Même ceux qui ne l'ont pas chez eux en connaissent globalement le contenu, et l'on peut dire qu'il fait partie de l'inconscient collectif et de la culture de tout Indien qui se respecte.

Toujours dans l'unique but de montrer que vous disposez d'une solide culture générale, érotique en particulier, sachez enfin que l'Inde est une civilisation très portée sur le sexe et les plaisirs sensuels, si l'on considère le nombre d'ouvrages qui leur sont consacrés : il existe, paraît-il, six traités sur l'amour, tous composés avant le Kama-sutra, qui abordent à peu près les mêmes sujets, sur le même ton, et avec plus ou moins les mêmes conseils - on a beau être doté d'une imagination illimitée, compte tenu du thème à traiter, on finit toujours par se répéter.


« "KITSCH" VOUS AVEZ DIT "KITSCH" ? »
Un détail : c'est aussi à la dynastie des Gupta que l'on doit les plus belles richesses de l'art indien et les temples les plus réputés. Il n'est donc pas impossible que l'imagerie érotique « tarte à la crème » autour du Kama-sutra ait pris naissance moins dans le texte lui-même que dans les bas-reliefs, miniatures et statues qui lui sont contemporains.

Les sept parties du Kama-sutra

Au risque de vous décevoir, sachez que le Kama-sutra est un livre avec des mots, même pas avec des dessins. Voilà pourquoi il a donné lieu à tant d'interprétations et à tant de prolongements. Souvent, du reste, l'imagerie qui l'illustre est plus inspirée des Tantra, les textes qui ont donné naissance au terme tantrisme, qu'au Kama-sutra lui-même.

Pour se faire une idée de l'ouvrage, voici en hors-d'œuvre un rapide aperçu du sommaire d'origine - ce qui vous permettra de faire votre intéressante exactement comme si vous l'aviez vraiment lu :

Première partie
Une sorte de prologue établit un certain nombre d'observations générales à propos des hommes distingués et des femmes à fréquenter - ce qui n'est sûrement pas inutile. Pas franchement au goût du jour, mais ce début nous renseigne sur une civilisation qui, si elle demeure assez attachée à ses principes, a quand même beaucoup évolué... si l'on en croit les productions cinématographiques de Bollywood, qui ne font pourtant pas figure de films d'avant-garde ou d'art et d'essai !

Deuxième partie
Elle passe en revue les fameuses soixante-quatre techniques amoureuses.

C'est là qu'il est question des différentes façons de s'accoupler pour trouver la jouissance. Il y en a en tout pour une cinquantaine de pages, avec des têtes de chapitres tellement alléchantes que l'on s'y plonge avec volupté. Et, franchement, devant une telle inventivité, on a du mal à tout saisir du premier coup !Autant vous le dire tout de suite : il ne s'agit pas à proprement parler de « positions », mais plutôt de façons de faire l'amour et d'y trouver du plaisir. Tant et si bien que tous les sites Internet qui se proposent de vous détailler les fameuses « soixante-quatre positions du Kama-sutra », moderne ou pas, ne font que broder sur une trame, certes, stimulante mais infiniment plus serrée.

Cette deuxième partie suggère en plus deux ou trois bricoles à propos du baiser, de l'utilisation des ongles, des dents, des coups ( !),des soupirs.

Signalons enfin un petit appendice sur la fellation, et même un chapitre sur les querelles amoureuses.

Troisième partie
On pourrait la sous-titrer »« Comment trouver une épouse », car elle livre tous les trucs et les astuces aux hommes pour faire leur choix, leur cour, faire remarquer leurs sentiments à l'heureuse élue et lui signifier pourquoi et comment elle doit se soumettre. C'est peut-être la partie la moins glamour.

Côté « sexe », c'est un peu pauvre, mais il y a quand même quelques bons fous rires à glaner.