L'amour au coeur
Prix public   : 16,80 
15,95 €
Une autre vie
Une autre vie
Danielle Steel
Disponible
528 pages
Couverture cartonnée
Réf : 574574
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Résumé
Peter sauve des vies, Mélanie présente le journal télévisé. Des milliers de kilomètres les séparent, mais ils partagent le même amour des autres... Quand ils décident d'unir leurs vies, les obstacles semblent infranchissables pour la jeune femme : la haine de sa belle-fille, l'ombre de l'épouse disparue, la malveillance d'un confrère... 
Pourquoi on l'a choisi
Un tourbillon d'émotions. Avec une grande finesse, Danielle Steel évoque des sujets très sensibles comme la chirurgie cardiaque ou les familles recomposées. Un bel hommage à l'amour et à la générosité qui rapprochent toujours les gens de cœur. 
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Née à New York en 1949, Danielle Steel passe une grande partie de son enfance en France où elle reçoit une éducation soignée. Puis, elle rentre à New York achever ses études. Elle suit alors à la fois les cours de l'université et ceux d'une grande école new-yorkaise de stylisme. Finalement, c'est vers l'écriture qu'elle se tourne, avec le succès que l'on sait.
En 1981, elle est élue l'une des dix femmes les plus influentes au monde.
À 54 ans, elle est élevée au rang de Chevalier des Arts et Lettres lors d'une cérémonie tenue le 10 juillet 2002 à Paris. Ainsi, rejoint-elle le clan très fermé des quelques artistes américains qui ont vu leur talent honoré par la France tels Salman Rushdie, Isabel Allende ou Margaret Atwood. « Être mise ainsi à l'honneur dans un pays qui est presque le mien me va droit au cœur », a remercié la romancière, dont la première langue parlée fut le français.
Avec plus de 560 millions d'exemplaires vendus dans 40 pays, Danielle Steel est un véritable phénomène de l’édition.

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Extrait

1


Docteur Hallam...
Docteur Peter Hallam... Docteur Hallam... Soins-cardiaques intensifs. Docteur Hallam...
La voix continuait son bourdonnement automatique pendant que Peter Hallam traversait à grands pas le hall du Center City Hospital. Il ne s'arrêta pas pour répondre à l'appel car son équipe savait déjà qu'il accourait. Il entra dans l'ascenseur et, sourcils froncés, appuya sur le bouton du sixième étage. L'information fournie vingt minutes auparavant par téléphone le préoccupait. Depuis des semaines il attendait ce donneur, mais n'était-il pas trop tard ? L'inquiétude le rongeait pendant qu'il franchissait la porte de l'ascenseur et se dirigeait rapidement vers la salle de soins cardiaques intensifs.
— Sally Block a-t-elle été transportée ici ?
Une infirmière leva les yeux et parut s'éveiller dès qu'elle aperçut le médecin. Quelque chose à l'intérieur d'elle-même bondissait toujours à sa vue. Il dégageait une telle impression de force, cet homme grand et mince, aux cheveux gris, aux yeux bleus, à la voix bien timbrée ! Il correspondait parfaitement à la description des médecins donnée par la presse du cœur. Il y avait en lui quelque chose de foncièrement doux et bienveillant, mêlé à cette puissance contenue. A la façon d'un pur-sang difficilement maîtrisé, il s'acharnait à courir plus vite, plus loin... à en faire plus... à battre de vitesse le temps... à s'accrocher encore lorsqu'il n'y avait plus d'espoir... à maintenir un filet de vie... un homme... une femme... un enfant... encore un. Souvent il arrivait à remporter la victoire, mais pas toujours. Alors il en souffrait. Parce qu'il n'était pas le plus fort, de petites rides s'étaient creusées sous ses yeux, trahissant sa souffrance. Opérer des miracles presque chaque jour ne lui suffisait pas. Il désirait davantage, des résultats meilleurs encore. Il voulait sauver tous ses patients, mais c'était impossible.
— Oui, docteur, répondit rapidement l'infirmière. Elle vient juste d'arriver.
— Est-elle prête ?
Elle comprit aussitôt le sens de ce mot « prête » et, une fois de plus, admira le médecin. Sa question ne signifiait pas : lui a-t-on administré un tranquillisant avant qu'elle quitte sa chambre pour être véhiculée jusqu'au bloc opératoire ? Non, ce que le chirurgien désirait savoir, c'était l'état psychologique de sa malade, ses pensées et ses impressions, si elle avait parlé à un infirmier ; et connaître aussi le nom de celui qui l'avait accompagnée.
Il insistait pour que chaque membre de son équipe connaisse les malades afin de mieux comprendre les problèmes qu'il faudrait surmonter et afin que les malades eux-mêmes sentent qu'on s'intéressait à eux et que l'impossible serait tenté pour les sauver. Chaque malade devait être prêt à lutter avec lui. Un jour, l'infirmière l'avait entendu déclarer à ses étudiants :
— Si le malade ne pense pas qu'il a une chance de survivre en entrant dans la salle d'opération, nous avons perdu la bataille avant même de la livrer.
Il pensait profondément ces paroles.
L'infirmière hocha affirmativement la tête. Peter Hallam était un homme remarquable, efficace, brillant... et tellement beau, songea-t-elle en le regardant s'engouffrer dans un petit ascenseur. L'appareil s'éleva d'un étage et déposa le chirurgien devant le bloc opératoire. Dans cette salle, avec son équipe, il réalisait parfois des interventions cardiaques courantes, mais peu souvent. La plupart du temps, il tentait des opérations de dernière chance comme des pontages, des transplantations ou des greffes. Ce soir-là, justement, il devait procéder à une greffe.
Sally Block avait vingt-deux ans. Depuis son enfance elle souffrait de rhumatisme cardiaque. Malgré tous les traitements et plusieurs implantations de valves, elle menait une vie d'invalide depuis son adolescence. Quelques semaines auparavant, le chirurgien et son équipe avaient résolu d'effectuer une greffe du cœur, ultime solution. Mais jusqu'à ce jour il n'y avait pas eu de donneur.
La nuit précédente, à 2 h 30 du matin, une bande de délinquants juvéniles se lançait dans une course de voitures dans les rues de San Fernando Valley : trois des garçons étaient morts. L'organisation des Donneurs Volontaires s'était aussitôt mise en branle et, après une série de coups de téléphone aux hôpitaux, avait pris contact avec Peter Hallam. Il avait compris qu'un cœur était à sa disposition. Depuis des semaines il harcelait tous les hôpitaux du sud de la Californie pour en trouver un, et maintenant il l'avait. Mais tout n'était pas joué ! Encore fallait-il que Sally survive à l'intervention et que son organisme ne sabote pas le travail en rejetant le cœur tout neuf qu'on allait lui greffer.
Peter Hallam enleva ses vêtements de ville et revêtit sa blouse aseptisée verte, en coton souple. Ses assistants attachèrent son masque. Trois autres chirurgiens et deux internes, ainsi que le groupe habituel d'infirmières, procédèrent au même rituel. Sans un regard pour les membres de son équipe, le docteur Hallam entra dans la salle d'opération et ses yeux, immédiatement, cherchèrent Sally. Elle était couchée, immobile et silencieuse, sur la table d'opération, regardant les projecteurs disposés au-dessus d'elle comme si leur violente lumière l'hypnotisait. Même allongée comme elle l'était dans sa chemise stérile, avec ses longs cheveux blonds ramassés dans un bonnet de coton vert, elle paraissait jolie. Cette jeune fille, c'était aussi une précieuse vie humaine. Sally désirait passionnément devenir une artiste... étudier à l'université... danser au bal des étudiants... être embrassée... avoir des enfants. Elle reconnut le chirurgien sous son masque et un lent sourire apparut sur ses lèvres, malgré la torpeur provoquée par les médicaments.
Avec ses yeux immenses dans ses traits délicats, elle avait l'air d'une poupée chinoise brisée, attendant qu'un magicien recolle les fragiles morceaux.
— Hello, Sally, comment te sens-tu ?
— Toute bizarre...
Ses yeux clignèrent un moment et de nouveau elle sourit au visage familier. Au cours des dernières semaines, des relations presque intimes s'étaient nouées entre lui et elle. Elle se sentait plus proche de lui que de personne au monde. Il lui avait ouvert les portes de l'espoir, de la tendresse, de la douceur. La solitude dans laquelle elle vivait depuis si longtemps en était devenue moins douloureuse.
— Nous allons travailler dur dans les heures qui viennent. Mais toi, tout ce que tu auras à faire, c'est de rester couchée et de dormir. Tu n'as pas peur, au moins ?
Il étudia le petit visage puis jeta un coup d'œil sur les cadrans de contrôle.
— Juste un peu...
Mais il savait qu'elle était bien préparée. Pendant des semaines il lui avait expliqué en quoi consistait une greffe du cœur, quels en étaient les dangers et quels seraient les traitements post-opératoires. Elle savait ce qui l'attendait, et que l'heure H venait de sonner pour elle. Cette seconde naissance qu'elle envisageait, c'était le chirurgien qui la lui offrait. Avec toute son âme et l'habileté de ses doigts, il allait lutter pour lui insuffler la vie.
L'anesthésiste prit son poste à la table et interrogea du regard le chirurgien. Il baissa lentement la tête, puis sourit à Sally.
— A tout à l'heure...
Il fallait bien compter cinq ou six heures avant qu'elle reprenne à peu près conscience et qu'avec les assistants il étudie ses réactions dans la salle de réanimation.
— Vous serez près de moi lorsque je me réveillerai ?
Une vague de panique la fit frissonner. Il s'empressa d' acquiescer.
— Bien sûr, je serai près de toi, aussi près que je le suis en ce moment.
Il fit un signe à l'anesthésiste. Les yeux de Sally papillotèrent sous l'effet du calmant déjà administré. Un moment plus tard, le penthotal diffusé par un tube intraveineux fixé sur le bras faisait son effet. Sally Block s'endormit et le scalpel entreprit son délicat découpage.
La greffe du nouveau cœur prit quatre heures. Lorsque l'organe tout neuf se mit à battre, un éclair de triomphe brilla dans les yeux de Peter Hallam. Puis son regard, une fraction de seconde, rencontra celui de l'infirmière qui se trouvait en face de lui et, sous son masque, il sourit.
— Tout va bien.
Mais il n'avait gagné que la première manche, il ne le savait que trop bien. L'organisme de Sally accepterait-il ou rejetterait-il ce corps étranger qu'on lui imposait ? Les chances de Sally n'étaient pas énormes. Mais, sans cette greffe, elle était condamnée.
A 9 h 15, Sally Block fut véhiculée dans la salle de réanimation et Peter Hallam s'accorda sa première pause depuis 4 h 30 du matin. En attendant que l'effet du penthotal soit dissipé, il décida de prendre une tasse de café et de laisser ses pensées suivre leur cours sans les freiner. Les greffes comme celle-ci engloutissaient toutes ses forces.
— Belle intervention, remarqua un jeune interne.
— Merci.
Peter lui sourit et lui offrit une tasse de café noir. L'interne lui rappelait son propre fils. Si seulement Mark avait suivi la même carrière ! Mais non ! Il avait décidé de s'orienter vers le monde des affaires ou de la magistrature. La vie d'un médecin lui paraissait trop dure. Pendant des années il avait vu son père s'épuiser sans compter et souffrir profondément lorsque l'un de ses patients succombait. Mark ne voulait pas prendre le même chemin. Peter plissa ses yeux en avalant une gorgée de café, pensant que peut-être son fils avait eu raison. Puis il se tourna vers son invité :
— C'est la première fois que vous assistez à une greffe ?
— La deuxième. Vous avez également réussi la première opération à laquelle j'ai assisté.
Une réussite, oui, c'était le bon mot. Les deux greffes dont il avait été témoin avaient de quoi impressionner n'importe qui. Mais quelle tension pendant les minutes, les heures qui s'écoulaient ! Voir le Dr Peter Hallam opérer, c'était un spectacle d'une précision miraculeuse, aussi parfaite qu'une danse de Nijinsky.
— Pensez-vous que la greffe va prendre ?
— Il est trop tôt pour se prononcer, mais j'espère que Sally s'en sortira.
Intérieurement Peter Hallam priait pour conjurer le sort. Puis il enfila une seconde blouse et se dirigea vers la salle de réanimation. Quelques chaises étaient rangées près du lit de Sally. Il s'assit tout près de sa malade. Une infirmière étudiait les cadrans de contrôle tout en guettant chaque respiration de l'opérée. Tout marchait normalement. Si un accident devait survenir, il aurait lieu plus tard. A moins, naturellement, que le jeu ait été faussé dès le départ, comme cela arrivait parfois. Mais pas aujourd'hui... pas aujourd'hui... s'il vous plaît, Seigneur... pas cette fois-ci... pas à Sally... elle est trop jeune... Pourtant, qu'elle ait cinquante-cinq ans ou vingt-deux, quelle différence ? Aucune.
Il n'y avait pas eu de différence non plus lorsqu'il avait perdu sa femme. Tout en surveillant Sally, il essayait de ne pas voir un autre visage... Il y avait longtemps... et pourtant c'était plus fort que lui. Il la revoyait dans ses dernières heures lorsqu'elle avait cessé de lutter, d'espérer... lorsqu'elle lui avait échappé. Elle n'avait pas voulu qu'il lutte pour elle, malgré ses efforts désespérés pour la convaincre. Le donneur, il l'avait, mais elle avait refusé la greffe. Cette nuit-là, il avait meurtri ses poings contre les murs de la chambre d'hôpital et conduit comme un fou au volant de sa voiture pour rentrer chez lui. Lorsque la police l'avait arrêté pour excès de vitesse, il n'avait pas réagi. Tout lui était égal alors.. excepté elle... et le refus qu'elle lui avait opposé. Ses explications parurent si vagues aux policiers qu'ils l'obligèrent à sortir de la voiture et à marcher sur une ligne droite. Il n'avait pas trébuché. Il n'était pas ivre mais annihilé par la douleur. Les policiers l'avaient laissé reprendre le volant mais il avait reçu une convocation à comparaître. L'amende avait été énorme. Cette nuit-là, il était rentré chez lui et avait tourné en rond dans la maison, l'esprit obsédé par elle, souffrant pour elle, pleurant sur tout ce qu'elle lui avait donné et ne pourrait plus lui donner. Vivre sans elle lui parut impossible. Même les enfants ne pouvaient lui redonner goût à la vie... Il ne pensait qu'à Anne. Elle avait été si forte et pendant si longtemps ! Et grâce à elle il avait surmonté tous les obstacles. Elle lui communiquait une énergie dont il ne pouvait se passer. Cette nuit-là, terrifié, seul et angoissé comme un enfant dans le noir, il s'était écroulé. A l'aube, une irrésistible impulsion l'avait saisi. Il devait retourner auprès d'elle... la retenir encore une fois... lui dire ce qu'il n'avait jamais pu lui dire auparavant... Il avait couru à l'hôpital une fois encore et s'était glissé dans sa chambre. Après avoir renvoyé l'infirmière, il avait scruté le visage pâle, tenu la main faible et repoussé les cheveux blonds de son front. Juste avant le lever du soleil, elle avait ouvert les yeux.
— ... Peter...
Sa voix se discernait à peine dans le silence.
— Je t'aime, Anne... Ne t'en va pas !
Les larmes montaient à ses yeux et il devait se retenir pour ne pas hurler. Sur les lèvres d'Anne s'esquissa ce sourire magique qui lui faisait toujours chaud au cœur et, dans un soupir, elle glissa tout doucement dans la mort. Pétrifié par l'horreur, il ne pouvait détacher les yeux de cette affreuse vision. Pourquoi ne voulait-elle pas lutter ? Pourquoi refusait-elle son aide ? Pourquoi... alors que tous les jours des malades l'acceptaient ? La souffrance devenait intolérable. Sanglotant presque sans bruit, il resta auprès d'elle jusqu'à ce qu'un de ses confrères vienne le chercher. On l'avait ramené chez lui, mis au lit. Les jours et les semaines suivants, il avait vécu comme un automate. De cet épouvantable cauchemar il n'émergea que de courts instants, jusqu'au moment où il put réaliser que ses enfants avaient désespérément besoin de lui. Enfin il s'était ressaisi et il était retourné à l'hôpital. Mais c'était désormais un homme mutilé, à qui manquait sa raison de vivre. Anne n'était jamais absente bien longtemps de son esprit. Mille fois par jour son souvenir venait l'obséder, lorsqu'il partait de chez lui, lorsqu'il allait et venait d'un malade à l'autre, lorsqu'il entrait dans la salle d'opération ou qu'il reprenait sa voiture, tard le soir, pour rentrer chez lui. Lorsqu'il poussait la porte de sa demeure et qu'il comprenait qu'elle ne viendrait pas l'accueillir, un poignard lui transperçait le cœur.
Une année s'était écoulée. La peine était moins aiguë mais toujours présente. Il pensait qu'elle ne finirait jamais ; aussi, que pouvait-il faire sinon s'acharner au travail, donner le meilleur de lui-même aux malades qui avaient besoin de lui ? Il y avait aussi Matthew, Mark et Pam. Dieu merci, les enfants lui restaient. Sans eux, il n'aurait pas survécu. Grâce aux enfants il avait surmonté son désespoir. Il continuait à vivre... mais différemment... sans Anne.
Il guetta la respiration de Sally. Ses paupières se soulevèrent un instant et ses yeux errèrent avec perplexité dans la pièce.
— Sally... Sally, c'est moi, Peter Hallam... Tout va bien...
Oui, tout allait bien, mais pour combien de temps ? Il n'en savait rien. Pour le moment, Sally était vivante. Elle avait fait son possible pour retenir la vie en elle, et il allait désespérément l'aider à conserver cette étincelle prête à s'éteindre.
Il resta à son chevet, lui murmurant quelques mots lorsqu'elle revenait à elle, et réussissant à faire naître un petit sourire lorsqu'il la quitta. Après avoir dévoré un sandwich dans la cafétéria, il se rendit à son cabinet, puis retourna à l'hôpital pour la consultation de 16 heures. A 17 h 30 il prit le chemin de sa maison, l'esprit empli, une fois de plus, du souvenir de sa femme. Encore maintenant il ne pouvait s'habituer à son absence. Quand donc cesserait-il de la chercher du regard lorsqu'il pénétrait chez lui ? Cette question, il l'avait posée à un ami six mois auparavant. La souffrance avait fini par incruster sur ses traits une certaine vulnérabilité. Au début de son veuvage, elle n'était qu'à peine visible, cette blessure causée par l'absence, le chagrin et la détresse, là où n'apparaissaient que force, confiance en soi, confiance en l'avenir. A l'époque, il avait tout : trois enfants parfaits, une femme parfaite, une carrière parfaite qui provoquait bien des jalousies. Il s'était hissé au sommet, non pas brutalement, mais superbement, et il était heureux. Aujourd'hui, où donc était le bonheur ? Et avec qui ?