Né à Paris en 1946, Hervé Vilard - de son vrai nom René Villard - est confié très tôt à l'assistance publique et grandit dans le Berry.
À l'adolescence, il rejoint la capitale et s'y lie d'amitié avec Daniel Cordier, ancien résistant et galeriste, bientôt son tuteur légal.
Passionné de musique, Hervé Vilard sort à l'été 1965, Capri, c'est fini. Cet enfant de la DDASS devient célèbre du jour au lendemain. Un tube de l'année 1965 (avec Aline de Christophe) qui se vend quelque trois millions d'exemplaires et sera traduit dans plusieurs langues.
Dans la même veine, il enchaîne les succès Fais-la rire, Mourir ou vivre, Sayonara jusqu'au début des années 70. Puis c'est l'éclipse, du moins en France. Hervé Vilard part à la conquête du public sud-américain et surtout brésilien. Dix ans plus tard, il fait un come-back réussi avec l'album Nous (double disque d'or). Le chanteur retrouve un public avec P'tit brun (1987), L'Amour défendu (1990), et Les chansons que j'aime (1992) et remonte en 1996 sur la scène de l'Olympia.
Son dernier album en date, Cri du cœur, reprend les textes de ses auteurs préférés, parmi lesquels Duras, Aragon, Neruda ou Genet.
L'Âme seule est son autobiographie.