Inutilement lourd
Aucun des résumés que j'ai lus ne donne une idée fidèle de cette œuvre qui s'apparente plutôt à 3 nouvelles différentes qu'à un roman car il est difficile de saisir le lien entre ces trois récits. Mais peu importe ! Je n'avais jamais lu de roman de Marie N'Diaye et alléchée par les critiques dithyrambiques, je me suis jetée sur "3 femmes puissantes". Mais quelle déception ! L'écriture est lourde, alambiquée : circonlocutions qui n'en finissent pas, phrases de vingt lignes parfois avec des inversions de l'ordre logique des mots qui rendent non seulement la lecture difficile mais également la compréhension délicate. Pourquoi tant de complications ? Ne peut-on mettre en scène l'Afrique ancestrale et patriarcale et le sort qui est réservée aux femmes dans une écriture fluide, simple et émouvante ? Comment être ému quand il faut démêler l'écheveau d'une phrase pour en comprendre le sens? M. N'Diaye a avoué dans une interview qu'elle était une sorte de galérienne de l'écriture tant elle devait travailler son style pour exprimer sa pensée. C'est aussi ce que disait Flaubert de son propre travail; mais lui savait trouver le mot juste et le rythme qui s'accorde à la pensée du lecteur.
Trop lourd
Le style est lourd, très lourd à tel point que je me suis demandée si il ne fallait pas un diplôme en littérature pour pouvoir lire ce livre ! L'histoire de Nourah ne trouve pas de dénouement, celle de Fanta est plutôt l'histoire de son mari, la seule qui m'ait touchée, c'était la dernière : Khady Demba ! Le style adopté est à déplorer : un peu plus de légèreté et un vrai dénouement aux histoires aurait rendu bien meilleur ce livre ! Bref une vraie déception qui me conforte dans l'idée que le Goncourt s'adresse à une élite.