Retour aux sources
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Retour aux sources
Frédérick d'Onaglia
432 pages
Couverture cartonnée
Réf : 455422
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Au lieu de 19,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Agnès, l’épouse soumise, claque la porte au nez de son homme d’affaires de mari. Elle part prendre l’air avec ses trois enfants dans le village de sa famille, près de Gap où sa tante lui propose de reprendre son hôtel pour le rénover. Entre ses soucis conjugaux et l’hostilité du voisinage qui ne voit pas cette modernisation d’un bon œil, l’aventure s’annonce périlleuse, mais aussi pleine de promesses...
Avis Top Lecteur
« C'est un roman résolument moderne, qui allie la romance au drame psychologique et apporte une touche d'intrigue policière à l'ensemble, ce qui donne une fluidité à la narration. On ne peut pas lâcher le roman, on s'attache aux personnages, on veut absolument savoir comment vont évoluer les relations. Les personnages secondaires sont là pour donner du piment aux intrigues. Nous sommes les témoins privilégiés de la vie quotidienne du village, de ses coutumes et de ses mœurs. Ce livre est une très bonne surprise. »

Elisabete Fernandes


« Un grand bol d’air pur ! […] C’est un roman où la région des Alpes est avant tout mise en valeur et les décors décrits par l’auteur sont magnifiques. […] Un roman basé sur les sentiments familiaux : le lecteur se retrouve déchiré entre Agnès, qui change de vie pour enfin s’accomplir et exister par elle-même, et Florian, son mari qui l’aime toujours mais ne sait plus comment faire. Les personnages sont attachants. »

Aurélie Pinto
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :4
fanfan
Le 12 janvier 2012
Retour aux souces
L'histoire d'Agnès, l'héroine de ce roman une épouse et une mère parfaite et qui décide à la suite d'une humiliation de son époux au cours d'un dîner d'affaire de reprendre sa vie et son destin en main. Elle retourne dans sa région natale avec ses enfants pour se ressourcer et revivre, reprendre l'hôtel de sa tante Aude. Une vie qui sera bouleversée par tous ces changements et qui prouve qu'on peut tout changer dans sa vie et retrouver le bonheur.
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ylangylang
Le 18 mars 2012
Retour aux sources
Encore un chef-d'oeuvre de cet auteur que j'apprécie beaucoup. C'est un voyage à chaque fois. On se sent au coeur de l'histoire.
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mcr64
Le 21 février 2012
mcr64
Lu en 2 jours. Dès les premières pages, on veut savoir comment Agnès va gérer la crise dans son couple. Et oui, on peut remettre en question sa vie à tout moment. Beau roman.
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nath66
Le 05 avril 2012
Retour aux sources
J'ai ADORE du début à la fin, on le commence et on a hâte de savoir la suite !! Ecrit simplement, ce roman coule de source.......... J'ai aimé la pudeur et l'émotion qui se dégagent de ce livre !!!!! Un morceau de vie et une Agnès qui me ressemble beaucoup !!! J'adhère............ achetez-le, vous ne le regretterez pas.
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Né à Rillieux-la-Pape dans le Rhône, Frédérick d'Onaglia écrit depuis l'âge de douze ans et se passionne pour toutes formes de fiction. Ses aspirations littéraires le poussent à suivre des études de communication qui le mènent au poste de responsable marketing qu'il exerce à Lyon.
La Provence, où il séjourne régulièrement, est souvent le cadre de ses romans. En 2004, il publie Le Secret des cépages, finaliste du prix Carrefour-Savoirs et lauréat du prix Lion's Club International, lequel constitue également le premier volet d'une trilogie à succès, complétée par L'Invitée de Fontenay puis par L'Héritière des Montauban.
En 2007, paraît L’Honneur des Bastide, puis sa suite, La Mémoire des Bastide, en 2008. Faux Pas (2009) remporte lui aussi un grand succès.
Présent dans de nombreux salons du livre, dont Metz, Nancy, Besançon, Saint-Étienne, Nice, Toulon ou Brive, l’auteur a su conquérir un public toujours plus nombreux.
Lu dans la presse
« Un joli roman plein de sentiments. »

L'Est éclair


« Une écriture limpide et réaliste pour un roman source de jouvence. »

Notre temps
Extrait

1



Malgré le soleil aveuglant, Agnès conduisait avec assurance sur cette route de montagne particulièrement dangereuse. Son visage n’exprimait aucune émotion. À côté d’elle sa fille, Lise, âgée de douze ans, le casque de son baladeur rivé sur les oreilles, voyageait dans son univers musical. À l’arrière du Range Rover, les jumeaux s’étaient enfin accordés sur le choix d’un film parmi les douze emportés avec le lecteur de DVD. Dans l’habitacle maintenant silencieux, la conductrice recouvrait ses pensées.
Lorsque ce séjour dans les Hautes-Alpes avait été programmé, à la Pentecôte, l’existence d’Agnès suivait un cours paisible. Durant quatorze ans, elle s’était dévouée aux siens, à son mari en particulier, remplissant sans rechigner les obligations qui incombent à l’épouse d’un brillant homme d’affaires. Ses parents l’avaient éduquée à cette fin et tout naturellement, elle s’était persuadée que c’était ce qui lui convenait. Dès son plus jeune âge, Agnès avait appris les codes à respecter en société. Dans la très chic banlieue de l’ouest lyonnais où elle avait grandi, avocats, médecins et industriels se fondaient dans le même moule et affichaient toutes les apparences du bonheur que leur réussite professionnelle laissait supposer. Fille d’un notaire, Agnès avait eu une enfance aux couleurs de conte de fées, d’autant que sa mère, qui ne travaillait pas, s’occupait d’elle sans que cette présence pleine de sollicitude lui soit jamais pesante mais au contraire charmante et la plupart du temps fort utile. Aussi, quand elle avait rencontré Florian Daurel, elle n’avait pas envisagé une seconde que son couple ne reproduise pas le schéma de celui de ses parents. Elle s’était mariée par amour et avait accompli son devoir, mettant ainsi en pratique les principes et les préceptes qu’on lui avait inculqués.
Agnès excellait dans tout ce qui relevait des relations sociales. Elle s’intéressait aux gens qu’elle fréquentait, n’oubliait jamais une date d’anniversaire. Douée d’une mémoire prodigieuse, elle se souvenait de petites anecdotes qu’elle replaçait au moment opportun dans la conversation. Ses interlocuteurs en restaient médusés, d’autant qu’ils ne s’étaient généralement croisés qu’une fois ou deux lors d’un vernissage ou d’un gala de charité. Elle maîtrisait les règles de l’art de recevoir à merveille. Ses dîners du jeudi en étaient la preuve, une référence sur la place de Lyon. Agnès était non seulement une parfaite maîtresse de maison mais également un véritable cordon bleu. L’appartement des Daurel, situé au premier étage d’un immeuble bourgeois du sixième arrondissement, offrait l’image de la perfection telle que la concevait le cercle très fermé de la haute bourgeoisie lyonnaise.

Agnès jeta un coup d’œil dans le rétroviseur pour s’assurer que Louis et Augustin étaient toujours captivés par leur film ; elle remercia Johnny Weissmuller, Tarzan, l’homme-singe, et sa guenon Chita de l’attrait qu’ils suscitaient. Par réflexe, elle vérifia son reflet. Rien dans son visage ne trahissait la moindre inquiétude ; aucune mèche rebelle ne contrariait son carré blond retenu par un discret serre-tête pourpre ; aucun rictus ne déformait ses lèvres rehaussées d’un discret gloss rose pâle ; aucune palpitation n’agitait le rang de perles qu’elle portait dans l’échancrure d’un chemisier de soie ivoire ; rien, si ce n’est la tristesse qui voilait ses yeux marine, attentifs à la route.
Tant de choses avaient changé depuis la Pentecôte… Cela faisait trois semaines que Florian était préoccupé par sa situation professionnelle, jusqu’à en être complètement perturbé et à s’enfermer dans un mutisme inhabituel. À plusieurs reprises, Agnès avait essayé d’aborder le sujet. Il s’était braqué et lui avait fait comprendre, avec plus ou moins de délicatesse, que ses ennuis ne la regardaient pas. Agnès ne le reconnaissait plus. Il avait été un époux conforme à l’idéal auquel elle avait rêvé. À eux deux, ils incarnaient le couple parfait. Agnès s’était épanouie dans cette chimère. Elle découvrait tout à coup que son bonheur était une illusion. Florian et elle ne formaient pas une équipe, comme elle l’avait cru ; lui, en réalité, faisait cavalier seul. Sa carrière lui appartenait. Égoïstement. L’implication d’Agnès s’en trouvait réduite à la portion congrue. Elle se sentait dépossédée. La veille, lors du dîner avec des amis banquiers et un couple de galeristes en vue, elle en avait eu soudain la certitude. Florian, sur un ton désinvolte, lui avait fait un affront inconcevable pour la maîtresse de maison qu’elle était.
— Je pars demain avec les enfants chez tante Aude, avait-elle annoncé très calmement en se mettant au lit.
Florian n’avait pas relevé. Et lorsqu’elle s’était réveillée au petit matin, il avait déjà quitté l’appartement. Agnès avait interprété ce départ comme une fuite. Elle n’avait pas cherché à le joindre au téléphone et s’en était tenue à sa décision. Ainsi Florian réaliserait-il peut-être la portée de son acte. Elle l’espérait, pour le bien de tous. Car ce qui caractérisait Agnès Daurel, c’était son intégrité. Et bien qu’elle sache s’effacer dans de nombreux domaines, elle ne transigeait pas sur sa conception du mariage. Amour, partage, respect et soutien mutuels en étaient les fondements. Florian avait besoin d’un rappel à l’ordre. Agnès lui laisserait le temps nécessaire afin qu’il comprenne l’erreur qu’il avait commise.

La sœur de sa mère, tante Aude, avait tenu un hôtel à Chameyer-les-Alpes, le village où Agnès avait vécu ses bonheurs d’enfant, auprès de sa grand-mère maternelle, Luna Saint-Alban, sans aucun doute la personne qui l’avait le plus marquée dans sa vie. Fantasque et exubérante, tante Aude se moquait des convenances, elle était l’électron libre que la famille, à l’unanimité, considérait comme une excentrique. Pendant des années, les Saint-Alban avaient mis à l’index cette féministe de la première heure. Agnès avait fait chorus. Cette tante ne correspondait pas à l’image à laquelle elle pouvait s’identifier. Les Daurel étaient venus lui rendre visite trois fois, par obligation. En mai dernier, Agnès lui avait téléphoné à l’occasion de son soixante-sixième anniversaire et elles avaient convenu qu’ils passeraient la voir fin juin. La veille, après le départ de ses invités, Agnès avait appelé tante Aude pour lui demander si elle pouvait avancer son arrivée d’une semaine. Celle-ci avait accepté avec joie.