Et l'Egypte s'éveilla
Et l'Egypte s'éveilla
La guerre des clans / Le feu du scorpion / L'oeil du faucon
Christian Jacq
1008 pages
Couverture souple.
Inclus : 1 marque-page en cadeau
Réf : 431783
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Disponible
Le mystère de la dynastie zéro
Résumé
Vers 3 500 avant J.-C. Le territoire égyptien est le théâtre de luttes redoutables entre chefs de clan. Le jeune Narmer, seul survivant de son village, entame un long voyage : la traversée de la vallée des Entraves, dont aucun humain n’est sorti vivant... Narmer ne le sait pas encore, mais sous ses pas naîtra une civilisation incomparable.
Christian Jacq propose avec cette trilogie de remonter aux origines de l’Égypte : une terre de chaos qui attend son premier pharaon.
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :4
Osiris
Le 02 décembre 2011
Et l'Égypte s'éveilla
Tout ce qui concerne Christian Jacques est superbe.
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Remarque de NADINE GAGNEUX GALANT du 06/01/12
Pas toujours, certains ouvrages sur l'Égypte avec des titres différents reprennent souvent la même chose, j'espère que son dernier ouvrage sur l'origine de ce pays nous fera vraiment découvrir un autre aperçu de l'Égypte.
HCA
Le 18 décembre 2011
Les origines
Oui ce livre est sublime. L'Egypte pour moi sera toujours synonyme de découvertes, d'aventures, de surprises et j'en passe. Ici vous serez transporté à l'origine de ce pays juste avant la période pharaonique.
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famillemarguin
Le 22 janvier 2012
Jacq nous éveille l'Egypte !
Dans son avant propos, Christian Jacq nous dit tout, mieux que je ne le ferais : "Une question m'a souvent été posée : comment l'Egypte des pharaons est-elle née, de quelle manière s'est affirmée cette prodigieuse civilisation ? [...] C'est cette épopée de la 'dynastie zéro', des chefs de clan et de l'émergence de la royauté pharaonique, que le romancier, étroitement associé à l'égyptologue, désire vous raconter en ressuscitant ces temps primordiaux"... Et le contrat est rempli, même très bien rempli, par le romancier et égyptologue que nous connaissons et apprécions. Christian Jacq nous rend vivants les mythes fondateurs de la grande Egypte, si vivants qu'il leur donne une dimension de réalité très agréable : on y croirait, et on s'y croirait soi-même ! L'écriture est claire et limpide, et nul besoin d'être un égyptologue averti ni même un simple passionné de l'Egypte antique pour s'attacher au récit. Le livre est bien documenté, bien construit, et nous fait vivre ces grands moments de l'intérieur, entre récit historique, épopée, roman d'aventure, voire saga d'amour. C'est à la portée de tout le monde, sans pour autant céder à la facilité d'une trop grand vulgarisation qui ôterait du fond à ces mythes ancestraux. J'ai pour l'occasion redécouvert Christian Jacq, que j'accusais un peu de commencer à tourner en rond en reprenant souvent les mêmes thématiques, mais qui, ici, nous apporte fraîcheur et (re)novation. Dans une très belle édition proposée par France Loisirs, regroupant en un seul volume la trilogie fondatrice. Que de bonnes raisons pour ne pas se priver, donc je conseille vivement !
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Angel21
Le 23 avril 2012
Une redécouverte
Après avoir lu pratiquement tous ses romans parce que passionnée d'Egypte depuis tendre enfance, j'avais marquée une pause pour me tourner vers d'autres auteurs. Je redécouvre sa plume toujours aussi fluide et ses références d'égyptologue toujours aussi précieuses. Je l'ai dévoré et ai complété mes connaissances sur cette dynastie, si peu connue. A lire vraiment.
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Christian Jacq est né à Paris en 1947. À treize ans, il commence à écrire et se passionne pour l'Égypte ancienne qu'il visite pour la première fois à dix-sept ans, lors de son voyage de noces.
Après des études de Lettres classiques et de Philosophie, il obtient, à la Sorbonne, un doctorat d'égyptologie. Parallèlement, il assume la responsabilité de directeur littéraire au sein du groupe des Presses de la Cité.
Couronné par l'Académie française pour son essai L'Égypte des grands pharaons (1981), Christian Jacq connaît son premier grand succès de romancier avec Champollion l'Égyptien, en 1987.
La publication, en 1993 et 1994, de la trilogie Le juge d'Égypte lui permet d'atteindre les premières places sur les listes des best-sellers (plus de 300 000 exemplaires vendus).
En 1995, il se lance dans un nouveau défi : raconter la vie de Ramsès II en cinq volumes... La série se vendra à onze millions d'exemplaires à travers le monde. Christian Jacq devient ainsi l'écrivain français le plus lu de la planète !
En 2000, sa saga, La Pierre de Lumière a été traduite en vingt-trois langues et tirée à cinq millions d'exemplaires. Son œuvre littéraire est constituée de titres comme :
    La Prodigieuse Aventure du Lama Dancing, 1982
    L'Empire du pape blanc, 1986
    La Reine Soleil, 1988 (Prix Jeand'heurs du roman historique en 1989)
    Maître Hiram et le roi Salomon, 1989
    Pour l'amour de Philae, 1990
    L'Affaire Toutankhamon, 1992 (Prix des Maisons de la Presse 1992)
    Le Moine et le Vénérable, 1992
    Le Juge d'Égypte (3 tomes), 1993-1994
    Barrage sur le Nil, 1994
    Ramsès, (5 tomes), 1995-1997
    La Fiancée du Nil, 1996
    Le Pharaon noir, 1997
    La Pierre de lumière (4 tomes), 2000
    Reine Liberté (3 tomes), 2001-2002
    Les Mystères d'Osiris (4 tomes), 2003-2004
    Que la vie est douce à l'ombre des palmes, 2005
    Mozart (4 tomes), 2006
    La Vengeance des Dieux, tome 1 : Chasse à l'homme , 2006-2007
    La Vengeance des Dieux, tome 2 : La divine adoratrice
Fondateur et directeur de "l'Institut Ramsès", Christian Jacq poursuit une triple carrière de romancier, d'essayiste et d'égyptologue. Outre ses activités littéraires, il continue l'exploration des sites pharaoniques, qui ne fait que resserrer les liens qui l'unissent à ce pays mythique.
Lu dans la presse
« Une fraîcheur intacte sous l'érudition »

Le Figaro


« Un prodigieux retour aux origines »

France Dimanche


« Les écrits de ce vieux scribe séduisent parce qu'ils touchent aux valeurs universelles »

Ouest-France


« Le style alerte de l'écrivain, sa science d'égyptologue confirmée au fil de ses nombreux ouvrages promettent d'emblée au lecteurla découverte d'une facette inexplorée (...) de cette fascinante Égypte dont l'auteur compulse les sables avec passion. »

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Extrait

1


Le ciel explosa, la terre se déchira.
Pris de panique, les membres du clan, placés sous la protection du coquillage sacré, se ruèrent vers la vaste hutte de leur chef. Des vieillards, des enfants et un boiteux furent piétinés.
Indifférent aux hurlements des humains, le jeune Narmer contempla les convulsions provoquées par la colère des dieux. Le vent violent emporta les habitations en roseaux, les marais saumâtres se mirent à bouillonner.
Âgé de dix-sept ans, élancé mais solide, le visage grave, Narmer voulait vaincre sa peur et ne pas reculer devant la tourmente. Dans ces zones humides, où l’eau régnait en maîtresse absolue, l’existence était rude. L’adolescent, comme tant d’autres, avait échappé de justesse aux crocodiles et à quantité de périls menaçant la vie de son clan.
Personne ne remettait en question l’autorité de Coquillage, un quinquagénaire aux yeux glauques, fuyant et rusé. Ses derniers opposants avaient été retrouvés noyés, et nul ne s’autorisait à contester ses décisions.
Pourtant, la fureur de l’au-delà se déchaînait.
Qui était responsable, sinon le chef du clan ?
oudain, une petite main s’agrippa à celle de Narmer. Une jolie brunette de sept ans, serrant sur sa poitrine sa poupée de chiffons.
— Tu vas me protéger ?
— Où sont tes parents ?
— Ils m’ont oubliée.
— Je ne suis pas plus fort que l’orage !
— Oh si, tu l’es ! Mais tu ne le sais pas encore.
Surtout, ne pas la décevoir.
Un éclair jaillit de la masse de nuages, et la foudre tomba à une centaine de pas.
— Entendu, je m’occupe de toi. Tiens-moi très fort.
Avançant avec peine à cause de la violence du vent, le jeune homme et la fillette prirent la direction d’un bras d’eau en furie, résidence du bon génie de Narmer, « l’aimé du poisson-chat ».
Long de trois mètres, les nageoires pectorales équipées d’épines venimeuses pouvant causer la mort, le maître des lieux était d’humeur agressive, et les pêcheurs avaient renoncé à le capturer.
Une faille s’ouvrit sous les pieds de la gamine, Narmer la rattrapa de justesse.
— J’ai sauvé ma poupée ! Tu verras, le dieu de la terre ne nous engloutira pas.
Se sentant responsable d’une vie, le garçon domptait sa peur.
Le bras d’eau n’était qu’enchevêtrement de vagues naissant de bourrasques en provenance de toutes les directions. Trempés, Narmer et sa protégée parvinrent à une rive miraculeusement intacte.
Il était là.
Les yeux fixes, à demi enfoui dans la vase, l’énorme poisson-chat semblait les attendre.
— Imitons-le, préconisa Narmer, allongeons-nous et terrons-nous !
La tempête redoubla d’intensité. Tenant fermement le jeune homme d’une main et sa poupée de l’autre, la fillette sourit.
— Ton génie est puissant, il nous aide. Si nous ne quittons pas son regard, la mort nous épargnera.
Narmer suivit le conseil, tentant d’oublier le vacarme d’éléments en folie. Une pluie brune tombait, des stries noires barraient un ciel rouge, des colonnes d’eau verdâtre montaient des marais.
Le jour et la nuit n’existaient plus, le soleil et la lune avaient disparu. Les heures n’étaient qu’un chemin chaotique menant au néant. Confiante, la fillette s’endormit. Narmer, lui, s’entêtait à fixer le poisson-chat, ultime point d’ancrage à son ancien monde.
Cette fatalité, il la refusait de tout son être.
Pourquoi cette colère des dieux, quelle en était la cause ? Certes pas lui ! Donc, il n’avait pas à subir un châtiment immérité. En évitant le pire, grâce à son génie protecteur, il ne se contenterait pas de le remercier et de retourner à l’existence insipide d’un membre du clan obéissant à Coquillage.
Narmer voulait déchiffrer ces signes. Ils avaient forcément un sens caché, et seule la connaissance de ce mystère tracerait son destin.
Quand la fillette s’éveilla, les vents tombèrent et le bras d’eau du poisson-chat retrouva son calme. Alors, il disparut.
— J’ai bien dormi, dit-elle. Toi, tu as veillé et tu nous as sauvées, ma poupée et moi. Les dieux ne l’oublieront pas.
Elle nettoya soigneusement sa compagne de chiffons, pendant que Narmer, ivre de bruits assourdissants, titubait.
Le silence fut abrutissant.
Un silence anormal, plus effrayant que la tempête. Pas un chant d’oiseau, pas la moindre brise, pas un rire d’enfant.
Le cataclysme avait dévasté le territoire du clan Coquillage, situé à proximité de la mer, et comprenant un dédale de marais, de forêts de papyrus et d’îles herbeuses. Le poisson y était abondant, et nul étranger ne s’aventurait dans ces lieux dont il fallait connaître chaque recoin pour survivre.
Papyrus déchiquetés, îlots anéantis, chenaux bouleversés, nouvelles langues de terre apparues à côté de fosses inondées. Par une trouée, on apercevait même l’immense et dangereuse étendue d’eau salée sur laquelle naviguaient parfois d’intrépides membres du clan.
— On rentre chez nous, décida la fillette. Ma poupée a faim.
Sans lâcher la main de Narmer, elle emprunta un chemin improbable. Les points de repère avaient disparu, l’horizon changé de place. Pourtant, elle ne s’égara pas et, au détour d’une butte sableuse, apparurent les ruines du village.
Çà et là, des cadavres.
Des noyés flottaient à la surface de mares verdâtres, des femmes recherchaient les corps de leurs enfants, des vieillards hébétés se tenaient accroupis, le regard vide. Quelques robustes pêcheurs commençaient à nettoyer les lieux.
Ouverte en deux, privée de toit, la case du chef tenait encore debout. Agité, couvert de boue, il distribuait ses consignes.
— S’il ne t’écoute pas, prédit la fillette à Narmer, le clan mourra.



2


Ayant perdu ses parents très jeune, Narmer connaissait la souffrance. Recueilli par une cousine, il s’était habitué à la solitude en acquérant son indépendance. Ses dons de pêcheur avaient assuré sa subsistance, et il ne devait rien à personne. Jusqu’à cet instant, il s’était cru aussi endurci qu’un rocher résistant au flot et aux vents.
Mais cette désolation lui déchira le cœur.
Tant de victimes, tant de désespoir… Un tel désordre n’était pas le fait du hasard.
— Recherchons tes parents, dit-il à la fillette.
— Ce n’est pas la peine. Le dieu de la terre les a engloutis.
— Si tu dis vrai, qui s’occupera de toi ?
— Ma hutte est la seule intacte, je saurai me débrouiller.
La gamine ne se trompait pas. Son modeste logement, en roseaux solidement tressés, avait échappé à la fureur des éléments. À l’intérieur, de la nourriture et des vêtements.
— Mangeons, décida-t-elle. Ensuite, tu iras voir le chef.
— Qu’aurai-je à lui dire ?
— La vérité. Et je te le répète : s’il ne t’écoute pas, le clan mourra.
Troublé, le jeune homme dégusta du poisson séché et vida une jarre d’eau. Revigoré, il accepta l’évidence : il avait bel et bien envie de parler au souverain.
En sortant de la hutte, il se heurta au fils de Coquillage, un barbu arrogant.
— Au lieu de te reposer, tu ferais mieux de nous aider. Il faut brûler les corps et reconstruire le village.
Narmer acquiesça.
La journée fut épuisante. Accablés de douleur, les membres du clan se parlaient à peine. La mort n’avait épargné aucune famille, chacun pleurait un proche. Plus de la moitié de la communauté avait disparu, et les habitants, après avoir rebâti leurs demeures, devraient s’habituer à un nouvel environnement que la mer menaçait.
Des femmes valides avaient ramassé des moules d’eau douce, puis préparé un repas rassemblant les rescapés. On alluma des feux et on s’inclina devant le chef du clan qui brandit l’emblème sacré dont il était le détenteur : un coquillage géant aux sept appendices pointus.
— Voici notre véritable fortune, affirma-t-il. Elle garantit notre avenir et nous protège contre le malheur. Les dieux m’ont préservé, mon pouvoir est intact : demain, votre clan retrouvera ses forces. Sous mon autorité, vous vivrez heureux et en paix.
La voix était hésitante, le ton geignard. Néanmoins, la majorité voulut croire aux déclarations de Coquillage, et son fils déclencha une série d’acclamations.
Narmer demeura muet.
On rassembla des nattes, et les membres du clan s’endormirent à la belle étoile. L’héritier du chef s’approcha de Narmer, assis à l’écart.
— Pourquoi es-tu resté silencieux, au lieu d’honorer notre souverain ?
— À ton avis ?
La question surprit le barbu.
— Aurais-tu des reproches à lui adresser ?
— Pas toi ?
— Serais-tu devenu fou, Narmer !
— La colère des dieux ne châtie-t-elle pas un mauvais dirigeant et, à travers lui, ses sujets ?
— Je préfère ne rien avoir entendu !
— Tu as bien entendu.
— Si je rapporte ces propos à mon père, tu seras condamné et exécuté.
— Ne te donne pas cette peine, je lui parlerai en personne.
La détermination du jeune homme impressionna le barbu.
— Ce désastre nous a tous bouleversés, je mets tes propos sur le compte de l’émotion.
— Demande audience à ton père, je désire m’entretenir avec lui au plus vite.
— Nous ne sommes pas amis, Narmer, et je ne t’apprécie pas. Mais dans les circonstances actuelles, nous avons besoin de tes bras. Reprends tes esprits, oublions cette conversation et renonce à ta démarche insensée.
— J’exige cette entrevue.
L’œil mauvais, le barbu s’écarta.
— Espérons que la nuit te calmera. Coquillage déteste les provocateurs et les traite comme ils le méritent. Tiens-toi à ta place, et tu n’auras pas d’ennuis. Sinon…
Serein, Narmer n’éprouva aucune crainte. Conscient de son devoir, il n‘avait pas le choix. Ne ressentant pas le besoin de dormir, il bénéficia de la lumière de la pleine lune pour travailler la nuit durant à la remise en ordre du village.
La nature semblait reprendre son rythme, des milliers d’étoiles brillaient. N’était-ce pas un répit illusoire ? La tranquille suite des jours venait de se briser ; ce cataclysme n’oblitérait-il pas l’avenir ?
Peu avant l’aube, Narmer retrouva le cadavre de sa mère adoptive. Il le dégagea de la boue, le lava et l’enterra. Attentive, généreuse, cette femme lui avait permis de grandir et de devenir un homme. Elle reposerait ici, au sein de sa terre natale.
Un chaud soleil réveilla les rescapés. Les yeux hagards, la plupart espérèrent avoir subi un banal cauchemar. Mais la réalité du drame les écrasa, et beaucoup peinèrent à se lever, regrettant de sortir du sommeil.
Narmer se dirigea vers la hutte de Coquillage. Son fils était allongé sur le seuil.
— Je demande audience.
Le barbu se redressa.
— Toi… C’est toi ? Alors, tu persistes !
— Je persiste.
— Réfléchis une dernière fois, Narmer ! Notre chef ne supporte pas qu’on lui manque de respect, et sa loi s’exerce de manière inflexible.
— S’il a correctement agi, c’est le propre d’un bon guide.
— Je ne te comprends pas…
— Va prévenir ton père. J’attendrai le temps nécessaire.
Furibond, le barbu s’exécuta.
Narmer était conscient d’entreprendre une démarche décisive et de ne plus pouvoir revenir en arrière. L’essentiel consistait à ouvrir son cœur.