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Femme au bord de la crise de nerfs
Prix public   : 18,00 
9,95 €
Un peu de respect, j'suis ta mère !
Un peu de respect, j'suis ta mère !
Hernán Casciari
Disponible
384 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 425106
Résumé
Dans la famille Bertotti, je demande le mari, Zacarías, qui noie son chômage dans le foot et la télévision ; le grand-père Américo, en prison pour détention de marijuana ; le fils aîné Nacho, un jour gay, l’autre pas ; et les plus jeunes : Caio le voyou pas futé et Sofi, la strip-teaseuse du dimanche. Mais qu’a donc fait Mirta, épouse et mère dévouée, pour mériter ça ?!
Pourquoi on l'a choisi
Entrez dans la danse ! Cette "blogonovela" (roman écrit sous forme de blog) bourrée d'humour, à mi-chemin entre Almodóvar et un tango déjanté, a conquis l'Argentine avant d'être plébiscitée un peu partout en Europe.
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Madeleine Wickham
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :6
Le 02 janvier 2010
64 adhérents sur 99 ont trouvé cet avis utile.
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Fantastique !!!
Très bon roman. L'histoire de cette famille où tout le monde a un grain est extraordinaire. Vous allez vous tordre de rire. Roman gai, joyeux plein de vie et d'humour. C'est un roman à ne surtout pas rater, sinon vous allez passer à côté de quelque chose de vraiment, vraiment génial. Il est très prenant et on n'a plus envie de le laisser. Pour moi, ce roman devrait recevoir un Prix !
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Le 10 février 2010
12 adhérents sur 16 ont trouvé cet avis utile.
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Absolument génial
Je me suis régalé à lire ce livre. Des moments de fou rire. Tout simplement excellent, il vaut largement son prix !!!
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Le 05 mars 2010
4 adhérents sur 4 ont trouvé cet avis utile.
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Hilarant !!!
J'ai adoré ce livre ! On a certaines crises de fous rires. Il y a des scènes parfois étonnantes mais on s'attache aux personnages malgré leurs défauts. On ne s'ennuie pas ! A découvrir !
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Le 17 février 2010
4 adhérents sur 7 ont trouvé cet avis utile.
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Vraiment très déçue...
Je m'attendais à mieux, j'ai trouvé ce roman fade, vulgaire et irrespectueux. Certes, par momment drôle, quoique... un peu trop caricatural à mon goût.
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Le 09 mars 2010
3 adhérents sur 3 ont trouvé cet avis utile.
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Très drôle
On rigole beaucoup et on s'attache à cette mère de famille déjantée.
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Le 04 mars 2010
1 adhérents sur 2 ont trouvé cet avis utile.
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Excellent !!
A lire absolument ! Très bon divertissement, j'ai passé de très bons moments pendant la lecture de ce livre !
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Hernán Casciari, né en 1971 à Mercedes en Argentine, est écrivain et journaliste. L'histoire de Mirta Bertotti, publiée quotidiennement sur Internet, a connu un succès sans précédent. L'auteur est devenu le fondateur d'un nouveau genre littéraire : le blog-roman.
Extrait
25 SEPTEMBRE 2003
Une journée pourrie

Comme si l'argent nous tombait du ciel, Caio a brûlé un feu rouge et on lui a collé une amende. Cent dix pesos pour le feu grillé et deux cent cinq sous prétexte qu'il est mineur. Trois cent quinze pesos en tout qu'il faut débourser sous peine de nous voir saisir la mob, qui est malheureusement l'unique moyen de transport de Nacho pour se rendre au travail.
Mon mari écumait de rage. Il a poussé Caio jusqu'au fond de la maison et lui est tombé dessus à bras raccourcis. Il s'est un peu défoulé sur lui, en fait. Moi, je lui criais : « Zacarías, lâche le gamin ! » mais il n'y a pas eu moyen. En période faste, Zacarías ne se serait pas donné tant de mal pour rattraper Caio. Il lui aurait tout au plus lancé une godasse à la figure sans bouger de son fauteuil. Seulement, voilà : on n'est pas en période faste.
Il s'est fait virer de chez Plastivida SA avant-hier, le pauvre. Après vingt ans de loyaux services, le voilà au chômage et il ne trouve même pas de petit boulot. Il est tout retourné et un rien suffit à le faire sortir de ses gonds.


26 SEPTEMBRE 2003
Les ennuis continuent

Je viens de téléphoner à la mairie pour dénoncer la vieille Monforte qui habite à côté. Elle est atteinte d'Alzheimer et ne cesse de cracher sur les passants depuis sa fenêtre. Je crois que le conseil municipal devrait prendre des mesures à l'encontre de cette femme... Mais Dieu sait quand ils vont me répondre, ces gens de la mairie !
Pour couronner le tout, je viens de perdre deux clientes qui ne veulent plus entendre parler des petits beignets à la pâte de coings que je leur préparais le dimanche. Elles disent qu'elles ont entamé un régime à base de sirop d'érable et de jus de citron. Je doute qu'elles tiennent bien longtemps vu qu'elles sont goinfres comme tout.
Aujourd'hui, il a fait au moins trente et Sofi nous a ramené un deux en instruction civique.


27 SEPTEMBRE 2003
Enfin une bonne nouvelle !

Zacarías s'est branché sur DirecTV en bidouillant sur le toit des Schafetti, de sorte que maintenant on capte près de huit cent sept chaînes. C'est génial parce qu'on peut voir des vidéos qui passaient dans les cinémas du centre-ville il y a à peine un mois. Le problème, c'est qu'il y a une chaîne, la 52, qu'on est obligés de zapper vite fait, vu que Sofi est à l'âge où elle veut être au courant de tout.
Tout ne peut pas être rose, non plus. À midi, on regardait une chaîne de documentaires quand Caio n'a rien trouvé de mieux que de déclarer que les joints, c'était plus sain que le régime crétois : Zacarías lui a retourné un revers qui l'a fait saigner du nez.
Mon mari est une brute, c'est vrai, je ne dis pas le contraire, mais quel besoin avait le gamin de chercher des noises à son père ? Emilia me dit que c'est l'âge, que quand il aura dix-huit ans, il prendra ses cliques et ses claques et qu'on ne le verra plus. Puisse Dieu l'entendre.


28 SEPTEMBRE 2003
Ça n'a pas traîné

Teresa Gómez et Bocha Blandini, les deux voisines qui avaient arrêté de m'acheter les beignets de pâte de coings et de patate douce le dimanche, sous prétexte qu'elles avaient entamé un régime à base de sirop d'érable et de citron, sont revenues voir bibi ce matin et m'en ont commandé deux douzaines pour leur fête de ce soir. Le jeûne des grosses mémères n'a pas tenu deux jours. Bocha est même tombée dans les pommes en sortant de la banque, et on a dû se mettre à quatre pour la faire grimper dans un taco. Mon commerce de beignets redémarre donc du feu de Dieu.


29 SEPTEMBRE 2003
Conflit de générations

Depuis qu'on a le câble, on voit l'émission de Susi deux fois par jour. D'abord en direct sur la 11, puis le soir sur une chaîne d'Amérique centrale, mais avec deux jours de retard. Du coup, don Américo est persuadé que les concours télévisés sont truqués et prétend que la même dame a gagné deux fois le gros lot de deux cent cinquante mille pesos.
Caio a tenté d'expliquer à son grand-père qu'on rediffusait les émissions et tout ça. Je ne sais pas s'il est bègue ou s'il a une case en moins, mais, quand il explique quelque chose, il bafouille et il embrouille tout. Après quoi, il boude. À mon avis, Caio doit déjà être à l'âge où on s'enferme toute la journée dans la salle de bains.
Après avoir été à 1,99 peso pendant une semaine, la pizza surgelée du supermarché est revenue à 3,80... Je crois qu'ils font ça pour qu'on y prenne goût et qu'on continue ensuite à en acheter. Je ne vois pas d'autre explication. Nacho dit que ça s'appelle de la stratégie marketing. D'après Zacarías, pas du tout, ils font ça juste pour emmerder le monde. Même si Nacho est le seul de cette maison à lire des livres, pour une fois je suis d'accord avec son père.


ler OCTOBRE 2003
Adieu, petite mob !

On s'était faits à l'idée, mais on a quand même eu un choc : comme on n'a pas pu payer l'amende, la police municipale est venue tout à l'heure avec un camion et nous a embarqué la mob. (J'en suis encore toute tremblante.)
Ils disent que maintenant il faudra payer une majoration pour la sortir de la fourrière. D'après Nacho, ça nous coûtera moins cher d'en racheter une d'occasion. Ce qu'il faudrait trouver, dit Zacarías, c'est plutôt un fusil pour buter ce couillon de Caio. La cerise sur le gâteau : la pizza du supermarché est revenue à 1,99. Ils cherchent à nous rendre fous.


ler OCTOBRE 2003
Coupures de courant

J'ai dû avaler une très mauvaise nouvelle, au petit déjeuner. Le journal de ce matin annonce que Mère Teresa de Calcutta est morte à cause d'une coupure de courant. La sainte femme était dans un hôpital de la ville pour un problème au cœur, les plombs ont sauté et la pauvre a clamecé. C'est pas pour faire du mauvais esprit, mais est-ce que l'agonie du pape Jean-Paul ne serait pas en rapport avec la panne d'électricité qu'il y a eu avant-hier en Italie ? Allez savoir, mais maintenant je comprends mieux l'expression « à chaque saint son cierge ». C'est une mesure de précaution.


ler OCTOBRE 2003
Tête de linotte

Ce soir, Negro et Aurora Peroti viennent dîner. Comme ils sont un peu snobinards, tout à l'heure je suis sortie acheter une vingtaine de choses au supermarché du coin. Une fois dans la rue, je me suis rendu compte que j'avais oublié ma liste et mes clés à l'intérieur. Je n'ai pu ni faire les courses ni rentrer chez moi. Quelle merde !
Je suis maintenant dans l'appartement de Nacho et j'écris ceci sur son ordi pendant qu'il cherche un double de mes clés. Jusqu'ici, je pensais que le principal, quand on reçoit à dîner, c'était de bien cuisiner et d'avoir une maison propre, mais j'ai compris que je me trompais.
Le principal, quand on invite des gens à dîner, c'est de pouvoir acheter à manger et rentrer chez soi. (Nacho dit que je suis une optimiste, que, philosophiquement parlant, cela s'appelle de l'optimisme ; mon fils est une perle rare.)


2 OCTOBRE 2003
Un dîner semé d'embûches

Ce Negro Peroti, un copain de Zacarías du temps du service militaire, je n'ai jamais pu le voir en peinture. Et Aurora encore moins, cette petite pimbêche nez en l'air et compagnie. Généralement, les hommes discutent entre eux et nous laissent nous débrouiller toutes seules. Mais toutes les deux, on est le jour et la nuit et quand on se retrouve ensemble, on est aussi mal à l'aise l'une que l'autre. Hier soir, ils sont venus dîner à la maison et, comme d'habitude, j'ai passé un très mauvais moment. Vers la fin, ça a dégénéré et la bête qui sommeille en moi s'est réveillée.
Aurora m'a montré un téléphone portable que lui a offert son mari. Un minuscule appareil muni de tout un tas de bidules. Après dîner, le petit appareil a disparu comme par magie et Aurora a commencé à taper un scandale.
On l'a cherché partout, mais pas moyen de mettre la main dessus. Aurora nous a demandé de fouiller les chambres de Sofi et de Caio, et alors là, moi, j'ai pété un câble et je lui ai dit : « Et si t'allais plutôt fouiller dans la foufoune de ta mère, pour voir s'il y est. » Ça m'a échappé, cette grossièreté m'a échappé. Maintenant je le regrette.
Les Peroti sont partis sans nous dire au revoir. Depuis, Zacarías ne me parle plus. Le seul à me soutenir, ce matin, c'était Caio. J'ai comme l'impression que c'est lui qui l'a, le portable d'Aurora, parce qu'il est tout guilleret.


2 OCTOBRE 2003
Deux familles dans l'embarras

C'est un fait : Caio a piqué le petit téléphone d'Aurora Peroti. Le pot aux roses a été découvert tout à l'heure. On avait passé la matinée à regarder la prise en otage d'une famille de Tortuguitas sur TN.
Quelle horreur ! Vers 10 h 30, les preneurs d'otages ont libéré le père, mais ils ont gardé la mère et une des filles. Comme le père avait un portable caché, il a pu prévenir la police. Quand Caio a entendu ça, il nous a dit, tout fier de lui : « Vous voyez, quand on viendra nous prendre en otages, je pourrai me rendre utile. »
Puis il nous a montré son trophée du dîner de la veille.
Zacarías a commencé à le courser à travers la maison en criant : « Appelle l'ambulance avant que je t'attrape, espèce de petit salopard ! »
Entre la prise d'otages en direct à la télé et la confirmation que mon fils est un voleur, je suis dans tous mes états.