Accueil Jeunesse Livres Dès 8-9 ans La vie privée des hommes : La préhistoire
La vie privée des hommes : La préhistoire
La vie privée des hommes : La préhistoire
La vie quotidienne de nos lointains ancêtres
Dirigé par Pierre Miquel
64 pages
Couverture souple. 19 x 23,5 cm.
Hachette Jeunesse
8 ans et plus
Réf : 423687
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 11,90  (prix public)
Disponible
Résumé
Comment faisaient les hommes préhistoriques pour se nourrir, se vêtir et se protéger des bêtes féroces ? Que signifient les étranges dessins qu'ils nous ont légués sur les murs de leurs grottes ?
Cette collection permet à l'enfant de plonger dans la vie de ses ancêtres grâce à de superbes et minutieuses reconstitutions historiques illustrées et de découvrir tous les détails de leur quotidien.
Préface de Pierre Miquel
L'apprentissage de l'histoire a longtemps été pour nos enfants une suite chronologique des aventures des grands hommes à laquelle il faut ajouter le récit des batailles. Le passé était largement héroïque. La mémoire des hommes, réduite à ces événements, n'exprimait qu'une succession de règnes et de régimes, de guerres et de révolutions.

Ainsi, à l'origine de cette collection "La vie privée des hommes", un désir animait l'équipe créatrice : montrer comment l'histoire des populations dans leur vie intime et collective pouvait autrement susciter l'intérêt, voire la curiosité, et satisfaire l'imagination des enfants.

Savoir que les Romains aimaient les jeux du cirque, que les Égyptiens pratiquaient la chirurgie, que les Grecs avaient construit la cité nous semblait capital, plus stimulant peut-être, pour les jeunes têtes d'aujourd'hui, que les exploits exclusifs des grands de ce monde.

Retrouver un passé oublié, mutilé, redécouvrir le corps charnel du passé des hommes et des femmes est en soi un prodige dont nous ne prenons pas toujours la mesure. Imaginez un manchot recouvrant un bras ! Ce n'est pas moins miraculeux. Les plus spectaculaires progrès de l'humanité ne sont-ils pas d'ailleurs intervenus, au temps de la Renaissance, à l'occasion d'une recherche passionnée par les hommes du XVe siècle de l'héritage oublié de l'Antiquité ?

Citons là l'exemple de Pompéi. Des fouilles révèlent une ville antique formidablement conservée par l'effet tragique d'une éruption volcanique. En moins d'un siècle, l'Occident reconstitue la cité qu'il a sous les yeux, forte de son culte du progrès, de l'amour des sciences ou des arts, tournée vers les idoles du stade et l'idéal de démocratie.

Il en va de l'histoire comme du naturel ; chassez-la des mémoires, elle revient au galop !

Pierre Miquel
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :1
indianbook
Le 15 septembre 2010
Curiosité infinie
Excellente collection autant pour les enfants que pour les adultes, qui ont soif de connaissances ! Les thèmes choisis correspondent bien avec les programmes scolaires, l'enfant est d'autant plus impliqué dans ces nouvelles découvertes du monde, et peut également présenter son ouvrage à sa classe. Merci au club pour cette édition !
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Extrait

L'outil fait l'homme


À partir de quel moment, dans la longue aventure de la vie, peut-on parler de l'homme ? Il y a homme lorsqu'il y a outil ; quand un être qui utilise le tranchant d'un silex pour débiter une carcasse imagine pouvoir en fabriquer un autre semblable un peu plus tard.

Le premier de tous les outils, voici 2, 3, 4 ou même 5 millions d'années, était tout simplement le caillou brut. Un simple caillou tenant bien en main, apte à tous les usages. Toute l'industrie humaine est née de ce galet. C'est le premier outil que l'australopithèque a utilisé sans l'améliorer ni l'aménager.
Mais des milliers d'années se sont écoulées, du galet fracassé sur le rocher et éclaté, à l'outil possédant une forme volontairement définie. C'est l'Homo habilis qui le premier a soigneusement choisi parmi d'autres le rognon de silex qu'il a débité pour qu'il ait une forme parfaitement adaptée à sa main. Avec un gros marteau de pierre, il lui a peu à peu donné l'apparence qu'il désire un outil en forme d'amande que l'on appelle un biface. Un outil "universel" qui prolongeait la main et avec lequel on pouvait frapper, écraser et racler. Afin d'en améliorer encore les qualités, l'Homo erectus a poursuivi le travail. À l'aide d'un morceau de bois ou un tronçon d'os, il a continué de le façonner et de le retoucher jusqu'à obtenir un tranchant vif et une forme élégante.




Les ressources de la nature


Comment subsister dans une nature souvent hostile, sans le moindre outil ? Durant des centaines de millénaires, les australopithèques et les premiers hommes du genre Homo sont pourtant parvenus à s'en passer, quittant même les forêts pour s'aventurer dans la savane.

En fait, l'australopithèque et l'Homo habilis étaient à l'affût de toutes les choses qui les entouraient. Ils ramassaient, collectaient, cueillaient tout ce que la nature pouvait leur donner, suivant l'exemple des animaux autour d'eux et dont ils étaient encore tout proches, comme le dinothérium, un ancêtre de l'éléphant, qui fouillait et piochait la terre pour déterrer des racines, avec ses défenses recourbées vers le sol, ou le petit ochotone, une sorte de hamster sauvage, qui faisait même des réserves !
Récolter des fruits sauvages, ramasser des coquillages sur la côte, disputer quelques quartiers de viande aux hyènes et aux oiseaux rapaces étaient autant de ressources pour ces premiers humains. Encore très peu nombreux, dans un environnement grouillant de vie végétale et animale, ils ne mouraient pas de faim.
Ainsi sait-on, pour avoir observé une population de Boschimans, qui vit actuellement dans le désert du Kalahari, en Namibie, qu'en consacrant 19 jours à collecter des aliments, un groupe d'hommes peut survivre pendant 100 jours, et dans des conditions tout à fait acceptables.