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Eternels, tome 5 : L'étoile de la nuit
Eternels, tome 5 : L'étoile de la nuit
Alyson Noël
320 pages
(série en 6 tomes)
Couverture souple. 14 x 22 cm
12 ans et plus
Réf : 422499
Cet article ne rapporte pas de points
Prix public*
Achat avec points impossible
Disponible
Résumé
Ce cinquième et avant-dernier volet, L’étoile de la nuit, est une véritable quête identitaire pleine de suspense et de rebondissements.

Maîtrisant à présent ses nouveaux pouvoirs d’immortelle, Haven est prête à tout pour venger la mort de Roman, le garçon dont elle était éperdument amoureuse. Tenant Ever pour unique responsable, elle va tenter de briser par tous les moyens le lien éternel qui l’unit à Damen.
Ever devra alors faire face à une cruelle révélation, et pire, affronter la plus terrible des adversaires : Haven, la personne qui la connaît le mieux au monde. Puisant dans ses dernières ressources pour surmonter cette nouvelle épreuve, elle découvre des pouvoirs qu’elle ignorait posséder… Mais la survie de son couple mérite-t-elle de plonger son ancienne amie dans les ténèbres ? Au cœur de la tourmente, Ever saura-t-elle rester fidèle à ceux qui lui sont le plus cher ?
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
Emy27
Le 13 février 2012
Dans la continuité des autres !
La dernière ligne droite arrive ! On a hâte de savoir comment cela finit!Que ce soit pour les personnages principaux ou pour les jumelles! Sitôt après je me lance dans l'histoire de sa petite sœur ! Hâte de voir comment elle a vécu cette séparation !
Il y a 3 commentaires associés à cet avis
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Remarque de Madison Talbot du 17/04/12
L'histoire de sa petite soeur ?
Remarque de veronique roche du 29/04/12
Quelle histoire de la petite soeur ?
Remarque de Alexielle du 13/05/12
Bonsoir les filles, si vous n'avez pas trouvé l'auteur à commencer une nouvelle série du nom de 'Radiance' qui relate l'histoire de la petite sœur d'Ever.
fercoco
Le 27 novembre 2011
Eternels 5
J'ai beaucoup aimé, comme tous les tomes d'ailleurs.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Alyson Noël a voyagé à travers le monde avant de s’installer à Manhattan où elle crée ses premiers romans tout en exerçant le métier d’hôtesse de l’air. Elle vit aujourd’hui en Californie où elle se consacre entièrement à l’écriture.
Extrait
un


Tu ne gagneras pas, Ever. Pas cette fois. Impossible. Tu n'y arriveras jamais, alors inutile de perdre ton temps.
Les yeux mi-clos, je la dévisage, glissant de la crinière brune qui encadre sa figure livide à son regard haineux, dénué de tout éclat.
Les dents serrées, je réplique à voix basse, d'un ton mesuré :
— N'en sois pas si sûre. Tu risques de tomber de très haut. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu te surestimes. Ça, tu peux me croire.
Elle ricane. D'un rire bruyant, moqueur, qui résonne à travers la grande pièce vide et se répercute du parquet jusqu'aux murs blancs dépouillés, exprès pour m'effrayer, ou tout au moins m'intimider, me faire perdre mes moyens.
Mais elle peut toujours essayer, ça ne prendra pas.
Pas avec moi.
Je suis trop concentrée.
Toute mon énergie est focalisée sur un seul et unique point, si bien que tout le reste s'efface, me laissant seule, le poing serré, en tête à tête avec le troisième chakra de Haven, aussi connu sous le nom de plexus solaire, foyer de la colère, de la peur, de la haine et d'une fâcheuse tendance à accorder trop d'importance au pouvoir, à la gloire et à la vengeance.
Comme sur le mille d'une cible, mes yeux sont braqués sur le centre de son buste revêtu de cuir.
Je sais qu'il suffit d'un direct rapide et bien placé pour qu'elle ne soit plus qu'un triste détail de l'histoire.
L'exemple édifiant d'une force autodestructrice.
Réduite à néant.
En un instant.
Ne laissant derrière elle qu'une paire de bottes noires à talons aiguilles et un petit tas de poussière, seules preuves tangibles de son existence.
Je n'ai jamais voulu en arriver là, j'ai essayé d'arranger les choses, de lui faire entendre raison, de la convaincre de chercher avec moi un terrain d'entente pour conclure un accord, mais en vain.
Elle a refusé de céder.
De renoncer à sa quête arbitraire de vengeance.
Ne me laissant d'autre choix que celui de la tuer – c'est elle qui me tuera.
Et je n'ai aucun doute sur l'issue de ce duel.
— Tu es trop faible, Ever...
Elle me tourne autour. Avance lentement, prudemment, sans jamais me quitter des yeux.
— Tu n'es pas de taille à lutter contre moi, ajoute-t-elle, tandis que ses talons pilonnent le sol. Tu ne le seras jamais.
Elle s'arrête, pose les mains sur ses hanches et penche la tête, laissant une de ses longues boucles brunes tomber en cascade sur son épaule, jusqu'en dessous de sa taille.
— Tu as eu ta chance il y a dix mois. Tu aurais pu me laisser mourir, mais tu as préféré me faire boire l'élixir. Et aujourd'hui, tu t'en mords les doigts car tu ne supportes pas ce que je suis devenue ?
Elle roule des yeux, l'air mauvais.
— Dommage ! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. C'est toi qui as fait de moi celle que je suis. Et puis, n'importe comment, où as tu vu jouer qu'on pouvait tuer sa propre création ?
— Je t'ai peut être rendue immortelle, Haven, mais la suite est entièrement ta faute.
Tendue, je prononce chaque mot d'un ton dur et décidé, bien que Damen m'ait conseillé de rester calme, concentrée, pour qu'on en finisse vite et bien, sans provocations inutiles.
Garde tes regrets pour après, a-t-il dit.
Hélas, le fait qu'on en soit arrivées là signifie qu'il n'y .aura pas d'après pour Haven. Et, en dépit des circonstances, je reste déterminée à essayer de la raisonner avant qu'il soit trop tard.
— Rien ne nous oblige à continuer.
Mon regard, qui se veut persuasif, se plante dans le sien.
— On peut tout arrêter sur le champ et limiter les dégâts.
— Ça t'arrangerait bien, hein ! claironne-t-elle d'un ton railleur. Je le vois dans tes yeux : tu n'as pas le cran. Tu as beau estimer que je le mérite et t'efforcer de t'en convaincre, tu es trop bonne. Alors pourquoi ce serait différent, cette fois ci ?
Parce que aujourd hui tu es un vrai danger, pas seulement pour toi-même, mais aussi pour les autres. Aujourd'hui, la donne a changé, comme tu vas bientôt t'en rendre compte...
Serrant le poing si fort que mes phallanges en deviennent blanches, je m'accorde un instant pour me concentrer pleinement à nouveau et recharger mes accus, comme Ava me l'a enseigné, les bras le long du corps, le regard braqué sur elle, l'esprit affranchi de toute pensée superflue, et le visage impassible, comme Damen me l'a récemment appris.
La clé est de ne rien laisser transparaître, a-t-il affirmé. D'agir vite et dans un but précis. De passer à l'acte avant qu'elle ait le temps de le voir venir, ou même de comprendre ce qui lui arrive, du moins pas avant qu'il soit trop tard.
Pas avant que son corps se désagrège et que son âme s'envole pour cet endroit morne et désolé.
La privant ainsi de toute occasion de se défendre ou de riposter.
Une leçon assimilée jadis, sur un champ de bataille, que je n'aurais jamais pensé mettre en pratique dans ma propre vie.
Mais, malgré les mises en garde de Damen, je ne peux m'empêcher de m'en vouloir. De laisser les mots Pardonne-moi filtrer de mes pensées jusqu'aux siennes. Pour toute réaction, je vois une lueur de pitié adoucir son regard, bientôt chassée par l'habituel mélange de haine et de mépris qui l'habite.
Elle arme son poing, se jette sur moi, mais trop tard. Déjà en mouvement, je lui décoche un violent coup, en plein plexus, qui l'envoie valser en arrière et la pulvérise en mille morceaux, direction le gouffre sans fond.
Le pays des Ombres.
Éternel abîme des âmes errantes.
Consciemment, je retiens ma respiration en la regardant se désintégrer à toute vitesse et avec une telle facilité qu'on a peine à croire qu'elle a un jour été faite de chair et de sang.
J'ai l'estomac noué, le cœur dévasté, et la bouche si desséchée qu'aucun mot ne peut en sortir. Mon corps réagit comme si ce qui venait de se produire sous mes yeux, comme si l'acte que j'avais commis à l'instant n'était pas qu'un jeu où l'on s'amuse à faire semblant, mais bien l'atroce réalité.
— C'était parfait ! Tu as mis dans le mille, pile au bon moment, me félicite Damen en traversant la pièce en une fraction de seconde.
Ses bras robustes et rassurants m'enveloppent pour m'attirer contre lui, et sa voix mélodieuse résonne doucement à mon oreille.
— Cela dit, tant qu'elle est encore en vie, il faut vraiment que tu arrêtes avec tes « Pardonne-moi ». Crois-moi, je sais que tu t'en veux, Ever, et j'avoue que je te comprends, mais on en a déjà discuté : c'est elle ou toi. Il ne peut y avoir qu'un survivant. Et si tu n'y vois pas d'inconvénient, je préférerais que ce soit toi.
II m'effleure la joue d'une main, replace une mèche blonde rebelle derrière mon oreille.
— Tu ne peux pas te permettre de la laisser pressentir ce qui l'attend. Alors, s'il te plaît, garde tes excuses pour après, d'accord ?
J'acquiesce, m'écarte, bataillant toujours pour retrouver mon souffle. Je jette un coup d'œil dans mon dos, au petit tas de cuir et de lacets noirs par terre. C'est tout ce qu'il reste de la Haven que j'ai matérialisée. D'un simple battement de paupières, j'en efface toute trace.
Je m'étire la nuque de gauche à droite, puis remue chaque membre d'une façon qui petit laisser penser soit que je décompresse, soit, au contraire, que j'en redemande – et c'est cette seconde interprétation que Damen choisit, à en croire le sourire qu'il m'adresse.
— On s'y remet ?
Je lui lance un regard, et me contente de secouer la tête. J'ai ma dose pour aujourd'hui. Marre de faire semblant de tuer l'avatar fantomatique et sans âme de mon ancienne meilleure amie.
C'est notre dernier jour de vacances, notre dernier jour de liberté, et on pourrait en profiter de mille autres façons.
Observant le mouvement de la mèche brune ondulée qui lui barre le front et tombe dans ses sublimes yeux marron, mon regard glisse ensuite sur l'arête de son nez, sur ses pommettes saillantes, puis se pose un moment sur ses lèvres charnues, le temps de me souvenir de leur douceur au contact des miennes.
— Si on allait à la rotonde ?
Mon regard cherche le sien avec enthousiasme, puis dévie sur son tee shirt-noir dont le tissage soyeux dissimule le talisman à son cou, puis sur son jean bleu délavé et, enfin, sur les tongs en plastique marron qu'il porte aux pieds.
— Viens, allons nous changer les idées ! j'insiste, prenant le temps de fermer les yeux pour matérialiser une nouvelle tenue.
Je troque le tee shirt, le short et les baskets que j'avais enfilés pour l'entraînement contre la réplique de l'une des plus belles robes décolletées à crinoline que j'ai portées au cours de ma vie parisienne.
À son air troublé, je comprends que c'est dans la poche. La rotonde exerce sur lui un attrait quasi irrésistible.
C'est le seul endroit où l'on peut vraiment s'étreindre sans que nos boucliers énergétiques interfèrent, le seul où nos peaux peuvent entrer en contact et nos ADN se mêler sans qu'un danger pèse sur l'âme de Damen.
Le seul où l'on peut s'éclipser dans un monde différent, qui ne recèle aucun des dangers inhérents à celui dans lequel nous vivons.
Bien sûr, j'accepte mieux les contraintes de ma nouvelle vie à présent, je n'y attache plus autant d'importance maintenant que je sais que c'est une conséquence directe du choix que j'ai fait, le bon et le seul possible, que de ma décision de faire boire l'antidote de Roman à Damen dépendait sa présence aujourd'hui à mes côtés. C'était la seule solution pour lui éviter la damnation éternelle au pays des Ombres. C'est pourquoi je me résigne avec bonheur à ces contacts simples, quelle que soit la forme qu'ils prennent.
Cependant, comme je sais aussi qu'il existe un endroit où nous pouvons nous rapprocher, je suis déterminée à m'y rendre, et pas plus tard que tout de suite.
— Et l'entraînement, alors ? La rentrée a lieu demain et je n'ai aucune envie que tu sois prise au dépourvu, Ever.
Damen s'efforce visiblement d'être raisonnable, même s'il est évident que nous finirons par aller à la rotonde.
— On ignore tout de ses plans, donc on doit se préparer au pire. En plus, on n'a même pas commencé les leçons de tai-chi, pourtant on en a vraiment besoin, tu sais. Tu vas voir, c'est incroyable comme ça aide à équilibrer et recharger l'énergie...
— Je connais aussi un autre truc qui m'aide bien à recharger mes batteries. Tu sais ce que c'est ?
Je souris et plaque un rapide baiser sur ses lèvres, sans lui laisser le temps de répondre, impatiente de le voir simplement acquiescer et de gagner cet endroit où nous pourrons nous embrasser pour de bon.
Là chaleur de son regard déclenche en moi une salve brûlante de frissons, que lui seul me procure. Je m'écarte en l'entendant capituler.
— C'est bon, tu as gagné. Remarque, comme d'habitude, pas vrai ?
Il sourit à son tour, nos regards dansant ensemble d'une lueur espiègle.
Il me prend la main, se concentre, et nous disparaissons à travers le voile scintillant d'une douce lumière dorée.