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Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street
Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street
Nancy Springer
208 pages
Couverture souple. 13,5 x 19 cm
Nathan
10 ans et plus
Réf : 422488
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 13,90  (prix public)
Epuisé
Résumé
Un duc espagnol affolé par l’enlèvement de sa femme vient demander de l’aide à Enola. Elle se lance dans les faubourgs londoniens, sans se douter que Sherlock veut la contacter à propos d’une autre affaire, liée à leur mère…
Lorsque Nancy Springer était enfant, sa mère avait les œuvres complètes de sir Arthur Conan Doyle. Elle se souvient des innombrables lectures et relectures de ces dix volumes reliés d'un tissu brun, qui ne se terminèrent que lorsqu'il ne resta plus d'histoires de Sherlock Holmes qu'elle n'ait mémorisées.
Nancy Springer développa ainsi le désir de créer un personnage féminin fort, qui aurait les mêmes capacités à résoudre des énigmes passionnantes que le plus célèbre des détectives. C'est ainsi que naquit Enola Holmes, la sœur cadette de son héros favori. Le premier tome de cette série, La Double Disparition, a recueilli de nombreuses critiques enthousiastes.
Spécialiste du détournement de personnages, Nancy Springer est aussi l'auteur de romans racontant les exploits de Rowan Hood, qui n'est autre que... la fille de Robin des Bois ! Elle a également écrit deux romans inspirés de l'épopée du roi Arthur, sur le personnage de Morgan. Elle a obtenu deux fois le prix Edgar dans la catégorie Meilleur Roman policier pour jeune adulte.
Nancy Springer est professeur de littérature à l'université de York et habite à East Berlin, en Pennsylvanie.
Extrait
CHAPITRE PREMIER
LONDRES

JUILLET 1889


EN CE MATIN FATIDIQUE, pour me rendre à mon bureau (pardon, au bureau du Dr Ragostin, « Spécialiste en recherches — Toutes disparitions », mon employeur fictif), j'avais enfilé une robe en faille de soie vert lichen, à coupe princesse, avec col d'organza¹ et chapeau du même vert, tranchant élégamment sur le brun roux de ma nouvelle perruque.
À mon annulaire gauche, j'arborais une alliance.
« Mrs Jacobson, bonjour ! me salua gaiement mon réceptionniste à boutons dorés, me tenant la porte.
— Bonjour, Joddy ! » répondis-je, radieuse.
À la bonne heure ! Enfin, au bout de trois semaines, le brave garçon avait retenu sa leçon. Contrairement à ce premier jour – un désastre – où j'étais apparue avec cette même alliance au doigt, et fort honorablement vêtue de nansouk aubergine rehaussé de dentelle au crochet.
« À partir d'aujourd'hui, vous m'appellerez Mrs Jacobson », avais-je fermement annoncé au personnel du Dr Ragostin, réuni pour la circonstance et passablement ébahi: Mrs Fitzsimmons, la gouvernante; Mrs Bailey, la cuisinière; et Joddy, donc. « Mrs John Jacobson. »
Pour preuve, j'exhibais ma main gauche, les doigts en éventail afin d'y faire étinceler mon alliance, acquise la veille au soir chez un prêteur sur gages.
« Mâtin ! » s'étouffa Joddy, ouvrant des yeux immenses sous sa calotte façon génoise aux fraises – comique, mais conforme aux usages. « C'est de l'or, 'ce pas ? Du vrai de vrai ?
— Euh, félicitations, bredouilla Mrs Fitzsimmons. Et pardonnez-nous, mais c'est... une surprise. Nous ne nous attendions pas... »
Et moi, donc, si je m'y attendais ! Mais je n'allais pas leur expliquer, bien sûr, que mon frère Sherlock, du jour au lendemain, en avait découvert trop long sur moi à l'issue d'une ténébreuse affaire, de sorte que j'avais dû déserter en catastrophe ma petite chambre de l'East End et renoncer à l'essentiel de ma panoplie d'Ivy Meshle, tenues bon marché, bouclettes blondes, bimbeloterie – et jusqu'à son nom, qui ne me protégeait plus.
« Comprenez, hasarda Mrs Fitzsimmons prudemment, vous ne nous avez montré, comment dire ? aucun des signes habituels.
— Ah ouiche ! éclata la cuisinière, qui avait son franc-parler. Ce Mr Jacobson, hein, il est du même pays que le Dr Ragostin, pas vrai ? »
Les deux autres en furent sidérés. C'était la première fois que l'un d'eux osait chose pareille : mettre en doute devant moi, à voix haute, le brillant échafaudage d'affabulations sur lequel j'avais bâti mon affaire.
Peut-être aurais-je dû lui rabattre le caquet, lui clouer le bec d'une réplique bien sentie. Mais elle était si drôle, toute gonflée d'indignation à la façon d'un dindon en courroux, que j'éclatai de rire malgré moi.
Pour le coup, ils en restèrent soufflés tous trois; et il y avait sans doute de quoi.
« Bien vu, Mrs Bailey. Bien vu et et bien envoyé », commentai-je, recouvrant mon sérieux mais gardant le sourire. « Cependant, dites-moi : êtes-vous bien payée, ici ? Bien traitée ? Est-ce une bonne situation ? » Tout en parlant, je les interrogeais du regard tour à tour.
Chacun d'eux acquiesça avec une belle conviction, songeant peut-être à la prime coquette reçue pour Noël.
« Fort bien, conclus-je, les yeux sur Mrs Bailey. Donc, quel est mon nom ? »
Soulagée sans doute de ne pas se voir montrer la porte après sa sortie malheureuse, elle répondit d'un ton de conspiratrice : « Oh ! mais bien sûr, c'est Mrs... Mrs... acré ! V'là que je n' sais plus.
— Mrs John Jacobson. » Un nom passe-partout, si passe-partout que rien n'empêchait mon imaginaire époux d'être un tout autre John Jacobson que celui du coin de la rue.
Mrs Bailey me gratifia d'une courbette. « Oui, da. Mrs Jacobson !
— Parfait. Mrs Fitzsimmons ?
— Tous mes vœux de bonheur, Mrs Jacobson.
— Merci. » Mon apparence n'était pas seule à avoir changé. Je m'autorisais désormais un accent nettement plus distingué que celui de cette brave miss Meshle. « Joddy ?
— Euh... comme vous dites, milady. »
Je ravalai un soupir. Ce malheureux garçon ne retiendrait donc jamais rien ?
« Il ne faut pas m'appeler lady, Joddy ! Bon, alors, quel est mon nom ?
— Euh, Mrs Jacobs ?
— Jacobson.
— Oui, milady. Euh, Mrs Jacobson.
— Parfait. À propos, je ne suis plus la secrétaire du Dr Ragostin; je suis son assistante. »
Tous approuvèrent mon avancement autoproclamé. « Très bien, Mrs Jacobson.
— Ce qui ne fera, d'ailleurs, aucune différence, ajoutai-je. Reprenez vos tâches, à présent. »
Alors, sans un mot de plus, chacun avait regagné son poste. J'étais à peu près certaine qu'ils ébruiteraient la chose auprès d'autres gens de maison du voisinage, mais quelle importance ? Le quartier était éloigné des pénates de mes deux frères et, qui plus est, ni l'un ni l'autre n'employait de personnel. Malgré quoi, le risque n'était pas nul : l'un comme l'autre pouvait bien glaner une rumeur qui le mettrait sur la piste...
Cependant, juin avait laissé place à juillet sans le moindre fait notable, si ce n'est que, mieux nourrie à ma nouvelle demi-pension, je voyais s'arrondir mes joues et diverses parties de ma personne, si bien que j'avais moins besoin de capitons. J'avais pris une chambre – certes pas donnée – au Club de femmes de carrière de Londres, dont j'étais membre depuis peu et où tout représentant du genre masculin avait interdiction de mettre les pieds. Là, je me sentais en sécurité. Ces circonstances, combinées à mon heureux changement d'apparence, tendaient à me donner une certaine suffisance. Laquelle n'allait pas tarder à se retrouver par terre, sur son petit postérieur trop satisfait de lui-même.
Mais il fallut d'abord la survenue de certain événement...



CHAPITRE II

CE JOUR-LÀ, DONC, CE JOUR FATIDIQUE où je m'étais vêtue de soie, à peine avais-je pris place derrière le bureau du Dr Ragostin que la sonnette me fit tressaillir. Un coup impérieux, puis un autre, et un autre encore, cette sonnette prise de frénésie comme une alarme d'incendie. Dans le même temps, une voix d'homme adjurait : « Ouvrez ! S'il vous plaît ! », une voix aux inflexions aristocratiques, mélodramatique en diable, presque une voix de chanteur d'opéra : « Au nom du ciel, vite ! » Rien à voir avec le flegme britannique et, d'ailleurs, n'y avait-il pas une pointe d'accent étranger dans ce timbre de baryton ?
« Joddy ! ordonnai-je à mon jeune réceptionniste, apparemment tétanisé. Mais allez ouvrir, enfin ! »
Il obéit et, depuis mon bureau, je vis entrer un homme rubicond en manteau de ville (oui, par cette chaleur !), dont le visage rouge et contorsionné semblait ridiculement pris en sandwich entre haut-de-forme et faux col. Je me levai pour l'accueillir et, s'avançant vers moi à longues enjambées, il fit l'effort de se ressaisir. J'avais face à moi un lord encore jeune au charme un peu hagard, une sorte de Heathcliff des Haute de Hurlevent, roman que j'avais lu et relu avec délices, l'année d'avant, à Ferndell.
« Le Dr Ragostin est-il ici ? » s'informa-t-il. Et il retira son chapeau, l'égarement n'altérant pas ses bonnes manières. Ses cheveux étaient d'un noir de jais. « Malheureusement non, répondis-je. Et nous ne l'attendons pas de sitôt. » Ma soie rehaussée d'organza, clamant que je n'étais pas une petite employée, me conférait une certaine assurance. « Mais puis-je quelque chose pour vous, en tant qu'assistante du docteur ? Veuillez vous asseoir, je vous prie. »
Il s'effondra dans le fauteuil indiqué, à bout de forces. Comme par miracle, Joddy, qui d'ordinaire manquait de présence d'esprit, apparut avec une carafe d'eau fraîche et deux verres sur un plateau. J'emplis l'un d'eux pour mon visiteur, qui l'accepta sans se faire prier, tant pour se calmer, sans doute, que pour apaiser sa gorge asséchée. Je repris ma place derrière mon bureau.
« Votre nom, je vous prie ? » m'enquis-je, crayon en main.
Ses sourcils en ailes de corbeau se froncèrent d'inquiétante manière. « Écoutez. C'est ma femme, troisième fille du comte de Chipley-on-Wye, qui a disparu de la plus alarmante façon, dans des circonstances singulières. Les policiers ne sont que des incapables, je n'ai plus de temps à perdre en fariboles. Je préférerais, de loin, parler directement au Dr Ragostin.
— Je le comprends fort bien. Cependant, il est absent et, en cas d'urgence, j'ai toute autorité pour les premières démarches. Je dois donc d'abord enregistrer les faits. Votre nom, je vous prie ? »
Il se redressa dans son fauteuil, plus raide qu'un mât porte-drapeau, et récita d'un trait : « Duque Luis Orlando del Campo, descendant en ligne directe des anciens rois de Cataluria. »
Ah ! Duque. Dou-ké. Un duc espagnol, donc ! Ou catalan, peut-être, plus exactement. En tout cas, apparemment, de sang royal.
Fiévreusement, je récitai dans ma tête ce que j'avais appris, enfant, comme tout jeune Anglais bien élevé : Roi, duc, marquis, comte, baron; Votre Altesse royale, Monseigneur, Monsieur le marquis, Monsieur le comte, Monsieur le baron. Pour les empereurs, chevaliers, archevêques, on consultait un manuel spécialisé. Mais comment s'adressait-on à un Duque ?
« Très honorée, Monseigneur, répondis-je, décidant que son titre était celui de duc, après tout. Et que pui...
— Et ma Duquesa, me coupa-t-il, plus pressant que jamais, est la très estimée lady Blanchefleur, universellement admirée pour sa fragile beauté. Immaculée corolle de délicate féminité.
— Je vois, murmurai-je, désarçonnée par tant de lyrisme, quoique sachant parfaitement ce que signifiait Blanchefleur en français. Et vous me dites que la Duquesa a disparu ?
— Elle a été enlevée, de façon inconcevable, alors qu'elle faisait sa promenade avec ses dames d'honneur. Et je dis bien "enlevée", nous en sommes convaincus. » Son teint, devenu très pâle, tranchait avec le noir profond de sa barbe et de ses cheveux.
« Et quand s'est produite, au juste, cette tragique disparition ?
— Hier. Vers deux heures de l'après-midi. »
Il avait donc sans doute passé la nuit à remuer tout Londres. Rien d'étonnant s'il paraissait quelque peu fourbu. « Et où cela s'est-il produit ?
— Dans le quartier de Marylebone. Comme elles se promenaient le long de Baker Street.
— Ah, bredouillai-je, hmm... » Baker Street ! La rue où vivait mon redoutable et bien-aimé frère Sherlock. Enquêter sur cette affaire risquait de me rapprocher dangereusement de ses pénates. « Euh, Baker Street. Je vois. Et où exactement, dans Baker Street ?
— Du côté de Dorset Square... »
De mieux en mieux. À un jet de pierre de chez mon détective de frère.
« ... Là où se trouve, semble-t-il, une station du métropolitain. » Sa façon de prononcer ce mot, « métropolitain », disait clairement son peu d'estime pour ce moyen de transport, sombre, bruyant et souterrain, prisé surtout des classes populaires en raison de son coût modique. Le long de ces tunnels, les locomotives avaient beau stocker provisoirement leur fumée dans un espace idoine à l'arrière des machines, pour ne la relâcher qu'au-dessous de bouches d'aération prévues de place en place à cet effet, le métropolitain empestait les résidus de combustion, sans parler des effluves douteux émanant de ce que le beau monde nommait volontiers la « populace ». À propos, mon frère Sherlock prenait-il parfois le métro ? Jamais, dans les récits du Dr Watson, je ne l'avais vu mettre le pied dans la station en question, pourtant à moins d'un pâté de maisons de son gîte.
« Pourriez-vous me dire, Monseigneur, priai-je mon aristocratique client, ce qui s'est passé très précisément ? Du moins, ce que vous en savez. »
Levant ses mains gantées, le Duque s'exaspéra : « Mais c'est à devenir fou ! Je ne vais pas répéter l'histoire indéfiniment comme un écolier. Veuillez faire savoir au Dr Ragostin que je demande à le voir sans délai ! »
Je gracie mon lecteur de l'échange qui suivit, au long duquel, avec force diplomatie, verres d'eau et pertes de temps, je parvins à grappiller les éléments d'un récit fort confus. Disons simplement que, pour des raisons demeurées obscures, sa tendre épouse, la Duquesa Blanchefleur, avait tenu à descendre dans les profondeurs de la station de métro Baker Street. L'une de ses dames d'honneur avait eu le courage de l'y accompagner tandis que l'autre les attendait en haut des marches. Au bout d'un certain temps, la première de ces dames était remontée en émoi : où donc était la Duquesa ? Toutes deux étaient descendues à sa recherche, en pure perte. Lady Blanchefleur del Campo avait proprement disparu. C'était à en perdre la raison.
« Scotland Yard a lancé une enquête, je suppose ? »
Le Duque eut un rictus de désespoir. « Bien sûr. Sans trouver trace d'elle.
— Se pourrait-il qu'elle soit ressortie par une autre issue ?
— On m'assure qu'il n'en existe aucune. Et il serait grotesque d'imaginer qu'elle ait pu s'aventurer le long des voies. »
Grotesque assurément. C'eût été accepter la compagnie des rats et le risque de se faire écharper par une rame.
« Se pourrait-il qu'elle soit montée dans un train au départ ?
— Aucun n'est passé dans le laps de temps de sa disparition. Ses dames d'honneur sont formelles, et l'horaire des trains confirme leurs dires.
— Et pourtant, que la Duquesa soit restée sur le quai ou qu'elle ait remonté les marches, elles ne pouvaient manquer de la voir.
— Absolument ! C'est insensé. Absurde. Je suis à bout.
— Avez-vous reçu une demande de rançon ?
— Pour l'heure, aucune. C'est ce à quoi je m'attends. Non seulement j'ai de la fortune, mais encore son père, le comte... Cependant, même un enlèvement... La manière dont... Non, c'est inconcevable. Inconcevable ! Comment a-t-elle été emmenée ? Sans que personne n'ait rien vu ? Alors que nul ne pouvait prévoir qu'elle allait se trouver en un tel lieu, puisqu'elle n'y est descendue que sur une lubie ?
— Et pourquoi ce... cette lubie, Monseigneur ?
— Nul n'a pu encore m'en fournir une explication satisfaisante. Ses dames d'honneur frôlent la crise de nerfs chaque fois que j'essaie de les interroger, et l'inspecteur n'a rien pu tirer d'elles non plus. Le monde entier perd la tête. Je crois que je vais la perdre aussi. J'ai voulu prendre contact avec Mr Sherlock Holmes... » Mon cœur fit un bond furieux. « ... mais il était à la campagne, parti pour je ne sais quel trou, et ne doit rentrer qu'aujourd'hui. Quand j'y pense... » Le Duque del Campo tira de son gilet une superbe montre oignon en or et la consulta. « ... à l'heure qu'il est, il doit m'attendre. Il faut que j'y aille. Veuillez dire au Dr Ragostin...
— Je suis certaine, Monseigneur, le coupai-je, du ton le plus détaché possible malgré mes pensées au galop, que le docteur va souhaiter recueillir le témoignage des dames d'honneur de votre épouse...
— L'une et l'autre sont dans un état de bouleversement indescriptible.
— C'est bien naturel. Cependant, elles doivent être interrogées. Cela dit, ce qu'elles refusent de vous confier, à vous-même ou à l'inspecteur de police, il est peu probable qu'elles le confient à un inconnu. Ou d'ailleurs à un homme, quel qu'il soit.
— Juste. Très juste », murmura le Duque. Son regard éperdu parcourut la pièce, puis se posa sur moi, comme sous l'effet d'une révélation. « Peut-être serait-ce mieux si vous-même pouviez les interroger ? Accepteriez-vous de le faire ?
— Mais bien sûr, répondis-je, me retenant de le féliciter pour cette brillante suggestion qui me trottait en tête depuis un petit moment. Puis-je avoir votre adresse, Monseigneur ? »


1. Mousseline de soie légère, très apprêtée et donc rigide.