L'au-delà à notre écoute
L'au-delà à notre écoute
Serge Girard
448 pages
Couverture souple
Réf : 416911
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Disponible
Résumé
Parler à nos défunts, nous le faisons tous, même les plus sceptiques. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos parents, nos époux, nos enfants disparus ne demandent qu’à communiquer avec nous pour nous aider, nous conseiller... Dans ce livre, le célèbre médium Serge Girard nous explique comment aborder l’invocation avec sagesse et efficacité. Chacun de nous y trouvera un véritable guide d’utilisation de l’énergie positive que nous transmet l’au-delà... Pour réussir sa vie... !
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :1
paumier elodie
Le 12 mars 2012
Je me suis lassée
Au début très intéressant, mais je l'ai trouvé à la longue trop répétitif. C'est la première fois que le lis une de ces oeuvres, peut-être faudrait-il que je rattrape mon retard. Ce livre a répondu à certaines de mes questions, d'autres sujets m'ont laissée sceptique. J'ai regretté que ce ne soit au final, que des récits, pour moi ça manque de concret, et de solutions plus développées.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Né en 1949, Serge Girard a cherché à établir des contacts soutenus avec le monde des morts après le décès de sa sœur Denise.
À travers ses récits, il désire partager le fruit de ses recherches spirituelles par une démarche peu commune. Après le succès de Messages de l'au-delà, Serge Girard a publié Quand l'au-delà se manifeste et récemment, Au-delà du suicide.

Il est marié et père de trois enfants.
Extrait

Chapitre 1

La nature intime de l’homme



Pour bien saisir toutes les données qui seront dévoilées, nous devons d’abord nous assurer que nous comprenons bien la nature intime de l’être humain. Pour ce faire, nous commencerons notre réflexion par un bref rappel de certaines informations reçues directement de l’au-delà et que j’ai expliquées dans mes deux premiers ouvrages. Je procède ainsi autant pour les initiés que pour les néophytes, car ces connaissances sont tout à fait fondamentales si nous voulons parcourir les chapitres à venir avec clarté et en tirer la meilleure compréhension.

1.LES QUATRE COMPOSANTES INTERACTIVES DE L’ÊTRE HUMAIN

Un œil mécanique, qui regarderait l’homme actuel de la Terre, définirait l’objet de sa vision comme un être de chair pourvu d’une intelligence articulée à partir d’un cerveau complexe qui lui délimite toutes ses fonctions. Basant son analyse sur des données strictement empiriques, il ne verrait que les apparences qui masquent les dimensions intrinsèques et plus subtiles qui font de nous des êtres humains.
Évidemment, si nous partions d’un tel niveau de compréhension de l’homme, notre étude sur la prière n’aurait aucun sens et notre réflexion spirituelle aboutirait directement au néant.
Or, qu’en est-il réellement ?
L’homme possède quatre composantes fondamentales dont l’interaction lui permet de vivre dans son contexte d’incarnation.
La première composante est celle qu’aurait perçue l’œil mécanique dont nous parlions tout à l’heure. C’est la partie la plus évidente de l’homme : le corps physique avec toute son opacité. Celui-ci constitue le véhicule de chair qui permet à l’Esprit de vivre en relation directe avec les dimensions physiques de notre monde. Ce véhicule temporaire possède une énergie de vie bien à lui qui est différente de celle de l’Esprit. Il est périssable et mortel. L’Esprit incarné y est rattaché de la première seconde de la conception jusqu’au dernier instant de sa mort physique. Cette première composante est très importante pour l’Esprit, car elle lui permet d’atteindre des objectifs d’évolutions intellectuelle et morale qu’il ne pourrait réussir sans elle.
La seconde composante est celle de l’Esprit, siège de toute notre personnalité. C’est lui qui se personnalise dans le corps de chair. L’Esprit est strictement de nature divine. S’il était dépouillé de son enveloppe, l’Esprit ne serait que lumière sans forme bien définie. C’est dans cette composante que réside notre moi avec son histoire et tous ses acquis.
L’Esprit est foncièrement éternel. Bien qu’il ait été créé à son origine, la mort ne peut avoir aucune emprise sur lui. Il survit à une multitude d’incarnations où, chaque fois, il doit s’unir à un véhicule charnel qui lui permet de progresser vers Dieu, son créateur. C’est parce que l’Esprit est éternel que nous pouvons recevoir un retour de nos prières. En survivant au-delà de la mort, chaque défunt peut ainsi agir auprès de nous dans la pleine mesure de ses acquis.
La troisième composante constitue l’enveloppe intime dont l’Esprit est revêtu de façon permanente : c’est le périsprit. Il pourrait se définir comme étant un véritable corps semi-matériel dont l’Esprit ne peut se séparer. C’est par cette composante que l’Esprit exprime son individualité et son identité. L’Esprit y conserve le souvenir de toute son antériorité. Son histoire intime y est totalement imprégnée. À la création de l’Esprit, cette enveloppe présente une densité très opaque qui empêche la lumière intérieure dont il est fait de s’exprimer. C’est le siège de toutes nos pulsions et de toutes nos faiblesses.
Pendant l’incarnation, c’est dans cette composante que se répercute presque tout ce que nous vivons pour s’y inscrire à tout jamais dans une mémoire éternelle. Lorsque nous parlons d’épuration spirituelle, nous référons directement à cette composante. Nous évoquons alors un processus par lequel les impuretés intellectuelles et morales se détachent du périsprit pour permettre à l’Esprit de s’exprimer dans toute sa lumière. Cette épuration est progressive et nécessite de nombreuses incarnations adaptées à l’histoire intime de l’Esprit.
Cette composante est également le modèle constitutif de nos corps charnels. Contrairement à ce que nous pensons, le code génétique n’apporte qu’une contribution partielle au développement f&œlig;tal. Il n’est en fait que le support à l’organisation matérielle, elle-même conditionnée par le modèle que lui impose le périsprit rattaché aux cellules de base depuis la conception. À titre d’exemple, si nous avons deux oreilles, un nez et deux yeux, c’est parce qu’il y a deux oreilles, un nez et deux yeux dans le périsprit. Le code génétique ne fait que conditionner la forme. C’est ainsi que nous aurons le nez d’un tel parent ou les yeux de tel autre.Chaque organe physique y trouve son correspondant.
Le périsprit est extrêmement important dans la compréhension des phénomènes spirituels, car, sans lui, aucun Esprit ne pourrait entrer en relation avec les vivants. Sans cette composante, il nous serait même impossible d’utiliser nos corps charnels, car elle constitue le tampon indispensable à toute action de l’Esprit dans le monde matériel. C’est par le périsprit que l’Esprit peut organiser et transmettre les commandes psychomotrices à son corps physique. De plus, il est le siège de la réserve du fluide animalisé d’où le corps de chair puisera son énergie de vie pendant toute l’incarnation.
La quatrième composante s’appelle la corde d’argent. C’est le fil conducteur qui permet à l’Esprit de transmettre le flux vital à son corps physique. Son nom découle directement de l’apparence argentée qu’elle présente à tous ceux et celles qui sont en mesure de la percevoir. La corde d’argent est toujours rattachée au corps physique dans la zone comprise entre le milieu du sternum (pour les plus avancés en spiritualité) et la partie supérieure du ventre (pour les moins évolués dans la longue montée vers Dieu). C’est un peu l’équivalent du cordon ombilical qui relie le fœtus au placenta nourricier. La corde d’argent est un véritable prolongement du périsprit. Elle y reste liée pendant les périodes d’erraticité. Lorsque la mort survient, c’est la corde d’argent qui se rompt. Dès lors, l’Esprit ne peut plus transmettre ses ordres à son véhicule charnel qui cesse de recevoir le flux de la vie.
Chaque composante de l’être humain est donc intimement reliée aux trois autres, autant par son rôle que par ses fonctions. Les perturbations que l’une ou l’autre subit pendant l’incarnation peuvent engendrer d’importantes répercussions dans l’harmonie de l’Esprit et surtout du corps physique. Nous le verrons d’ailleurs de façon fort évidente dans les pages qui vont suivre. Nous y comprendrons également que nous avons été créés de façon à pouvoir reconnaître et atteindre tous les leviers de secours et de soutien que Dieu a mis à notre portée.

2. NOTRE EXISTENCE TERRESTRE

Le deuxième aspect de la nature intime de l’homme, dont nous devons nous rappeler pour aborder efficacement notre sujet, concerne le but de l’existence humaine sur Terre.

Nos conditions d’existence
Il est important de bien comprendre que nos conditions d’existence ne sont pas le fruit du hasard. Celui qui naît pauvre ou malade ne subit aucune injustice par rapport à celui qui naît riche ou en santé. Ce ne sont que des conditions d’incarnation différentes choisies – ou du moins acceptées – par l’incarné lui-même comme contexte idéal pour atteindre certains objectifs d’incarnation. Ainsi, celui qui connaît la richesse aujourd’hui pourra subir la pauvreté lors d’une autre existence s’il le juge à propos pour son évolution spirituelle.
Il en est ainsi pour notre milieu familial, notre niveau social, notre entourage de quartier, notre travail et même notre nationalité et le pays dans lequel nous vivons.
Notre contexte d’incarnation est directement relié à des objectifs que nous nous sommes fixés avant de naître. Ainsi, si en Esprit il nous est apparu favorable de subir telle souffrance et de traverser telle difficulté, nous naissons dans des conditions qui les placent sur notre route. Sous le voile qui fait oublier, nous pouvons nous plaindre et pleurer, mais, dans notre lucidité d’Esprit que nous retrouvons à chaque période de sommeil, nous constatons que tout cela a sa raison d’être et nous revenons de bon gré vivre chacune de nos journées.

Nos objectifs d’incarnation
Nous vivons sur Terre un peu comme des écoliers qui vont apprendre à l’école. Nous avons des devoirs à accomplir et des leçons à retenir. Selon les efforts fournis et la motivation qui les aura alimentés, nous réussirons à gravir les degrés qui nous seront garantis pour l’éternité.
De façon plus précise, nous pourrions dire que la Terre est un des immenses laboratoires d’expérimentation qui nous permet de mieux atteindre notre composante de base : celle de l’Esprit. Cette expérimentation dans le monde de la matière peut découler de trois types d’objectifs qui, bien que distincts, poursuivent tous le but commun de l’avancement spirituel.

Le karma
C’est l’objectif d’incarnation qui engendre le plus de confusion chez l’incarné, car ses conditions d’application peuvent facilement donner la fausse impression d’une injustice divine.
Le karma regroupe toutes les conséquences qui découlent des mauvais choix de notre ignorance passée. Exception faite des suicidés qui doivent revenir dès la fois suivante avec des séquelles consécutives à leur geste autodestructeur, l’affranchissement karmique n’apparaît généralement que lorsque l’esprit a compris l’importance de son avancement spirituel. Il peut donc s’être écoulé une très longue période d’incarnations et d’erraticités avant que l’Esprit n’assume les conséquences karmiques de ses erreurs passées. La raison en est fort simple : c’est l’Esprit lui-même qui se l’impose lorsqu’il désire se rendre digne des vibrations divines pour partager sa proximité.
Dans notre lente évolution, nous commettons bien des fautes et, par le fait même, nous nous endettons à bien des égards. Au début, nous passons facilement par-dessus tout cela, nous sentant plus ou moins en obligation devant tout ce qui a pu découler de notre ignorance. Or, à force de grandir, nous parvenons à un degré d’épuration et d’éveil qui nous fait comprendre toute la grandeur du Créateur. À force de monter, notre avancement devient tel, que nous voulons partager nos vibrations de plus en plus lumineuses avec celles de Dieu. C’est à ce moment que nous regardons bien en face tout le mal que nos pèlerinages d’incarnation ont pu semer. Nous nous sentons alors tout à fait indignes de Dieu.Les conséquences négatives de nos erreurs lointaines constituent dorénavant un véritable boulet nous empêchant d’accéder au monde de la lumière pure. Il devient donc impératif de nous débarrasser de ce fardeau. C’est là que nous demandons de nous affranchir en venant subir à notre tour ce que nous avons fait subir aux autres.
Dieu ne l’exige aucunement et Il est prêt à nous accueillir ainsi, mais, jusqu’à ce jour, dans l’écoulement des milliards de siècles où une multitude d’Esprits se sont réincarnés, nul ne semble avoir échappé à cette façon de réagir. C’est comme si c’était la seule manière de pouvoir accéder au bonheur d’être près de Dieu.
C’est pour cela que, malgré un grand avancement, nous pouvons quand même revenir dans des contextes d’existences souvent fort difficiles qui nous libèrent graduellement de notre passé. C’est ce qui explique d’ailleurs que tant de difficultés frappent si souvent des personnes justes et honnêtes. Ce sont des Esprits qui ont grandement évolué et qui expriment leurs acquis éternels à travers leurs souffrances libératrices.
Un Esprit incarné n’est donc jamais en état de punition découlant d’une sentence divine ; il ne fait qu’assumer son propre jugement qu’il s’est appliqué à lui-même dans la grande lucidité de l’au-delà.