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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
Jonas Jonasson
528 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 412600
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 21,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Allan Karlsson, la veille de son centième anniversaire, s’enfuit de la maison de retraite. C’est le début d’une cavale dans toute la Suède, et d’un voyage décoiffant dans les premières années de l’existence mouvementée d’Allan. Car ce Karlsson fut autrefois un artificier de génie.
De Franco à Staline en passant par Truman et Mao : ses souvenirs sont, osons le jeu de mot, explosifs... à l’image de ce roman suédois, singulier et plein d’humour.
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Intuitions
Dominique Dyens
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :6
JeudiProchain
Le 24 décembre 2011
Vive les vieux olibrius !
Je me suis régalée à lire les aventures d'Allan Karlsson, centenaire suédois en rupture de ban qui, chaussé de ses pantoufles, se trouve de sacrés complices de virée et nous promène par monts et par vaux sur un rythme haletant. Ses souvenirs vont vous laisser baba, ses perspectives d'avenir vous réjouiront aussi si vous acceptez de quitter avec lui, le temps d'un roman, le monde conformiste et tristounet où les messieurs fêtent leurs cent ans entre les murs d'une maison de retraite sans avoir leur mot à dire. Vous ne le regretterez pas :-)
Il y a 3 commentaires associés à cet avis
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Remarque de Alice Wattez du 03/01/12
J'adore ! Amateurs de cynisme, ce bouquin est pour vous !
Remarque de Sophie SCHAUINGER du 18/01/12
J'attendais impatiemment la sortie de ce best-seller en format poche... et je n'ai pas été déçue ! Etonnant et drôle...
Remarque de florence hoegeli du 29/04/12
J'ai adoré ! Ces auteurs suédois, quelle originalité !
Walli
Le 18 janvier 2012
Etonnant et drôle
J'attendais avec impatience la sortie de ce best-seller en format poche... et je n'ai pas été déçue. Je ne peux que conseiller les aventures de ce petit vieux...
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marcelino34
Le 05 avril 2012
Un bon moment
Surprenant, beaucoup d'humour et de rebondissements, l'on se demande comment l'auteur va s'en sortir, et ma foi il s'en tire très bien !!
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lapin67
Le 25 mars 2012
Pas mal
Le titre m'a plu et je l'ai donc acheté... sans savoir que c'est un best-seller en Suède ! J'ai mis du temps à "rentrer" dans le livre, à l'apprécier à sa juste valeur. J'ai voulu arrêter plus d'une fois mais aux environs de la moitié du livre, le petit vieux a commencé à me plaire. Le livre est sympa, sans être non plus extraordinaire. Il vous ferra passer un bon moment mais j'avoue qu'il ne m'a pas trop fait rire...
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juga
Le 31 mars 2012
Quelle vie !
Humour, meurtre accidentel, personnes célèbres, galère, richesse, il y a tout dans la vie d'Allan Karlsson. J'ai passé 1 semaine de rêve tant sa vie est fascinante, eh oui, malheuresement il ne fait que 515 pages et se lit très vite, quand j'avais un moment à moi ! Je le recommande.
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yety
Le 15 avril 2012
Le vieux et la valise
Si ce vieux un brin voyou n'avait pas "emprunté" la valise l'histoire n'aurait pas été aussi rocambolesque, je me suis beaucoup amusée à lire ce livre et je le conseille à tout le monde.
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Véritable phénomène d'édition en Suède, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est le premier roman du journaliste Jonas Jonasson. Ce livre, dont l'univers déjanté rappelle celui de John Irving et des Monty Python, est en cours de traduction dans dix-huit pays et va être adapté au cinéma.
Extrait

1
Lundi 2 mai 2005

On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait dû au moins avoir le courage de prévenir son entourage de sa décision. Mais Allan Karlsson n'avait jamais été du genre à réfléchir longtemps avant d'agir.
L'idée avait donc à peine eu le temps de germer dans l'esprit du vieil homme qu'il avait déjà ouvert la fenêtre de sa chambre située au premier étage de la maison de retraite de Malmköping dans le Södormanland, et qu'il s'était retrouvé debout sur la platebande dans le jardin.
L'acrobatie l'avait un peu secoué, ce qui n'avait rien de très étonnant, vu que ce jour-là Allan allait avoir cent ans. La réception organisée pour son centenaire, dans le réfectoire de l'établissement, commençait dans une heure à peine. L'adjoint au maire lui-même était invité. Et le journal local avait prévu de couvrir l'événement. Tous les vieux étaient évidemment sur leur trente et un, ainsi que le personnel au complet avec Alice la Colère en tête de peloton.
Seul le roi de la fête allait manquer à l'appel.


2
Lundi 2 mai 2005

Allan Karlsson resta un petit moment indécis, planté au milieu de la plate-bande de pensées qui courait tout le long de la maison de retraite. Il portait une veste marron et un pantalon assorti. Aux pieds, il avait une paire de charentaises de la même couleur. C'était loin d'être un parangon d'élégance, mais qui peut prétendre qu'il le sera encore à cent ans ? Il fuyait sa propre fête d'anniversaire, et c'est aussi une chose qu'on fait rarement à cet âge-là, principalement parce qu'il n'est pas fréquent d'arriver jusque-là.
Allan hésita à refaire l'escalade dans le sens inverse pour récupérer des chaussures dans sa chambre, mais en sentant la protubérance que faisait son portefeuille dans la poche de poitrine de sa veste, il se dit que cela irait bien comme ça. En outre, œeur Alice avait maintes fois prouvé qu'elle disposait d'un sixième sens (chaque fois qu'il planquait une bouteille d'alcool quelque part, elle la trouvait) et, la connaissant, elle était sûrement déjà en train de tourner et de virer là-dedans avec la sensation que quelque chose n'allait pas.
Il valait mieux continuer sur sa lancée. Ses genoux émirent un craquement lugubre quand il sortit du parterre de fleurs. Autant qu'il se souvienne, le portefeuille contenait quelques billets de cent couronnes. Il se demanda si ce serait suffisant pour un homme en cavale.
Il tourna la tête, jeta un dernier regard à la maison de retraite, dont il pensait, il n'y a pas si longtemps encore, qu'elle serait sa dernière demeure sur terre. Tant pis, il pourrait toujours mourir ailleurs plus tard.
Le centenaire se mit en route sur ses chaussons-pisse (on les appelle comme ça parce que les hommes d'un certain âge ont du mal à faire pipi plus loin que le bout de leurs chaussons). Il traversa d'abord un parc puis une grande place où se tenait de temps à autre une foire, dans cette ville qui le reste du temps était fort calme. Au bout de quelques centaines de mètres, Allan s'assit sur une tombe, derrière l'église médiévale qui était la grande fierté de la région. Il avait besoin de reposer ses genoux. Les gens du coin n'étaient pas des chrétiens très fervents, et il pouvait raisonnablement espérer avoir un moment de tranquillité à cet endroit. Il constata, amusé, qu'il était contemporain d'un certain Henning Algotsson, actuellement couché sous la pierre sur laquelle Allan s'était assis. Henning, lui, avait rendu l'âme quelque soixante et un ans auparavant.
Si cela avait été son genre, Allan se serait peut-être demandé de quoi Henning était mort à l'âge de trente-neuf ans seulement. Mais Allan n'avait pas pour habitude de se mêler des affaires d'autrui s'il pouvait l'éviter. La plupart du temps, il y était parvenu.
Il se dit qu'il avait eu bien tort de penser à mourir quand il était encore à la maison de retraite. Parce que, même perclus de rhumatismes, c'était beaucoup plus rigolo d'être en cavale, loin de sœur Alice, que couché immobile six pieds sous terre.
Sur cette belle pensée, notre héros se leva, faisant fi de ses genoux douloureux. Il salua Henning Algotsson et poursuivit sa fuite improvisée.
Allan traversa le cimetière vers le sud, jusqu'à ce qu'il se retrouve bloqué par un muret en pierre. Il ne faisait pas plus d'un mètre de haut, mais Allan était centenaire, pas champion de saut en hauteur. De l'autre côté du mur l'attendait la gare routière de Malmköping, et le vieillard venait tout juste de comprendre que c'était là que ses pauvres jambes avaient décidé dès le départ de le conduire. Une fois, il y a de nombreuses années de cela, il avait traversé l'Himalaya. Ça, c'était dur. Allan y pensa très fort devant ce mur qui s'érigeait en ultime obstacle entre lui et la gare. Il y pensa si fort que le mur rétrécit jusqu'à devenir un petit muret de rien du tout. Et quand il fut parvenu au minimum de sa taille, Allan passa au-dessus malgré son âge et ses genoux.
Comme nous l'avons dit plus haut, Malmköping était une ville assez calme et ce jour-là ne faisait pas exception. Notre fugitif n'avait encore rencontré personne depuis qu'il avait décidé de ne pas fêter son centième anniversaire. Quand il entra dans la gare en glissant sur ses pantoufles, la salle d'attente lui parut déserte. Au milieu se trouvaient deux rangées de sièges disposés dos à dos, tous libres. Sur la droite, deux guichets. L'un était fermé, à l'autre était assis un petit homme très maigre avec de minuscules lunettes rondes, une unique mèche de cheveux soigneusement ramenée au sommet du crâne pour cacher sa calvitie, et un gilet d'uniforme. L'homme leva le nez de son ordinateur d'un air ennuyé quand Allan entra. Peut-être trouvait-il qu'il y avait un peu trop d'affluence. Allan venait en effet de découvrir qu'il n'était pas le seul voyageur dans la salle d'attente. Dans un angle de la pièce se trouvait un jeune homme dégingandé aux cheveux blonds longs et gras, à la barbe clairsemée et portant une veste en jean avec dans le dos l'inscription Never Again.
Le jeune homme ne devait pas savoir lire, car il tirait de toutes ses forces sur la porte des toilettes pour handicapés, alors qu'un panneau d'affichage indiquait clairement en lettres noires sur fond jaune : HORS SERVICE.
Il finit tout de même par bifurquer vers la porte d'à côté, où il rencontra un nouveau problème. Visiblement, il n'avait aucune envie de se séparer de sa grosse valise grise montée sur roulettes, et les W-C étaient trop exigus pour les accueillir tous les deux. Allan se dit que le jeune homme n'avait que deux options : laisser la valise dehors ou bien la faire entrer et rester lui-même à l'extérieur.
À vrai dire, Allan ne se sentait pas très concerné par le problème du jeune homme. Il était concentré sur l'épreuve que représentait le fait de lever ses pieds pour atteindre d'une démarche naturelle le guichet ouvert et demander au petit homme si par hasard il y aurait un moyen de transport en commun en partance pour n'importe quelle destination dans les minutes à venir, et, dans l'affirmative, combien lui coûterait le billet.
Le petit homme avait l'air fatigué. Il dut perdre le fil au milieu de la question, car, après quelques secondes de réflexion, il demanda :
— Et où monsieur désire-t-il se rendre ?
Allan dit au petit homme qu'il venait de lui expliquer que a) l'heure de départ et b) le coût du voyage auraient ce jour-là priorité sur la destination et le moyen de transport.
Le petit homme consulta ses grilles d'horaires et réfléchit un peu.
— Le car 202 part dans trois minutes en direction de Strängnäs. Est-ce que cela vous conviendrait ?
Oui, cela convenait parfaitement à Allan. Le petit homme l'informa que le car partait de la place de stationnement qui se trouvait juste devant la porte du terminal et que le plus pratique était d'acheter le billet directement au chauffeur.
Allan se demanda en son for intérieur quelle était la fonction du préposé à la billetterie s'il ne vendait pas de billets, mais il ne fit aucune remarque. Il était possible que le petit homme se pose tous les jours la même question. Allan le remercia pour son aide et fit mine de lever le chapeau que, dans sa précipitation, il avait oublié de poser sur sa tête.
Le centenaire s'assit sur l'un des bancs inoccupés, seul avec ses pensées. Cette satanée fête donnée en son honneur à la maison de retraite devait commencer à 15 heures, c'est-à-dire dans douze minutes. Ils allaient frapper à sa porte d'une minute à l'autre, et alors ce serait la débandade !
Le héros de la fête rit sous cape, tout en remarquant du coin de l'œil que quelqu'un approchait. Il s'agissait du jeune homme dégingandé aux cheveux blonds longs et gras, à la barbe clairsemée et portant une veste en jean avec dans le dos l'inscription Never Again. L'individu marchait droit sur Allan, tirant derrière lui sa grosse valise montée sur quatre roulettes. Allan comprit qu'il y avait de fortes chances qu'il soit contraint d'échanger quelques mots avec le chevelu. Il se dit que ce n'était pas très grave ; après tout il pourrait être intéressant de connaître les idées des jeunes d'aujourd'hui.
La conversation eut bien lieu, encore qu'elle restât sommaire. Le jeune homme s'arrêta à quelques mètres d'Allan, sembla le jauger un moment, et lui dit :
— Euheuhdisdonc.
Allan répondit aimablement que lui aussi souhaitait au jeune homme une agréable journée, et lui demanda s'il pouvait lui être utile à quelque chose. C'était bien ça. Le jeune homme souhaitait qu'Allan surveille sa valise pendant qu'il allait aux toilettes faire ce qu'il avait à y faire. Autrement dit :
— Il faut que j'aille chier.
Allan lui répondit gentiment qu'en dépit de son grand âge et de son apparente débilité il avait une excellente vue et qu'il ne lui paraissait pas insurmontable de surveiller son bagage un instant. En revanche il le priait de faire vite parce qu'il avait un car à prendre.
Le jeune homme n'entendit pas cette dernière information : il avait mis le cap sur les toilettes avant qu'Allan ait eu le temps de finir sa phrase.
Le centenaire n'était pas du style à s'énerver contre les gens pour un oui pour un non, et il ne fut pas particulièrement agacé par la grossièreté du jeune homme. Mais il ne ressentait pour lui aucune sympathie, et ce détail eut sans doute une certaine influence sur ce qui allait suivre.
Le car 202 arriva devant l'entrée du terminal quelques secondes après que le jeune homme eut fermé la porte des toilettes derrière lui. Allan regarda le car puis la valise, puis le car, puis à nouveau la valise.
Cette valise a des roulettes, se dit-il. Elle a aussi une poignée pour la tirer.
Et Allan se surprit lui-même en prenant une décision lourde de conséquences, comme nous le constaterons par la suite.
Le chauffeur se montra gentil et serviable. Il aida le vieil homme à charger sa grosse valise à bord du car.
Allan le remercia de son aide et sortit son portefeuille de la poche de sa veste. Le chauffeur lui demanda s'il faisait tout le trajet jusqu'à Strängnäs, pendant qu'Allan comptait ses économies. Il avait six cent cinquante couronnes en billets et quelques pièces en plus. Allan se dit qu'il ferait mieux de se montrer prudent avec l'argent. Il mit un billet de cinquante sous le nez du chauffeur et lui demanda :
— Jusqu'où vais-je pouvoir aller avec ça, à votre avis ?
Le chauffeur, l'air hilare, répondit qu'il avait déjà eu affaire à des voyageurs qui voulaient aller quelque part et se demandaient combien ça allait leur coûter, mais jamais l'inverse. Ensuite il étudia sa grille de tarifs et annonça à Allan que pour quarante-huit couronnes il pourrait rester dans le car jusqu'à la gare de Byringe.
Après tout, cette destination en valait une autre. Le chauffeur plaça la valise volée dans le coffre à bagages derrière son siège, puis lui remit son ticket et deux couronnes de monnaie. Allan s'assit tout à l'avant, sur la banquette du côté droit. De sa place, il voyait l'intérieur de la gare routière à travers la vitre. La porte des toilettes était toujours fermée quand le chauffeur passa la première et démarra. Allan souhaita au jeune homme de passer un agréable moment sur le trône, pour se préparer à la mauvaise surprise qu'il aurait à la sortie.
À part lui, il n'y avait pas grand monde dans le car pour Strängnäs cet après-midi-là. À l'avant-dernière rangée de sièges était assise une femme d'âge moyen montée à Flen. Au milieu, il y avait une jeune mère de famille qui s'était laborieusement hissée à bord à Solberga avec ses deux enfants en bas âge, dont l'un était encore dans une poussette.
Le vieil homme se demandait ce qui lui avait pris de voler une valise. Peut-être l'avait-il fait juste parce que l'occasion s'était présentée ? Ou parce que son propriétaire était un voyou ? Ou encore parce qu'il espérait que la valise contiendrait une paire de chaussures et même un chapeau ? Ou parce qu'il n'avait plus rien à perdre ? Non, décidément, Allan ne trouvait pas de réponse à ses questions. Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s'autoriser quelques caprices, conclut-il en s'installant confortablement.
Trois heures sonnaient au clocher quand l'autocar passa Björndammen. Allan était content de sa journée. Il ferma les yeux. C'était l'heure de sa sieste.
Au même moment, sœur Alice frappait à la porte de la chambre n° 1 à la maison de retraite de Malmköping. Elle frappa et frappa encore.
— Allez, Allan, on arrête de faire l'idiot. Le conseil municipal et tous les autres sont arrivés. Tu entends ? Tu n'as pas recommencé à boire, j'espère ? Allez, Allan, tu sors maintenant. Allan ?
À peu près en même temps, la porte de l'unique W-C en état de fonctionnement de la gare routière de Malmköping s'ouvrit. Un jeune homme, soulagé dans tous les sens du terme, en sortit. Il avança jusqu'au milieu de la salle d'attente en rajustant sa ceinture d'une main et en se passant l'autre dans les cheveux. Puis il se figea. Regarda les deux rangées de sièges vides et jeta de rapides coups d'œil autour de lui. Enfin il lâcha
— Putain de merde de connerie de chiotte...
Il se ressaisit et ajouta :
— Tu vas crever, salopard de vieux débris... Il faut juste que je te retrouve avant.