Scalpel aiguisé et plume acérée
Prix public   : 21,00 
16,95 €
Tout est sous contrôle
Tout est sous contrôle
Hugh Laurie
Disponible
440 pages
Couverture souple
Réf : 406880
Résumé
Thomas Lang, ancien tireur d’élite, se voit proposer 100 000 dollars pour tuer un riche homme d’affaires londonien. Non seulement il refuse mais pousse l’indécence jusqu’à prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Évidemment, ça fait désordre... et ça dérape !
Pourquoi on l'a choisi
Attention, thriller déjanté ! Écriture caustique, cynisme décapant, mauvais esprit mariné dans le vitriol, normal, l'auteur n'est autre que notre doc préféré, le Dr House, et plus exactement, Hugh Laurie, son brillant interprète, diplômé d'Oxford et écrivain à ses heures perdues. On s'en réjouit. 
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Patrick Bauwen
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :28
Le 28 octobre 2009
164 adhérents sur 272 ont trouvé cet avis utile.
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Bon moment de détente
Une écriture fluide, un franc parler sans oublier le cynisme qui n'est pas sans nous rappeler le personnage de Dr House. Donc non, ce n'est pas le personnage qui est comme celà mais bien l'acteur !
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Rival Gladys
Le 20 novembre 2009
85 adhérents sur 177 ont trouvé cet avis utile.
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Un très bon moment
L'histoire est très bien, un suspense constant, le personnage plein de cynisme et d'humour. On s'imagine en lisant ce livre que cela pourrait être le Dr House en personne. Donc là aussi, du grand Hugh Laurie !
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Le 03 décembre 2009
74 adhérents sur 145 ont trouvé cet avis utile.
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Bof
J'adore Hugh Laurie dans son rôle de Dr House, de ce fait j'ai acheté son livre. Je ne l'ai pas terminé mais personnellement je me suis un peu perdue dans l'histoire... L'humour grinçant, un peu noir est au rendez-vous tout au long du livre, j'ai aimé au début mais je crois que c'est pesant sur la longueur...
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Le 22 décembre 2009
57 adhérents sur 128 ont trouvé cet avis utile.
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Bof
On me l'a offert puisque j'adore Dr House, on retrouve sa facon d'être parfois... Mais le reste est très différent, je n'ai pas réussi à le finir, l'histoire ne m'a pas du tout emballée et j'ai trouvé que cette histoire rame un peu...
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Le 03 janvier 2010
49 adhérents sur 100 ont trouvé cet avis utile.
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Déçue...
J'adore Dr House, c'est ce qui m'a poussé à acheter ce livre, mais j'ai été terriblement déçue par l'histoire, c'est brouillon, plein de personnages, je n'ai pas accroché du tout, j'ai pourtant été jusqu'au bout... Je ne le recommanderai pas...
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Le 05 janvier 2010
39 adhérents sur 74 ont trouvé cet avis utile.
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Un peu compliqué certes, mais agréable à lire
Le style m'a beaucoup plu, la narration est pleine d'humour ce qui fait de ce roman un vrai moment de détente. Il est vrai cependant que le scénario est assez complexe, et on a du mal à savoir parmi les personnages qui est allié avec qui, qui est un faux ami ou un vrai ennemi... Il faut un peu de concentration pour bien suivre l'intrigue !
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Le 06 janvier 2010
34 adhérents sur 74 ont trouvé cet avis utile.
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PAS MAL
On retrouve bien l'esprit qu'incarne l'auteur dans Dr House. On prend le même, sans la canne, et on lui met un flingue dans les mains ! J'adore son humour caustique !
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Le 05 janvier 2010
34 adhérents sur 72 ont trouvé cet avis utile.
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Bof
Je m'attendais à mieux vu les différentes critiques vues un peu partout, je suis franchement déçue , c'est long, confus, je suis arrivée difficilement à la fin. Dommage !
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Le 22 janvier 2010
24 adhérents sur 47 ont trouvé cet avis utile.
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Très distrayant
J'ai tout simplement adoré. L'histoire malgré quelques longueurs reste parfaitement compréhensible. Le personnage principal est attachant et j'ai fortement apprécié son humour grinçant et son cynisme hilarant. Un très bon livre que je vous recommande.
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Le 23 janvier 2010
23 adhérents sur 43 ont trouvé cet avis utile.
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"..."
Certes, il s'agit de Hugh Laurie, certes il y a de l'humour noir. Mais il y a surtout : trop de personnages, trop de manoeuvres alambiquées, trop de trop ! Au final, il m'a fallu m'accrocher pour en arriver à la fin. Ce que je retiens surtout c'est : longueur et incompréhension !
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Le 02 février 2010
20 adhérents sur 35 ont trouvé cet avis utile.
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Dubitative
L'humour est là, je me perds un peu, du mal à accrocher. Je vais persister tout de même.
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Le 21 janvier 2010
20 adhérents sur 44 ont trouvé cet avis utile.
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Laborieux
Je trouve la plume d'Hugh Laurie plus lourde que le scalpel de Dr House... J'ai réussi à terminer ce roman, mais ça a été sans plaisir. Il y avait pourtant les bases d'un bon thriller, et un héros plutôt attachant dans son genre désabusé, mais... Pas d'étincelle.
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Le 04 février 2010
14 adhérents sur 32 ont trouvé cet avis utile.
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Du bon et du moins bon
On retrouve l'humour de la série télé. Mais le scénario est trop compliqué. Bref je ne conseille pas...Y a mieux franchement.
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Le 05 février 2010
14 adhérents sur 32 ont trouvé cet avis utile.
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Je n'ai rien compris
J'ai lu les 50 premières pages et franchement je n'ai rien compris. L'histoire est vraiment tordue et le début du livre nous rentre immédiatemment dans l'histoire sans aucune explication.
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Le 15 février 2010
14 adhérents sur 25 ont trouvé cet avis utile.
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Mauvais diagnostic ...
Comme beaucoup de lecteurs, je suis fan de la série "Dr House", c'est pour ça que j'ai acheté ce livre en pensant être aussi ravie qu'en regardant la série... Quelle déception ! Les premières pages sont assez accrocheuses mais on déchante très vite sur la suite... J'ai quand même réussi à le terminer mais avec bien du mal ! Je le déconseille.
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Le 14 février 2010
13 adhérents sur 27 ont trouvé cet avis utile.
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Vivement le prochain
Vous aimez le docteur House, vous aimerez ce livre : les mêmes expressions, le même sens de l'humour. Une intrigue jusqu'à la dernière page. Un bon roman policier avec un ton sarcastique à souhait (j'ai retrouvé l'esprit du Dr House, dont je suis fan à 200%). L'humour du Dr House est toujours aussi présent. Une histoire riche en rebondissements. Je conseille ce livre à tous les mordus de la série qui retrouveront dans ces 300 et quelques pages un moment de pur plaisir. Bonne lecture à tous.
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Le 09 février 2010
13 adhérents sur 27 ont trouvé cet avis utile.
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Bof...
Peut-être m'attendais-je trop à un "style Dr House", dont on retrouve parfois néanmoins le cynisme et l'humour noir, mais j'ai été déçue. C'est long, ça traine... on se perd dans les descriptions et les personnages... Dommage. J'ai franchement eu du mal à finir, et c'est bien parce que je n'aime pas laisser un livre en plan !
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Le 12 février 2010
13 adhérents sur 25 ont trouvé cet avis utile.
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Pas assez fluide...
L'humour et le ton du roman sont très plaisants et assez conformes au personnage que Hugh Laurie incarne dans Dr House. C'est malheureusement le seul point positif du livre pour moi ! Trop de personnages, pas assez de fluidité dans les enchainements d'un chapitre à l'autre. Bref, un roman un peu difficile à suivre ! Faut s'accrocher pour le terminer, dommage parce qu'au début on se dit que ça va être une bonne surprise...
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Le 16 février 2010
11 adhérents sur 20 ont trouvé cet avis utile.
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Un livre génial
J'ai réellement adoré ce livre, j'avais vraiment l'impresssion d'avoir le Doc. House avec moi pendant ma lecture, c'était tordant. Vraiment je le recommande.
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Le 14 février 2010
11 adhérents sur 21 ont trouvé cet avis utile.
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Trop d'humour tue l'humour
Roman assez décevant aux vues des critiques annonçant un humour aussi décapant que celui de la série de l'auteur... A vouloir faire de l'humour à chaque détour de phrase, cela devient vite "lourd". Dommage, car le personnage principal est attachant et l'intrigue assez bien ficelée pour un premier roman, même si l'on si perd un peu parfois...
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Le 24 février 2010
9 adhérents sur 18 ont trouvé cet avis utile.
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Livre à lire
L'histoire n'est pas compliquée, le style d'écriture est particulier mais vraiment plaisant. Ce n'est pas mon style de livre en temps normal, mais là je dois dire que j'ai accroché tout de suite. Je pense que les lecteurs ne doivent pas confondre la série Dr House et son interprète... Très bon livre.
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Le 23 février 2010
8 adhérents sur 16 ont trouvé cet avis utile.
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Bof bof
Pourtant j'ai essayé, mais après 200 pages, j'abandonne ! Trop de noms de personnages... J'ai un peu de mal à suivre l'histoire, qui est qui ? Et qui fait quoi ?! Bref, un peu déçue !
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Le 24 février 2010
7 adhérents sur 15 ont trouvé cet avis utile.
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Grrrrrr
Quelle déception... Je n'ai rien compris ni à l'humour ni à l'histoire, j'ai laissé choir le volume sur le sol une nuit d'insomnie et lui ai préféré "Jørn Riel" et ses "Racontars" histoires du Pôle Nord pleines de tendresse, pleines de vie et bien mieux écrites, Dommage pour l'acteur talentueux de Dr House.
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Le 26 février 2010
7 adhérents sur 15 ont trouvé cet avis utile.
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Déception
L'histoire est très compliquée, beaucoup de lieux et de personnages, difficile à suivre. J'ai décroché à la moitié du livre car j'esperais vraiment rentrer dedans. Trop déçue !
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Le 17 février 2010
7 adhérents sur 20 ont trouvé cet avis utile.
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Pas terrible
J'attendais plus de ce livre. Tout compte fait, Hugh Laurie est mieux en tant que Dr House qu'en écrivain. J'avais du mal à avancer dans son roman. C'est pas Cristie !!!
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Le 01 mars 2010
6 adhérents sur 11 ont trouvé cet avis utile.
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De l'idée
En connaissant la série Dr House, on a clairement l'impression que le Docteur House a troqué sa blouse pour un uniforme ! L'humour est au rendez-vous mais on sent un manque d'expérience de la part de Hugh Laurie dans l'écriture de ce genre d'histoire. On passe cependant un bon moment lorsqu'on aime l'humour caustique !
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Le 04 mars 2010
6 adhérents sur 10 ont trouvé cet avis utile.
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Rude lecture
Alors OK, c'est Hugh Laurie, Docteur House, l'humour qu'on aime tous... Bon une fois que c'est dit, que reste-t-il à ce roman ? Personnages compliqués, à la psychologie peu fouillée. Histoire emmêlée et ennuyeuse à souhait. Roman d'espionnage bien loin de la qualité que l'on peut trouver dans ce genre. Les 3/4 du livre sont très durs à lire, mais en persévérant je peux dire que le seul point positif à noter est la fin. Comparée au reste du roman, la fin n'est pas si mal amenée et même la qualité d'écriture à la fin est bien supérieure au reste. Cependant je ne peux vraiment pas dire que je le conseille.
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Le 01 mars 2010
5 adhérents sur 11 ont trouvé cet avis utile.
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Très déçue
Déçue par l'écriture... très floue et un peu brouillon. Parfois je me demandais même si j'avais pas sauté quelques pages. Le début est fluide et plein de cynisme à la dr House mais ensuite ça traine, on s'ennuie. Je n'aime pas ne pas finir un livre donc je l'ai terminé mais je me suis vraiment forcée.
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James Hugh Calum Laurie est né à Oxford en 1959. Lors de ses études à l'université de Cambridge, il intègre le Cambridge Footlights Club, tremplin de nombreux comédiens britanniques. Il y fait la connaissance d'Emma Thompson et de Stephen Fry. Dès les années 1980, il apparaît dans plusieurs séries télévisées. Il prête également sa voix à plusieurs personnages de films d'animation (Les 101 dalmatiens ; Stuart Little). La consécration mondiale arrive avec l'irrévérencieux et controversé Dr. House. Il est marié depuis 1989 avec Jo Green, une administratrice de théâtre, avec laquelle il a 3 enfants.
Les droits d'adaptation de Tout est sous contrôle ont été achetés par la MGM.
Lu dans la presse
« Un suspense constant et un humour décapant : Hugh Laurie subvertit le genre avec bonheur. »

The Times


« Ce thriller décalé (...) est écrit sur un ton si sarcastique qu'on jurerait qu'il est signé du Dr. House en personne. »

Le Parisien
Extrait

1


J'ai vu un homme, ce matin,
Qui ne voulait pas mourir.

P. S. STEWART


Imaginez que vous deviez casser le bras de quelqu'un.
Le gauche ou le droit, aucune importance, la question étant de passer à l'acte, faute de quoi... enfin, qu'importe également. Disons seulement que, sinon, ça risque d'aller mal.
Le problème est en réalité le suivant : allez-vous au plus vite — crac ! oh, désolé, laissez-moi vous mettre une attelle, monsieur — ou faites-vous traîner l'affaire pendant huit bonnes minutes, en procédant par minuscules poussées, certes de plus en plus fortes, jusqu'à ce que la douleur devienne verte et rose, glacée, brûlante, et finalement insupportable au point de le faire gueuler comme un veau ?
Eh oui, bien sûr. C'est évident. La chose à faire, la seule chose à faire, c'est d'en finir le plus rapidement possible. Cassez-moi ce bras, payez la tournée, soyez un bon citoyen.
À moins que.
Que, que, que...
Et si vous détestiez la personne au bout dudit bras ? Ou, plus précisément : si vous la haïssiez grave ?
Je devais maintenant y réfléchir.
Je dis maintenant, mais en réalité je veux parler d'un moment passé ; le moment situé une fraction de seconde — quelle fraction, cependant ! — avant que mon poignet arrive aux environs de ma nuque, et que mon humérus gauche se brise en deux éléments plus ou moins faciles à recoller. Deux, voire beaucoup plus.

Parce que le bras dont on discute, voyez, c'est le mien. Pas le bras abstrait de quelque philosophe. L'os, la peau, les poils, la petite cicatrice blanche à la pointe du coude, cadeau d'un radiateur à accumulation de l'école primaire de Gateshill — tout ça, c'est à moi. C'est aussi le moment où je me demande si cet homme dans mon dos, qui me serre le poignet et le pousse avec un zèle quasi érotique en haut de ma colonne vertébrale... eh bien, si cet homme ne me haïrait pas. S'il ne me hait pas carrément.
Car il n'en finit pas.

Nom de famille Rayner. Prénom inconnu. Enfin moi, je ne sais pas et, par conséquent et de toute manière, vous non plus.
Je suppose que quelqu'un, quelque part, le connaît — l'a baptisé ainsi, l'a gueulé dans l'escalier à l'heure du petit-déj', lui a appris à l'épeler — et d'autres l'ont certainement crié dans un bar pour lui offrir un verre, ou murmuré pendant l'amour, ou l'ont inscrit dans la bonne case d'un formulaire d'assurance-vie. Je sais qu'ils ont fait ça. J'ai juste un peu de mal à me le représenter.
Rayner avait sans doute une dizaine d'années de plus que moi. Ce qui ne pose en soi aucun problème. J'entretiens des relations chaleureuses, sans bras cassés, avec quantité de personnes de cet âge. Pour l'ensemble des gens admirables, d'ailleurs. Mais il était en outre plus grand de sept centimètres, plus lourd de vingt-cinq kilos et, en unités de violence, disons au moins huit de plus que moi. Plus laid aussi qu'un parking, avec un grand crâne chauve, plein de creux et de bosses, qui ressemblait à un ballon rempli de clés à molette. Il avait également un nez de boxeur, qu'un tiers encore avait probablement aplati de la main gauche (ou du pied gauche), et qui serpentait sous un front mal dégrossi.
Dieu tout-puissant, quel front ! Chacun en leur temps, briques, couteaux, bouteilles et divers arguments rationnels avaient rebondi sur cette vaste surface en ne laissant que d'infimes empreintes entre des pores profonds et très espacés. Les pores les plus profonds et les plus espacés que je pense avoir jamais remarqués sur une peau humaine. Ça me rappelait le golf municipal de Dalbeattie à la fin du long été sec de 1976.
Sur les côtés, nous découvrons que les oreilles de Rayner ont jadis été mordues, arrachées et remises en place, la gauche étant franchement à l'envers, ou sens dessus dessous, suffisamment pour qu'on l'observe un certain temps avant de conclure : « Ah oui, c'est une oreille ! »
Par-dessus tout ça, au cas où vous n'auriez pas pigé, il portait une veste en cuir noir sur un col roulé de même couleur.
Mais, bien sûr, vous aviez pigé. Il aurait pu s'envelopper de soie miroitante et mettre des orchidées dans ses cheveux, les passants inquiets l'auraient payé avant de se poser la question de savoir s'ils lui devaient de l'argent.
En ce qui me concerne, je ne lui en devais pas. Rayner fait partie d'un groupe très sélect à qui je ne dois rien du tout et, si ça s'était passé un peu mieux entre nous, je lui aurais suggéré, à lui et ses semblables, d'adopter un style de cravate particulier, comme les membres d'un même club. Avec pour motif des chemins qui se croisent, peut-être.
Mais comme je l'ai déjà dit, ça se passait mal.

Un certain Cliff, professeur manchot de combat à mains nues (oui, je sais, il n'en avait qu'une, de main, mais la vie est comme ça, très rarement) m'a appris que la douleur est une chose qu'on s'inflige à soi-même. On peut nous faire toutes sortes de misères — nous frapper, nous poignarder, essayer de nous casser le bras —, mais la douleur, nous la créons tout seuls. Et donc, selon Cliff qui, après deux semaines au Japon, se croyait autorisé à vendre de telles conneries au prix fort, on est toujours capable de la faire cesser. Une veuve de 55 ans l'ayant tué depuis au cours d'une bagarre dans un pub, je ne pense plus avoir l'occasion de lui souffler dans les bronches.
La douleur est une réalité. Quand elle vous tombe dessus, vous vous débrouillez au mieux.

Mon seul avantage était que, jusque-là, je n'avais produit aucun bruit.
Il ne s'agit pas de courage, comprenez bien, tout simplement je n'en avais pas trouvé le temps. Jusqu'alors, Rayner et moi avions rebondi sur les murs et les meubles dans un silence viril émaillé de sueur, en lâchant quelques grognements pour indiquer que nous étions concentrés. Toutefois, à cinq secondes de l'évanouissement ou de la fracture, il était temps d'introduire un élément nouveau, et émettre un son fut la seule chose qui me traversât l'esprit.
Donc, respirant profondément par le nez, je rapprochai celui-ci autant que possible du visage de mon agresseur, je retins un instant mon souffle, puis je poussai ce que les artistes martiaux japonais appellent un kiai, que vous définiriez sans doute par « bruit retentissant » — ça ne serait pas trop tiré par les cheveux —, mais un cri d'une intensité à ce point aveuglante, choquante, « putain mais qu'est-ce que c'était ? », que j'en fus le premier effrayé.
L'effet sur Rayner fut celui escompté puisque, se déportant malgré lui sur le côté, il a relâché mon bras pendant un douzième de seconde. J'en ai profité pour lui balancer un méchant coup de boule, assez fort pour sentir le cartilage de son nez s'ajuster sur l'arrière de mon crâne, tandis qu'une moiteur soyeuse se répandait sur mon scalp. Levant alors le talon vers son entrejambe pour lui racler l'intérieur de la cuisse, j'ai fait connaissance avec un appareil génital d'une taille quand même impressionnante. À la fin du douzième de seconde, Rayner ne me tenait plus du tout le bras, et je me suis rendu compte que j'étais en nage.
Me détachant de lui en dansant sur la pointe des pieds comme un vieux saint-bernard, j'ai cherché autour de moi quelque chose qui me serve d'arme.
Ce tournoi pro-semi-pro d'un seul round (un quart d'heure) avait pour cadre un petit salon de mauvais goût à Belgravia. Comme tous ses confrères, à chaque fois sans exception, l'architecte d'intérieur avait fait un travail absolument épouvantable mais, à cet instant, son penchant pour les objets lourds et portatifs s'accordait bien avec le mien. Jetant mon dévolu sur le bouddha de quarante-cinq centimètres qui ornait la cheminée, j'ai découvert avec plaisir que ses ridicules esgourdes offraient une prise satisfaisante à ma seule main valide.
Agenouillé par terre, Rayner vomissait tripes et boyaux sur le tapis chinois, dont les couleurs s'amélioraient à vue d'œil. J'ai pris position, un peu d'élan et, me ruant sournoisement sur lui, j'ai frappé l'os tendre derrière l'oreille gauche avec le socle de la statuette. Le choc a produit un son mat, de ceux que seuls émettent les tissus humains dans ce cas, et Rayner a roulé sur le flanc.
Je ne me suis pas donné la peine de vérifier s'il respirait encore. Cruel, peut-être, mais c'est ainsi.
J'ai essuyé quelques gouttes de transpiration sur mon visage en me rendant dans le couloir. J'ai prêté attention aux bruits bien que, s'il y en avait eu dans la maison ou au-dehors, je ne les aurais pas entendus, puisque mon cœur jouait les marteaux-piqueurs. Ou peut-être y avait-il un vrai marteau-piqueur dehors mais, dans ce cas, j'étais trop occupé à aspirer de grosses valises d'air pour le remarquer.
Ouvrant la porte d'entrée, j'ai senti une petite bruine froide me tomber dessus, se mélanger avec ma sueur, adoucir la douleur dans mon bras, et tout diluer au passage. J'ai fermé les yeux et laissé l'eau ruisseler sur ma peau. C'était une des choses les plus agréables qui me fussent arrivées à ce jour. Vous me direz que j'ai mené une existence misérable — je vous répondrai que le contexte a ses raisons.