Accueil Jeunesse Livres 10 ans et plus Un ranch pour Kate, tome 2 : Le galop de l'espoir
Un ranch pour Kate, tome 2 : Le galop de l'espoir
Un ranch pour Kate, tome 2 : Le galop de l'espoir
Zoe Kelvedon
240 pages
Couverture souple. 13,5 x 19 cm
10 ans et plus
Réf : 380260
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 12,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Revoilà l’indomptable Kate ! À l’école de Salta, elle rencontre le beau Sina et surtout une jument abandonnée qui attend un petit ; saura-t-elle l’apprivoiser ?
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Seré Halverson Prince
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
misslecture
Le 24 septembre 2011
Un ranch pour Kate
Ce livre est passionnant pour les fans de chevaux. Ma fille a lu le tome 1 et elle dit qu'elle a adoré, alors les fans de chevaux : lisez-le !!!
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Remarque de BRUNO JULLIEN du 26/12/11
J'ai dévoré les 2 tomes. A quand le tome 3 chez France Loisirs ? Vite, vite s'il vous plait. 6 Réponse du modérateur : Dès février 2012, le tome 3 sera au catalogue de Printemps !
GabrielleA
Le 26 décembre 2011
Super série !
J'ai dévoré les 2 tomes disponibles. C'est prenant, frais, terriblement agréable à lire. A quand le Tome 3 chez France Loisirs ? Vite, vite s'il vous plait :)
Réponse du modérateur : Bonne nouvelle ! Le tome 3, "Secrets de famille" sera proposé au catalogue de Printemps 2012, dès le mois de février.
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Extrait

Chapitre I


— Raccourcissez vos rênes et trottez ! ordonna Lizzie Batistuta.
Kate Sommers jeta un coup d'œil désespéré à sa cousine, Clara. Ce n'est pas un temps pour faire un marathon autour d'une carrière. Il doit faire quatre-vingt-dix-neuf degrés à l'ombre ! En cette fin de mois d'août, les températures étaient exceptionnellement élevées en Argentine.
Kate leva le bras pour aider Marta, la jeune cavalière qu'elle entraînait, à raccourcir ses rênes. La petite fille avait le visage tout rouge, tant à cause de l'excitation que de la chaleur. C'était la première fois que le refuge pour chevaux et poneys du Ranch Batistuta organisait une journée dédiée aux équidés dans le but de collecter des fonds. Kate et Clara avaient passé la matinée à expliquer l'entretien que nécessite une écurie : elles avaient montré aux participants comment faire la litière d'une stalle, panser un cheval poussiéreux - Manouche leur ayant servi de modèle -, et poser des bandes aux jambes de l'animal. Lizzie, la tante de Kate, donnait à présent un dernier cours d'équitation à deux fillettes qui avaient assisté à la journée du Poney. Kate flatta l'encolure de la monture alezane qu'elle longeait. Pour un poney qui, à peine un mois auparavant était à la retraite, Nando s'était incroyablement bien adapté à sa nouvelle reprise d'activité. Lorsqu'il partit au trot, le hongre arqua son encolure et dressa la queue. On dirait qu'il est fier de fournir sa part d'effort pour l'équipe Batistuta, pensa Kate tout en descendant au pas de course la longueur de la carrière au côté de l'animal.
— Ne pensez pas en haut et en bas mais d'avant en arrière, expliqua Lizzie aux fillettes.
Kate sourit. On lui avait donné exactement le même conseil au début des vacances d'été, alors qu'elle ballottait sur le dos de Nando. Elle avait du mal à réaliser qu'elle avait quitté l'Angleterre pour le ranch de sa tante en Argentine, seulement cinq semaines plus tôt. Quand je pense que je ne voulais pas monter dans cet avion ! se souvint Kate, surprise de constater à quel point les choses avaient changé en si peu de temps.
— Au pas ! dicta Lizzie.
Kate serra plus fort la longe de Nando et le fit ralentir, puis s'arrêter.
— Tu t'en es bien sortie, complimenta-t-elle Marta, à bout de souffle. Bientôt, tu pourras monter toute seule, j'en suis persuadée !
La petite fille se pencha en avant et tapota l'encolure du poney.
— je crois que Nando m'aime bien, déclara-t-elle en anglais avec un fort accent espagnol. Il m'a écouté pendant tout le cours.
Dès que le hongre perçut son nom, il tendit les oreilles en arrière.
— Tu vois ! s'exclama Marta, tout sourire.
— Excellent ! s'écria en espagnol la mère de Marta et Susanna. Bravo, les filles !
Kate se réjouit intérieurement d'avoir compris ce que la femme venait de dire. Je parie que j'aurai de super notes en espagnol quand je rentrerai en Angleterre. Sauf qu'elle ne retournerait pas à l'école là-bas. Un spasme nerveux agita la jeune fille tandis qu'elle se rappelait qu'elle allait entamer cette nouvelle année scolaire dans le lycée de Clara, à Salta. Depuis que Kate était arrivée en Argentine, son père, qui travaillait pour le gouvernement britannique, s'était vu proposer un nouveau poste en Iran, et ses parents avaient pris la décision de s'y installer. Ils avaient d'abord pensé envoyer leur fille dans un internat en Angleterre mais, quand ils étaient venus lui rendre visite deux semaines auparavant, ils avaient finalement accepté qu'elle reste auprès de Lizzie et Clara.
Kate tendit la main à Marta pour l'aider à mettre pied à terre.
— Gracias, dit la petite fille tout en glissant le long du flanc du poney. Est-ce que je peux le prendre ?
— Bien sûr, répondit Kate.
Elle passa la longe à Marta, remonta les étriers, puis dessangla le hongre alezan.
— Vous pouvez y aller, maintenant, poursuivit Kate.
Lizzie ouvrit le portail, et les deux sœurs firent sortir les poneys de la carrière. Susanna et Cohete étaient en tête, Marta et Nando sur leurs pas. Clara et Kate accompagnèrent les fillettes jusque dans l'arrière-cour.
— La prochaine fois qu'on donnera une leçon d'équitation, je ferai en sorte de paraître tellement épuisée que maman ne pourra que me proposer de prendre sa place, feignit Clara de râler.
— N'oublie pas de prendre un parasol et un brumisateur, approuva Kate.
— C'est franchement plus qu'épuisant de courir comme ça autour de la carrière, commenta Clara en s'éventant le visage de la main. Je ne m'étais jamais rendu compte que maman avait une telle propension au sadisme.
— Je vais tout faire pour rester dans ses petits papiers jusqu'à ce que Marta et Susanna n'aient plus besoin d'être longées, se résolut Kate. Sinon, elle pourrait bien décider de me laisser dehors jusqu'à ce que je fonde !
— Je n'arrive pas à t'imaginer rester dans les petits papiers de quelqu'un pendant très longtemps ! plaisanta sa cousine.
Kate lui tira la langue.
— Je me suis assagie, tu sais !
Après que leur fille eut été exclue de l'école à cause d'une farce idiote, les parents de Kate l'avaient envoyée passer l'été dans le ranch de sa tante pour qu'elle prenne conscience du vaste monde qui existait en dehors du milieu privilégié dans lequel elle avait grandi. Ni Kate ni ses parents ne s'étaient attendus à ce qu'elle s'éprenne autant de ces terres rouges et sauvages et de la propriété de sa tante.
Les quatre filles pénétrèrent dans la cour, sous le claquement des sabots sans fers des poneys contre les pavés. Des box fraîchement peints la longeaient de chaque côté et, au fond, se dressaient deux écuries dont les portes à deux battants étaient grandes ouvertes. Susanna et Marta se dirigèrent vers la plus grande des écuries et firent entrer les équidés dans sa fraîcheur bienvenue. Ils furent accueillis par un hennissement perçant.
— Coucou Belle, lança Kate à la jument alezane qui occupait la première stalle.
Belle dressa les oreilles et appela de nouveau Nando. Le hongre lui répondit en hennissant, mais suivit docilement Marta jusque dans son box. Belle fit un tour sur elle-même, désordonnant ainsi sa litière, puis repassa la tête par-dessus sa porte.
— Elle est folle de Nando ! constata Clara avant de suivre Susanna et Cohete dans un box.
Kate sourit. Durant les quelques semaines que Belle avait passé au ranch, près duquel elle avait été abandonnée, elle et Nando étaient devenus inséparables. La jeune fille entra dans le box du poney alezan, ferma la porte derrière elle et se tourna vers Marta.
— Tu veux essayer de le desseller et de le débrider toute seule ? proposa-t-elle.
Marta acquiesça d'un signe de tête, les yeux écarquillés de plaisir. Kate tint Nando immobile pendant que la fillette soulevait le quartier de selle et tirait d'un coup sec sur chaque boucle. Une fois la sangle lâche, elle l'abaissa puis passa de l'autre côté de Nando pour pouvoir la poser au-dessus de la selle.
— C'est bien, félicita Kate tandis que Marta enlevait la selle. Tu as très bien retenu la façon dont il faut s'y prendre.
Marta tendit les bras afin de détacher la sous-gorge, puis fit doucement passer le bridon par-dessus les oreilles du poney. Elle attendit qu'il relâche de lui-même le mors pour éviter de lui faire mal aux dents.
— Parfait, encouragea Kate en s'emparant du bridon. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à l'éponger.
— Je vais chercher un seau et une éponge, proposa Marta.
— Merci, c'est gentil, répondit Kate au moment où elle entendit son nom crié et des bruits de pas de course résonner dans l'écurie.