L'histoire d'Endal
L'histoire d'Endal
Ou comment survivre grâce à l'amour d'un chien
Allen et Sandra Parton
320 pages
+ 8 pages photos couleur en hors-texte
Couverture cartonnée
Réf : 377080
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Au lieu de 18,90  (prix public)
Résumé
Un chien doté de capacités exceptionnelles a permis à Allen Parton de retrouver l’envie de vivre. Grièvement blessé, cloué dans un fauteuil roulant, il ne reconnaissait ni sa femme ni ses enfants, et s’exprimait avec difficulté. Il devient lunatique et parfois violent. Commencent alors des mois de rééducation. Ce journal écrit à quatre mains raconte des années de souffrance, un couple qui se déchire, et le désespoir d’Allen qui tentera deux fois de se suicider.
Pourquoi on l'a choisi
Endal, un labrador hors du commun : là où les psys, les thérapeutes et les médecins avaient échoué, il a redonné un sens à l’existence d’Allen.
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :5
lou39
Le 16 décembre 2009
Un bon moment d'amour et de complicité
Un livre agréable à lire, qui se lit vite et bien. Le courage dune femme, Sandra, beaucoup seraient parties et un chien plus que formidable, vraiment.
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FURTIMWALD
Le 22 janvier 2010
Tromperie
Un livre présenté comme une formidable relation entre un homme et un chien. On évoque la première fois le chien à la page 175. Le récit est d'une banalité, très mal présenté pour les lecteurs de France Loisirs.
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Necky
Le 30 décembre 2009
Une formidable histoire d'amour entre un homme et un chien
Je viens de finir le livre et j'aurai voulu qu'il ne s'arrête jamais ! Ce livre est très émouvant, un homme qui se trouve au fond du gouffre et qui va s'en sortir grâce à ce magnifique labrador ENDAL !!!! C'est extraordinaire et je trouve la thérapie avec les animaux très enrichissante. N'oublions pas non plus le formidable courage de Sandra. Je recommande fortement ce livre !
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Le 03 janvier 2010
Riche histoire de vie
Beau livre qui se lit rapidement, assez émouvant par moments et montre comme la vie peut rebondir après des années d'effort. On ressent bien le point de vue de chacun, il y a une bonne continuité et logique.
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lili44
Le 09 février 2010
Survivre grâce à l'amour d'un chien !
Ce livre est très émouvant et prouve que les chiens sont autre chose que des bêtes mais peuvent aussi se révéler une véritable thérapie. L'amour sans faille de Sandra qui reste malgré toutes les épreuves à traverser ! Un livre simple qui se lit rapidement mais rempli de sentiment !
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Allen Parton est un vétéran de la guerre du Golfe. Il consacre désormais son temps au bénévolat pour des organisations caritatives, à sa collaboration avec les médias, ainsi qu'à ses chiens. Son épouse, Sandra, travaille pour Canine Partners, une œuvre de charité spécialisée dans l'éducation de chiens d'assistance pour handicapés. Ils ont deux enfants, Liam et Zoé, et vivent dans le Hampshire.
Extrait

Chapitre 1

Allen


Quand j'ai ouvert les yeux, la pièce m'a semblé floue et la lumière vive des plafonniers était entourée d'un halo diffus. Quelque chose de dur et d'inconfortable m'enserrait le cou et s'enfonçait dans ma peau.
— Allen, est-ce que ça va ? Contente de vous avoir à nouveau parmi nous.
La voix était pleine d'entrain. Une femme. J'ai distingué sa silhouette sombre près du lit.
— Où suis-je ? ai-je péniblement articulé.
J'avais la gorge serrée, et les mots que je venais de prononcer sonnaient comme une toux rauque.
— Vous êtes à l'Haslar Royal Naval Hospital de Gosport, en Grande-Bretagne. Vous avez eu un accident, vous vous souvenez ? Dans le Golfe.
Le golfe de quoi. ? Le golfe du Mexique ? Le golfe du Lion ? Le golfe Persique ? Cette femme ne savait-elle pas combien de golfes il y avait sur cette planète ?
Et, là, je me suis souvenu. J'étais dans la marine. Premier maître. Pendant la guerre du Golfe.
— Vous avez été rapatrié en avion depuis Dubaï la nuit dernière et vous êtes arrivé ce matin. Le voyage a dû vous fatiguer.
Comme je tentais de m'asseoir dans mon lit, l'infirmière m'a pris le bras pour m'aider. J'ai attrapé le collier en plastique qui faisait le tour de mon cou.
— Vous feriez mieux de le garder jusqu'à ce qu'on vous ait examiné !
J'ai voulu lui demander quand j'allais voir un médecin, mais mon esprit a buté sur le mot. Comment les appelait-on déjà ? Ces types avec des stéthoscopes, qui vous expliquent ce qui cloche chez vous ?
— Des... médicaux ?... ai-je balbutié.
Mes épaules se sont mises à tressauter nerveusement.
— Un médecin va bientôt venir. Voulez-vous vous laver en attendant ?
J'ai fait oui de la tête et balancé mes jambes sur le côté pour mettre pied à terre. Tout dans ma façon de bouger était bizarre et mal coordonné. J'avais l'impression que mon corps appartenait à quelqu'un d'autre et que je le contrôlais à peine. Que se passait-il donc ? En m'appuyant sur la table de nuit pour me lever, j'ai aussi remarqué que je n'avais aucune sensation dans la main et le bras, à part une sorte de fourmillement.
— Les toilettes sont par là, m'a indiqué l'infirmière. Je crois que je ferais mieux de vous accompagner.
— Non !
Je lui ai grossièrement fait signe de reculer en forçant mon pied gauche, puis le droit, à avancer. Chaque pas me demandait un énorme effort de volonté. C'était très étrange.
Dans la salle de bains, j'ai poussé la porte et je me suis appuyé contre le chambranle, haletant après ma traversée laborieuse de la pièce. Comme il y avait un miroir de l'autre côté, j'ai titubé jusque-là pour m'y regarder.
Je me suis trouvé plus ou moins comme d'habitude : un peu fatigué peut-être, mais à peu près normal autrement. J'avais juste un gros bleu sur la tempe, un peu douloureux au toucher. Quant à la minerve, elle paraissait sale, comme si je la portais depuis un certain temps.
Tout en m'aspergeant le visage d'eau, j'ai essayé de me souvenir. Comment avais-je atterri là ? J'avais eu un accident dans le Golfe, avait mentionné l'infirmière. Mais quel genre d'accident ? Rien ne me revenait. Je m'étais sans doute cogné la tête, ce qui expliquerait le bleu. Pour le reste... rien. Bon, je finirais bien par me souvenir de tout cela un peu plus tard, non ?
Quand j'ai émergé de la salle de bains, un médecin a traversé la salle commune pour m'examiner.
— Vous avez l'air d'avoir un peu de mal à marcher. Comment vous sentez-vous ?
— Bizarre, ai-je tout juste réussi à répondre.
— Vous souvenez-vous de votre nom ?
Quelle question ! À qui pensait-il avoir affaire ?
— Premier maître Allen Parton, ai-je aboyé.
Ma diction était étrangement confuse.
— Et comment s'appelle votre navire ?
J'ai ouvert la bouche pour répondre, avant de réaliser que je n'en avais aucune idée. L'information s'était volatilisée. Ébahi, j'ai secoué la tête.
— Quel âge avez-vous ?
Je me suis creusé les méninges, passant en revue les pays que j'avais visités, les bateaux sur lesquels j'avais navigué, les systèmes d'armes que j'avais aidé à concevoir... Mais mon âge ? Ça m'échappait totalement.
J'ai finalement hasardé une réponse, sans doute pour essayer d'expliquer au docteur en quoi consistait mon travail.
— Des missiles ?
Hochant la tête, le médecin m'a aidé à m'installer sur le lit pour prendre ma tension. Il m'a ensuite braqué une lampé de poche dans les yeux avant de me faire une prise de sang.
— Qu'est-ce qui m'est arrivé ? me suis-je décidé à demander.
— Nous pensons que votre cerveau a été soumis à un traumatisme. Votre crâne n'a pas subi de dommages. Tout se passe à l'intérieur. À mon avis, il est inutile d'opérer. Nous allons devoir attendre que l'inflammation se calme et, ensuite, nous verrons comment votre état évolue.
Il m'irritait. Fais juste ton boulot, ai-je maugréé intérieurement. Que je puisse retourner faire le mien. Je n'ai pas le temps de me la couler douce ici pendant des semaines. Mes hommes ont besoin de moi !
— La surveillante va vous donner quelque chose contre la douleur. Reposez-vous maintenant.
Sur ce, il a tourné les talons.
J'ai cligné des yeux. Oui, j'avais mal. Ma tête et mon cou étaient douloureux. J'ai laissé l'infirmière m'aider à soulever mes jambes pour me recoucher.
— Le déjeuner va bientôt être servi. Et votre femme viendra vous voir un peu plus tard.
Je l'ai dévisagée avec stupéfaction. J'avais une femme, moi ? Première nouvelle.
L'infirmière a froncé les sourcils.
— Vous ne vous souvenez pas d'elle, n'est-ce pas ? Elle s'appelle Sandra. Vous la reconnaîtrez quand vous la verrez. Elle s'est fait beaucoup de souci pour vous.
Elle a tourné les talons, me laissant digérer l'information. Je me suis affaissé sur mes oreillers en essayant de faire redémarrer ma mémoire. Femme. Mariage. Marié. J'étais marié. Je savais que le mariage était une bonne chose : on s'aime, on veille l'un sur l'autre. Mais je n'avais absolument aucun souvenir de ma femme.
Une fois l'heure des visites arrivée, une très séduisante brune tout en courbes a traversé la pièce à grands pas. Je l'ai fixée intensément. Elle se dirigeait clairement vers moi. C'était sûrement Sandra.
— Allen ! s'est-elle exclamée. Oh mon Dieu !
Après m'avoir embrassé, elle a planté son regard dans le mien.
— Comment tu te sens ?
Elle avait beau sembler sympathique, elle n'en était pas moins une étrangère. Son visage ne me disait rien, et je ne me souvenais pas le moins du monde de l'avoir épousée. Je n'éprouvais pas le moindre sentiment à son égard. Dans ma tête, il n'y avait qu'un grand vide nébuleux.