La célébrité ne fait pas le bonheur !
Une vie de rêve
Une vie de rêve
Jemma Forte
Disponible
504 pages
Couverture cartonnée
Réf : 376740
Résumé
Francesca a des rêves de princesse : elle souhaite être actrice et la célébrité la fascine. Cependant, sa vie ressemble plus à celle de Cendrillon. Travaillant dans une agence de publicité, elle écrit en secret son journal intime de la vie de bureau qui, découvert par son patron, lui vaut un licenciement. Mais, grâce à une amie, elle retrouve du travail comme assistante d’une star de cinéma ! Or, le rêve tourne vite au cauchemar... 
Pourquoi on l'a choisi
Un cocktail détonnant et plein l’humour : dans cette comédie proche de Bridget Jones et Le Diable s’habille en Prada, on découvre que, sans amour, la célébrité ne fait pas le bonheur ! 
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :5
Le 14 janvier 2010
30 adhérents sur 69 ont trouvé cet avis utile.
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Coup de foudre à Hollywood
J'ai bien aimé cette comédie au ton léger. C'est frais et rigolo, idéal pour ce début d'année gris et froid. Dans le genre roman de filles, c'est un indispensable. Agréable moment garanti, sans prise de tête.
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Le 01 février 2010
25 adhérents sur 31 ont trouvé cet avis utile.
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Livre de filles....
Très facile à lire agréable, marrant, orginal. Bon livre de filles pour égayer un dimanche pluvieux...
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Le 26 février 2010
6 adhérents sur 6 ont trouvé cet avis utile.
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Livre recommandé
Super roman, facile à lire. Histoire prenante.
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Le 12 février 2010
3 adhérents sur 11 ont trouvé cet avis utile.
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Le meilleur de la chick-lit
C'est frais, drôle et touchant, divertissant... Un livre de "filles" qui rayonne et dépose un sourire sur les lèvres.
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Le 11 mars 2010
1 adhérent sur 1 a trouvé cet avis utile.
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A lire !!!
Quand on commence à le lire, il est impossible de fermer le livre, on a envie de savoir la suite, il est excellent. Je le recommande à toute les filles.
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Jemma Forte a travaillé pendant plusieurs années pour la télévision britannique. Elle a notamment présenté des émissions sur la BBC et Channel 4. Elle vit à Londres avec son mari et ses deux enfants.
Une vie de rêve est son premier roman.
Extrait
Prologue

Dans la vie, il y a des jours comme ça, pas très nombreux, où l'on fait l'expérience de moments importants qui déterminent notre destinée ou nous permettent de l'accomplir — selon les croyances de chacun. J'appelle cela des « jours clés ». Ils ont deux choses en commun. La première, c'est que, sur le coup, ils semblent des plus ordinaires. Il faut le luxe du recul pour se rendre compte qu'on en a vécu un. La seconde, c'est qu'on ne les oublie jamais.
Pour que vous me compreniez ne serait-ce qu'un tout petit peu, laissez-moi vous raconter l'un de mes jours clés.

La scène se passe au milieu des années 1980. J'avais neuf ans et, en apparence, c'était un samedi classique pour la famille Massi. Mon frère Daniel était à son entraînement de foot et ma mère et moi nous réjouissions à l'idée de regarder le film de l'après-midi tranquilles. Dehors, la lumière des réverbères saignait dans les ténèbres grises de novembre et il bruinait. Je songeais avec une certaine satisfaction à mon frère, en train de courir sur un terrain détrempé, dans le froid glacial. De bonnes odeurs s'échappaient de la cuisine.
— Le film va commencer, dit ma mère en s'asseyant à côté de moi sur le canapé.
— C'est quoi, déjà ? demandai-je en prenant sa belle main dans la mienne.
— La vie est belle. Il est souvent programmé au moment de Noël. Ça raconte l'histoire d'un homme, George Bailey, qui découvre ce que serait la vie s'il n'était pas né.
Je digérai l'information avec gravité.
Mon père entra dans la pièce, s'assit dans son fauteuil et chaussa les lunettes qui pendaient à son cou afin de faire ses mots croisés. À l'époque, il était encore chef dans le restaurant italien dont il est aujourd'hui propriétaire, si bien que le voir à la maison le week-end était un plaisir rare.
Le générique débuta et les violons s'élevèrent. Je mis les pieds sur le pouf afin de pouvoir baisser les yeux avec adoration sur mes chaussons de danse blancs en cuir souple, mon jean rayé et mes jambières bordeaux. Je soupirai d'aise. Puis j'aperçus pour la première fois James Stewart dans le rôle de George Bailey et je ne pensai plus à rien d'autre jusqu'à ce que le film soit terminé.
Des années plus tôt, j'avais découvert Gene Kelly dans Un jour â New York, où il réussissait l'incroyable exploit d'avoir de l'allure avec un costume de marin. Cela avait marqué les prémices de mon histoire d'amour avec les stars du grand écran. Mais jusqu'à cet instant, il s'était agi d'une amourette, sans plus. La vie est belle me bouleversa au point que ma passion, de simple passade, évolua vers quelque chose de bien plus sérieux : l'ambition.
Vers la fin, je me mis à pleurer.
La rédemption de George Bailey était complète et jamais je n'avais été aussi émue. Les larmes coulaient de mes grands yeux noisette, roulaient sur mes joues.
— C'était un film joyeux, mais je suis toute triste, dis-je en reniflant :
— Je sais, ma chérie, je sais, me consola ma mère en me serrant contre elle. Je suis contente que tu l'aies aimé.
Elle l'était vraiment. Mais, par chance pour elle, elle ignorait les rouages qui s'activaient dans mon jeune cerveau. J'allais devenir actrice et un jour, moi aussi je bouleverserais les gens.
— Maman, déclarai-je quelques secondes plus tard, il faut que j'aille dans une école pour comédiens.
Sans me prêter attention, elle se leva pour mettre la bouilloire à chauffer. Mais le tourbillon de mes pensées ne s'apaisa pas et, une heure plus tard, durant le dîner, je n'en démordais toujours pas.
— Pourquoi tu ne veux pas au moins y réfléchir ? J'ai envie d'aller dans une école pour comédiens. S'il te plaîîîîîît !
— Francesca, s'énerva ma mère, on ne t'enverra pas dans un endroit qui fera de toi une enfant horriblement précoce, puis une chômeuse malheureuse jusqu'à la fin de sa vie. Je te l'ai déjà dit, rien n'est garanti dans le milieu du spectacle. Et pour la dernière fois, nous n'avons pas les moyens.
— Mais je veux être actrice !
Mon père soupira.
— Fran, cesse cette comédie, d'accord ? La réponse est non, alors tu ferais mieux d'oublier tout ça.
— Mais ce n'est pas juste ! Il faut que j'y aille. Tout le monde m'a trouvée géniale dans la pièce de l'école, non ?
À ce stade, Daniel, rentré de son entraînement, se sentit obligé de mettre son grain de sel :
— Oh, la ferme ! T'étais nulle. T'en as fait des tonnes et maman et papa n'osent pas te le dire, c'est tout.
— Ça suffit, Daniel, décréta ma mère avec sévérité en posant sa fourchette.
Je la fixais d'un œil noir en attendant qu'elle réfute cette accusation, mais elle n'avait apparemment rien à ajouter. J'étais furieuse.
— Ouais, la ferme toi aussi, Daniel. Tu dis ça parce que Suzy t'a plaqué, lui assenai-je.
J'avais touché un point sensible. Mon frère me jeta un regard que l'on ne peut que qualifier de meurtrier, avant de prendre son assiette et de se diriger vers l'escalier aussi vite que ses longues jambes le lui permettaient. Mon père paraissait à bout, mais je décidai de faire une dernière tentative.
— Papa, comprends-moi... Je veux devenir célèbre.
— Mais pourquoi, Francesca ? me demanda-t-il, exaspéré et perplexe.
Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il croyait ? Parce que c'était la plus belle chose qui puisse m'arriver. J'essayai de rester patiente devant tant de bêtise. Je n'avais pas le choix, il fallait que je lui énonce l'évidence.
— Je veux devenir célèbre parce que ça me rendra heureuse.
Ma mère secoua la tête. Sa petite fille, qui n'était d'ailleurs plus si petite, avait beaucoup à apprendre.
Et malheureusement, tout laissait croire qu'elle allait devoir le faire seule.
— Fran, comment peux-tu être sûre de savoir aujourd'hui ce que tu voudras faire quand tu seras grande ? dit mon père avec lassitude. Enfin quoi, pas plus tard que l'autre jour, tu te voyais écrire pour Cosmopolitan.
— Eh bien, plus maintenant ! Je veux devenir actrice ! criai-je, furieusement déçue.
— Maintenant, ça suffit, jeune fille, trancha ma mère d'un ton sec. Je ne tolérerai pas plus longtemps une telle attitude, ni cette idée ridicule selon laquelle la célébrité rend heureux.

Je passai le reste de la soirée à bouder dans ma chambre.
Après avoir farfouillé parmi ma collection de cassettes, j'en sortis une de son boîtier et la plaçai dans mon magnétophone. Pendant que l'appareil se mettait en marche, je pris mon précieux journal intime dans ma table de nuit et commençai à écrire par bravade, accompagnée par les accords des Kids from Fame. Comme tant de gamins de neuf ans, j'avais tendance à l'exagération.

Je déteste mes parents. Maman et papa sont tellement, tellement méchants, et ils ne connaissent rien à rien. Devenir une actrice célèbre serait la plus belle chose qui puisse m'arriver. Je le sais.

Des années plus tard, j'ai fini par admettre que mes parents n'avaient peut-être pas tort.