Le musée perdu
Le musée perdu
Steve Berry
576 pages
Couverture cartonnée
Réf : 357093
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Au lieu de 22,00  (prix public)
Résumé
Rachel Cutler exerce avec passion et fermeté sa profession de juge à Atlanta. Quand son père, qui jadis survécut au camp de Mathausen, décède dans d’étranges circonstances, la voilà confrontée à l’énigme qui, toute sa vie, hanta le vieil homme : le mystère de la Chambre d’ambre, “huitième merveille du monde”, disparue en Allemagne, en 1945...
Pourquoi on l'a choisi
Sur les traces des œuvres d’art volées par les nazis... Steve Berry signe un polar à clés ensorcelant, mâtiné de thriller, et plébiscité par Dan Brown et Harlan Coben !
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Le septième Templier
Éric Giacometti
Jacques Ravenne
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :7
tipiaf
Le 14 juillet 2011
J'ai adoré !
Je suis fan de Dan Brown et j'ai vu qu'il recommandait ce livre et donc je l'ai acheté et je ne suis pas déçue !!!! Du coup, je pense que je vais lire d'autres livres de cet auteur !
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Remarque de michelle gorrier du 13/10/11
J'ai lu d'autres livres de cet auteur et je vous le recommande, je crois qu'il sera mon prochain achat.
marlo
Le 09 novembre 2011
Bof bof
Livre facile à lire, se lit vite, bien écrit mais je n'ai pas vraiment accroché, je n'ai pas réussi à me plonger dedans, je l'ai survolé... L'histoire est un peu molle, rien à voir avec Dan Brown.
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Vendest
Le 08 décembre 2011
Trop simple
Au départ, je croyais que ce serait vraiment un livre d'une part documenté (avec un auteur qui soit disant s'est déplacé en Europe pour reconnaitre les lieux) et d'autre part comportant des descriptions réalistes des endroits où l'auteur nous fait voyager. Finalement rien de tout ca, et surtout, je tiens à souligner que l'histoire est fade, les personnages sont fades, moi qui croyait que Dan Brown faisait des romans "simples", je suis étonné qu'on puisse publier un auteur aussi peu créatif, sans style d'écriture et qui surtout n'arrive jamais à nous faire croire au mystère de cette fameuse chambre d'ambre... Dommage, je m'attendais vraiment à devoir le dévorer en une nuit.
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HCA
Le 18 décembre 2011
Quel auteur
Steve Berry fait partie de mes auteurs préférés et j'en remercie France Loisirs. L'auteur a toujours le don de nous faire vivre des histoires à rebondissements et il est digne d'un Dan Brown. Si, si, lisez un livre de Steve Berry et vous verrez.
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Chouchous
Le 08 février 2012
Pas si satisfaisant....
Je m'attendais à plus (endroits réels, recherches...) et en fait il s'avère que non. J'ai eu un peu de mal à rester accrochée, et à le terminer. Cela tourne pas mal en rond, toujours la même rengaine entre les personnages... Pas satisfaite de ce livre, courage à l'auteur pour la suite.
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lolo38
Le 10 février 2012
Moyen
Je suis assez d'accord avec les autres avis "réservés". J'ai terminé le livre, mais en effectuant quelques lectures que j'appelle transversales (survol rapide de la page pour repérer les éléments les plus intéressants !). J'ai trouvé l'histoire un peu lente, peu surprenante, et aussi peu de rebondissements. Les "méchants" sont assez caricaturaux et leur fin tragique ne surprend guère. Mais la lecture est facile et le livre plaira sans doute aux fans d'aventures vite expédiées.
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Remarque de du 16/02/12
Merci pour ton avis, mais tu aurais pu t'abstenir du commentaire sur la fin. Moi qui suis à une centaine de pages de la fin, tu m'as gâché mon plasir!
Humelhans Tristan
Le 16 février 2012
Un bon livre, mais...
Me voilà bien heureux d'avoir découvert cet auteur. "Le musée Perdu" de Steve Berry est un bon livre indubitablement, mais même si l'intrigue est intéressante et peu commune l'histoire souffre de plusieurs maux. Le premier est une traduction approximative, quelques coquilles dû uniquement à l'édition comme par exemple des erreurs de frappe dans les dates ou les horaires qui obligent le lecteur à revenir en arrière pour comprendre et remettre la situation en ordre. On peut aussi noter des erreurs de traduction comme "voiture de locage" à plusieurs reprises. Le deuxième étant la faible cohérence des personnages qui par une pirouette vont contre vents et marées à l'encontre de leur caractère profond, il ne suffit pas de dire que le personnage est surpris par sa propre réaction pour rendre cette réaction cohérente. Sans parler du fait que certains personnages sont vides de contenu et manquent d'intérêt. Enfin ce qui me gêne sans doute le plus c'est la familiarité de certaines descriptions de scènes. Certes, on ne lit pas un roman classique, mais cela ne justifie en rien. J'estime que dans un roman, la beauté des mots doit sublimer la bestialité des évènements. L'auteur aurait pu s'abstenir de décrire de manière aussi crue certaines scènes de sexe qui soit dit en passant n'apporte rien à l'intrigue ou à l'épaisseur des personnages. Je dois dire qu'heureusement l'intrigue est très intéressante, rondement menée. On a du mal à abandonner le navire et on veut toujours en savoir plus sur cette fameuse Chambre d'ambre. On aime voyager avec tous ces personnages, et malgré les défauts que j'ai pu relever le livre est bon et les amoureux de littérature d'aventure à la Dan Brown ou maintenant à la Steve Berry vont adorer le livre surtout s'ils sont comme moi un fan inconditionnel de la période 1933-1950 et qui aime lire, voir et écouter tout ce qui touche de près ou de loin la période Nazie. Donc n'hésitez pas une seconde, ce livre en vaut la chandelle.
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Steve Berry est avocat. Il a parcouru l'Europe, le Mexique et la Russie et vit actuellement sur la côte de l'État de Géorgie. Il est l'auteur de :
    Le Troisième Secret
    L'Héritage des Templiers
    L'Énigme Alexandrie
    La Conspiration du Temple
    La Prophétie Charlemagne
    Le Musée perdu
    Le Mystère Napoléon
    Le Complot Romanov
    Le Monastère oublié
Traduit dans plus de vingt langues, il a figuré sur la liste des best-sellers dès sa parution aux États-Unis.
Lu, vu, entendu...
« Steve Berry possède un véritable génie dans sa façon unique d'aborder l'Histoire et les liens mystérieux qu'elle entretient avec le présent, sous la forme de thrillers qu'on ne peut pas lâcher. »

Harlan Coben


« Brillant, ingénieux, séduisant, Le Musée perdu est le genre de livre que j'aime. »

Dan Brown
Autres titres de Steve Berry
Extrait

Prologue

CAMP DE CONCENTRATION DE MAUTHAUSEN,
AUTRICHE
10 AVRIL 1945

Tous les prisonniers l'appelaient Ourho, « l'Oreille », parce qu'il était le seul Russe du baraquement 8 à parler l'allemand. Jamais personne ne lui donnait son véritable nom, Karol Borya. Le sobriquet d'Ourho lui avait été attribué dès son arrivée au camp, l'année précédente. Une distinction dont il était très fier. Symbole d'une responsabilité qu'il prenait très à cœur.
« Tu entends quelque chose ? » chuchota l'un des prisonniers, dans le noir.
Blotti contre la fenêtre, il respirait à petits coups. Les bouffées de vapeur sortant de ses poumons brouillaient peu à peu la vitre glacée.
« Ils ont encore envie de s'amuser ? » ajouta un autre prisonnier.
Deux nuits auparavant, les gardes étaient venus chercher un Russe du baraquement 8. Un fantassin de Rostov, sur la mer Noire, entré récemment à Mauthausen. Le staccato d'une rafale de mitraillette avait fait taire, à l'approche du matin, les cris que lui arrachait la torture. Comme de coutume, la vue du corps ensanglanté, pendu près du grand portail, avait étouffé dans l'œuf toute improbable velléité de révolte.
Ourho se détourna brièvement de son poste de guet.
« Ta gueule ? Avec ce vent, je comprends pas ce qu'ils disent. »
Superposées par trois, infestées de poux, les couchettes offraient à chaque prisonnier moins d'un mètre carré d'espace. Et cent regards fiévreux ne quittaient pas la nuque de l'observateur.
Tous attendaient la traduction des paroles gutturales qui se succédaient, là-dehors. Aucun ne bougeait. Les atrocités de Mauthausen avaient tout détruit en eux. Même la peur.
Brusquement, Ourho s'écarta de la fenêtre.
« Les voilà ! »
Un instant plus tard, la porte s'ouvrit violemment. L'air glacial de la nuit s'engouffra à la suite du sergent Humer, chef du baraquement 8.
« Achtung ! »
Claus Humer était Schutzstaffel, SS. Deux autres SS se tenaient derrière lui. Tous les gardes de Mauthausen étaient des SS. Humer ne portait aucune arme. Jamais. Sa stature colossale, ses bras énormes, lui assuraient toute la protection nécessaire.
« On demande des volontaires ? Toi, toi, toi et toi ? »
Y compris Borya. Que se passait-il ? En principe, on mourait peu la nuit. La cellule de mort restait inemployée. Il fallait bien évacuer le gaz des précédentes exécutions et laver le carrelage à grande eau, en vue des prochaines. La nuit, les gardes restaient dans leur casernement, groupés autour des poêles garnis du bois de chauffage que les prisonniers abattaient dans la journée. Quant aux toubibs et à leurs assistants, ils puisaient dans le sommeil l'énergie nécessaire à leurs expériences journalières. Sur animaux et cobayes humains.
Humer regardait fixement Borya.
« Tu comprends tout ce que je dis, pas vrai ? »
L'interpellé s'abstint de répondre. Une année de terreur lui avait enseigné la valeur du silence.
« Rien à dire ? Bravo ? Contente-toi de piger. Et de fermer ta gueule. »
Un autre garde contourna le sergent, les bras chargés de quatre vieux manteaux de laine.
« Des manteaux ? » s'étonna l'un des Russes.
Aucun prisonnier ne disposait d'un manteau. Chacun d'eux touchait, à son arrivée, une chemise de treillis et un pantalon en lambeaux, aussi sales l'une que l'autre. Vêtements récupérés sur des morts et redistribués aux nouveaux arrivants. Tels quels. Puants et de plus en plus crasseux.
Le garde jeta les manteaux par terre. Humer ordonna, en allemand :
« Mäntel anziehen ! »
Borya s'empara d'une des capotes verdâtres.
« Le sergent nous dit de les enfiler. »
Les trois autres volontaires désignés suivirent son exemple.
La laine rugueuse lui irritait la peau, mais c'était bon quand même. Il y avait une éternité qu'il n'avait pas eu aussi chaud.
« Dehors ? » aboya Humer.
Les trois Russes regardèrent Borya, qui leur indiqua la porte. Tous sortirent dans la nuit.
Humer les conduisit, à travers neige et glace, jusqu'au terrain d'exercice. Le vent qui hurlait entre les baraquements charriait des lames de rasoir. Quatre-vingt mille détenus s'entassaient dans ces sommaires constructions de bois. Plus de monde qu'il n'y en avait eu dans toute la province natale de Borya, en Biélorussie. Un coin de pays qu'il doutait de jamais revoir. Le temps ne signifiait pratiquement plus rien, mais pour sa santé mentale, il essayait tout de même d'en conserver le sens. On était à fin mars. Non. Au début d'avril. Et il gelait toujours. Pourquoi ne pas se laisser mourir tout bonnement ? Ou se faire tuer, comme des centaines d'autres chaque jour ? Son destin était-il de survivre à cet enfer ?
Et pour quelle raison ?
Sur le terrain, Humer tourna à gauche, marchant à grands pas vers un vaste espace découvert bordé de baraquements sur l'un de ses côtés. De l'autre côté, s'alignaient la cuisine, la prison et l'infirmerie du camp. Au bout, trônait le rouleau compresseur, une tonne d'acier chargée de tasser la terre meuble, jour après jour. Borya ne put s'empêcher de souhaiter que leur tâche nocturne n'eût rien à voir avec cette corvée.
Humer s'arrêta devant quatre gros poteaux plantés côte à côte.
Deux jours plus tôt, une équipe de dix prisonniers, dont Borya, avait été conduite dans la forêt environnante. Ils avaient abattu quatre peupliers. En tombant, l'un d'eux avait blessé un prisonnier qu'un des gardes avait achevé sur-le-champ d'une balle dans la tête. Ébranchés et équarris, transformés en poteaux, les troncs avaient été transportés au camp et solidement enfoncés dans la terre. Placés sous la garde de deux hommes armés, dans la lumière intense de plusieurs projecteurs, ils étaient restés inutilisés depuis l'avant-veille.
« Attendez ici », commanda Humer.
Le sergent monta lourdement quelques marches et disparut à l'intérieur de la prison. Par la porte ouverte, s'étira un long rectangle de lumière jaune. Un instant plus tard, quatre hommes nus furent poussés au bas des marches de bois. Leur tête blonde n'était pas rasée comme celle des Russes, des Polonais et des juifs qui constituaient la majorité des hôtes de Mauthausen. Aucun signe de carence musculaire ni d'épuisement, non plus. Pas de regards apathiques ni d'yeux profondément enfoncés dans leurs orbites. Pas d'œdèmes enflant des corps émaciés. Ces hommes étaient robustes. Des soldats allemands. Borya en avait déjà croisé de cette sorte. Visages de granit, sans émotion perceptible. Glacés comme la nuit.
Ils marchaient droit, le regard défiant, les bras le long du corps. Comme s'ils ne ressentaient aucunement la morsure de ce froid effroyable dont leur peau très blanche subissait l'impact. Humer, qui les suivait, leur désigna les quatre poteaux.
« Là ! Pas ailleurs ! »
Les quatre Allemands obéirent. Le sergent jeta sur le sol quatre cordes soigneusement lovées.
« Attachez-les aux poteaux. »
Les trois compagnons de Borya le consultèrent du regard. Il ramassa les quatre cordes qu'il répartit entre eux, avec les explications nécessaires. Ils entreprirent d'attacher les quatre Allemands qui se tenaient au garde-à-vous, adossés aux troncs de peuplier grossièrement aplanis. Quel crime avait pu leur valoir cette sanction démentielle ?. La tâche répugnait si visiblement à Borya que le sergent rugit, à pleine gorge
« Serrez bien, nom de Dieu ? Ou gare ? »
Tous tirèrent plus fort sur le chanvre râpeux qui écorchait les poitrines dénudées. Borya observait sa victime dont le visage ne trahissait aucune crainte. Tandis que Humer s'occupait des trois autres, Borya en profita pour chuchoter, en allemand :
« Qu'est-ce que vous avez fait, tous les quatre ? »
Pas de réponse.
En doublant le dernier nœud, Borya murmura :
« Même nous, ils ne nous traitent pas comme ça.
— C'est un honneur de tenir tête à son tortionnaire », riposta l'Allemand, à mi-voix.
Bien vrai ! songea Borya.
Humer ordonna aux quatre Russes de s'écarter du milieu. Ils s'éloignèrent de quelques pas, dans la neige fraîche. Afin de lutter contre le froid, Borya fourra ses deux mains sous ses aisselles, en se balançant d'un pied sur l'autre. Le manteau était merveilleux. La première sensation de chaleur qu'il eût connue depuis son arrivée au camp. Le jour où son identité lui avait été confisquée, remplacée par le nombre 10 901 tatoué sur son bras droit. Plus un triangle cousu sur sa chemise, à gauche, correspondant à sa nationalité russe. La couleur était importante. Rouge pour les prisonniers politiques. Verte pour les criminels. Jaune pour l'étoile de David réservée aux juifs. Noir et marron pour les prisonniers de guerre.
Humer semblait attendre quelque chose.
Puis d'autres lampes à arc illuminèrent le terrain jusqu'au portail principal. La route menant à la carrière, de l'autre côté de l'enceinte barbelée, s'estompa dans l'obscurité. Aucune lumière dans le bâtiment du quartier général. Borya regarda s'ouvrir le portail devant le visiteur attendu. L'homme portait un manteau doublé d'une fourrure qui lui descendait jusqu'aux genoux. Où commençait un pantalon clair que complétait une paire de bottes cavalières de teinte fauve. Un képi d'officier complétait sa tenue.
Il marchait d'un pas résolu, grosses cuisses et jambes arquées supportant une brioche proéminente. La lumière révélait un nez pointu et des yeux clairs. Un visage plutôt agréable.
Et tellement connu.
Ancien commandant de l'escadron Richthofen, commandant des Forces aériennes allemandes ; numéro un du Parlement allemand, Premier ministre de Prusse, président du Conseil d'État prussien, grand maître des Forêts et du Gibier, président du Conseil de défense et maréchal du Grand Reich. Le successeur élu du Führer.
Hermann Goering.