Sous haute tension
Sous haute tension
Harlan Coben
432 pages
Couverture cartonnée
Réf : 355641
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Prix public*
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Disponible
Un joli mensonge est-il préférable à la vérité toute nue ?
Résumé
Quand une femme partie sans laisser de traces revient et fait remonter à la surface seize ans de mensonges, Myron Bolitar doit enquêter sur son propre passé..

Qu’est-il arrivé au frère et à la belle-sœur de Bolitar, disparus depuis seize ans ? Pourquoi ce dernier se sent-il coupable ? Comment pourra-t-il affronter son neveu, qu’il n’a jamais vu mais qui le hait déjà ?
Une investigation sous haute tension pour l’agent-détective, et la troublante découverte de sa part d’ombre… .
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
lo83
Le 16 septembre 2011
Encore une réussite !
Même si l'on revient un peu en arrière sur l'histoire de Myron Bolitar, ses parents, Win, Espéranza, Big Cindy, car ce livre n'a pas été édité dès écriture, on se remet dans l'histoire avec un grand plaisir ! Encore du Coben à l'état pur, du suspense à couper le souffle ! Un grand bonheur de retrouver Myron et ses accolytes !
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angelina10
Le 20 septembre 2011
Excellent
Excellent, je l'ai dévoré en 2 jours !!!
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gocoiff
Le 27 septembre 2011
Trop top
Histoire trop bien !
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rv51
Le 09 novembre 2011
Un Coben... très.... branché !
A lire sans modération ! Du vrai suspense ! Bref... Que du bonheur.
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alex76
Le 14 novembre 2011
Merveilleux
Je conseille "Sous haute tension" à toutes les personnes qui aiment le suspense.
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germain adeline
Le 17 décembre 2011
Très déçue
J'adore les suspenses, je lis que ça, mais l'histoire est vraiment nulle, on s'ennuie, l'histoire commence à bouger seulement à la moitié de livre, très déçue de mon achat.
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NKoncept
Le 05 mars 2012
Coben of course...
Livre vite lu car excellent, du grand Coben comme je l'aime !
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mrb
Le 12 avril 2012
Toujours un plaisir !
Encore du Coben comme on l'aime et qu'on ne se lasse pas (pas moi en tout cas) ! Même si mon préféré est sans doute "Dans les bois".
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lou39
Le 04 mars 2012
Génial comme d'hab
Alors oui, Coben a un style, oui on retrouve donc la même ligne, mais quand on adore on est pas déçue, la fin de ce roman me donne encore plus de hâte à lire le prochain avec Myron et Win. Je suis très attachée à ce tandem. Bref, pour les fans de Coben : à ne pas rater !
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Harlan Coben est né en 1962 dans le New Jersey. Il y grandit et y vit toujours avec sa femme Anne, pédiatre, et leurs quatre enfants. Après avoir obtenu un diplôme en sciences politiques au Amherst College, il travaille dans l'industrie du voyage avant de se consacrer à temps plein à l'écriture.
Depuis ses débuts en 1995, la critique n'a cessé d'acclamer ses romans. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu l'Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.
On lui doit notamment :
    Rupture de contrat, 1995
    Ne le dis à personne, janvier 2002 (dont l’adaptation cinématographique de Guillaume Canet a reçu 4 César© en 2007)
    Disparu à jamais, janvier 2003
    Une chance de trop, avril 2004
    Juste un regard, mars 2005
    Balle de match, septembre 2005
    Promets-moi, mars 2007
    Innocent
    Faux rebond
    Dans les bois
    Du sang sur le green
    Sans un mot
    Temps mort
    Sans laisser d'adresse
Visitez le site officiel de Harlan Coben.
Lu dans la presse
« Les fans d’Harlan Coben seront surpris et vont se demander comment leur auteur maintient un tel niveau d’excellence. »

Washington Examiner
Autres titres de Harlan Coben
Extrait

1

La vérité la plus abjecte, avait dit jadis un ami à Myron, vaut mieux que le plus séduisant des mensonges.
Myron y repensait à présent, en regardant son père dans son lit d'hôpital. Il se rappela la dernière fois, voilà seize ans, qu'il avait menti à son père, mensonge qui avait engendré tant de souffrance et de destruction, mensonge à l'origine d'un tragique effet boule de neige qui, de désastres en catastrophes, allait les conduire ici.
Son père avait les yeux fermés, le souffle rauque et irrégulier. Des tubes lui sortaient de partout. Myron contempla son avant-bras. Il se souvint, enfant, d'avoir rendu visite à papa dans son entrepôt de Newark. Son père trônait derrière son énorme bureau, les manches retroussées. L'avant-bras était assez puissant alors pour tendre le tissu, transformant la manchette en une sorte de garrot autour du muscle. Aujourd'hui, le muscle paraissait flasque, raboté par l'âge. Le large torse qui lui avait inspiré un tel sentiment de sécurité était toujours là, mais il était devenu fragile, comme si en appuyant dessus on risquait de broyer la cage thoracique à la manière d'un tas de brindilles. Le visage pas rasé était constellé de plaques grises au lieu de la coutumière barbe de cinq heures ; la peau du menton pendait mollement, tel un pardessus trop grand.
La mère de Myron – mariée à Al Bolitar depuis quarante-trois ans – était assise à côté du lit. Sa main, agitée par la maladie de Parkinson, serrait celle de son mari. Elle aussi avait l'air terriblement frêle. Jeune, sa mère avait été une féministe de la première heure : elle avait brûlé son soutien-gorge au côté de Gloria Steinem, arboré des T-shirts avec l'inscription « La place d'une femme est dans la Chambre… et au Sénat ». Tous deux, Ellen et Al Bolitar (« On est El-Al, plaisantait maman, comme la compagnie aérienne d'Israël »), se maintenaient malgré l'outrage des ans, plus chanceux que la plupart des couples vieillissants… Seulement, la chance avait une drôle d'allure, à la fin.
Dieu a un sens de l'humour bien à lui.
— Alors, dit tout bas maman à Myron. Nous sommes d'accord ?
Myron ne répondit pas. Le plus séduisant des mensonges face à la vérité la plus abjecte. Il aurait dû retenir la leçon il y a seize ans, lorsqu'il avait menti à cet homme formidable qu'il aimait par-dessus tout. Mais non, ce n'était pas aussi simple. La vérité la plus abjecte pouvait faire des ravages. Elle pouvait ébranler un monde.
Voire tuer.
Si bien que, quand les yeux de son père papillotèrent, qu'il regarda son aîné d'un air implorant, éperdu presque, comme un enfant, Myron se tourna vers sa mère et hocha lentement la tête. Puis, ravalant ses larmes, il s'apprêta à servir un ultime mensonge à cet homme qu'il chérissait tant.


2
SIX JOURS PLUS TÔT

— S'il te plaît, Myron, j'ai besoin que tu m'aides.
Myron croyait rêver : une sublime damoiselle en détresse qui se glissait dans son bureau comme dans un vieux film de Bogart… Sauf qu'elle avait tendance à marcher en canard car la sublime damoiselle était enceinte de huit mois, et là, c'était la fin du rêve.
Elle s'appelait Suzze T. – T. comme Trevantino – et c'était une ancienne championne de tennis. Une bombe sexy, une dévergondée, plus connue pour ses tenues provocantes, ses piercings et ses tatouages que pour son jeu à proprement parler. N'empêche, Suzze avait remporté un grand chelem et elle gagnait des fortunes en campagnes publicitaires, notamment en tant que porte-parole topless (Myron adorait ce concept) d'une chaîne de cafés du nom de La-La-Latte, où les jeunes étudiants venaient se ravitailler en « lait frais ». Le bon temps, quoi.
Myron ouvrit grands les bras.
— Je suis à toi, Suzze, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept… Tu le sais bien.
Son bureau était situé dans Park Avenue, au siège de MB Reps. M comme Myron, B comme Bolitar, et Reps parce qu'il représentait des sportifs, des acteurs et des écrivains. Pas la peine d'aller chercher midi à quatorze heures.
— Dis-moi en quoi je peux t'être utile.
Suzze se mit à arpenter la pièce.
— Je ne sais pas par où commencer.
Myron allait répondre, mais elle leva la main.
— Si tu oses dire : « Par le commencement », je t'arrache un testicule.
— Un seul ?
— Tu as une fiancée, maintenant. C'est à elle que je pense, la pauvre.
Elle marchait de plus en plus vite, d'un pas lourd. Un instant, Myron craignit qu'elle n'accouche là, dans cette pièce récemment rénovée.
— Euh… la moquette, fit-il. Elle est toute neuve.
Suzze fronça les sourcils, refit plusieurs allers-retours en rongeant ses ongles outrageusement vernis.
— Suzze ?
Elle s'arrêta. Leurs regards se croisèrent.
— Raconte-moi.
— Tu te souviens de notre première rencontre ?
Myron hocha la tête. Frais émoulu de la fac de droit, il venait tout juste d'ouvrir son cabinet. À l'origine, MB Reps s'appelait MB Sports, vu qu'au début il représentait uniquement des sportifs. En élargissant sa clientèle aux artistes, écrivains et stars du showbiz, il avait troqué Sports contre Reps.
Une fois de plus, autant faire simple.
— Bien sûr, répondit-il.
— J'étais une tache, hein ?
— Tu étais une joueuse de tennis exceptionnellement douée.
— Et une tache. Pas la peine d'enjoliver.
Myron leva les paumes au ciel.
— Tu avais dix-huit ans.
— Dix-sept.
— Dix-sept, si tu veux.
Vision fugitive de Suzze en plein soleil : cheveux blonds noués en queue-de-cheval, sourire espiègle, tapant dans la balle comme si elle l'avait offensée.
— Tu venais de passer pro. Les ados accrochaient ton poster dans leur chambre. Tu étais censée battre les légendes du tennis. Tes parents ont repoussé les limites de la notion d'ambition. C'est un miracle que tu aies tenu le coup.
— Bien vu.
— Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?
Suzze jeta un coup d'œil sur son ventre comme s'il venait d'apparaître.
— Je suis enceinte.
— Ben… c'est ce que je vois.
— La vie est belle, tu sais.
Sa voix se fit douce, mélancolique.
— Après toutes ces années de gâchis… je suis tombée sur Lex. Sa musique est au top. L'école de tennis marche du feu de Dieu. Enfin, tout baigne, quoi.
Myron attendait. Elle gardait les yeux sur son ventre, le tenant à deux mains comme pour bercer ce qu'il contenait. Pour relancer la conversation, il demanda :
— Tu aimes être enceinte ?
— Tu parles du fait physiologique de porter un enfant ?
— Oui.
Elle haussa les épaules.
— Je ne trouve pas que je suis spécialement épanouie. J'ai hâte d'accoucher, en fait. Mais ce n'est pas sans intérêt. Il y a des femmes qui adorent être enceintes.
— Pas toi ?
— J'ai l'impression qu'on a garé un bulldozer sur ma vessie. À mon avis, les femmes aiment ça parce qu'elles se sentent valorisées. Comme si elles étaient sur un piédestal. La plupart traversent la vie sans qu'on fasse attention à elles, mais là, les autres sont aux petits soins. Ça peut paraître cynique, mais les femmes enceintes aiment les applaudissements. Tu vois ce que je veux dire ?
— Je crois.
— Moi, j'ai déjà eu ma dose d'applaudissements.
Suzze alla à la fenêtre, regarda dehors puis se retourna vers lui.
— À propos, tu as vu mes nichons ? Ils sont énormes, hein ?
Myron se contenta d'un :
— Hmm.
— Maintenant que j'y pense, tu devrais peut-être contacter La-La-Latte pour une nouvelle séance de photos.
— Prises sous un angle stratégique ?
— Exactement. Ça ferait une nouvelle campagne géniale, ces obus.
Et elle les soupesa à pleines mains, au cas où Myron n'aurait pas compris de quels obus elle parlait.
— Qu'en penses-tu ?
— Je pense, répliqua-t-il, que tu es en train de noyer le poisson.
Elle avait les yeux humides, à présent.
— Je suis si heureuse, bordel.
— Ah oui, c'est très problématique, ça. Elle sourit.
— J'ai mis les démons au repos. Je me suis même réconciliée avec ma mère. Lex et moi, on est totalement prêts à avoir ce bébé. Je veux que les démons me fichent la paix.
Myron se redressa.
— Tu ne t'es pas remise à consommer ?
— Mais non. Je ne parle pas de ce démon-là. Lex et moi, on a décroché définitivement.