Au jour le jour
Au jour le jour
Danielle Steel
400 pages
Couverture cartonnée
Avec une dédicace de l'auteur
Réf : 354717
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 19,90  (prix public)
Disponible
Résumé
Coco est la rebelle de sa brillante famille d’Hollywood ! Elle est “promeneuse de chiens”, alors que sa mère est romancière et sa sœur productrice. Quand elle accepte de garder la somptueuse maison de Jane, elle n’imagine pas qu’elle y vivra une passion bouleversante avec son acteur de cinéma préféré... Coco reviendra-t-elle par amour sous les projecteurs ?
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
lison
Le 22 novembre 2011
Super livre
J'adore ! Je ne lis pas souvent ce genre de livres, mais là j'ai adoré ! Livre super frais ! A lire absolument quand on a besoin de lire quelque chose qui nous détend.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
mcr64
Le 15 février 2012
Au jour le jour
Fan de Danièle Steel, j'ai adoré ce roman. Et oui, faut surmonter les obstacles les uns après les autres, bravo Coco, belle leçon de courage...
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Née à New York en 1949, Danielle Steel passe une grande partie de son enfance en France où elle reçoit une éducation soignée. Puis, elle rentre à New York achever ses études. Elle suit alors à la fois les cours de l'université et ceux d'une grande école new-yorkaise de stylisme. Finalement, c'est vers l'écriture qu'elle se tourne, avec le succès que l'on sait.
En 1981, elle est élue l'une des dix femmes les plus influentes au monde.
À 54 ans, elle est élevée au rang de Chevalier des Arts et Lettres lors d'une cérémonie tenue le 10 juillet 2002 à Paris. Ainsi, rejoint-elle le clan très fermé des quelques artistes américains qui ont vu leur talent honoré par la France tels Salman Rushdie, Isabel Allende ou Margaret Atwood. « Être mise ainsi à l'honneur dans un pays qui est presque le mien me va droit au cœur », a remercié la romancière, dont la première langue parlée fut le français.
Avec plus de 560 millions d'exemplaires vendus dans 40 pays, Danielle Steel est un véritable phénomène de l’édition.

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Extrait

1


Par une belle journée de juin, Coco Barrington regardait le soleil se lever sur San Francisco depuis sa terrasse de Bolinas. Elle contemplait la traînée orange et rose qui s'étirait dans le ciel, allongée sur une chaise longue achetée dans un vide-grenier, tout en dégustant une tasse de thé chinois. Une vieille statue en bois, représentant Quan Yin, était posée non loin d'elle. Quan Yin était la déesse de la Compassion, et Coco tenait énormément à cet objet. Sous le regard bienveillant de la déesse, la jeune femme profitait des rayons dorés du soleil levant qui l'enveloppaient, allumant des reflets cuivrés dans ses cheveux auburn qui lui arrivaient presque à la taille. Elle portait une vieille chemise de nuit en flanelle, dont les cœurs imprimés étaient en grande partie délavés, et était pieds nus. La maison où elle vivait était construite sur pilotis et donnait sur l'océan et sur une étroite bande de plage. Coco était heureuse d'être là. Elle avait vingt-huit ans et habitait ce petit village de bord de mer, situé à moins d'une heure de San Francisco, depuis quatre ans.
Le nom de « maison » était légèrement exagéré. C'était plutôt une maisonnette. Aux yeux de sa mère et de sa sœur, c'était même une cabane, et ni l'une ni l'autre ne comprenaient pourquoi Coco s'entêtait à y vivre et même semblait s'y plaire. Pour elles, ce logis était un vrai cauchemar. Sa mère avait tout essayé pour tenter de faire revenir Coco à ce qu'elle appelait « la civilisation », mais la jeune femme ne considérait pas la vie que menait sa mère et la façon dont elle avait été élevée comme civilisées. Selon elle, tout n'y était que mensonge. Que ce soit les gens, leur mode de vie, leurs objectifs, leurs maisons ou les visages liftés de toutes les femmes qu'elle connaissait à Los Angeles, tout lui paraissait artificiel. L'existence qu'elle menait à Bolinas était simple, sans complication et vraie, comme elle l'était elle-même. Elle détestait les faux-semblants. Non pas que sa mère dissimulât sa véritable personnalité, d'ailleurs. Extrêmement raffinée, elle était seulement attentive à maintenir une certaine image d'elle-même. Depuis trente ans, la mère de Coco écrivait des romans à succès. Ses récits n'étaient pas mensongers, ils manquaient simplement de profondeur, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir un public fidèle. Elle écrivait sous le pseudonyme de Florence Flowers, qui était le nom de jeune fille de sa propre mère, et jouissait d'une immense notoriété. Agée de soixante-deux ans, elle avait vécu elle-même un véritable conte de fées avec son mari, Bernard « Buzz » Barrington, l'agent artistique le plus important de Los Angeles, jusqu'à ce qu'il meure subitement d'une crise cardiaque quatre ans auparavant. Buzz avait seize ans de plus qu'elle. Ensemble, ils avaient eu deux filles, Jane et Coco. Buzz avait été quelqu'un d'extrêmement influent et avait protégé sa femme pendant les trente-six ans qu'avait duré leur union. Il l'avait toujours encouragée et avait su guider sa carrière. Coco s'était toujours demandé si sa mère aurait connu un tel succès sans l'aide de son père. Florence, elle, ne s'était jamais posé cette question. Pas un instant elle n'avait mis en doute la qualité de son travail. Mais elle ne se remettait jamais en cause et avait des idées sur tout. Elle ne cachait pas que Coco la décevait énormément et n'hésitait pas à la traiter de marginale, de hippie et même de barjo.
Jane ressemblait à sa mère. Sa carrière était tout aussi brillante et elle n'avait pas la moindre indulgence envers sa sœur, tout en l'aimant beaucoup. Elle traitait Coco de ratée et faisait remarquer à sa cadette qu'elle aurait pu réussir sa vie si jusqu'à présent elle n'avait pas gâché toutes ses chances. Elle lui rappelait néanmoins qu'il n'était pas trop tard pour changer, mais que, tant qu'elle resterait à Bolinas, son existence serait un véritable désastre.
Coco ne voyait pas les choses de la même manière. Elle subvenait elle-même à ses besoins, menait la vie qui lui convenait et ne se droguait pas, même s'il lui était arrivé de fumer un joint en compagnie de ses amis lorsqu'elle était à l'université. Elle n'était pas une charge pour sa famille, n'avait pas de dettes, n'avait jamais été enceinte et n'était jamais allée en prison. Elle-même ne ressentait pas le besoin de critiquer le mode de vie de sa sœur. Elle ne disait pas non plus à sa mère qu'elle se couvrait de ridicule en s'habillant comme une minette et que la peau de son visage était trop tirée par son dernier lifting. Coco souhaitait seulement être elle-même et gérer sa vie comme elle l'entendait. L'existence luxueuse de Bel-Air ne lui avait jamais convenu. Petite, elle détestait être cataloguée comme étant la fille de deux célébrités et, plus récemment, comme la petite sœur d'une personnalité connue. Elle s'était vraiment insurgée après Princeton, qu'elle avait quitté avec les honneurs. Elle avait alors entamé des études de droit à Stanford et les avait abandonnées un an plus tard. Depuis, trois années s'étaient écoulées.
C'était son père qui avait voulu qu'elle fasse du droit. Il souhaitait qu'elle travaille avec lui et il était persuadé que, pour réussir dans le métier d'agent artistique, mieux valait avoir un bon bagage dans le domaine juridique. Malheureusement, représenter des auteurs de best-sellers, des scénaristes ou des acteurs de cinéma n'attirait absolument pas Coco, même si c'était la passion de son père. Lorsqu'elle était enfant, toutes les célébrités d'Hollywood venaient chez eux, mais elle n'envisageait pas de continuer à les fréquenter, comme son père l'avait fait toute sa vie. Secrètement, elle pensait qu'à force de représenter ces gens trop gâtés, déraisonnables et insatiables pendant près de cinquante ans, le stress avait fini par le tuer. Aussi, pour elle, exercer cette profession équivalait quasiment à une condamnation à mort.
Son père était mort lors de sa première année d'études. Elle avait tenu un an de plus, avant de laisser tomber le droit. Sa mère avait été catastrophée qu'elle arrête ses études et lui en voulait toujours. Elle l'accusait de vivre comme une clocharde dans sa cabane de Bolinas. Elle n'était venue qu'une seule fois, et depuis, elle ne cessait de fulminer. Après avoir quitté l'université, Coco avait décidé de s'installer tout près de San Francisco. Elle s'y plaisait davantage qu'à Los Angeles. Sa sœur y vivait depuis des années, tout en se rendant fréquemment à Los Angeles pour son travail. Le fait que ses deux filles aient fui Los Angeles contrariait toujours leur mère, bien qu'elle vît souvent Jane. En revanche, Coco lui rendait rarement visite.
La sœur de Coco avait trente-neuf ans et était l'une des plus importantes productrices de films d'Hollywood. Sa réussite était époustouflante et elle avait battu les records du box-office à onze reprises. Cet extraordinaire succès rabaissait encore Coco dans l'estime de ses proches. Sa mère lui répétait sans cesse combien leur père aurait été fier de Jane, puis elle éclatait en sanglots à l'idée que sa fille cadette gâchait sa vie. Elle avait toujours utilisé les larmes pour obtenir ce qu'elle voulait de son mari. Buzz passait tout à son épouse et adorait ses filles. Parfois, Coco se disait que, s'il avait été là, elle lui aurait expliqué ses choix, mais en vérité, elle savait qu'elle n'y serait pas parvenue. Il ne l'aurait pas mieux comprise que sa mère et sa sœur : son mode de vie l'aurait à la fois déconcerté et déçu. Lorsqu'elle avait entrepris des études de droit, il en avait été ravi et avait cru que cette décision mettait un point final aux idées révolutionnaires qu'elle affichait jusque-là. Selon lui, on avait le droit d'être généreux, de se préoccuper du sort de la planète et de son prochain, mais il ne fallait pas aller trop loin. Tant qu'elle était au lycée, il l'avait laissée faire, persuadé que les études de droit la remettraient sur le bon chemin. C'est ce qu'il avait assuré à sa mère. Ce n'était apparemment pas le cas, puisqu'elle les avait abandonnées.
Son père lui avait laissé un héritage plus que suffisant pour vivre, mais Coco n'y avait jamais touché, préférant ne dépenser que ce qu'elle gagnait elle-même. Elle était généreuse et faisait souvent des dons en faveur de causes importantes à ses yeux, comme l'écologie, la préservation d'espèces animales en danger ou l'aide aux enfants du tiers-monde. Sa sœur la traitait de « grande sentimentale ». Sa mère et sa sœur disposaient de toute une panoplie de qualificatifs peu flatteurs à son égard, tous blessants. Coco admettait facilement qu'elle était sentimentale. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'elle aimait tant la statue de Quan Yin. Elle se sentait en parfaite harmonie avec la déesse de la Compassion. Coco était foncièrement honnête, elle avait bon cœur et son amour des autres était sans limites. À ses yeux, ce n'était pas un crime, ni même un défaut.