Explorant avec gourmandise les plaisirs du monde libertin, Clara décide d’aller jusqu’au bout de ses fantasmes. Avide de jouissances inconnues, elle se lance avec son complice Norman Beaumont à la découverte de pratiques interlopes. Elle multiplie les rencontres et les combinaisons érotiques, pour satisfaire ses désirs avec délices et sans tabou.
Pourquoi on l'a choisi
Les confidences d'une femme à la sexualité libre et assumée. Un livre qui ne cache rien, dans un style très direct, ce qui ne gâche rien.
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Enfin un bouquin érotique comme j'en voulais un !! Agréable, croustillant à lire sans risquer de tomber sur un passage qui au lieu de vous procurer du plaisir, vous coupe carrément toutes envies ! Elle a tout compris ! Mme Clara, c'est un vrai plaisir de vous lire. Merci !
Clara Basteh, 45 ans, mariée et mère de famille, est cadre bancaire en province. Femme sensuelle, elle a découvert le libertinage avec son compagnon et s'y adonne depuis une dizaine d'années. Elle raconte sa découverte de cet univers dans Itinéraire d'une scandaleuse. Elle a également écrit des nouvelles érotiques.
Extrait
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SAISON DEUX
Bonjour, ici Clara, écrivaine érotique kamikaze. Je privilégie l'érotisme et le bonheur dans la transgression. J'aime tout, de la tendresse au sordide, j'aime le cybersexe et le réel, tout ! De beaux yeux, de beaux cheveux, une sensualité à fleur de peau ? Il ne nous reste qu'à tester la com ! Je peux avoir la dent dure, ça fait partie du personnage... À plus les chéris.
Voilà, j'ai désormais une nouvelle annonce sur les sites web libertins en parallèle à notre fiche couple. C'est une annonce femme seule, c'est-à-dire où j'apparais sans partenaire officiel. À l'origine, le but était de me trouver une nouvelle copine pour intimité sensuelle et affective, mais le temps avait passé sur ma relation avec Tess, alias Loreleï, et sur le texte de ma fiche par la même occasion.
Les résultats obtenus sont assez éclectiques. Très étonnamment, certains profitent de cet espace pour m'insulter. Je me fais traiter de gouine, c'était à prévoir, mais on me reproche surtout mon goût — paraît-il démesuré et bien connu sur internet — pour les mecs de vingt ans. Décidément rien n'a changé et l'ambiance est à la méchanceté ordinaire...
J'ai actuellement deux hommes dans ma vie. Enfin deux hommes y tiennent plus de place que les autres... Il s'agit de Norman Beaumont, mon conjoint photographe, et de Mathias, mon amant.
Mathias est présentateur à la télévision. En guise de clin d'œil, Norman a mis sur notre fiche couple une photo qu'il a prise de moi, nue devant l'écran géant de notre téléviseur. En arrière-plan, l'émission vedette de notre complice. Esthétiquement, le résultat est intéressant. J'apparais en petit au niveau de son front, mes seins huilés pour l'occasion brillent comme deux planètes, mes jambes se perdent dans ses cheveux. Je suis à la fois son rêve et sa conscience, ça plaît beaucoup et, surtout, ça fait parler !
Quelques jours après une soirée libertine mémorable à notre domicile, Mathias prend l'avion pour Cannes où l'attend le Festival 2006. À mon grand étonnement, il se manifeste tous les jours par texto. Juste une petite pensée...
Je suis touchée. Je le savais sensible, mais j'ignorais qu'il tenait à moi. C'est juste un homme doux auquel la notoriété semble parfois peser. Nous avons le même âge et je dois avouer que cela crée d'agréables liens après six mois de relation avec un jeune homme de vingt ans mon cadet.
Viens voir, y'a ton mec à la télé !
Ça c'est Norman tout craché, ton mec, il exagère tout de même ! D'ailleurs, est-ce bien Mathias, cet homme élégant en smoking qui distribue les poignées de main et les courbettes, un sourire convenu accroché à la face ? J'ai horreur de ce genre de mondanités, ça me rappelle les mariages chics de mon enfance...
En attendant, mon mec, je lui apprends à utiliser la messagerie instantanée. Il a quelques charmantes lacunes en informatique, il doit avoir une secrétaire ou même deux ! Nous passons des soirées entières à rire à mesure qu'il découvre mes émoticones et mes animations pornographiques. Je me souviens de ce labrador qui rit, une patte sur la bouche, lorsque l'on tape médor mais aussi des illustrations explicites suscitées par les mots sodo et autre blow job ! Il est si pudique qu'il se fait prier pour m'envoyer des photos de son sexe en érection que pourtant bien d'autres hommes lui envieraient. Le plaisir que j'éprouve à obtenir et contempler ces clichés n'a rien de comparable à mon indifférence face aux collections de bites exposées sur certaines fiches du site. Sa queue se dresse, large, droite et lisse, jusqu'à ses pectoraux d'Apollon télévisuel... Heureusement qu'il m'a sodomisée avant que je ne soupèse l'engin, j'aurais sans doute pris peur ! Ma copine Ségolène m'avait confié qu'elle le trouvait « bien équipé », j'avais adoré la formule.
— Nous ne nous verrons pas avant début juin...
— Pauvre chat, aucune femme ne t'attire donc au Festival ? Ça me semble difficile à croire, tout de même !
— Bien sûr que si, enfin si on peut appeler ça attirer. J'appellerais ça tirer, plutôt !
— Ah, c'est malin, remarque j'adore tes conneries !
— Oui, si tu adorais ma connerie, ce serait plus ennuyeux !
Je suis pliée de rire sur mon PC, à tel point que Norman accourt, se demandant quelle lecture peut bien me mettre dans un état pareil ! Lui aussi aime bien Mathias. Il a pourtant dû faire un réel travail de réflexion car il avait lu sur lui un livre qui avait suscité une belle polémique entre lui et moi. L'auteur y traînait Mathias dans la boue allant, dans sa haine, jusqu'à traiter notre ami de Thénardier... J'avais répondu que moi, je le connaissais bien et que, par contre, l'infâme salaud était peut-être l'auteur du pamphlet. Ce qu'il fallait démontrer, Norman s'était rangé à mon point de vue.
— Siam organise une soirée le 3 juin, il a loué le Château et le Donjon, tu te rends compte Mathias ?
— Ah oui, ce club SM rempli de machines que n'aurait pas reniées l'Inquisition !
— Exactement, je suis en charge de recruter les hommes seuls, c'est flatteur !
— C'est une proposition ?
— Oui Monsieur, en bonne et due forme ! Tu sais quoi ? Un de mes copains m'a demandé si j'étais la nouvelle soumise de ce maquereau viet pour reprendre son expression...
— Ah bon ! Siam est maquereau ? Tu fréquentes la haute, ma chérie
— Non, c'est juste un jeu ! Avec ses deux nanas, ils organisent des plans putes dans des hôtels, et lui empoche l'argent...
— Il fait venir des mecs qui paient pour baiser ses nanas ?
— Oui, et il leur faut accepter n'importe qui et n'importe quoi, loi du grand nombre à l'appui...
— Bien, si elles sont putes, c'est la règle du jeu...
— Tu sais Mathias...
— Dis-moi !
— J'ai le fantasme de le faire, ça te choque ?
— Mais non ! Ce n'est pas pour autant que tu seras une pute à mes yeux ni à ceux de Norman d'ailleurs, à mon avis...
— J'apprécie que tu me parles de Norman, les mecs sont parfois tellement prompts à l'escamoter !
— J'imagine bien, surtout que ce n'est pas précisément un interlocuteur évident à gérer ! Moi, je ne suis pas un emmerdeur, et puis j'ai vingt ans d'expérience, ça aide ! Donc, tu voudrais faire la pute...
— Je l'ai déjà fait, mais juste une fois...
— Arrête de te justifier, je m'en fous !
Quelques mois plus tard, un colporteur de racontars me confiera que la seconde femme de Mathias avait fait sa valise parce qu'il voulait la mettre sur le trottoir. Je ne sais pas pourquoi, je n'en crois toujours pas un mot. La jalousie fait couler beaucoup de salive...
— Tu sais quoi ?
— J'aimerais faire la pute pour toi...
— Je veux bien, mais avec l'accord de Norman, je sais où est ma place et tu ne me feras pas changer d'avis.
Belle autorité, on sent le père de famille ! C'est agréable les mecs matures, je n'aurais jamais pu demander ça à un jeune homme, pas même à Florent.
— Achète une webcam, Mathias, j'en ai marre de ne pas te voir...
— Je n'aime pas l'exhib, ça me gêne.
— Je sais, mais il faut bien que je t'apprenne quelque chose, non ?
— Ça fait longtemps qu'une femme ne m'a pas appris quoi que ce soit, c'est vrai, si c'est encore possible !
— Tu commenceras par me montrer tes jolis yeux, ce sera grandement suffisant d'ailleurs, je ne suis pas une emmerdeuse moi non plus !
— Tu es gentille, tu n'es pas moqueuse comme certaines...
— Je ne suis pas gentille, mais garde tes illusions !
En disant cela, j'étais malgré tout loin d'imaginer que nous en viendrions aux mains un jour... Je ne lui racontais pas non plus comment j'avais embauché une détective privée qui propose ses services sur Netechangisme à toutes fins utiles. Je l'avais missionnée pour pister Florent, juste histoire d'asseoir mon pouvoir sur sa vie. J'avais longtemps fantasmé débarquer un soir chez lui, tomber sur sa jeune épouse et lui déballer le paquet. J'aurais raconté comment Tess et moi on avait mis le grappin sur son mec, et à quel genre de réunions professionnelles il se rendait le soir. Je lui aurais peut-être même proposé d'attendre ensemble le retour de son mari au domicile conjugal, histoire de voir son petit visage se décomposer. Elle avait Florent dans son lit, moi je ne l'avais pas et ça m'était insupportable. La haine me rendait méchante et je n'en avais pas fini avec ce sentiment. Je n'avais finalement jamais rien fait de l'adresse de Florent, obtenue à peu de frais, et à cette heure, j'entretiens avec lui des relations occasionnelles et dépassionnées. Il ne m'en veut même pas de lui avoir cassé du sucre sur le dos lors d'une interview.
— Tu peux dire de moi ce que tu veux, je suis à toi comme je l'ai toujours été...
Il est certain que Mathias ne sera pas mon nouveau soumis, je suis dans un ailleurs de ma sexualité. Par contre, en attendant d'en faire mon souteneur, je l'initie peu à peu aux délices de l'érotisme par texto. Solliciter un amant en secret pendant une réunion guindée m'excite toujours autant ! Reviens, l'envie de ton sexe en moi ne peut attendre...
Rappelle-toi déjà ce gode rose dans ton cul, l'autre bout dans ma bouche et ma queue qui te fouille. Mouille et lèche tes doigts.
J'ai l'impression que mon soutien-gorge va exploser sous la poussée de mes seins. Ne pouvant pas bouger davantage, je n'ai pu m'enfoncer que l'index et le majeur. Je les fais tourner un peu, les parois de mon vagin se resserrent autour comme une fleur carnivore sur un insecte piégé. Je retire mes doigts prestement, la cyprine va tacher ma robe rose. Ne pas jouir devant cette assemblée anti-sexe... Je remarque soudain que les femmes présentes semblent sans âge. Où vont-elles chercher des vêtements et des coiffures pareils ? Ici, pas de corps, pas de mode, pas de sexe. Juste quelques bijoux qui ont dû coûter cher. Elles sont déjà demi-mortes. J'écarte mon string sous ma robe et glisse à nouveau mes doigts en moi. Mathias, fais-moi vivre. J'ai envie de lécher tes cuisses, puis tes fesses, puis ton cul...
Sois le bienvenu, mon ange, tu me trouves en l'état que tu espérais...
Je te fouillerai jusqu'à te faire pisser, tu lécheras ma main pour la remercier. Je la replongerai en toi encore et encore...