Accueil Jeunesse Livres 10 ans et plus Journal d'une princesse, tome 9 : Cœur brisé
Journal d'une princesse, tome 9 : Cur brisé
Journal d'une princesse, tome 9 : Cœur brisé
Meg Cabot
368 pages
Couverture souple. 13,5 x 19 cm
Hachette Jeunesse
10 ans et plus
Réf : 339207
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Au lieu de 12,00  (prix public)
Disponible
Résumé
Ouhla ! Rien ne va plus pour Mia ! Elle reste cloîtrée, désespérée... Pourquoi ? Et bien Michael l’a quittée, Lilly sa meilleure amie est fâchée avec elle, persuadée que Mia lui a volé son boyfriend. Et, cerise sur le gâteau, ses devoirs de Princesse l’appellent de nouveau !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :6
Le 27 septembre 2009
...
J'aimerai savoir quand va sortir le tome 10 à France Loisirs ? [Réponse du modérateur : il n'y a aucune info à ce sujet.]
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Le 11 décembre 2009
Pour ma fille
Ma fille a 12 ans; elle adore ces livres de Meg Cabot ! Pourriez-vous envoyer une alerte lorsque le tome 10 sortira ?
Réponse du modérateur : Le tome 10 sera disponible au catalogue du printemps, c'est à dire en mars 2010.
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Einstein
Le 01 novembre 2009
Vraiment super !
Depuis le temps qu'on l'attend ! J'suis vraiment super contente de l'avoir lu! Il est vraiment super ! Vivement le 10 ! Et le roman d'une princesse aussi ! Je les attends avec impatience ! La couverture des livres est vraiment super, merci beaucoup ça valait le coup d'attendre !
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xAliciaw
Le 16 novembre 2009
(:
Juste pour savoir s'il y a vraiment un 10 ? & Pour savoir, si oui, quand est-ce qu'il va sortir ? :D
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Le 13 janvier 2010
Tome 10
Il faut vite le sortir, il y a trop de suspense :-)
Réponse du modérateur : Le tome 10 sera disponible au printemps 2010, à partir du mois de mars.
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Le 20 mars 2011
J'adore
Bonjour, je vais le commander, mais je me demandais quand j'ai lu le résumé, pourquoi Michael la quitte ? C'est dommage, voilà merci de répondre à ma question. bye et bonne lecture =)
Réponse du modérateur : Noella, désolé de te décevoir, mais nous ne pouvons pas révéler des parties aussi importantes de l'histoire dans les avis et remarques... Mais ne t'inquiète pas, tu découvriras la réponse dans le livre et plein d'autres surprises.
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Meg Cabot est née dans l'Indiana en 1967. C'est là qu'elle a grandi et fait ses études. Diplômée de l'académie des Beaux-Arts, elle a d'abord choisi d'être illustratrice, avant de se tourner vers l'écriture. En 2001, son premier roman Journal d'une Princesse est salué par une presse et un public enthousiastes. Les studios Disney ont immédiatement acheté les droits de cinéma et le film, réalisé par Garry Marshall (Pretty woman) est sorti en 2001 sous le titre Princesse malgré elle. Le livre est resté n° 1 des meilleures ventes aux États-Unis durant 3 ans.
Meg Cabot a aussi écrit la série de romans policiers Missing qui a inspiré la série télévisée du même nom. Actuellement, elle vit à New York avec son mari et sa chatte borgne, Henrietta.
Extrait
Vendredi 10 septembre, 9 heures du soir, dans les toilettes du théâtre Lunt-Fontanne, pendant l'entracte de La Belle et la Bête.

Il n'a pas appelé. Je viens de téléphoner à ma mère. Il n'a pas appelé et n'a pas non plus laissé de messages sur le répondeur.
Franchement, je trouve qu'elle exagère de m'accuser de penser que le monde ne tourne qu'autour de moi et de ma rupture avec Michael. Je ne pense pas du tout ça. Et comment je pouvais le savoir d'abord, qu'elle venait de coucher Rocky ? Elle n'a qu'à baisser la sonnerie du téléphone si mon frère a autant de problèmes pour s'endormir.
Bref, il n'a pas appelé.
Cela dit, j'aurais dû m'en douter. J'ai vérifié son vol et il lui reste encore quatorze heures avant d'arriver au Japon.
De toute façon, on n'a pas le droit d'utiliser son portable ou son BlackBerry dans un avion. Du moins, pour appeler ou envoyer des S.M.S.
Ou pour répondre à un mail.
Mais ça va. Je ne m'inquiète pas. Il finira bien par appeler.
Dès qu'il lira mon mail, il m'appellera, on fera la paix et tout redeviendra comme avant.
Il le faut.
En attendant, il ne me reste plus qu'à faire comme si de rien n'était. Enfin, comme si de rien n'était quand on n'a toujours pas de réponse de son petit copain avec qui on a cassé après être sortie avec lui pendant deux ans, et à qui on a envoyé un mail pour s'excuser une fois qu'on s'est rendu compte qu'on s'était complètement trompée.
Surtout si, dans la mesure où on ne se remet pas ensemble, on sait qu'on ne vivra dès lors qu'une espèce de vie tronquée, émaillée d'aventures sans intérêt avec des mannequins à qui on n'a rien à dire.
Une minute. Je suis en train de parler de mon père, là. Mais bon, passons.
Vous me suivez ? Parce que c'est un peu ce qui m'attend. Sans les mannequins.
En tout cas, en assistant à La Belle et la Bête ce soir avec J.P., j'ai compris que je m'étais comportée comme la pire des idiotes la semaine dernière.
Non que je ne m'en sois pas aperçue avant. Que j'étais la reine des idiotes. Mais disons que le spectacle m'a fait prendre conscience de certaines choses.
Ce qui est bizarre, vu que Michael et moi, on ne partage pas du tout la même passion pour les comédies musicales. Par exemple, j'ai toujours eu du mal à le traîner aux spectacles que j'aime bien, où en général les filles portent des robes à crinoline et où des tas de choses descendent du plafond (comme dans Le Fantôme de l'Opéra et Tarzan).
Et les rares fois où il m'a accompagnée, il a passé la soirée à se pencher vers moi et à me glisser à l'oreille des remarques du genre : « Je comprends pourquoi c'est la dernière. Aucun type n'accepterait de s'adresser à une théière en chantant, même pour lui confier qu'il est amoureux. Tu es d'accord, n'est-ce pas ? Et d'où sort cet orchestre au complet ? Les personnages se trouvent dans un donjon, que je sache. Ça n'a aucun sens. »
Bref, c'était chaque fois un fiasco. Sans compter que Michael se levait toutes les cinq minutes pour aller aux toilettes, sous prétexte qu'il avait bu trop d'eau pendant le dîner. En réalité, je suis sûre que c'était pour vérifier les signaux d'alerte de World of Warcraft sur son téléphone portable.
Pourtant, même si je passe une bonne soirée avec J.P. et tout ça, je ne peux pas m'empêcher de regretter que Michael ne soit pas là et descende en flammes La Belle et la Bête en taxant le spectacle de niaiserie à la Walt Disney qui vise un public d'enfants dénués de tout sens critique avant de s'en prendre à la musique qui est totalement nulle, et de conclure que tout ça, c'est un piège à touristes pour que les gens dépensent leur argent en tee-shirts hors de prix, tasses et programmes de théâtre sur papier glacé.
Mais ce qui me rend particulièrement triste, c'est que j'ai compris, ce soir, que l'histoire même de La Belle et la Bête, eh bien, c'était un peu notre histoire, à Michael et moi.
Attention, je ne dis pas que je suis Belle et Michael la Bête. C'est juste que ça raconte l'histoire de deux personnes qui commencent par être amies et quand elles se rendent compte qu'elles s'aiment, il est presque trop tard...
Oui, c'est complètement nous.
Sauf, bien sûr, que Belle est plus intelligente que moi. Par exemple, elle, elle s'en ficherait que la Bête ait couché avec Judith Gershner avant de la garder prisonnière dans son château, et ait oublié ensuite de lui en parler.
Elle s'en ficherait parce que ça s'est passé AVANT que la Bête et elle ne découvrent leur amour. Alors est-ce que ça pose un problème ?
Exactement : non, aucun.
Comment ai-je pu être aussi stupide ? Je n'en reviens pas. Même si La Belle et la Bête est une comédie musicale un peu niaise — O.K., j'admets qu'il y a effectivement des passages qui laissent à désirer —, je vous jure que ce spectacle a jeté une lumière nouvelle sur ma vie.
Ce qui n'est guère surprenant vu qu'il s'agit, après tout, d'une histoire vieille comme le monde.
Bref, je reconnais avoir déclaré dans le passé que pour moi, l'homme idéal, c'était un garçon qui peut assister, du début à la fin, à la représentation de La Belle et la Bête, l'histoire la plus romantique et la plus belle jamais écrite, sans ricaner une seule fois (même quand la Bête se transforme en prince ou quand surviennent les faux loups — ils ne peuvent pas non plus les rendre TROP effrayants vu qu'il y a de jeunes enfants dans la salle).
Sauf que je m'aperçois que le seul garçon avec qui je suis allée voir le spectacle qui a passé le test, c'est J.P. Reynolds-Abernathy IV. Il a même versé une larme — je l'ai vue — quand la Belle offre courageusement à son père de prendre sa place.
Michael, lui, n'a jamais pleuré à une seule comédie musicale de Broadway. Non, c'est faux. Il a pleuré quand le gorille, qui joue le rôle du père de Tarzan, dans Tarzan, se fait tuer.
Il a pleuré... de rire.
Le hic, c'est que je commence à penser que ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Je veux dire que les garçons sont peut-être juste différents des filles. Et pas seulement parce que ce qui les intéresse, c'est de savoir si, un jour, Nightstalkers sera adapté au cinéma avec Jessica Biel, reprenant son rôle d'Abby Whistler dans Blade : Trinity.
Ou parce qu'ils estiment que ce n'est pas grave s'ils ont couché avec Judith Gershner et qu'ils ne l'ont pas dit à leur petite amie vu que ça s'est passé avant qu'ils sortent ensemble.
Non, c'est parce qu'ils ne sont pas programmés comme nous. Par exemple, ils ne sont pas émus par un type en tenue de gorille qui se fait soi- disant tuer sur scène.
En revanche, ils croient complètement à la scène dans Coup de foudre à Notting Hill où l'actrice jouée par Julia Roberts tombe amoureuse du libraire qu'interprète Hugh Grant, même si jamais une star de cinéma hyper snob ne tomberait amoureuse d'un homme sans le sou.
Et je dis ça en tant que princesse amoureuse d'un étudiant à la fac.
Bref, je crois que j'ai fini par comprendre : les garçons sont différents des filles.
Ce qui ne pose pas systématiquement un problème. En fait, comme le diraient mes ancêtres : Vive la différence !