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Prix public   : 20,00 
9,95 €
Sexe, diamants et plus si affinités...
Sexe, diamants et plus si affinités...
Lauren Weisberger
Disponible
496 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 338350
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Résumé
On a beau être sexy et pleine d’esprit, trouver le grand amour à Manhattan demande quelques efforts. En cette fin de soirée bien arrosée, Emmy l’incurable romantique, Leigh la workaholic et Adriana la bomba latina, ont donc conclu un pacte : chacune doit changer radicalement de comportement à l’égard des hommes. Plus facile à dire qu’à faire... 
Pourquoi on l'a choisi
Le nouveau petit bijou de Lauren Weisberger a la férocité joyeuse du Diable s'habille en Prada, le brillant de People or not people, le moelleux des comédies romantiques... en résumé, l'étoffe de la meilleure "chick-lit" !
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Les avis des internautes
Moyenne des avis :Nombre d'avis :23
Le 18 septembre 2009
76 adhérents sur 171 ont trouvé cet avis utile.
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Livre sympa à lire
Bon livre, se lit facilement, on se laisse embarquer par les héroïnes, plutôt drôle ! Je le recommande !!!
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Le 12 octobre 2009
71 adhérents sur 146 ont trouvé cet avis utile.
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Distrayant
Certes, ce n'est pas le genre de bouquin qui fait réfléchir mais cela reste très distrayant et on arrive même parfois à s'identifier à certains personnages lors de certaines situations. C'est très divertissant et agréable à lire. On se croirait parfois au milieu d'une série TV !
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Le 07 novembre 2009
55 adhérents sur 112 ont trouvé cet avis utile.
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Décevant
Après avoir lu "Le diable s'habille en Prada" et "People or not people", je m'attendais à un livre aussi caustique. L'histoire est plate, aucun rebondissement, bref terne !
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Le 17 novembre 2009
54 adhérents sur 134 ont trouvé cet avis utile.
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...
On a du mal à s'attacher aux personnages, on s'ennuie parfois à suivre les amours et les emmerdes de ces 3 copines... Un "Sex and the city" revue à la sauce Weisberger ! Dommage, après "Le diable s'habille en Prada" et "People or not people", ce livre n'est pas vraiment à la hauteur.
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Le 28 octobre 2009
53 adhérents sur 97 ont trouvé cet avis utile.
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Cela manque de mordant !
Après le grandiose "Le diable s'habille en prada" et le sublime "People or not people", c'est avec un grand plaisir que l'on se lance dans la lecture du dernier né. Oui mais voilà, l'histoire est sympa mais pas extraordinaire, la fin est prévisible... mais ce qui manque surtout c'est le mordant de Lauren Weisberger. Là où elle décortiquait l'intraitable monde de la mode et de l'évenementiel, la voilà qui nous compte fleurette dans l'univers plus que récurent (bien que toujours aussi attrayant) de la Célibatante. Le livre se lit facilement mais n'arrive pas aux chevilles de ces prédécesseurs.
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Le 07 novembre 2009
51 adhérents sur 100 ont trouvé cet avis utile.
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Bof
C'est une copie de "Sex and the city"... Des amies et des relations chaotiques.
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Le 28 novembre 2009
48 adhérents sur 100 ont trouvé cet avis utile.
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Très distayant !
J'ai beaucoup aimé ce livre. On s'évade dans une ambiance pleinement New-York city ! A lire !
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Loureiro
Le 26 octobre 2009
47 adhérents sur 143 ont trouvé cet avis utile.
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J'ai adoré
Très bon livre malgré les élipses qui nous font perdre parfois le sens de l'histoire. Personnellement, étant une fan inconditionnelle des romans à l'eau de rose et de New York, j'ai totalement adoré.
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Le 20 octobre 2009
46 adhérents sur 99 ont trouvé cet avis utile.
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Distrayant
Ce livre est agréable à lire, on reste bien dans l'histoire, je le recommande ++
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Le 04 novembre 2009
45 adhérents sur 120 ont trouvé cet avis utile.
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Juste magnifique
J'ai vraiment adoré !!! J'espère qu'il y aura une suite car je l'ai vraiment trouvé super !!!!!!!
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Le 27 novembre 2009
41 adhérents sur 119 ont trouvé cet avis utile.
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Intéressant
C'est un livre facile à lire, assez drôle, je le recommande.
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Le 07 décembre 2009
40 adhérents sur 82 ont trouvé cet avis utile.
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Sympa et facile à lire... mais je me suis ennuyée
Beaucoup de passages dans le livre me font particulièrement penser à la série "Sex and the city", où l'on retrouve 4 New Yorkaises à la fois différentes dont la recette est sexe, argent, amitié, amour et humour... Hormis, quelques passages comiques... Je reconnais que je me suis ennuyée... Entre nous, je me suis empressée de le revendre...
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Le 20 novembre 2009
38 adhérents sur 89 ont trouvé cet avis utile.
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Pétillant
Difficile à se mettre dans le bain mais au bout de quelques dizaines de pages ce livre est très prenant, les personnages sont très attachants, on s'identifie à eux, c'est frais et plein de vie.
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Le 28 décembre 2009
31 adhérents sur 57 ont trouvé cet avis utile.
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Agréable moment
Livre distrayant, facile à lire... bref, on passe un agréable moment. J'aurais peut-être souhaité une "fin" moins rapide... Peut-être que j'en redemande ? Si vous voulez ne pas réfléchir, et sourire, il est vivement conseillé de le lire.
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ANGLIO NADIA
Le 27 décembre 2009
27 adhérents sur 57 ont trouvé cet avis utile.
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Trop plat
Après avoir lu "People or not people", j'étais loin de penser que cette oeuvre serait aussi peu intéressante. Je rejoins bien la lectrice qui l'a comparée à une copie de "Sex and the city". Je déteste ces personnages qui ont tous les atouts en main et font leurs capricieux, qu'est-ce que ça peut m'agacer !!!
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PETIT Mylène
Le 14 février 2010
17 adhérents sur 31 ont trouvé cet avis utile.
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Un livre agréable à lire...
Un livre qui se lit assez facilement, même si le scénario, au fond, n'est pas très riche ! Les personnages en revanche sont assez sympathiques. N'ayant pas lu "Le diable s'habille en Prada" auparavant, je ne ressens pas la déception comme c'est le cas pour certain(e)s... Pour résumer, on a l'impression de lire une version écrite de "Sex and the City" donc pour les amateurs de la série, pas de problème !
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Le 26 février 2010
14 adhérents sur 33 ont trouvé cet avis utile.
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Assez marrant
Très sympa à lire, un livre pour les filles quoi !! Je me suis régalée.
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Le 04 mars 2010
12 adhérents sur 22 ont trouvé cet avis utile.
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Sympa
Roman vraiment sympa à lire, j'en ai fait qu'une "bouchée" :-)
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Le 25 avril 2010
9 adhérents sur 18 ont trouvé cet avis utile.
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En attente du film...
Peut-être pas mon préféré dans la littérature du genre mais j'attends l'adaptation cinématographique. Le livre est selon moi déjà un bon scénario comparé à "L'Accro du shopping", quant à lui, qui ne doit que se lire !
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Le 12 mai 2010
5 adhérents sur 11 ont trouvé cet avis utile.
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A lire absolument
Si vous voulez passer un super bon moment, comme si vous étiez avec vos copines, ben vous êtes tombée sur le bon roman ! 3 super copines qui vous feront rire, pleurer et même vous énerverons !!!!! Mais que du plaisir !
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Le 02 juin 2010
5 adhérents sur 13 ont trouvé cet avis utile.
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Remake...
Simple et agréable à lire. Idéale pour se changer les idées même si l'histoire ressemble en effet à un remake de Sex & the City...
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Le 07 mai 2010
4 adhérents sur 9 ont trouvé cet avis utile.
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Pour se détendre
C'est un livre qui n'est pas sans rappeler Sex and the City... En effet, trois amies, approchant de la trentaine, vivent bien des déboires. Subitement au cours d'une soirée, elles décident de passer un pacte qui fait que chacune d'entre elles doit changer un élément dans sa vie. Quelle difficulté de renoncer à certaines de ses vieilles habitudes, pourtant chaque fille s'applique à respecter le "contrat". Un an plus tard, elles s'accordent une soirée pour faire le bilan de cette année passée et constater ce qui a changé et été, ou non, amélioré. On savoure avec délice toutes ces petites anecdotes, ce qui en fait un livre typiquement pour les filles !!! Au risque de me répéter, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec quatre New-Yorkaises déjà très connues...
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Le 03 août 2010
4 adhérents sur 9 ont trouvé cet avis utile.
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Pas super
C'est vraiment le petit livre de poche qui n'est pas très intéressant. Il ne se passe rien de spécial, on lit sans rien attendre, juste de passer à un autre livre. Très ennuyeux !!!!
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Si elle est née en Pennsylvanie et non au cœur de la 5e Avenue, Lauren Weisberger s'est rattrapée depuis et, lorsqu'elle décrit restaurants hype, boîtes branchées et hôtels de luxe, elle sait de quoi elle parle !
Diplômée de l'université de Cornell, elle vit à New York depuis 1999. Elle fut l'assistante personnelle d'Anna Wintour, éditrice de Vogue, considérée comme la grande prêtresse de la mode.
Depuis le succès de ses deux livres, Le Diable s'habille en Prada (2004) – adapté au cinéma avec Meryl Streep et Anne Hathaway – et People or not people (2006), elle vit de sa plume... et mène une existence dorée, couronnée par un mariage de rêve sur une île des Caraïbes.
Il y a des vies qu'on n'invente pas...
Autres titres de Lauren Weisberger
Extrait

Slip ? Quel mot infâme !


Lorsqu'on sonna à sa porte, à 9 heures un lundi soir alors qu'elle n'attendait personne, Leigh ne songea pas : Ça alors ! Qui cela peut-il bien être ? Mais plutôt : Merde ! Fichez-le camp ! Existait-il vraiment des gens accueillant avec plaisir les visiteurs inopinés qui « passaient dire bonjour », ou « prendre des nouvelles » ? Des ermites, de toute évidence. Ou alors, des gens qui vivaient dans quelque trou paumé, à l'instar de ces sympathiques personnages de Big Love dont elle n'avait, pour sa part, jamais croisé les modèles dans la vraie vie - oui, eux probablement, ne voyaient rien à redire aux visites imprévues. Mais sonner chez elle, un lundi soir ! C'était ni plus ni moins un affront. Les lundis soir étaient sacrés : c'était le seul moment de la semaine où Leigh pouvait rompre toute communication avec le reste du monde, traînailler en survêtement et se repaître, grâce à cette merveilleuse invention qu'était le décodeur-enregistreur, un épisode après l'autre, de Project Runway. Le lundi soir était sa seule plage de solitude de la semaine, et une prérogative obtenue de haute lutte auprès de ses amies, de ses parents et de Russell.
Si les filles avaient cessé de lui proposer des sorties le lundi soir depuis la fin des années 90, Russell, lui, avait carrément regimbé dans les premiers temps de leur relation, avant d'en prendre son parti, et de trouver finalement son compte dans cette soirée hebdomadaire de liberté à la saison des championnats de foot. Quant à sa mère, un soir par semaine, elle rongeait son frein et se retenait de décrocher le téléphone ; les années aidant, elle avait fini par accepter l'idée que, quel que soit le nombre de fois où elle appuierait sur la touche « bis », sa fille ne la rappellerait pas avant le mardi matin. Leigh avait même mis au pas son patron qui, ce soir-là, s'abstenait de lui imposer des lectures de manuscrits - ou pire, de l'importuner au téléphone. Voilà donc pourquoi ce coup de sonnette était tout bonnement incroyable - incroyable et angoissant.
Qui cela pouvait-il être ? Sans doute le concierge, qui venait changer le filtre du climatiseur ; ou un livreur de Hot Enchiladas qui voulait déposer un menu, ou encore - et c'était l'hypothèse la plus vraisemblable - un visiteur qui s'était trompé de porte. Leigh coupa le son de la télé et se figea, osant à peine respirer. Tête penchée de côté comme un labrador digne de ce nom, elle tendit l'oreille, guettant toute confirmation du départ de l'intrus, mais elle n'entendit que le martèlement sourd et régulier qui émanait de l'appartement au-dessus.
Souffrant de ce que son ancien psy dénommait une « sensibilité au bruit », et que toute autre personne de son entourage qualifiait de « foutue névrose », Leigh, avant d'engager toutes ses économies dans l'achat de cet appartement, s'était naturellement renseignée sur le compte de ses voisins. Elle n'avait certes rien visité de mieux en un an et demi, mais elle entendait ne rien laisser au hasard.
Leigh avait donc demandé à Adriana de la rencarder sur l'habitante du 17D, l'appartement situé juste au-dessus de celui qu'elle convoitait. En pure perte. Son amie avait fait la moue de celle à qui on pose une colle et haussé les épaules. Adriana vivait pourtant dans le penthouse qui occupait tout le dernier étage de l'immeuble depuis près de vingt ans, depuis que ses parents avaient quitté São Paulo pour s'installer à New York ; mais elle avait entièrement adopté cette attitude typiquement new-yorkaise qui consiste à mettre un point d'honneur à ne pas connaître ses voisins. Aussi, par un samedi venteux de décembre, juste avant Noël, avec une furtivité digne de James Bond, Leigh avait glissé 20 dollars au portier pour pouvoir patienter dans le hall de l'immeuble, en feignant de lire un manuscrit. Au bout de trois heures, le portier s'était raclé la gorge, sans grande discrétion, et l'avait fixée avec une insistance appuyée par-dessus ses lunettes. Leigh avait tourné la tête et découvert une dame obèse, ensachée dans une robe-housse à pois, qui était en train d'extraire un catalogue de téléachat d'une boîte aux lettres. Octogénaire - au bas mot, estima-t-elle avec un soupir discret de soulagement : elle n'aurait donc pas à endurer les martèlements de talons aiguilles sur les planchers, les soirées qui se poursuivent jusque tard dans la nuit, ou les défilés de visiteurs turbulents.
Leigh signa dès le lendemain un chèque d'acompte ; deux mois plus tard, elle emménagea avec une joie fébrile dans son appartement de rêve - un T1 en parfait état, avec une cuisine remise à neuf, une baignoire taille XXL, et une vue plus que convenable sur l'Empire State Building. C'était sans doute un des logements les plus exigus de l'immeuble - bon, d'accord, le plus exigu - mais à ses yeux, il n'en demeurait pas moins un appartement de rêve, dans un immeuble qu'elle n'aurait jamais pensé être dans ses moyens, et même si l'acquisition de ces quelques mètres carrés vendus à prix d'or avait vidé son bas de laine, il restait un vrai cadeau tombé du ciel.
Comment aurait-elle pu prévoir que cette voisine d'apparence inoffensive était une adepte convaincue des socques orthopédiques à semelles de bois ? Régulièrement, Leigh se maudissait d'avoir imaginé que seuls les talons hauts étaient un risque potentiel de nuisances sonores. C'était une bévue digne d'un amateur. Naturellement, avant d'avoir croisé sa voisine chaussée des socques incriminées, Leigh avait échafaudé une explication élaborée, susceptible d'élucider le mystère de ce ramdam incessant : cette femme, avait-elle décidé, devait être hollandaise (puisque tout le monde savait que les Hollandais affectionnaient les sabots de bois), doyenne d'une famille nombreuse et fière de ses origines, dont les innombrables membres (enfants, petits-enfants, nièces, neveux et cousins... tous fervents adeptes des sabots de bois) défilaient chez elle. Jusqu'au jour où elle avait croisé sa voisine affublée d'une attelle gonflable et appris, à la faveur d'un intérêt feint, que la femme souffrait de toutes sortes d'affections des pieds aux noms dégoûtants - fasciites plantaires, ongles incarnés, neuromes, oignons. Leigh avait montré autant de sympathie qu'elle en était capable, avant de remonter dare-dare consulter le règlement de copropriété. Dans lequel il était bien évidemment stipulé, noir sur blanc, que chaque propriétaire était tenu de recouvrir quatre-vingts pour cent de la superficie de ses planchers avec de la moquette. Malheureusement, c'était là une pure hypothèse d'école puisqu'il apparaissait également sur la page suivante que son assourdissante voisine était la présidente de la copropriété. En conséquence de quoi Leigh endurait ce martèlement jour et nuit depuis bientôt quatre mois - une mésaventure qui n'aurait pas manqué de l'amuser si elle n'en avait pas été la victime.
Le martèlement continuait. Leigh avait l'impression que ses nerfs étaient reliés directement au volume et à la fréquence de ce poum-poum-poum régulier, et pile au moment où ses battements cardiaques commençaient à se caler sur ce schéma rythmique, il évolua en un poum-pam-poum-pam-poum-poum. Elle s'obligea à respirer lentement, mais ses expirations étaient courtes, saccadées, ponctuées de petits halètements. En apercevant son teint pâle (qu'elle qualifiait de « diaphane » les bons jours, et de « livide » tous les autres) dans le miroir fixé à la porte du placard de l'entrée, un mince voile de transpiration couvrit son front.
Cette gêne respiratoire accompagnée de suées semblait se reproduire de plus en plus fréquemment - et n'était pas nécessairement liée à ce maudit martèlement. Parfois, elle s'éveillait avec une soudaineté presque douloureuse d'un sommeil profond en s'apercevant que son cœur s'était emballé, et que ses draps étaient trempés. La semaine précédente, pendant le cours de yoga, au milieu d'une shavasana par ailleurs entièrement apaisante - et qui l'aurait été plus encore si le prof ne s'était pas senti obligé de passer à ce moment-là une version a cappella d'Amazing Grace - Leigh avait senti une douleur aiguë lui transpercer la poitrine à chaque inspiration. Et le jour même, en observant la marée humaine affluer, comme chaque matin et chaque soir, dans la rame de la ligne N - elle s'obligeait à prendre le métro en dépit de son aversion - elle avait senti sa gorge se nouer et son pouls s'accélérer. Ces symptômes n'appelaient que deux explications plausibles : comme, malgré sa tendance prononcée à l'hypocondrie, Leigh ne pensait pas être une candidate sérieuse à la crise cardiaque, il s'agissait donc, tout simplement, d'une crise d'angoisse.
Pour essayer de chasser la panique, elle pressa l'extrémité de ses doigts sur les tempes, étira la nuque vers la droite, puis vers la gauche. Peine perdue. Il lui semblait que ses poumons n'arrivaient à se remplir qu'à dix pour cent de leur capacité, et pile à l'instant où elle commençait à se demander qui trouverait son corps - et quand - elle distingua, derrière la porte, un sanglot étouffé. Puis, on sonna de nouveau.
Elle se rapprocha sur la pointe des pieds et colla son œil au judas. Le couloir était désert. Ah non !Je ne vais pas tomber dans le panneau ! songea-t-elle. Il était bien connu qu'à New York, c'était précisément en se laissant abuser par ce genre de stratagème et convaincre par quelque génie du crime d'ouvrir sa porte, qu'on se faisait cambrioler et violer. Certes, les mesures de sécurité en vigueur dans l'immeuble rivalisaient avec celles du siège des Nations unies ; certes, depuis huit ans qu'elle vivait dans cette ville, elle ne connaissait personne qui avait été victime ne serait-ce que d'un pickpocket ; et quant aux probabilités qu'un meurtrier psychopathe ait jeté son dévolu justement sur son appartement quand l'immeuble en abritait deux cents autres, elles étaient minces... Mais qu'importe. Ça commençait toujours comme ça, songea-t-elle en composant furtivement l'extension téléphonique du portier.
Qui décrocha au bout de quatre interminables sonneries.
Gerard ? Leigh Eisner, au 16D. Il y a quelqu'un devant ma porte. Je pense qu'on essaie de la forcer. Pourriez-vous monter immédiatement ? Vous croyez que je devrais appeler police secours ? demanda-t-elle tout d'une traite, en arpentant frénétiquement son minuscule hall d'entrée et en versant des Nicorette directement du paquet dans sa bouche.
— Pas de problème, mademoiselle. J'envoie quelqu'un immédiatement. Mais peut-être avez-vous pris Mlle Solomon pour une autre personne ? Elle vient d'arriver et elle est montée sans s'annoncer... ce qui est normal, puisqu'elle figure sur votre liste de visiteurs autorisés.
— Emmy ? Emmy est là ?
Oubliant à la seconde même le spectre d'un trépas imminent, Leigh ouvrit sa porte à la volée, et découvrit effectivement Emmy, assise par terre contre le mur, genoux repliés sous le menton, en train de se balancer d'avant en arrière. Le visage baigné de larmes.
— Mademoiselle Eisner, puis-je vous aider en quoi...
— Merci, Gerard. Tout va bien, lança Leigh.