200 questions de la vie, 200 réponses de la science
pour tout comprendre sur le quand, le comment et le pourquoi des choses
Disponible
360 pages
Couverture cartonnée. 19,5 x 19,5 cm. Photos.
Réf : 337986
Zoom
Saviez-vous que si les abeilles venaient à disparaître, notre avenir en serait bouleversé (voire compromis). En effet, sur 1330 espèces de plantes utilisées par l’homme, 75% nécessitent l’intervention d’un pollinisateur : depuis les fruitiers jusqu’à nombre de cultures maraîchères. Bien sûr il nous resterait les céréales, mais la disparition du petit insecte rayé serait une catastrophe !
Résumé
Quand les médecins ont-ils recours aux sangsues, pourquoi le diamant est-il si dur ou le papier jaunit-il au fil du temps, comment naissent les récifs de corail, le caméléon change-t-il de couleur ? Éléments de réponse grâce au savoir-faire et au sérieux de Science & Vie. Assouvissez sans ennui (ni complexe) votre appétit de connaissance et cela dans tous les domaines.
Pourquoi on l'a choisi
Pour toute la famille : images (souvent impressionnantes) à l’appui ce livre prouve au fil des chapitres que le monde est une source intarissable de surprises et d’étonnement. La preuve en 384 pages qu’il n’y a jamais de question idiote !
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Extrait
QUAND ?
Quand peut-on dire qu'une espèce est menacée ?
On dit qu'une espèce est menacée dès qu'elle est inscrite sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Celle-ci regroupe 83 Etats,110 organismes publics et quelque 800 ONG. Un réseau de 7 000 experts la tient à jour, surveillant l'état de conservation de plus de 41 400 espèces animales et végétales connues. En 2007, sur la dernière liste publiée, 16 306 d'entre elles étaient menacées. L'évaluation de la conservation d'une espèce se fait sur décision des spécialistes de l'UICN, qui constituent un dossier regroupant les connaissances disponibles. Lorsqu'ils aboutissent à un consensus, l'espèce est classée dans l'une des 9 catégories de la liste, de « préoccupation mineure » à « en danger critique d'extinction », en passant par « vulnérable », « en danger », voire « éteinte ». Le classement dépend de nombreux critères : la taille de la population, son taux de déclin, son aire d'occupation ou encore la fragmentation, voire la disparition, de son habitat naturel. Ces critères sont quantitatifs et combinatoires. Ainsi, le gavial du Gange, une espèce de crocodile à la mâchoire étroite et allongée, est passé de la catégorie « en danger » à « en danger critique d'extinction ». Les motifs : perte d'une partie de son habitat fluvial, population réduite de 58 % durant les dix dernières années. Seuls 182 individus ont été recensés en 2007, en Inde et au Népal, exposés à la consanguinité, aux épidémies ou aux catastrophes naturelles. Quand les données manquent, l'espèce est classée dans la catégorie « données insuffisantes » : « Le but de l'inventaire est d'être le plus objectif possible, explique Florian Kirchner, chargé de mission à l'UICN. Près de 44 % des mammifères marins européens sont classés dans cette catégorie, mais nous suspectons que beaucoup d'entre eux sont menacés, sans pouvoir en apporter la preuve. Ils ne figurent donc pas dans la liste rouge. » Cet inventaire est loin d'être exhaustif. On estime à 1,8 million le nombre d'espèces animales et végétales dans le monde, or seuls 4 116 invertébrés sur 1,2 million ont pu être évalués ! Quant aux plantes, seules 12 043 sont évaluées sur les 300 000 décrites.
POURQUOI ?
Pourquoi changer l'énergie en matière est-il si ardu ?
La réponse se trouve dans l'équation E = mc2. Celle-ci établit que les transformations respectives d'énergie en matière sont possibles du moins en théorie... Dans le sens matière-énergie, nous sommes familiers de la fission des atomes (dans les centrales nucléaires), ainsi que de la fusion atomique (dans les étoiles). Une formidable énergie s'y libère en « cassant » des liaisons subatomiques. Il se crée donc bel et bien de l'énergie au cœur même de la matière. La transformation inverse est moins commune, quoique possible. Elle s'est produite de façon naturelle à l'échelle de l'Univers puisque ce dernier n'était, au départ, qu'un conglomérat d'énergie. Toute la matière — et l'antimatière — de l'Univers est née de cette énergie, peu après le big bang. A l'échelle humaine, c'est dans les accélérateurs de particules que les physiciens tentent de reproduire ces mécanismes. A l'aide de champs magnétiques très puissants, on y accélère des particules, dotées d'une masse, à une vitesse très élevée, qu'on fait alors entrer en collision. L'énergie produite par le choc remplace les particules initiales par d'autres, d'une masse supérieure ! De la matière est ainsi créée à partir de l'énergie dont les premières particules sont chargées. En 1998, à Stanford (États-Unis), des chercheurs créent un électron et un positron — dotés d'une masse — à partir d'un photon, de masse nulle. Il s'agit là de la première création de matière ex nihilo à partir de pure énergie ! L'expérience a toutefois nécessité l'énergie de lasers très puissants. Pour information : toute la puissance du Soleil concentrée en un seul point ne créerait même pas 100 g de matière !
COMMENT ?
Comment certaines lentilles peuvent-elles corriger à la fois de près et de loin ?
En réalité, c'est le cerveau qui fait lui-même la correction ! Pour comprendre, il faut d'abord se rappeler que la lentille bouge avec l'œil ; difficile donc de porter le regard à travers des zones à l'indice de correction différent, l'un pour voir de près quand on est presbyte (perte d'élasticité du cristallin), l'autre pour voir de loin en cas de myopie (affection due à un œil « trop long »).Touchant 95 % des plus de 48 ans, la presbytie s'ajoute souvent à d'autres troubles, comme la myopie qui concerne 20 % de la population. Les lentilles à « double foyer », peu confortables, ont vite cédé la place à l'idée d'une vision coupée en deux. « Au début de la presbytie, vers 40 ans en moyenne, la solution consiste à corriger un œil en vision de loin et l'autre en vision de près, chacun avec une lentille simple ou monofocale », explique Jacques Vigne, président de l'Union des opticiens. Dès lors, le cerveau superpose les deux images qui lui parviennent pour ne tenir compte que de l'image nette ! Mais ce système est limité si l'écart entre vision de près et de loin est trop grand. « On prescrit alors des lentilles progressives. »
Lancées il y a près de 15 ans, celles-ci corrigent les deux yeux de loin et de près, simultanément et quelle que soit la direction du regard. Par quel mystère ? Grâce à leur structure concentrique particulière. Constituées d'une zone centrale bombée, spécialisée dans la vision de près, et d'une région périphérique pour la vision de loin, elles permettent la formation de quatre images au niveau de l'œil : le premier foyer produit une image de près nette et une image de loin floue ; l'autre permet de fabriquer une image de loin nette et une image de près floue.Transmises au cerveau, ces quatre images sont alors triées et superposées par la région cérébrale spécialisée dans la vision, le « cortex visuel », pour former au final une seule image nette, que l'on regarde quelque chose de proche ou non. Cette étonnante capacité de notre cerveau n'est pas encore totalement comprise. Pour l'heure, les neurophysiologistes savent que le cortex visuel ne gère pas seul le traitement de l'image, et fait appel au cortex frontal, spécialisé dans la prise de décision. Dans le cas des lentilles progressives, cela expliquerait pourquoi notre cerveau se focalisant sur une image proche ne voit que ce qui est net dans le champ visuel et ignore le flou de la zone corrigée pour la vision de loin, et vice versa.