Les larmes de Tarzan
Top lecteur
Les larmes de Tarzan
Katarina Mazetti
312 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 335907
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Disponible
Résumé
Janne roule fièrement en Lamborghini et croit détester les enfants qui pourraient éventuellement souiller les sièges en cuir de son véhicule. Mariana, alias Tarzan, élève seule deux enfants et peine à boucler les fins de mois. Janne, lui, rêve de filles de papier glacé, elle est loin du top model... Pourront-ils surmonter l’abîme qui les sépare ?
Avis Top Lecteur
« C’est un roman étonnant et très prenant. L’écriture est fluide, légère et le ton est plutôt drôle. Les personnages ne sont pas des héros mais des gens normaux, réels, avec travers et défauts comme ceux de la vraie vie. […] Ce livre est un vrai moment de bonheur. [...] Marre des héroïnes belles, intelligentes, sexy et des héros beaux comme des dieux, gentils et courageux, plongés dans des intrigues rocambolesques ? Alors ce livre est pour vous. Les personnages sont vrais, on pourrait les croiser tous les jours (d’ailleurs on doit les croiser tous les jours) et leur histoire est simple mais terriblement efficace, car elle touche profondément. Un roman superbe, à mettre entre toutes les mains. »

Lauriane Fiandino
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Intuitions
Dominique Dyens
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :10
lo83
Le 02 juillet 2011
Pour passer une agréable journée !!
Un roman gentillet, plein d'humour !! Un très bon moment à passer sans soucis !!
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natou38
Le 23 septembre 2011
Un livre agréable
Ce livre est facile et agréable à lire. Ce que j'ai aimé dans ce livre c'est qu'il propose plusieurs points de vue, j'ai apprécié aussi son côté décalé : comme le fait que Tarzan soit une femme et Jane un homme ou le langage familier de Tarzan.
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grenadine
Le 06 septembre 2011
Un bon moment
J'ai beaucoup aimé ce livre, même si l'écriture et plutôt familière, c'était assez drôle et agréable à lire.
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julsa
Le 27 août 2011
Moyen...
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire que j'ai trouvé vraiment moyenne... Pas beaucoup d'émotion, peu de sentiment... juste la réalité d'une maman vivant seule avec deux enfants avec des revenus plus que modestes !
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Poppy
Le 11 septembre 2011
Un très bon livre !
J'ai adoré ce livre. Même si son écriture est simple, il est bien écrit. Ce roman à plusieurs voix empêche tout ennui. C'est drôle et je le recommande à tous ceux et celles qui veulent passer un moment de lecture fort agréable.
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angel70
Le 23 janvier 2012
Moment de détente
Un livre plutôt simple mais amusant, on a du mal à comprendre au début que plusieurs personne parlent, mais une fois plongé dans l'histoire, on passe un bon moment sans prise de tête. Je le recommande pour les personnes qui veulent simplement passer un bon moment.
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Salgueiro Ophélie
Le 12 décembre 2011
Cool
J'ai trouvé ce livre plein d'humour et bien marrant.
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zouzou56
Le 06 avril 2012
Déçue déçue déçue
L'histoire avait l'air pas mal, la couverture sympa, je me suis dis "je le prends !", je n'aurais pas dû... Je suis déçue, je ne l'ai même pas fini tellement je n'ai pas aimé la façon dont c'est écrit. Bref je ne recommande pas du tout ce livre.
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Calypsoho
Le 12 avril 2012
Les Larmes de Tarzan
Pour ma part j'ai bien rigolé, vite lu, on s'attend un peu à ce qui va se passer mais sympathique quand même.
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maboule
Le 22 avril 2012
Très bof
Histoire peu réaliste, personnages pas attachants, écriture vulgaire, bref, je n'ai pas aimé.
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Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste à la radio suédoise. Auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes, elle a rencontré un succès phénoménal avec Le Mec de la tombe d'à côté, traduit en plusieurs langues.
Autres titres de Katarina Mazetti
Extrait

« Toi Tarzan, moi Janne »

Tarzan a poussé un hurlement et s'est élancée de la branche. Elle a décrit une grande courbe à travers le feuillage avant de venir s'échouer contre mon épaule gauche dans un bruit flasque et sourd. Le choc m'a propulsé à plusieurs mètres de là, bras et jambes battant comme des ailes.
Disons-le franchement, je n'étais pas à mon avantage la première fois que nous nous sommes rencontrés. Ou, plus exactement, quand elle m'est littéralement tombée dessus.
Et quels ont été ses premiers mots ?
Lâchant la grosse corde avec laquelle elle s'était catapultée, elle s'est exclamée, pas contente du tout :
— Aïe, putain de merde !
Elle s'est frotté le genou qui était un peu rouge après la collision avec ma clavicule et elle m'a reluqué, les sourcils froncés. J'avais en face de moi le portrait tout craché des pires souvenirs de mon institutrice à l'école primaire.
— D'accord, c'était un peu loupé ! a-t-elle dit ensuite. Pardon, excuse-moi, je suis désolée. Mais t'avais qu'à pas venir te balader juste là.
Je suis resté sans voix. La dame m'avait presque tué et voilà qu'elle se permettait aussi de critiquer mes déplacements sur une plage publique !
— Mais ferme-la, espèce de Tarzan de mes deux ! ai-je soufflé.
Elle portait en tout et pour tout une culotte de maillot de bain en tissu léopard. Je la trouvais imbuvable et l'envie me démangeait de lui flanquer une gifle, mais je n'avais pas encore complètement récupéré ma respiration, si bien que je suis resté allongé par terre à faire de l'hyperventilation. Elle s'est accroupie devant moi.
— Rien de cassé ?
Pour toute réponse, mes halètements de chien. Un petit môme blond avec une coupe au bol et de sexe indéterminé est sorti d'un buisson et s'est jeté à son cou par-derrière. Il a décollé du sol et s'est accroché à elle comme un sac à dos de grande randonnée.
— Pourquoi il respire comme ça, le bonhomme ?
Le bonhomme ! Je suppose que pour un mini-modèle comme celui-là, un homme de vingt-neuf ans est un bonhomme. Mais ça m'a fait un drôle d'effet de l'entendre, ça doit être la crise de la trentaine qui couve. Je l'ai toisé avec toute la malveillance dont j'étais capable.
Elle lui a distraitement essuyé le nez avec le dos de la main.
On s'est tamponnés. Va enfiler un pull, Bella ! Tu es restée trop longtemps dans l'eau.
Comment ça, on ? Tu m'as tamponné... ai-je fulminé. Je suis sûr que tu l'as fait exprès ! Si j'ai quelque chose de cassé, je porterai plainte, je te préviens !
Je commençais à en avoir marre de cette nana. Elle était plus vieille que moi, au moins dans les trente-cinq ans, avec des cernes noirs sous les yeux et des rides de bronzage.
J'ai senti quelque chose me brûler la fesse. Putain ! J'avais atterri sur mes lunettes de soleil Armani, celles que je venais juste d'acheter à Hongkong trois semaines auparavant ! Et je m'étais coupé avec les éclats !
— Je ne rigole pas, ai-je réussi à articuler une fois que j'eus fini de haleter comme une femme en couches. Ça s'appelle mise en danger d'autrui par imprudence, ce que tu viens de faire. Je vais te dénoncer à la police !
Elle a rigolé, mais sans la moindre joie.
— Bonne chance ! a-t-elle dit. Tu n'obtiendras pas plus de ma part que ce que l'huissier a réussi à me soutirer cette année. C'est-à-dire rien. Mais jette donc un coup d'œil sur le panneau là-bas, ça va te calmer.
Elle a montré un énorme écriteau au bord dû sentier que j'avais emprunté. On pouvait lire en lettres rouges et irrégulières « ATTENTION ! CORDES DE TARZAN ». Merde !
— Il saigne aux fesses, a fait le mioche. Il lui faudrait une de ces petites couches pour les mamans, tu sais, comme toi tu mets des fois.
La dame a souri et tapoté le bras du môme.
— Peut-être bien ! a-t-elle dit. Un tampax, ça te va ?
Elle a tendu la main et posé un doigt sur mon postérieur.
Là, j'aurais dû rire. Mais pour une raison ou une autre, le cœur n'y était pas. J'ai eu envie de filer des roustes à ses petits seins bronzés et couverts de sueur, pour les voir rebondir et s'étirer, pour lui faire mal. Ils étaient vilains, ses petits seins, comme des oreilles de basset.
Et le maillot ! Elle avait dû faire une descente dans un container devant Emmaüs, rempli de vieilleries dont même les pauvres païens ne veulent pas.
Je me suis relevé doucement en position assise en me frottant l'épaule. À part la blessure aux fesses, tout semblait en état de marche et tous les morceaux à leur place. Ce serait tenter le diable si je portais plainte contre elle.
— Ça ira ? a-t-elle souri.
La môme, une fille de toute évidence, s'était accroupie juste là, sans aucune gêne, pour faire pipi.
— Va te faire voir, ai-je marmonné.
J'avais mal à la fesse et à l'épaule, et une lourde gueule de bois me guettait quelque part derrière l'œil droit, attendant de me planter ses griffes. La dernière chose dont j'avais besoin, c'était bien d'une réconciliation conviviale avec une sorte de rescapée de Dallas. Et quoi encore, il fallait peut-être aussi que je lui propose un verre pour célébrer la paix ? Là elle se payait carrément ma tête. Une goutte de sueur s'est frayé un chemin sur son ventre pour disparaître dans le simili-léopard. Des touffes de poils noirs sortaient de son maillot, en direction de l'aine. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas vu un entrejambe non épilé que pendant une seconde j'ai cru que c'était un petit animal qu'elle avait là.
Je me suis remis debout d'une manière que je n'aurais pas aimé montrer dans une salle de sport. Puis je m'en suis allé d'un pas ferme et décidé qui faisait voler le sable blanc autour de mes tennis, et sans me retourner, surtout.


« Un bonhomme a donné un truc à maman »

Maman a sauté sur un bonhomme et il est tombé et s'est fâché tout rouge et il a dit qu'il allait porter quelque chose contre elle et puis il a dit merde. Mais maman s'est pas du tout fâchée, elle a seulement dit bonne chance et ensuite on a été manger une glace, celle avec de la réglisse dedans et autour et cet imbécile de Billy a laissé tomber la sienne dans le sable et alors maman a dit que je devais lui donner la moitié de la mienne et je l'ai fait mais je l'ai pincé fort dans le dos et il a pleuré et maman a dit merde alors. Mais les enfants ont pas le droit de dire ça. Et ensuite le soir dans la maison avec les lits superposés on a mangé des hot dogs et on a bu du soda à la framboise et j'ai eu une boîte de pastilles et Billy aussi en a en une mais il l'a fait tomber et toutes les pastilles se sont éparpillées et ensuite on a joué aux billes avec et il ne s'est pas rendu compte que je les mangeais avant qu'il en reste que deux et il a pleuré et maman a dit merde alors. Et tante Jenny était là et elle est restée avec nous quand maman est sortie un moment et elle nous a lu des Picsou Magazine et ensuite on devait se coucher et j'ai eu le lit de dessus. On s'est lavé les dents dehors, on a craché dans l'herbe et c'est devenu tout blanc et ensuite je me suis fait mal sur un clou et il y a eu du sang et tante Jenny a mis un pansement et quand maman est arrivée j'ai pleuré mais elle a rien dit. Elle était bizarre et toute rouge et elle avait une drôle d'odeur et elle a dit à tante Jenny qu'un bonhomme lui avait donné un truc, une pèse ou quelque chose, pour faire des buts et j'ai voulu voir mais elle l'avait pas et elle a ri et tante Jenny a ri. Ensuite tante Jenny est partie et maman m'a fait tout plein de bisous et elle a soufflé sur le pansement et a dit ma petite puce et Billy dormait et j'ai pu venir dans le lit de maman et elle avait une drôle d'odeur.