Miracle
Miracle
Danielle Steel
224 pages
Couverture cartonnée
Réf : 333927
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Inégalable !
Résumé
Sa vie, Quinn Thompson l’a passée à faire fortune. Une course au pouvoir si solitaire qu’à soixante et un ans, le magnat, tout juste veuf, n’a plus que ses yeux pour pleurer. À moins que... Suite à un ouragan, Quinn rencontre Maggie, sa voisine divorcée. L’arrivée dans leur vie de Jack, le jeune charpentier chargé des travaux, pourrait les aider à colmater bien des brèches.
Pourquoi on l'a choisi
La lumière au bout du tunnel. Qu’importe la profondeur des blessures... Quand un ange gardien nommé Danielle Steel prend sous son aile trois accidentés de la vie, l’espoir et l’émotion sont toujours au rendez-vous ! 
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
Menard Aleth
Le 25 février 2009
Très déçue
Qu'arrive-t-il à Danielle Steel, j'ai lu "Miracle" et "Princesse" récemment, c'est sans surprise, le style est mauvais, va de redondance en redondance, il traîne, je ne comprends pas vraiment car elle nous habitué à beaucoup mieux. Bref je suis très déçue et ne vous le recommande pas du tout, inutile de mettre 15 euros là-dedans.
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Le 02 septembre 2008
Waouh
Je n'ai pas encore acheté ce livre mais cela ne va pas trop tarder... J'ai été captivée dès le début avec l'extrait alors je suis sûre que je vais me régaler avec le livre entier... Merci beaucoup Danielle Steel, vous savez faire aimer les romans avec vos histoires...
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Née à New York en 1949, Danielle Steel passe une grande partie de son enfance en France où elle reçoit une éducation soignée. Puis, elle rentre à New York achever ses études. Elle suit alors à la fois les cours de l'université et ceux d'une grande école new-yorkaise de stylisme. Finalement, c'est vers l'écriture qu'elle se tourne, avec le succès que l'on sait.
En 1981, elle est élue l'une des dix femmes les plus influentes au monde.
À 54 ans, elle est élevée au rang de Chevalier des Arts et Lettres lors d'une cérémonie tenue le 10 juillet 2002 à Paris. Ainsi, rejoint-elle le clan très fermé des quelques artistes américains qui ont vu leur talent honoré par la France tels Salman Rushdie, Isabel Allende ou Margaret Atwood. « Être mise ainsi à l'honneur dans un pays qui est presque le mien me va droit au cœur », a remercié la romancière, dont la première langue parlée fut le français.
Avec plus de 560 millions d'exemplaires vendus dans 40 pays, Danielle Steel est un véritable phénomène de l’édition.

Visitez le site officiel de Danielle Steel.
Lu dans la presse
« Une love story comme on les aime. »

Télé Loisirs
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Extrait

1


La Victoire longeait la côte en direction du vieux port d'Antibes, par une journée pluvieuse de novembre. La mer était un peu agitée et, debout sur le pont, Quinn Thompson fixait les voiles en savourant ses dernières minutes à bord. Le ciel gris, la pluie, les vagues, rien de tout cela ne le dérangeait. Marin chevronné, habitué à naviguer par tous les temps, il se sentait parfaitement à son aise sur ce splendide bateau de quarante-cinq mètres, équipé de moteurs auxiliaires, qu'il avait loué à un homme avec qui il avait souvent fait affaire à Londres. Après avoir connu quelques revers financiers, celui-ci le lui avait loué depuis août pour une fortune, mais Quinn ne le regrettait pas. D'une part, il pouvait se le permettre, car il avait très bien réussi sur le plan professionnel. D'autre part, son périple lui avait fait beaucoup de bien. Il se sentait beaucoup plus fort et serein qu'au moment de son départ, et commençait même à se résigner à son sort.
Il était monté à bord de la Victoire en Italie, avant de gagner les eaux espagnoles et françaises. Le golfe du Lion lui avait ménagé quelques moments difficiles, mais il avait été heureux de cette tempête soudaine qui avait mis un peu de piment à son voyage. Puis il avait pris la direction de la Suède et de la Norvège, avant de revenir lentement par la côte allemande. Cela faisait ainsi trois mois qu'il bourlinguait, repoussant sans cesse son retour en Californie. Il n'avait aucune raison de rentrer chez lui, mais avec l'arrivée de l'hiver, il savait que cela était inévitable. De plus, le propriétaire de la Victoire tenait à récupérer son bateau dans les Caraïbes pour en profiter au moment de Noël.
Tout ce temps passé sur la Victoire lui avait été extrêmement profitable. Cela lui avait permis de réfléchir et de se remettre en partie du drame qui l'avait frappé. Et surtout, ces longues semaines à bord lui avaient rappelé combien il aimait naviguer. Plus qu'un loisir, c'était une passion pour lui. Il aimait la solitude, qui l'aidait à se ressourcer, et avait apprécié que l'équipage se montre aussi discret qu'efficace. Mais, par-dessus tout, son voyage lui avait offert une échappatoire et un refuge. La beauté sévère des fjords, en particulier, avait trouvé bien plus d'écho en lui que les ports plus gais ou romantiques de la Méditerranée, qu'il avait d'ailleurs soigneusement évités.
À présent, ses bagages étaient prêts dans sa cabine, et il connaissait suffisamment l'équipage pour deviner qu'il ne resterait plus la moindre trace de son passage après son départ. Il avait voyagé avec six hommes et une femme – l'épouse du capitaine, qui officiait comme hôtesse. Tous britanniques, comme leur employeur, ils avaient fait preuve d'une extrême courtoisie à son égard et avaient respecté son besoin d'intimité en veillant à le déranger le moins possible. Cette discrétion ne les avait cependant pas empêchés d'apprécier ses qualités de marin et de se rendre très vite compte qu'il s'y connaissait nettement mieux que le propriétaire du voilier. C'est ainsi que, au fil des mois, Quinn avait tissé des liens empreints d'une profonde estime avec le capitaine, Sean Mackenzie.
– Désolé pour le changement de cap, s'excusa ce dernier en le rejoignant sur le pont.
Quinn se tourna vers lui et hocha la tête sans un mot. Les vagues qui se brisaient contre les flancs du bateau ne le troublaient pas plus que la pluie qui leur fouettait le visage. Sa tenue le protégeait parfaitement et, à vrai dire, il ne détestait pas un bon grain de temps à autre. La seule chose qui lui déplaisait était la perspective de quitter bientôt la Victoire et de ne plus pouvoir discuter avec le capitaine, comme il l'avait fait durant ces trois mois. Tous deux avaient passé des heures à parler voyages et il devait reconnaître que cela lui manquerait.
Il en allait de même pour le capitaine, qui avait été impressionné par les connaissances et l'expérience de Quinn. Le propriétaire du bateau lui avait confié qu'il avait commencé tout en bas de l'échelle et qu'il avait fait fortune à force de travail et de pugnacité. Il l'avait même qualifié de brillant, ce dont Sean Mackenzie convenait aisément, à présent qu'il le connaissait mieux. Bel homme plein d'allant, Quinn Thompson était une légende dans le monde de la finance internationale. Admiré de beaucoup, craint de certains, haï de quelques-uns – parfois avec raison ; il s'était toujours battu obstinément pour obtenir ce qu'il désirait. C'était un être complexe, à la fois franc, sûr de lui, puissant, doté d'une grande imagination dans son domaine, mais aussi mystérieux et peu bavard, sauf en de rares occasions, comme après plusieurs cognacs, ce que Sean avait pu constater. Il avait également compris, à quelques allusions, que Quinn avait perdu sa femme quelques mois plus tôt et qu'il avait une fille, Alex. Mais c'était tout. Le plus souvent, leurs conversations portaient sur leur principal centre d'intérêt à tous les deux, les bateaux. Et s'il avait parfois lu une profonde douleur dans le regard de Quinn, ce dernier n'avait jamais parlé de sa vie privée. Il était du genre à partager ses idées bien plus volontiers que ses sentiments.
– Vous devriez faire une offre à M. Barclay pour la Victoire, dit Sean tandis que l'équipage affalait les voiles.
Quinn sourit, ce qui n'était pas fréquent chez lui, mais lorsque cela lui arrivait, tout son visage s'éclairait. On aurait dit alors un autre homme, complètement différent de celui qu'il était la plupart du temps – triste et en proie à des idées noires.
– J'y ai déjà songé, admit-il, mais je ne crois pas qu'il accepterait de s'en défaire.
En fait, il avait déjà posé la question à John Barclay, et celui-ci lui avait répondu qu'il préférerait se séparer de sa femme et de ses enfants plutôt que renoncer à la Victoire, ce que Quinn comprenait et respectait. Mais, durant ces trois mois, l'idée d'acheter un voilier avait fait son chemin dans sa tête. Cela faisait des années qu'il n'en possédait plus, alors pourquoi s'en priver maintenant qu'il n'y avait plus rien pour l'en empêcher ? Ce serait la parfaite réponse à son désir de fuir San Francisco. Il avait déjà décidé de vendre sa maison et envisageait d'acquérir un appartement quelque part en Europe. À soixante et un ans, il était retraité depuis près de deux ans et, depuis la mort de sa femme Jane, il n'avait plus de raison de rester en Californie. Un voilier lui redonnerait peut-être un peu de joie de vivre. Il s'était rendu compte que la Victoire y était déjà parvenue. De plus, l'avantage avec les bateaux était que, contrairement aux gens, ils ne vous décevaient jamais.
– Vous devriez en acheter un autre, monsieur, hasarda le capitaine, qui aurait adoré travailler pour lui.