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Campus, tome 1 : Bienvenue à Easton
Top lecteur
Campus, tome 1 : Bienvenue à Easton
Kate Brian
320 pages
(série en 10 tomes)
Couverture souple
14 ans et plus
Réf : 330650
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 11,50  (prix public)
Disponible
Résumé
À quinze ans, Reed Brennan fait sa rentrée en classe de seconde à la prestigieuse académie d'Easton ; le meilleur moyen d'échapper à un quotidien sinistre et une mère accro aux médicaments. Sur le superbe campus, tout n'est que luxe et raffinement. Reed la boursière se sent exclue. Jusqu'au jour où elle rencontre les filles Billings. Elles sont belles, intelligentes, sûres d'elles. Reed va essayer par tous les moyens, même les plus vils, de faire partie de ce clan. Elle découvre rapidement que les Billings ont bien des choses à cacher. Tradition, honneur, excellence... et secrets inavouables.
Pourquoi on l'a choisi
Tel un papillon, Reed risque ses ailes à une flamme faite de mensonges, de trahisons et d’humiliation... Le glamour, oui... mais à quel prix ? 
Avis Top Lecteur
« Ce livre est agréable et facile à lire, je l’ai lu d’une seule traite. L’écriture est très fluide et l’on est vite absorbé par ce qui arrive à la jeune Reed. Petit à petit, le décor se plante et l’atmosphère qui entoure les personnages devient de plus en plus étrange. On devine que de lourds secrets planent au-dessus d’eux. Et même si le ton reste léger, tout est fait pour ménager le suspense et que l’on ait vraiment envie de découvrir la suite. [...] C’est une lecture agréable, un bon moment de détente. »

Lauriane Fiandino


« Le roman est bien écrit et l’histoire très intéressante, on est tout de suite plongé dans la vie du personnage principal auquel on s’attache très rapidement. […] Les phrases sont courtes, le rythme assez rapide, on ne s’ennuie pas ! »

Marine Bourrier
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :8
ppauline
Le 03 juin 2011
Pour les humeurs légères...
Idéal pour se détendre... Malgré la légèreté qui règne, bizarrement, on ne peut pas s'empêcher de tourner les pages pour découvrir la suite ! Pas mal, je le recommande si vous voulez passer un bon moment.
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Remarque de ppauline du 08/06/11
Au fait, à quand le tome 2 ?? Merci. [Réponse du modérateur : Le tome 2, "Sur invitation", sera disponible fin août au plus tard.]
kokinou91
Le 17 mai 2011
Pour se changer les idées
Ce livre rassemble les gimmicks des séries TV pour jeunes, telles Gossip Girl ou Beverly hills 90210, et permet de passer un bon moment. Seul conseil : guetter le numéro car quand on commence on ne peut s'arrêter de le lire !
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Izarederra
Le 07 septembre 2011
Prometteur !
Le 1er tome de cette série m'a beaucoup plu ! L'écriture est agréable, l'intrigue est légère (mais les prochains tomes s'annoncent plus "profonds"), et surtout très prenante ! Vivement la lecture du tome suivant !!!
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ullswater
Le 25 octobre 2011
D'une traite ou presque
Acheté hier soir, je l'ai fini cet après-midi... Oui, c'est vrai, on tourne les pages aisément, on veut connaitre la suite, mais la volonté de l'héroïne à intégrer ce groupe de filles antipathiques m'agace énormément ! Alors je dois avouer que je n'ai pas l'âge suggéré (13-15 ans), mais 30 ans... C'est peut-être la raison de ce goût amer en terminant ce livre (?!) ou alors ce sont ces filles... Bref, cette lecture ne me laisse pas indifférente, et c'est là le but de lire, non ?!
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Elsinka
Le 24 septembre 2011
Gros coup de coeur !
Je pensais que la lecture de ce roman serait un petit moment de plaisir... Au final, bien plus que cela, j'ai a-do-ré ! C'est encore mieux que la série de livres "Gossip Girl" de Cecily von Ziegesar. L'écriture, fluide et agréable, est de meilleure qualité. Pas une seule fois j'ai esquissé une grimace en me disant : "Non, ça ne va pas, c'est mal formulé" ou encore "c'est vulgaire" ou "répétitif". Quant à l'héroïne, elle ressemble à la petite Jenny, mais en beaucoup plus sympathique. D'une façon générale, je dirais que les personnages ont tous beaucoup plus de profondeur que dans "Gossip Girl". J'ai fini ce premier tome hier soir ; il finit sur une ambiance tellement inquiétante (la noirceur d'un regard, les bougies qui s'éteignent,...) que je voulais m'acheter le tome 2 dès ce matin, au réveil, mais je me suis aperçue que c'est mon mari qui a notre carte de fidélité. Bon, eh bien, je vais devoir attendre qu'il revienne du boulot !
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luludu808
Le 30 décembre 2011
A lire avec modération !
Au début j'ai acheté ce livre parce qu'il m'en fallait un pour validé mon achat de la saison, et qu'il n'était pas très cher, et les avis m'avez conforté dans ce choix. Mais quand j'ai commencé à lire les premières pages, je ne suis plus arrivé à m'arrêter ! Quand on l'a commencé, on a vraiment du mal à s'en défaire ! du coups, je vais courir chez mon franc loisir pour aller chercher le second ! Vivement !
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Mariannita
Le 11 mars 2012
Génial !
Reçu hier matin, bouclé cet après-midi ! Les chapitres sont courts ce qui évite la sensation de lenteur du roman. Une envie de connaitre la suite au fil des pages (difficile de s'arrêter en plein milieu de l'histoire pour aller dormir..) Dès demain, je cours acheter le deuxième.
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ptitkiwi
Le 22 janvier 2012
Trop bien
On m'a recommandé d'acheter ce livre, au départ je ne trouvais pas un grand intérêt à l'histoire mais quand j'ai commencé à le lire, je n'ai pu m'arrêter de continuer. Je le recommande vraiment car l'histoire est bien écrite et est intéressante.
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Kate Brian est américaine. Elle publie ses livres sous un pseudonyme. Après des études d'anglais et de journalisme, elle a travaillé quelques années dans une maison d'édition avant de se consacrer à l'écriture.
Elle est l'auteur d'une dizaine de romans aux États-Unis.
Extrait

CHANGEMENT DE DÉCOR


Je viens d'un endroit où tout est gris : les rues commerçantes bétonnées aux vitrines ternes. L'eau du lac, en centre-ville. Même la lumière du soleil y est blafarde. Nous n'avons quasiment pas de printemps et jamais d'automne. Les feuilles tombent des arbres rachitiques chaque année en septembre avant même d'avoir changé de couleur et s'amassent sur les toits en bardeaux des pavillons, tous identiques.
Si vous cherchez la beauté à Croton, en Pennsylvanie, autant vous réfugier dans votre petite chambre carrée de trois mètres sur trois, dans votre vilaine maison de lotissement à un étage, fermer les yeux et laisser libre cours à votre imagination. Certaines filles se voient arpenter des tapis rouges au bras de stars de cinéma, sous les crépitements des flashes. D'autres se rêvent en princesses, couvertes de diamants et de diadèmes, escortées par des chevaliers montant de blancs destriers. Quant à moi, l'objet de mes fantasmes pendant toute mon année de troisième fut l'académie d'Easton.
Comment ai-je atterri dans l'endroit de mes rêves, alors que mes camarades retrouvaient le sordide lycée de Croton ? Mystère. Sans doute en partie grâce à mes prouesses au foot et au hockey sur gazon, à mes notes et à la chaleureuse recommandation de Félicia Reynolds, une ex de mon frère Scott récemment diplômée d'Easton. Un peu aussi grâce aux supplications de mon père, mais qu'importe : désormais, seul le résultat comptait. J'y étais, et c'était exactement comme dans mes rêves.
Assise à côté de papa, qui conduisait notre Subaru cabossée dans les rues ensoleillées d'Easton, dans le Connecticut, je faisais un effort surhumain pour ne pas écraser mon nez contre la vitre maculée de bave de chien séchée. Ici, les boutiques avaient des stores de toile multicolores et leurs vitrines miroitaient. Les réverbères, d'un modèle ancien, avaient dû être allumés autrefois par un cavalier équipé d'une perche et d'un flambeau. Ils étaient ornés de pots de terre cuite d'où jaillissaient des cascades de fleurs rouge vif, qui dégoulinaient encore d'un récent arrosage.
Même les trottoirs étaient coquets : propres et bordés de briques, plantés çà et là de chênes imposants. Sous l'ombre d'un de ces arbres, j'aperçus deux filles de mon âge, qui sortaient en bavardant d'une boutique nommée « Petits riens ». Dans leurs sacs de plastique transparents, je devinai des pulls et des jupes soigneusement pliés. J'avais beau me sentir décalée dans mon vieux jean et mon T-shirt bleu, c'était ici que je voulais vivre, et nulle part ailleurs. J'avais pourtant du mal à croire que ce rêve allait bientôt devenir réalité. Quelque chose de chaud me gonfla la poitrine. Je n'avais rien ressenti de tel depuis des années, depuis l'accident de ma mère, mais je reconnus ce sentiment : c'était de l'espoir.
Une petite route montait en lacets depuis la ville jusqu'aux collines où était situé le lycée. Un écriteau de bois, posé sur une pierre, en marquait l'entrée. « Académie d'Easton, fondée en 1858 », disaient les caractères passés. La pancarte, en partie masquée par la branche basse d'un bouleau, semblait délivrer un message subliminal : « Si vous avez votre place ici, vous savez où nous trouver. Dans le cas contraire, à quoi bon vous guider ? »
Mon père tourna le volant et, tandis que nous franchissions le vaste porche, je me sentis comme aspirée à l'intérieur. Peu après, nous découvrîmes les bâtiments de pierre et de brique coiffés de toits en bardeaux et hérissés de flèches composant l'école. Des chiffres, gravés sur certains linteaux, disaient toute la noblesse, la tradition qui imprégnaient ces lieux. Des passages voûtés érodés étaient fermés par de lourdes portes de bois aux pentures de fer. Les allées de pavés arrondis étaient bordées de lits de fleurs impeccables. Les pelouses vert vif étaient traversées de lignes blanches scintillantes. Tout était parfait. Pas du tout comme chez moi...
— Reed, c'est toi le copilote : dis-moi où je vais, me lança mon père.
À force de le froisser entre mes mains, j'avais transformé le plan d'Easton en une boulette moite. Oubliant que je le connaissais par cœur, je le lissai sur ma cuisse.
— Prends à droite à la fontaine, lui indiquai- je en m'efforçant de ne pas trahir ma nervosité. Le dortoir des filles de seconde est dans le dernier bâtiment.
Nous dépassâmes une Mercedes cabriolet près de laquelle se tenait une jeune fille blonde. Les bras ballants, elle regardait un homme – son père ? son majordome ? – décharger une myriade de bagages Louis Vuitton.
— Eh bien... Ces gens-là savent vivre ! siffla papa.
J'avais beau partager son sentiment de respect craintif, son attitude m'irrita. Je le vis tendre le cou pour admirer l'horloge, au sommet de la tour. Pour avoir feuilleté des heures durant le dépliant d'Easton, je me rappelais qu'elle ornait l'ancienne bibliothèque.
« Papaaa ! » brûlais-je de lui lancer sur le ton du reproche. Cependant, je me contentai de l'approuver d'un hochement de tête. Il allait bientôt partir. Si je l'envoyais balader, j'étais sûre de le regretter lorsque je me retrouverais seule dans cet endroit inconnu, tout droit sorti d'un livre d'images. De plus, j'avais l'impression que des filles comme celle que nous venions de croiser ne disaient jamais « papaaa ! ».
Devant les imposants bâtiments des dortoirs, disposés en arc de cercle à mi-hauteur de la colline, des parents embrassaient leurs enfants et s'assuraient que rien ne leur manquait. Des garçons en pantalon de toile et polo blanc avaient quitté leur veste pour taper dans un ballon de football et couraient, les joues marbrées de rouge. Deux professeurs aux mines sévères, postés près de la fontaine, hochaient la tête et conversaient à mi-voix. Des filles aux cheveux brillants comparaient leurs emplois du temps en riant et pouffaient derrière leurs mains.
Je les regardai et me demandai si nous ferions bientôt connaissance, si je me lierais d'amitié avec certaines d'entre elles. Je n'avais jamais eu beaucoup d'amies. À vrai dire, je n'en avais jamais eu aucune. Je m'étais longtemps appliquée à maintenir les gens à bonne distance de ma maison et de ma mère... et donc de moi, fatalement. J'étais solitaire par nécessité. Cela dit, je ne partageais pas les centres d'intérêt de la plupart des filles : les fringues, les ragots et les magazines people.
J'avais toujours été plus à l'aise en compagnie des garçons. Ils ne posaient pas de questions, n'insistaient pas pour voir ma chambre ni pour connaître les détails de ma vie privée. En fait, je traînais pas mal avec mon frère Scott et ses copains, surtout Adam Robinson, avec qui j'étais sortie tout l'été. Adam entrait cette année en terminale au lycée de Croton. En rompant avec lui pour aller étudier à Easton, j'avais renoncé au privilège d'arriver en voiture avec mon petit ami le jour de la rentrée. Ce choix, sans aucun doute, laisserait perplexes mes anciennes camarades de classe. Un rien les étonnait.
J'espérais que ce serait différent ici. Je le pressentais. Dans un cadre pareil, c'était forcé.
Mon père se gara près du trottoir, entre une Land Rover couleur bronze et une limousine noire. Je repérai le bâtiment nommé Bradwell. Ses murs couverts de vigne vierge abritaient le dortoir des filles de seconde, où je devais loger cette année. Plusieurs fenêtres ouvertes laissaient filtrer de la musique. Des rideaux roses ornaient l'une d'elles, et une fille aux boucles brunes allait et venait dans la pièce, déplaçant des objets, s'appropriant les lieux.
— Et voilà, on y est, dit papa.
Il hésita un instant avant de poursuivre :
— Tu es sûre de toi, ma puce ?
Estomaquée, je ne répondis pas aussitôt. Pendant les longs mois où mes parents avaient discuté de ma venue à Easton, seul mon père n'avait jamais exprimé le moindre doute. Même Scott, dont c'était l'idée au départ, s'était dérobé quand il avait découvert le montant exorbitant des frais de scolarité. C'était pourtant lui qui m'avait suggéré de suivre les traces de Félicia, venue faire à Easton sa première et sa terminale. Depuis le printemps dernier, elle était en fac à Darmouth, autant dire sur le sentier de la gloire...
Papa, lui, m'avait offert un soutien sans faille depuis le premier jour. Il avait envoyé mes vidéos de hockey et de football, passé des heures au téléphone avec le service des bourses, sans jamais cesser de me rassurer en affirmant que j'allais leur en mettre plein la vue.
Je scrutai ses yeux, du même bleu que les miens, et je compris qu'il ne doutait pas un instant de ma capacité à réussir dans cette école. Il doutait simplement de pouvoir se débrouiller sans moi à la maison. Je vis en pensée des flacons de pilules. Des petits cachets bleus et blancs, éparpillés autour d'un cercle d'eau sur la table de nuit. Une poubelle pleine de bouteilles de sirop vides et de mouchoirs chiffonnés. Ma mère, maigre, pâle et nerveuse, se plaignant de sa souffrance et des malheurs qui l'accablaient, nous reprochant notre indifférence, nous maltraitant, Scott et moi, nous répétant que nous étions des bons à rien à seule fin de nous rendre aussi malheureux qu'elle. Scott avait trouvé une issue : il avait fait ses valises et était parti pour l'université de Penn State depuis une semaine déjà. Désormais, il n'y aurait plus que mon père et ma mère dans leur pavillon sordide. Cette idée me déprimait.
— Je ne suis pas obligée de rester, murmurai- je. Si tu veux, je rentre avec toi. Tu n'as qu'à le décider.
La seule pensée qu'il pourrait accepter me nouait le ventre. Voir cet endroit magique, sentir son atmosphère, puis devoir y renoncer au bout de cinq minutes m'aurait causé une douleur mortelle, j'en étais sûre. Papa esquissa un sourire.
— Mais oui, quelle bonne idée ! Allons, Reed, tu me crois vraiment capable de te faire une chose pareille ? Enfin, c'est gentil de le proposer. Merci.
Je souris avec tristesse.
— De rien.
— Je t'aime, ma puce, dit-il.
Cela, je le savais déjà. Me faire sortir de ce trou glauque pour étudier dans cette école de rêve était la plus grande preuve d'amour qu'un parent puisse donner à son enfant. Mon père, ce héros !
— Moi aussi, je t'aime, papa.
Il me serra contre lui et je fondis en larmes. Puis, aussitôt, vint le moment des adieux.