Accueil Jeunesse Livres 10 ans et plus Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret
Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret
Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret
Brandon Mull
348 pages
Couverture souple. 14 x 21 cm
11 ans et plus
Réf : 330572
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Au lieu de 14,90  (prix public)
Un incroyable voyage au pays du fantastique
Résumé
C’est une découverte magique pour Kendra et Seth ! Leur grand-père est le gardien de Fablehaven, un sanctuaire secret qui abrite des créatures fantastiques depuis des siècles. Les deux enfants vont combattre les forces du mal qui le menacent et lutter pour rester en vie.
Les internautes ayant commandé Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret ont également choisi
Intuitions
Dominique Dyens
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
Blandine83
Le 12 juillet 2011
Magique !
Fablehaven est magique ! Nous sommes tour à tour, curieux, émerveillés, effrayés, pris dans des dilemmes, transportés... On se sent hésitants, joyeux, et même coupables parfois en même temps que les enfants héros de ce livre... Il y a tout pour faire un livre savoureux... jusqu'à la tentation gourmande ! A lire (dévorer) absolument !
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martine
Le 26 juillet 2011
Un livre à découvrir
J'ai trop bien aimé ce livre, j'espère aussi dévorer le tome 2 chez France Loisirs. A quand la sortie du livre chez vous ???? Franchement, à acheter pour ceux qui aiment le fantastique, la magie etc...
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Remarque de Olivier REMY du 02/10/11
En grande surface, ils vendent jusqu'au tome 4... Le 5 sort prochainement.
nuit
Le 05 août 2011
Avis
Ce livre est parfait pour ceux qui aiment la magie avec des fées etc... Je l'ai reçu ce matin, il est déja terminé. Pour un enfant : un peu lourd à lire, pas d'images et quelques fois des mots difficiles à comprendre. Je recommande ce livre !! A quand le deuxième ?
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catalane66820
Le 30 août 2011
Fablehaven, tome 1
Franchement génial, je l'ai lu en 2 jours.
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Melanie34
Le 12 novembre 2011
Génial
J'ai vraiment aimé ce livre, ce livre est magique ! On est transporté dans l'histoire, même que souvent je voudrais pour les arrêter en leur disant "non" tellement que l'on soit transporté dedans ! Me tarde le tome 2 ! J'ai 14 ans.
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macfly
Le 09 novembre 2011
Fantastique
Ce livre nous transporte littéralement à Fablehaven § Je l'ai dévoré en 3 jours seulement ! Vivement le tome 2. Je le conseille à tous les amateurs de fantastique !
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Melleartik
Le 07 avril 2012
Terrifiant
Très bon livre mais la nuit de la Saint-Jean donne des cauchemars !!!
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jerolic
Le 28 avril 2012
Haletant
J'ai dévoré les 5 premiers tomes. De l'action encore de l'action : haletant ! Je vais de ce pas acheter le dernier volume !
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Le 30 avril 2012
Très bon livre
Mes enfants (7 ans et 10 ans) ont adoré. Lu ensemble un peu chaque soir avant de se coucher. Nous attendons la suite chez France Loisirs...
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Extrait
CHAPITRE UN

VACANCES FORCÉES


Kendra observait le feuillage qui défilait, brouillé par la vitesse, à travers la vitre du quatre-quatre. Comme le mouvement finissait par lui donner le tournis, elle se mit à fixer un arbre. Elle le suivit des yeux tandis qu'il se rapprochait, passait comme une flèche le long de la voiture et s'éloignait peu à peu derrière elle.
Est-ce que la vie était ainsi ? se demanda-t-elle. On pouvait regarder en avant vers l'avenir ou en arrière vers le passé, mais le présent bougeait trop vite pour qu'on puisse le saisir. On y arrivait quelquefois, peut-être, mais ce jour-là pas du tout. Ce jour-là, ils roulaient sur une autoroute sans fin à travers les collines boisées du Connecticut.
— Vous auriez pu nous prévenir que Grand-Père Sorenson vivait au bout du monde, se plaignit Seth.
Son frère avait onze ans et allait entrer en sixième. Il avait fini par se lasser de sa console portative - preuve que leur voyage avait quelque chose d'épique.
Leur mère se tourna vers le siège arrière.
— On n'en a plus pour longtemps. Profitez du paysage.
— J'ai faim, dit Seth.
Maman farfouilla dans un grand sac en papier plein de provisions.
— Du beurre de cacahuète et des crackers ?
Seth se pencha en avant pour prendre les crackers. Papa, qui conduisait, demanda des pralines Roca. Au dernier Noël, il avait décidé que les pralines Roca étaient sa friandise préférée et qu'il devait en avoir à sa disposition toute l'année. Six mois plus tard, il était resté fidèle à sa résolution.
— Tu veux quelque chose, Kendra ?
— Non, ça va.
Kendra reporta son attention sur les arbres qui défilaient. Ses parents partaient pour une croisière de dix-sept jours en Scandinavie, avec tous les oncles et tantes du côté de sa mère. Le voyage était offert, mais pas parce qu'ils avaient gagné un concours. S'ils partaient en croisière, c'était parce que les grands-parents de Kendra s'étaient asphyxiés.
Grand-Mère et Grand-Père Larsen étaient allés rendre visite à des parents qui vivaient dans une caravane en Caroline du Sud. Il y avait eu une fuite de gaz pendant la nuit et ils avaient tous péri dans leur sommeil. Longtemps auparavant, Grand-Mère et Grand-Père Larsen avaient décidé que lorsqu'ils mourraient, tous leurs enfants et leurs conjoints devraient utiliser une part de leur héritage pour faire une croisière en Scandinavie.
Les petits-enfants ne faisaient pas partie du voyage.
— Vous n'allez pas vous ennuyer, dix-sept jours sur un bateau ? demanda Kendra.
Papa la regarda dans le rétroviseur.
— Il paraît que la nourriture est incroyable : des escargots, du caviar... Le top !
— Nous ne sommes pas tellement emballés par ce voyage, déclara tristement Maman. Je ne crois pas que vos grands-parents pensaient disparaître comme ça quand ils ont imaginé cette histoire de croisière. Nous essaierons quand même d'en profiter autant que possible.
— Il y a plusieurs escales, ajouta Papa, changeant délibérément de sujet. On sera à terre une partie du temps.
— Est-ce que nous aussi on va rouler dix-sept jours ? demanda Seth.
— On y est presque, répondit Papa.
— On est vraiment obligés de rester avec Grand-Mère et Grand-Père Sorenson ? intervint Kendra.
— Ce sera amusant, dit Papa. Et puis vous devriez vous sentir honorés. Ils n'invitent presque personne à rester chez eux.
— Justement. On les connaît à peine. Ils vivent comme des ermites.
— Ce sont mes parents, observa Papa, et pourtant j'ai survécu.
La route cessa de tourner à travers les collines boisées pour traverser une ville. Ils s'arrêtèrent à un feu rouge et Kendra remarqua une femme obèse qui mettait de l'essence dans un minibus. Son pare-brise était sale, mais elle ne paraissait pas avoir l'intention de le laver.
Kendra regarda devant elle. Le pare-brise du quatre-quatre était tout aussi dégoûtant, couvert d'insectes morts, même si Papa l'avait nettoyé quand ils s'étaient arrêtés pour faire le plein. Mais ils avaient fait pas mal de route depuis Rochester.
Kendra savait que Grand-Mère et Grand-Père Sorenson ne les avaient pas vraiment invités. Elle avait entendu sa mère demander à leur grand-père de les accueillir. C'était à l'enterrement.
Le souvenir des funérailles la fit frissonner. Il y avait eu une veillée funèbre, pendant laquelle Grand-Mère et Grand-Père Larsen avaient été exposés dans des cercueils jumeaux. Kendra n'avait pas aimé voir son grand-père maquillé. Quel idiot avait décidé que, quand les gens mouraient, on engageait un embaumeur pour les arranger comme ça ? Elle préférait sans conteste se les rappeler vivants plutôt qu'exposés ainsi dans leurs habits du dimanche. Les Larsen étaient les grands-parents qui avaient fait partie de sa vie. Ils avaient passé des vacances et de longs moments ensemble.
En revanche, elle se souvenait à peine d'avoir passé du temps avec ses grands-parents Sorenson. Ils avaient hérité d'une propriété dans le Connecticut à l'époque où ses parents s'étaient mariés. Ils ne les avaient jamais invités et venaient rarement à Rochester. Les rares fois où on les avait vus, c'était séparément, sauf deux fois. Les Sorenson étaient gentils, mais leurs visites avaient été trop rares et trop brèves pour créer un vrai lien. Kendra savait que sa grand-mère avait enseigné l'histoire dans une faculté et que son grand-père avait beaucoup voyagé pour sa petite entreprise d'import. C'était à peu près tout.
Tout le monde avait été surpris que Grand-Père Sorenson vienne à l'enterrement alors qu'il n'avait pas rendu visite à la famille depuis plus de dix-huit mois. Il avait excusé Grand-Mère, qui était malade. Apparemment, ils avaient toujours une bonne excuse. Parfois, Kendra se demandait s'ils n'avaient pas divorcé en secret.
À la fin de la veillée funèbre, Kendra avait entendu Maman essayer de convaincre Grand-Père Sorenson d'accueillir ses enfants chez lui. Ils étaient dans un couloir, dissimulés par l'angle d'un mur. Kendra les avait écoutés sans se faire voir.
— Pourquoi ne restent-ils pas chez Marci ?
— Ce serait le cas en temps normal, mais Marci est de la croisière.
Kendra avait risqué un coup d'œil. Grand-Père Sorenson portait une veste marron avec des pièces aux coudes et un nœud papillon.
— Où vont ses enfants ?
— Chez ses beaux-parents.
— Et si vous preniez une baby-sitter ?
— Deux semaines et demie, ce serait trop long. Je me suis souvenue que vous aviez proposé de les prendre chez vous, une fois.
— Oui, je m'en souviens. Il faut vraiment que ce soit fin juin ? Pourquoi pas en juillet ?
— On ne peut pas modifier la date de la croisière. Qu'est-ce que ça change ?
— On est très occupés, à ce moment-là... Je ne sais pas trop, Kate. Je n'ai plus l'habitude des enfants.
— Stan, je n'ai pas envie de faire cette croisière. Mais c'était important pour mes parents, alors nous y allons. Ceci dit, je ne veux pas vous forcer la main...
Maman avait eu l'air d'être au bord des larmes.
Grand-Père Sorenson avait soupiré.
— On trouvera bien un endroit où les enfermer.
Kendra s'était éloignée à ce moment-là. Depuis, ce séjour chez Grand-Père Sorenson l'inquiétait.
Après avoir quitté la ville, le quatre-quatre grimpa une côte abrupte. Puis la route contourna un lac et se perdit de nouveau dans des collines boisées. De temps à autre, ils dépassaient une boîte aux lettres. Parfois une maison apparaissait entre les arbres, parfois on apercevait seulement une longue allée.
Ils s'engagèrent sur une route plus étroite. Kendra se pencha pour observer le niveau d'essence.
— Papa, le réservoir est presque vide, dit-elle.
— On est bientôt arrivés. Je ferai le plein après vous avoir déposés.
— On ne peut pas venir avec vous en croisière ? demanda Seth. On pourrait se cacher dans les canots de sauvetage, et vous nous apporteriez à manger en cachette.
— Vous vous amuserez beaucoup plus avec Grand-Mère et Grand-Père Sorenson, déclara Maman. Soyez patients, donnez-leur une chance.
— Cette fois, nous y sommes, dit Papa.
Ils quittèrent la route pour prendre une allée de gravier. Kendra ne voyait pas de maison, seulement cette allée qui se perdait entre les arbres.
Pendant que les pneus crissaient sur le gravier, ils dépassèrent plusieurs pancartes les avertissant qu'ils se trouvaient sur une propriété privée. D'autres panneaux décourageaient les intrus. Ils arrivèrent à un portail bas, en fer, qui était ouvert.
— C'est l'allée la plus longue du monde ! se lamenta Seth.
Plus ils avançaient, plus les pancartes devenaient bizarres : « Propriété privée » et « Défense d'entrer » laissèrent place à « Attention ! Calibre 12 » et « Les intrus seront châtiés ».
— Elles sont marrantes, ces pancartes, dit Seth.
— Dis plutôt qu'elle fichent la trouille, marmonna Kendra.
Au détour d'un virage, l'allée atteignit une haute barrière en fer forgé surmontée de fleurs de lis. Le portail était ouvert. La barrière s'étendait à perte de vue dans les deux directions, entre les arbres. À côté se dressait un dernier panneau :
« Une mort certaine vous attend. »
— Est-ce que Grand-Père Sorenson est parano ? demanda Kendra.
— C'est une blague, déclara Papa. Je suis sûr que ces pancartes étaient déjà là quand il a hérité de la propriété.