Journal de Stefan, tome 1
Journal de Stefan, tome 1
L.J. Smith
264 pages
Couverture souple. 13,5 x 21,5 cm
12 ans et plus
Réf : 324709
Cet article ne rapporte pas de points
Prix public*
Achat avec points impossible
Disponible
Résumé
Stefan, Damon et Katherine. Tous les fans de la série Vampire Diaries connaissent ces personnages.
Ce qu’ils ignorent c’est comment deux jeunes hommes, frères et complices sont devenus rivaux, tous deux épris de la même belle et mystérieuse Katherine. Et comment ils sont devenus vampires.
Cette histoire, ce destin, c’est ce que raconte le premier tome du Journal de Stefan.

On est en 1884. Stefan et Damon ne sont pas encore de puissants vampires qui se déchirent pour l’amour d'Elena. Stefan doit épouser une jeune fille qu’il n’aime pas, Damon revient du front. Leur père recueille une orpheline fascinante, elle s’appelle Katherine...
Les internautes ayant commandé Journal de Stefan, tome 1 ont également choisi
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :8
Le 01 mars 2011
Mon avis
J'ai lu l'extrait et il me donne vraiment envie d'en lire davantage !! J'aime bien l'idée de l'histoire, on se pose toujours des tas de questions sur les héros des livres que l'on lit. Qui ils étaient et tout, et là, on a la possibilité de le découvrire grâce à ce livre : Le journal de Stefan. J'ai hâte de connaitre la suite. et connaitre l'avis des autres. Je reviendrai donner mon avis carrément sur le livre entier dès que j'aurais pu le commander et le lire !!!!
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
sofille
Le 13 mars 2011
Bof
Ce livre a juste été écrit pour donner un sens à la série (Vampire Diary) et n'a pas grand chose à voir avec les livres "Journal d'un vampire". Pour moi c'était une déception. Je ne le recommande pas si, comme moi, vous n'aimez pas la série mais plutôt les livres.
Il y a 3 commentaires associés à cet avis
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de CLAIRE BERTAGNINI du 17/03/11
Je n'aime pas la série TV qui ne respecte pas les livres... donc ton avis me fait d'autant plus douter... Je vais lire l'extrait et aller demander l'avis de ma conseillère FL.
Remarque de MIMIZO du 13/04/11
Je suis d'accord, car la série ne reflète pas l'auteur qui l'a écrite. Pourquoi ils gâchent tout en faisant ça, les réalisateurs ?
Remarque de du 05/03/12
Je suis d'accord la série des livres a été dénaturée par la série télé. Les livres sont beaucoup mieux donc même en ayant lu l'extrait je reste sceptique sur cette série tirée de la TV.
louanna34
Le 04 avril 2011
Le journal de Stefan
Très bon livre pour ceux qui ont aimé la série !
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Sourire
Le 20 avril 2011
:D
J'adore la série TV, je n'ai pas encore lu le journal d'un vampire mais ce livre j'ai beaucoup aimé. On apprend des petits détails sur le héros, son frère & Katherine. On a toujours envie de savoir la suite après avoir lu un chapitre, puis deux... Je le conseille donc.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Le 19 mai 2011
Super
Je suis à quelques pages de la fin et rien que de savoir cela, j'ai envie de lire le tome 2. Lire le livre après avoir suivi la série "Vampire Diaries" permet d'en savoir d'avantage sur les sentiments de Stefan ainsi que Damon et des autres habitants de Mystic Falls :D
Il y a 1 commentaire associé à cet avis.
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de Macia du 19/12/11
Je suis totalement d'accord!
ltdd23
Le 13 mai 2011
Très moyen
Je m'attendais à mieux, au final on n'apprend pas grand chose de plus... Décevant !
Il y a 1 commentaire associé à cet avis.
Si vous souhaitez commenter cet avis, merci de vous identifier en cliquant ici.
Remarque de Macia du 19/12/11
C'est sûr que le premier tome ne nous en apprend pas autant que ce que l'on croit, mais ce sont les origines. Je pense qu'il faut lire les trois tomes pour se forger une vraie opinion.
lilifleur
Le 06 septembre 2011
Super livre
J'ai apprécié de lire ce livre où j'ai appris plein de choses sur Stefan, son frère Damon et la vampirique Katherine. Des personnages découverts par la série Vampyre Diaries. J'ai hâte de lire la suite. C'est un livre où il y a de l'action à chaque page, on se laisse prendre dès le début du livre et jusqu'à la dernière page.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
sapo1807
Le 29 janvier 2012
Magnifique
Je n'ai pas encore lu les "Journal d'un vampire" mais je connais bien la série que j'adore. "Journal de Stefan" offre de nombreuses infos sur le passé de Stefan, Damon et Katherine, c'était très intéressant de se plonger dans leurs souvenirs et d'en apprendre + sur ce qui s'est passé à l'époque. Cependant, le tome 1 regroupe un peu les flash-backs vus dans la série.
Il n'y a pas de commentaire associé à cet avis.
Diplômée de l’Université de Californie en Psychologie Expérimentale, L.J. Smith a d’abord enseigné dans des écoles élémentaires, puis dans des établissements scolaires en tant qu’éducatrice spécialisée, avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Ses livres s’adressent à des jeunes adultes et mêlent avec adresse de nombreux genres littéraires : horreur, science fiction/fantasy et romance.
Extrait

1.


Le jour où mon destin bascula débuta comme n'importe quel autre. C'était en août 1864, un jour de chaleur si oppressante que même les mouches avaient cessé de grouiller autour des écuries. Les enfants des domestiques, qui d'ordinaire batifolaient et se pourchassaient en criant entre deux corvées, restaient silencieux. Tout était calme, l'air semblait suspendu au fil d'un orage fortement attendu. L'après-midi, j'avais prévu de monter ma jument, Mezzanotte, dans la fraîcheur de la forêt qui bordait le domaine de Veritas où j'habitais avec ma famille. J'avais glissé un livre dans ma sacoche, bien décidé à m'éclipser, en toute simplicité.
Mon été avait pour l'essentiel été rythmé par ces escapades. Du haut de mes dix-sept ans, je ne tenais pas en place et n'étais disposé ni à partir au combat aux côtés de mon frère, ni à écouter mon père m'expliquer comment diriger la propriété. Tous les après-midi, le même espoir m'habitait : à savoir que plusieurs heures de solitude m'aideraient à découvrir qui j'étais vraiment et, surtout, ce que je voulais devenir. J'avais terminé ma scolarité au lycée de garçons au printemps et mon père m'avait contraint à repousser mon inscription à l'université de Virginie jusqu'à ce que la guerre soit terminée. Depuis, j'avais étrangement louvoyé dans un entre-deux - n'étant plus un garçon mais pas encore un homme non plus, j'ignorais quoi faire de ma vie.
Le pire, c'est que je n'avais personne à qui me confier. Mon frère Damon avait rallié les troupes du général Groom à Atlanta ; la majeure partie de mes amis d'enfance, quand ils n'avaient pas eux-mêmes rejoint de lointains champs de bataille, s'apprêtaient à se fiancer ; quant à mon père, il passait le plus clair de son temps enfermé dans son bureau.
— Va faire encore bien chaud ! cria Robert, notre contremaître, depuis l'entrée de l'écurie où il observait deux lads qui essayaient de brider l'un des chevaux que Père avait acquis à une vente aux enchères la semaine précédente.
— Ouais ! grommelai-je.
Autre problème : alors que je mourais d'envie de trouver quelqu'un à qui parler, face à un interlocuteur je n'étais jamais satisfait. J'aurais voulu pouvoir rencontrer une personne qui me comprendrait, avec laquelle je pourrais discuter de la vie en général et de la littérature en particulier et pas seulement de météorologie. Robert était gentil et c'était l'un des conseillers de Père les plus respectés, mais il ne parlait pas, il criait, avec une exubérance telle que même une conversation de dix minutes risquait de m'épuiser.
— Vous avez entendu la dernière ? me demanda-t-il, abandonnant le cheval pour marcher vers moi.
Intérieurement, je lâchai un grognement, puis fis non de la tête.
— Je n'ai pas lu les journaux. Qu'est-ce que le général Groom a encore fait ? répondis-je malgré moi.
Les conversations sur la guerre me mettaient toujours mal à l'aise.
D'une main, Robert protégea ses yeux du soleil tandis qu'il secouait la tête.
— Rien à voir avec la guerre. Des animaux ont été attaqués. Les Griffin ont perdu cinq poulets. Tous présentaient une entaille au cou.
Je me figeai sur place, les cheveux hérissés sur la nuque. Tout l'été, nous avions entendu parler d'étranges attaques d'animaux survenues dans des plantations voisines. Le plus souvent, les bêtes étaient petites - des poulets ou des oies pour la plupart - mais, au cours des dernières semaines, quelqu'un, Robert probablement, après quatre ou cinq verres de whisky, avait lancé une rumeur selon laquelle les attaques étaient perpétrées par des êtres démoniaques. Personnellement, je n'en croyais pas un mot. Cette histoire ne servait qu'à me rappeler encore une fois que le monde dans lequel je vivais ressemblait de moins en moins à celui de mon enfance. Tout changeait, que ça me plaise ou non.
— Probablement un chien errant, conclus-je avec un geste impatient de la main pour paraphraser Père, que j'avais surpris en pleine discussion avec Robert à ce propos quelques jours plus tôt.
Une brise souffla soudain et les chevaux frappèrent du pied avec nervosité.
— Eh bien, j'espère qu'un de ces chiens errants ne s'en prendra pas à vous pendant une de vos balades quotidiennes.
Sur ces paroles, Robert s'éloigna à grands pas en direction du pâturage.
Je pénétrai dans l'écurie, fraîche et sombre. La respiration régulière des animaux et leurs ébrouements me détendirent aussitôt. J'empoignai la brosse de Mezzanotte accrochée au mur et commençai à lisser sa douce robe couleur de charbon. Elle poussa un petit gémissement de plaisir.
Au même moment, la porte du bâtiment s'ouvrit et Père entra. De haute stature, il dégageait une telle force, un tel charisme, que toute personne croisant sa route s'en trouvait facilement intimidée. Son visage strié de rides n'en paraissait que plus autoritaire ; en dépit de la chaleur ambiante, il portait un complet gris.
— Stefan ? appela-t-il en balayant les stalles du regard.
Bien qu'il ait vécu à Veritas toute sa vie d'homme, il n'avait dû mettre les pieds dans les écuries que de rares fois, car il préférait qu'on lui prépare son cheval et qu'on le lui amène à la porte.
Je sortis du box de Mezzanotte et Père avança prudemment vers le fond de la bâtisse. Ses yeux se posèrent soudain sur moi : j'étais gêné qu'il me voie ainsi, couvert de sueur et de crasse.
— Si nous avons des garçons d'écurie, ce n'est pas pour rien, fils !
— Je sais, dis-je avec l'impression de l'avoir déçu.
— Il y a un temps pour tout, y compris pour s'amuser avec des chevaux. Vient un jour où un garçon doit devenir un homme.
Père donna un coup sec à Mezzanotte au niveau du flanc. Elle s'ébroua et recula d'un pas.
Je serrai les mâchoires et me préparai au traditionnel récit : à mon âge, il avait quitté l'Italie pour s'installer en Virginie, n'emportant avec lui que les vêtements qu'il avait sur le dos. Et il s'était battu, marchandant jusqu'au dernier cent, pour pouvoir acheter une petite parcelle de terrain d'un demi-hectare environ qu'il avait transformée par la suite en un domaine deux cents fois plus grand, baptisé Veritas (« vérité », en latin). D'après lui, tant qu'un homme cherchait la vérité dans sa vie et combattait le mensonge, il n'avait besoin de rien d'autre.
Père s'appuya contre la porte de la stalle.
— Rosalyn Cartwright vient de fêter son seizième anniversaire. Elle cherche un mari.
— Rosalyn Cartwright ? répétai-je.
À l'époque de nos douze ans, Rosalyn était partie dans une école de jeunes filles près de Richmond ; je ne l'avais pas vue depuis une éternité. C'était une fille effacée, aux cheveux châtains et aux yeux marron. Dans mes souvenirs, elle portait toujours une robe de la même couleur que ses iris. Elle ne m'avait jamais fait l'effet d'être une fille joyeuse, rieuse comme Clementine Haverford, ou charmeuse et pleine d'entrain comme Amelia Hawke, ou encore avec la vivacité d'esprit et la personnalité taquine de Sarah Brennan. Ce n'était qu'une ombre à l'arrière du tableau. Si elle s'était toujours montrée disposée à nous suivre dans nos aventures tout au long de notre enfance, jamais elle n'en avait initié la moindre.
— Oui. Rosalyn Cartwright. (Père m'adressa un de ses rares sourires, le coin de ses lèvres si pincé que ceux qui ne le connaissaient pas auraient pu croire qu'il affichait une sorte de mépris.) Son père et moi nous sommes entretenus et nous sommes d'avis qu'il s'agit de l'union parfaite. Elle t'a toujours beaucoup aimé, Stefan.
— Je ne suis pas certain que Rosalyn Cartwright et moi formerions un bon couple, dis-je entre mes dents, avec la sensation que les murs des écuries se refermaient sur moi.
Évidemment, Père et M. Cartwright avaient parlé ensemble : l'homme était propriétaire d'une banque en ville. Si Père formait une quelconque alliance avec lui, il lui serait plus facile de continuer à étendre Veritas. Et, étant donné qu'ils avaient discuté, autant marier leurs enfants tant qu'ils y étaient.
— Bien sûr que non, tu n'en es pas certain, fils ! s'esclaffa Père en me donnant une tape dans le dos.
Il était d'extrêmement bonne humeur. Moi, en revanche, je sentais mon moral chuter en flèche à mesure qu'il parlait. J'ai pressé les paupières avec l'espoir que tout ça ne soit qu'un mauvais rêve.
— Je ne connais aucun garçon de ton âge qui sache ce qui est bon pour lui. C'est bien pour cette raison que tu dois me faire confiance. J'organise un dîner en votre honneur la semaine prochaine. Entre-temps, rends-lui visite. Apprends à mieux la connaître. Complimente-la. Qu'elle tombe amoureuse de toi.
Pour finir, Père prit ma main et enfonça une boîte dans ma paume.
« Et moi alors ? Et si je n'ai pas envie qu'elle tombe amoureuse de moi ? avais-je envie de répliquer. Je m'en abstins et fourrai l'écrin dans ma poche arrière sans regarder à l'intérieur avant de retourner m'occuper de Mezzanotte, que je brossai si fort qu'elle secoua la tête et fit quelques pas en arrière en signe d'indignation.
— Bien content que nous ayons eu cette conversation, fils !
J'attendis que Père remarque que j'avais à peine ouvert la bouche pour parler et qu'il se rende compte de l'absurdité de la situation : me demander d'épouser une fille que je n'avais pas vue depuis des années.
— Père ? commençai-je, dans l'espoir que cela le pousserait à ajouter quelque chose qui me délivrerait du destin qu'il m'avait déjà tout tracé.
— Je pense qu'octobre serait parfait pour un mariage, déclara-t-il finalement et la porte se referma dans un « clac » derrière lui.
Des larmes de colère me piquèrent les yeux. Je repensai à mon enfance, aux fois où on nous forçait, Rosalyn et moi, à nous asseoir l'un à côté de l'autre lors des barbecues du dimanche ou des fêtes paroissiales. Le rapprochement forcé n'avait jamais fonctionné et, dès que nous fûmes assez grands pour choisir nous-mêmes nos compagnons de jeux, Rosalyn et moi prîmes des routes divergentes. Notre relation ne serait en rien différente de ce qu'elle avait été dix ans plus tôt, quand nous nous ignorions l'un l'autre tout en obéissant à nos parents pour leur faire plaisir. Sauf qu'à présent, m'aperçus-je avec horreur, nous serions liés l'un à l'autre pour toujours.