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Eternels, tome 4 : La flamme des ténèbres
Eternels, tome 4 : La flamme des ténèbres
Alyson Noël
336 pages
(série en 6 tomes)
Couverture souple. 14 x 22 cm
12 ans et plus
Réf : 292633
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 16,20  (prix public)
Disponible
Un amour vrai ne s'éteint jamais
Résumé
Dès qu'Ever révèle à son amie Haven sa nouvelle condition d'immortelle, celle-ci devient incontrôlable. Obsédée par ses pouvoirs extraordinaires, elle dévoile leurs secrets, mettant en péril leur monde caché, l'Été perpétuel.
Ever doit aussi se concentrer sur le sort qui la lie par erreur à son ennemi de toujours, Roman. Elle se plonge dans la magie pour trouver un antidote à l'irrésistible force qui l'éloigne chaque jour un peu plus de son âme sœur Damen. Mais Roman met en œuvre une machination diabolique pour les détruire...
À deux doigts de baisser la garde, Ever trouvera-t-elle la force de se libérer de la malédiction avant d'être séparée de Damen à jamais ?
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :4
DeBiiZouX
Le 26 mars 2011
Super
Une super suite de cette saga ! Je l'ai lue en une seule fois tellement j'étais absorbée dans l'histoire !! J'espère que le tome 5 ne tardera pas sortir. En espérant que Damen et Ever arriveront à se toucher un jour !
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tifff54
Le 26 mars 2011
On attend la suite
Je viens de finir le tome 4, on a toujours une Ever qui s'enfonce et fait des mauvais choix et quand ce n'est pas elle c'est "ses amis". Ce tome se laisse bien lire, j'ai eu du mal à le poser car on espère toujours qu'elle va s'en sortir et avoir ce qu'elle veut mais il y a toujours plein de rebondissements, parfois loufoques, j'attends le tome 5 avec impatience maintenant !
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litoo
Le 06 juin 2011
Moyen
Le livre se lit bien mais comme le tome 3, je trouve qu'on avance pas dans l'histoire, il y a des rebondissements mais qui n'apportent rien aux personnages sauf à la fin du livren on avance dans l'histoire pour mieux reculer. Je pense qu'il aurait mieux fait de faire moins de tomes et finir bien l'histoire plutot que de traîner en longueur, dommage.
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Remarque de melanie miserolle du 13/11/11
Je suis tout à fait d'accord sur le fait que l'on avance pas dans l'histoire... Dommage !!!
nanie62
Le 09 juillet 2011
Eternels 1 2 3 4
J'ai adoré. Dommage que le tome 5 et 6 ne soit pas encore disponible.
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Alyson Noël a voyagé à travers le monde avant de s’installer à Manhattan où elle crée ses premiers romans tout en exerçant le métier d’hôtesse de l’air. Elle vit aujourd’hui en Californie où elle se consacre entièrement à l’écriture.
Extrait

un


Tu as fumé la moquette, ou t'as pris un coup sur la tête ?
Haven en laisse tomber son cupcake rose à pépites de sucre rouge. Sous les trois couches de mascara, ses yeux cherchent les miens, mais je parcours nerveusement du regard la place bondée. Et moi qui croyais que ce serait une bonne idée de l'emmener dans sa pâtisserie préférée, pour lui annoncer la nouvelle ! Je regrette déjà ma décision. Comme si un petit gâteau à la fraise allait suffire à faire passer la pilule... On aurait mieux fait de rester dans la voiture.
— Ne crie pas comme ça, s'il te plaît !
Je croirais entendre une vieille institutrice aigrie. Haven se penche vers moi et ramène la longue mèche platine de sa frange derrière son oreille.
— Pardon ? On est bien sur la même planète, là ? Tu viens de m'annoncer un truc complètement dingue, et tu me reproches de parler trop fort ? Tu te fiches de moi, ou quoi ?
J'inspire un grand coup. Il s'agit de limiter les dégâts – plus facile à dire qu'à faire.
Je baisse encore la voix :
— Je ne te reproche rien ! C'est juste que... personne ne doit savoir. Il faut absolument que ça reste un secret.
Le seul petit ennui, c'est que je me trouve justement en face de la pire pipelette du monde. Alors, un scoop pareil !
Haven se laisse glisser sur sa chaise d'un air renfrogné et marmonne sa colère. Je la regarde, et quelque chose m'alerte. Je vois déjà les signes de son immortalité ! Sa peau pâle est parfaitement lisse, translucide ; ses cheveux châtains et sa mèche platine le long de son visage brillent comme une pub pour du shampoing de luxe. Même ses dents semblent plus blanches qu'avant, et je me demande comment c'est possible, alors qu'elle n'a bu que quelques gorgées d'élixir. Ma transformation avait été beaucoup plus lente.
Tant pis. J'oublie un instant ma promesse de ne jamais espionner les pensées de mes amis, et me plonge dans son énergie pour lire ce qu'elle ne me dit pas. Il s'agit d'un cas de force majeure, après tout.
Mais je me cogne aussitôt à un mur. Circulez, y a rien à voir. Je vais même jusqu'à faire semblant de m'intéresser à sa bague à tête de mort pour frôler sa main – sans résultat.
Son avenir m'est caché.
Haven regarde tout, sauf moi : la place, sa fontaine, les jeunes mères avec leurs poussettes en grande conversation sur leur téléphone portable et les adolescentes qui ricanent.
— C'est juste que c'est tellement...
— Je sais que c'est dur à avaler, mais bon...
J'ai intérêt à trouver mieux si je tiens à la convaincre, mais la situation me dépasse, moi aussi.
Elle me regarde d'un air blasé, sans cesser de pianoter sur le bras de sa chaise métallique.
— « Dur à avaler » ? C'est comme ça que tu vois les choses, toi ?
J'ai décidément le chic pour trouver la formule qui n'arrange rien ! Si seulement je pouvais recommencer de zéro, je tâcherais de m'y prendre un peu mieux... Mais c'est trop tard. Je tente de rattraper le coup comme je peux.
— Non, mais j'essaie d'imaginer comment tu les vois, toi. Je sais que ça paraît complètement fou...
Le visage de Haven est un masque d'une impassibilité inquiétante. Je ne peux même plus lire son aura pour déceler son humeur.
— Sérieusement ? Ce n'est pas une blague ? Tu m'as rendue immortelle ?
Je hoche la tête et redresse les épaules pour encaisser la colère qui va suivre. Gifles physiques ou verbales, je mérite tout ce qu'elle pourra me jeter à la figure. J'ai détruit sa vie, après tout.
— Waouh... J'avoue que je suis un peu sous le choc. Je ne sais pas quoi te dire !
Je triture le bracelet en argent que Damen m'a offert.
— Écoute, Haven, je suis vraiment désolée. Tu ne peux pas savoir à quel point ! Je m'en veux tellement, je...
Je voudrais me justifier, expliquer les conditions du choix impossible que j'ai dû faire, combien c'était horrible de la voir si pâle, si faible, à deux doigts de la mort...
— Mais tu débloques ou quoi ? Tu es en train de te répandre en excuses, alors que je suis en transe, à me demander comment je pourrais te remercier un jour !
Hein ?
Haven bondit sur sa chaise comme un petit diable à ressort, le visage illuminé.
— Sérieux ! C'est trop génial ! C'est le truc le plus mortel – enfin, immortel ! – qui me soit jamais arrivé ! Et c'est grâce à toi, Ever !
Je lui fais un petit sourire coincé. Je n'avais pas du tout prévu cette réaction-là. Pourtant, une fois de plus, Damen m'avait prévenue.
Damen, mon âme sœur depuis quatre siècles, fabuleusement beau, compréhensif, patient et généreux – il avait deviné comment Haven prendrait la chose, et c'est pour ça qu'il avait insisté pour m'accompagner. Mais je voulais affronter Haven en tête à tête. Après tout, c'est moi qui lui ai fait boire de l'élixir, c'est moi qui l'ai transformée : à moi de tout lui révéler. Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu, évidemment.
Elle jubile, des étoiles dans les yeux.
— C'est un peu comme être un vampire, non ? Mais en mieux : pas besoin d'éviter le soleil, ni de dormir dans un cercueil ! C'est le pied intégral ! Depuis le temps que j'en rêvais, c'est un vrai miracle ! Je suis belle et immortelle comme un vampire, mais sans les inconvénients !
Je proteste platement :
— Tu n'as rien à voir avec les vampires. Ça n'existe pas, d'abord.
Et non, ni vampires, ni loups-garous, ni elfes, ni fées– juste des immortels, de plus en plus nombreux grâce à Roman et moi...
— Ah ouais ? Comment peux-tu en être aussi sûre ?
— Parce que Damen a eu plus que le temps de voir le monde, et il n'a jamais rencontré de vampires, ni personne qui en ait vus. Il pense que ce mythe s'inspire des immortels, mais avec quelques distorsions pour faire frémir dans les chaumières. Le sang, le soleil, le pieu en bois, l'ail et le reste, c'est du folklore, rien de plus.
Mais Haven n'écoute déjà plus. Elle montre du doigt son cupcake à moitié démoli.
— Je peux toujours manger ce que j'aime, ou est-ce qu'on a un truc spécial qui...
Ses yeux s'écarquillent et elle tape sur la table.
— Ah, c'est ça ! Ce jus rouge, là ! Le truc bizarre que vous buvez tout le temps ! Pas vrai ? C'est bien ça, hein ? Ben allez, quoi, qu'est-ce que tu attends ? Passe-moi une bouteille, et que la fête commence ! Je ne tiens déjà plus en place !
— Je n'en ai pas apporté avec moi. Ne te fâche pas, je vais t'expliquer. Je sais que ça a l'air super cool et tout, et c'est en partie vrai. Tu ne vieilliras plus jamais, tu n'auras plus de problèmes de peau ou de cheveux qui s'abîment, tu vas avoir une silhouette d'enfer sans faire le moindre effort, et tu vas peut-être même prendre quelques centimètres. Mais il y a un gros bémol, aussi – pas qu'un seul, en fait. Il faut que je t'explique tout ça avant de...
Elle bondit de sa chaise et sautille sur place.
— Oh, ça va ! Pourquoi tu me bassines avec tes histoires de bémol ? Je peux courir comme le vent et vivre des siècles sans jamais prendre une ride – que demander de plus ? En tout cas, je m'en contenterai bien pour une éternité ou deux !
Je regarde autour de moi. Il faut à tout prix que je calme son enthousiasme avant qu'elle n'attire l'attention.
Je me penche vers elle et siffle entre mes dents :
— Haven, arrête. Assieds-toi, s'il te plaît. Je suis très sérieuse, c'est bien plus compliqué que ça !
Mais elle reste plantée devant moi et me défie du regard, déjà grisée par son immortalité toute neuve.
— Tu es toujours sérieuse, tout est toujours compliqué, avec toi. Tu ne desserres jamais les dents. Franchement, regarde-toi ! Tu me donnes les clés du royaume, et tu voudrais que je reste sagement assise pendant que tu dissertes sur le côté obscur de la force ? Mais tu planes complètement ! Il faut que tu te décoinces un peu, pour changer. Fais-moi confiance, laisse-moi tester un peu mon nouveau moi, voir de quoi je suis capable. Tiens, si on faisait la course ? La première arrivée à la voiture a gagné !
Je me mords la lèvre. Je préférerais éviter, mais je crois que je vais avoir besoin d'un petit coup de télékinésie bien placé pour la ramener sur terre et lui montrer qui commande. Je plisse les paupières et envoie sa chaise lui taper derrière les jambes pour l'asseoir de force.
— Aïe ! Ça va pas, non ? Tu m'as fait mal !
Je hausse les épaules. Je sais très bien qu'elle n'aura même pas de bleu. Et puis, j'ai trop de choses à expliquer, et trop peu de temps pour le faire. Je me penche vers elle et plante mon regard dans le sien.
— Crois-moi, Haven. Si tu veux jouer dans la cour des grands, il faut connaître les règles. Sinon, c'est la catastrophe garantie.