Comment larguer Matthew
432 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 287353
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Au lieu de 20,00  (prix public)
Résumé
"Demain, j’arrête !" Cette fois, Helen est déterminée : sa liaison avec le très séduisant et très marié Matthew, son patron, doit cesser. Le hic ? Après des années de promesses non tenues, Monsieur vient de quitter femme et enfants et de débarquer avec ses valises... Quelle poisse ! Pour réparer les dégâts, Helen adopte une stratégie très originale. 
Pourquoi on l'a choisi
On craque pour cette comédie romantique version poil à gratter, qui revisite le thème du triangle amoureux avec tant de drôlerie que Jennifer Aniston a acheté les droits pour le cinéma !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :12
CROUZIER AURELIE
Le 04 août 2009
Tel est pris qui croyait prendre !!!
Un livre drôle, touchant et plein d'humour. Une fois ouvert, on ne peut plus s'arrêter de lire pour connaître le dénouement de ce livre qui nous dépeint avec humour le désenchantement d'une maîtresse qui regrette que son amant l'ai choisie en fin de compte.
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Le 29 août 2009
A dévorer sans modération
Histoire actuelle et moderne. Je l'ai dévoré, impossible à lacher. Drôle, vivant, juste. Sacret pétrain pour l'héroïne (se retrouver dans la peau d'une briseuse de ménage et en plus avec son patron, aïe), on attend de voir comment elle va se sortir de cette histoire...
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Le 20 octobre 2009
Un livre de fou
Très prenant du début à la fin. Un livre très facile à lire et beaucoup de suspense jusqu'à la fin... tout juste excellent !!!!!
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Devin Anne
Le 01 octobre 2009
Très Sympa
Dans l'ensemble, je dirais que la lecture de ce livre a été faite avec un grand plaisir... Le seul bémol est que j'ai trouvé le livre un peu long au démarrage et de ce fait, j'ai eu un peu de mal à accrocher... mais une fois dans l'histoire, on a du mal à en sortir et n'avons qu'une hâte, c'est d'en connaitre le dénouement !
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Le 09 octobre 2009
Déçue
Ce roman est très long à commencer, et l'issue est cousue de fil blanc. Sans surprise. J'ai eu du mal à le terminer.
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furet
Le 20 octobre 2009
..
Ce livre est bien, mais arrivée à la fin, c'est un peu long et ça se finit un peu bizarrement, je trouve, car on ne sait pas trop ce qui va se passer avec Léo. Mais c'est tout de même un excellent livre, j'ai adoré.
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elodie60
Le 13 novembre 2009
Déçue
J'ai eu du mal à aller jusqu'à la fin, la première moitié du livre est un peu ennuyante, longue, la deuxième partie est sympa, je rejoins une autre lectrice en disant que la fin est un peu bizarre...
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Le 06 novembre 2009
A lire !
J'ai adoré cette histoire, à lire sans hésiter !
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Alystelle
Le 04 février 2010
Super !
J'ai trouvé tout ce que je cherchais dans ce livre : facilité de lecture, intéressant du début à la fin, quand on l'a commencé, on le finit, que de la lecture détente, sans "prises de tête" !
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manarz
Le 06 septembre 2010
Amusant !!!
Très agréable à lire, drôle, intéressant et accrochant.
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Le 12 juin 2010
Drôle, émouvant, ce livre a tout pour plaire !
Dès les premières pages, on se sent tout de suite proche de l'héroïne du livre. J'ai pris un immense plaisir à suivre son histoire. Ce livre raconte à la perfection et avec tellement d'humour l'indécision des femmes... et la malhonnêteté des hommes ! Je le recommande vivement pour ces femmes en mal d'amour, et celles qui ont besoin de rire !
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Alystelle
Le 30 août 2010
Très amusant
Livre très sympa, l'intrigue est là, on s'amuse bien pour une lecture tous publics. Idéal pour se détendre au bord de l'eau !
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Extrait

1


La chambre était plongée dans la pénombre – seule une faible lumière filtrait à travers le store depuis l'extérieur. Helen distinguait à peine le réveil, qui indiquait 8 h 15. Il fallait qu'elle tire Matthew du sommeil, même si elle savait qu'il serait furieux quand il verrait l'heure. Plus elle attendait, plus son humeur serait exécrable. Elle n'avait pas le choix. Elle le tapota doucement de son index et, comme il ne réagissait pas, recommença. Il se tourna alors avec irritation et prit sa montre sur la table de nuit.
— Merde, je suis en retard.
À moitié endormie, Helen le regarda sauter hors du lit, lisser ses cheveux gris, enfiler son uniforme de travail – élégant costume sombre taillé sur mesure, chemise bien coupée et chaussures de cuir noir. Il ne prit même pas de douche. Il se pencha et l'embrassa brusquement, puis ferma la porte de la chambre derrière lui. Elle reposa sa tête sur l'oreiller, qui avait conservé une légère odeur du parfum Armani qu'elle lui avait offert pour l'anniversaire de leur rencontre. La fissure qui lézardait le plafond s'agrandissait de jour en jour. Elle aurait peut-être intérêt à en toucher un mot aux voisins du dessus... Elle ne les avait croisés que trois ou quatre fois en deux ans. Un couple, la trentaine environ : lui était maigre et pâle — il ne sortait jamais —, elle, vêtue d'une sempiternelle polaire, arborait une coupe au carré terne. Pourtant, leur vie sexuelle était étonnamment débridée. Helen avait le privilège de tout entendre environ cinq nuits par semaine, et parfois même l'après-midi. Leurs ébats étaient toujours accompagnés de cris, de « Oh bébé » et autres « Oui, oui », le tout ponctué de grands coups sur la tête de lit. Un jour où, par hasard, Helen et Matthew le faisaient en même temps qu'eux, ça n'avait pas tardé à se transformer en concours de grognements. Helen avait toujours eu l'esprit de compétition.
Elle entendit la porte d'entrée se fermer et Matthew grimper d'un pas lourd les marches qui menaient jusqu'à la rue. Il était temps qu'elle se lève... Pourtant, elle se ravisa, remonta la couette au-dessus de sa tête et sortit un bras pour attraper la télécommande. À quoi bon se lever ? Elle finirait de toute façon par se recoucher dans deux heures. Car Matthew ne partait pas travailler. Il n'était pas 8 h 15 du matin, mais du soir, et il rentrait dîner chez lui. Avec sa femme et ses deux adorables bambins. Car Matthew était marié ; non pas à Helen, mais à une certaine Sophie. Et, depuis quatre ans, voilà comment Helen passait tous ses lundis soir, et la plupart des mercredis et jeudis.
Lorsque Matthew rentrait chez lui, Helen se retrouvait seule, face à deux options aussi excitantes l'une que l'autre : regarder la télé dans son lit ou se lever pour aller la regarder dans le salon.
Dans le noir, sous la couette, elle écoutait une énième scène de ménage de la série EastEnders. Un mari accusait sa femme de coucher à droite et à gauche avec moult cris et larmoiements : il la mettait au pied du mur. Bon, c'était comme ça dans les séries mais pas dans la vie. D'ailleurs, il n'y aurait pas beaucoup d'audience si on montrait la réalité, où rien ne se résout jamais. Un homme qui passe deux heures trois fois par semaine avec sa maîtresse avant d'aller retrouver sa petite famille : c'était ça, la réalité.
Helen n'avait jamais imaginé être un jour la maîtresse de quelqu'un. Elle avait nourri trois ambitions : avoir un job très bien payé dans les relations publiques, un appartement à elle, et un homme qui lui appartiendrait exclusivement. Elle était finalement devenue « assistante de direction » — secrétaire, soyons clairs —, gagnait mal sa vie et louait un deux-pièces près de Camden High Street qui donnait sur une cour minuscule et sombre, avec un plafond fissuré et les murs de la salle de bains tachés d'humidité. En ce qui concerne l'homme — eh bien, elle avait beau croire dur comme fer au grand amour, à l'engagement jusqu'à ce que la mort vous sépare, ça ne lui était encore jamais arrivé.
Petite, elle avait été témoin de la dévotion sans bornes que se vouaient ses parents, « nous contre le monde entier » au point qu'elle — leur fille unique — s'était souvent sentie exclue. Et depuis son enfance, elle était à la recherche du compagnon idéal, de sa moitié. Mais jamais elle n'avait imaginé la trouver en la personne d'un homme marié.
Dans une vie antérieure, Helen avait été fiancée à un autre homme, dernier d'une série de petits amis longue durée. En y repensant, elle ne voyait vraiment pas ce qui lui avait plu chez Simon. Enfin, si : il était jeune, séduisant, avait un poste intéressant et ce qu'il faut d'ambition, mais elle ne comprenait pas pourquoi elle était restée avec lui pendant cinq ans, si ce n'est peut-être l'héritage de ses parents et l'idée que lorsqu'on est avec quelqu'un, c'est pour la vie. Lorsqu'elle décidait de s'investir dans une relation, elle s'accrochait et ignorait délibérément tous les signes susceptibles de la décourager : être la seule à faire des projets d'avenir, par exemple, ou encore l'air exaspéré de son compagnon lorsqu'elle parlait d'économiser pour acheter un appartement. Elle avait consacré plusieurs années à Simon, il fallait que ça paie. Elle avait mis tous ses œufs dans le même panier et n'avait eu aucune intention de les en déloger. Enfin, jusqu'au jour où il s'en était chargé lui-même et les avait piétinés à grands coups de talon. Un soir où ils préparaient le dîner – un rituel qui, pour Helen, signifiait clairement que leur relation avait atteint une certaine maturité –, Simon avait annoncé :
— Ça y est, je suis muté.
Helen lui avait sauté au cou.
— Tu as eu la promotion ? Ça y est, tu es directeur régional ? On déménage à Manchester ?
— Euh, pas exactement..., avait-il répondu la tête basse, feignant de se concentrer sur l'épluchage de sa pomme de terre.
— Ah bon ? On déménage où alors ?
Le voir planté comme un piquet alors qu'elle essayait de l'enlacer l'avait rendue nerveuse. Il avait posé l'économe et, lui faisant face, avait pris une profonde inspiration, comme ces acteurs de séries B qui s'apprêtent à réciter une tirade.
Je déménage à Manchester. Tout seul.
Il avait insisté : non, ce n'était pas Helen ; c'était lui, il avait peur de s'engager. Il était trop jeune pour s'installer avec une femme. C'était une question de timing : si seulement il avait rencontré Helen plus tard, peut-être qu'il aurait été prêt à franchir un tel cap.
— Je t'aime énormément, mais c'est moi... je ne sais pas où j'en suis. Je vais sûrement le regretter, mais c'est ce que je dois faire, avait-il minaudé en se complaisant dans son rôle.
Il lui avait assuré qu'il n'y avait personne d'autre et elle l'avait cru. Il lui avait fait pitié : il semblait vraiment malheureux de sa décision.
Deux mois plus tard, elle apprenait qu'il était sur le point d'épouser une autre femme.
À l'époque, Helen avait trente-cinq ans. Profondément blessée par cet échec, plus que par la perte de Simon, elle avait mal vécu leur séparation. Elle s'était alors promis de prendre du bon temps, de saisir les opportunités qui se présenteraient à elle sans toujours analyser leur potentiel. Matthew tomba à pic. Bien sûr, c'était son patron et il avait vingt ans de plus qu'elle. Mais après tout, pourquoi fuir le cliché suprême ? Il était beau comme certains quinquagénaires peuvent l'être, malgré – ou peut-être grâce à – ses cheveux grisonnants et sa bedaine. Grand, sûr de lui, il donnait l'impression d'apprécier son statut de dirigeant. Il commençait à perdre ses cheveux mais les portait en arrière, dissimulant avec élégance les zones dégarnies. Lorsqu'il serait obligé de se raser le crâne et d'arborer sa calvitie avec fierté, il le ferait avec classe – comme pour tout le reste. Il avait une manière d'appréhender le monde comme s'il lui appartenait et le don de faire croire aux gens qu'ils étaient le centre de son univers. Ses yeux, d'un bleu pâle et froid, qui ressortaient dans son visage plutôt banal, étaient son atout physique le plus frappant. Il se comportait comme s'il était l'homme le plus séduisant de la terre, et, pour une raison quelconque, il était crédible. Sa brillante carrière avait un effet aphrodisiaque sur des femmes dont Helen était le parfait exemple. En outre, il était de bonne compagnie : drôle, à l'écoute, il avait toujours une multitude d'histoires à raconter. Et il était loyal. Enfin, sauf envers sa femme.

Helen avait commencé à travailler chez Globals Relations Publiques à trente-quatre ans. Elle n'était pas particulièrement en avance car elle avait passé plusieurs années à voyager et faire la fête, s'efforçant de ne pas prêter attention à la petite voix agaçante qui lui intimait de prendre sa carrière en main avant qu'il ne soit trop tard. Après son tour du monde, elle avait navigué de boulot en boulot : assistante comptable, responsable de magasin, administratrice de théâtre. Elle avait postulé à plusieurs reprises pour des emplois de chargée de clientèle dans de grandes entreprises de relations publiques mais n'avait jamais été retenue. Au bout du compte, elle avait décidé que le bas de l'échelle était préférable à pas d'échelle du tout et avait accepté le poste d'assistante de Matthew Shallcross, administrateur délégué de Globals RP, une entreprise de taille moyenne en pleine expansion.
Pour une société dont la clientèle était essentiellement britannique, Globals était un nom plutôt prétentieux, mais l'agence s'était concentrée sur une clientèle prometteuse habituée de la presse à scandale. Sans être assez connue pour attirer le gratin, elle avait néanmoins réussi à séduire des clients à l'aube de leur quart d'heure de gloire en étalant dans les journaux des articles bien conçus – une tâche aisée lorsque vos clients étaient prêts à tout pour figurer dans la presse. De temps à autre, l'une de ces stars en herbe faisait des frasques – conduite en état d'ébriété, maîtresse enceinte, cure de désintoxication – que les chargés de clientèle n'avaient plus qu'à exploiter avant de récolter les dividendes. Ces écarts de conduite, s'ils étaient gérés intelligemment, garantissaient un intérêt au client et pouvaient rapporter gros. Encourager des personnes jeunes et influençables à offrir leur vie en pâture n'était pas le comble de l'élégance, mais Helen adorait ce qu'elle considérait comme le côté pervers des relations publiques. Elle avait même fini par surmonter son irritation chaque fois que ses amis la qualifiaient de secrétaire.
— Je suis assistante de direction.
— Mais qu'est-ce que tu fais exactement ?
— Eh bien, je m'occupe de ses rendez-vous, j'organise ses réunions...
— Du classement ?
— Oui, un peu...
— Tu lui tapes ses documents ?
— Oui, et alors ?
— C'est exactement ce que je fais : tu es secrétaire. Tu t'en remettras...
En réalité, elle commençait à prendre son pied parce que ce poste lui donnait du pouvoir par procuration. C'est elle qui décidait de la possibilité des réunions, de l'importance des coups de fil et des communiqués pour la presse. Une fois qu'il lui avait fait confiance, Matthew l'avait chargée de relire et même de rédiger les articles destinés aux journaux pour certains de ses clients. Il l'avait encouragée à constituer son propre carnet d'adresses et, petit à petit, son ambition s'était affirmée.
Helen était persuadée que certaines employées enviaient la relation privilégiée qu'elle partageait avec l'homme considéré comme le plus influent de la boîte. Elle s'était cependant focalisée sur son travail, jusqu'à ce fameux déjeuner qui avait tout chamboulé. Si on lui avait demandé à l'époque ce qu'elle pensait des femmes qui couchaient avec leur patron, elle aurait répondu que c'était pitoyable, que ces femmes étaient des traîtresses sans cœur. Des femmes détestables et méprisables.
Helen s'était déjà posé la question : était-elle attirée par Matthew ? Oui, il était séduisant pour un homme de son âge. Rien de plus. Quand il lui prit la main à la table du Quo Vadis, elle fut étonnée de ne pas la repousser.
— J'ai envie de faire ça depuis très longtemps, dit-il.
Le cœur d'Helen bondit dans sa poitrine. Ne sachant comment réagir, elle le laissa faire.
— Voilà : je vous trouve très séduisante. J'ai essayé pendant plusieurs mois de ne pas me l'avouer...
Helen rougit – non pas comme une prude et délicate héroïne de roman ; non, ses joues devinrent cramoisies et légèrement moites.
— Vous savez naturellement que je suis marié.
— Oui, articula-t-elle.
— Nous avons de jeunes enfants, et si ce n'était pas pour eux... Je ne vais pas vous sortir le discours de l'homme qui se sent incompris par sa femme, mais il est vrai que nous nous sommes éloignés. Nous partageons l'éducation des enfants, c'est à peu près tout, conclut-il en riant. J'imagine que vous voyez où je veux en venir ?
Incapable d'ouvrir la bouche, Helen se contenta de tripoter son verre.
— Je ne vous mets aucune pression, je ne veux pas que vous croyiez que je vous mènerai la vie dure au bureau si vous n'êtes pas intéressée. Pensez-y, et si vous décidez que les choses peuvent aller plus loin, vous savez où me trouver. C'est tout ce que je voulais vous dire.
À ce moment-là, elle se rendit compte qu'elle avait envie de coucher avec lui. Était-ce son assurance ? La caresse de ses doigts sur sa main ? Ou sa manière de la fixer alors qu'elle bégayait et transpirait ? Elle retourna au bureau, dans tous ses états, et osa à peine le regarder le reste de la journée.