D'espoir et de promesse
D'espoir et de promesse
368 pages
Couverture cartonnée
Réf : 270633
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Résumé
Du mariage, Anaba n’a connu que les prémices. Le jour de la cérémonie, pris de panique, son fiancé Lawrence a fui dans les bras d’une ancienne maîtresse. Peut-on surmonter une telle trahison ? Auprès de sa sœur, antiquaire en Normandie, Anaba tente de se reconstruire quand Augustin, le meilleur ami de Lawrence, frappe à la porte... 
Pourquoi on l'a choisi
Françoise Bourdin signe un de ces grands romans féminins dont elle détient le secret. De promesses brisées en espoirs naissants, la maîtresse du genre nous guide dans la grande valse des sentiments amoureux... On la suit les yeux fermés !
Avis Top Lecteur
« Un style qui coule, fluide, et nous emporte dans un schéma narratif avec des rebondissements souvent d'ordre psychologique, qui accrochent. […] Un moment de détente sans égal. On s'évade de notre train-train quotidien pour palpiter, par procuration, grâce à ces drames de la vie réelle. »

Monique Le Moign


« C’est toujours un peu la même ambiance chez Françoise Bourdin : histoires de familles, secrets, histoires d’amour contrariées… Et c’est exactement ce qu’on vient y chercher. C’est pour cela qu’on l’aime autant ! Entrer dans son atmosphère, c’est comme entrer chez un ami que l’on connaît bien et se réjouir d’avance d’y retrouver les odeurs que l’on aime, les choses que l’on connaît et les sentiments importants… Et si on n’est jamais venu, on découvre avec plaisir une atmosphère de douceur et de sentiments, qui nous ressemble et dans laquelle on se sent forcément bien. »

Sandrine Frappa
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :9
Necky
Le 15 mars 2011
Agréable
Livre très agréable à lire, belle histoire, bien écrit. Petit bémole, la fin est un peu baclé à mon goût. Je le recommande tout de même.
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Prissou
Le 21 mars 2011
On s'accroche
J'aime beaucoup, histoire bien racontée avec quelques surprises. Mais une fois commencé, on ne le lâche plus. Hélas la fin me paraît sèche et on s'attend à mieux. Je le recommande vivement malgré cela. Les femmes amoureuses seront à fond dedans. :)
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bianca40
Le 25 avril 2011
Génial
Bon livre très agréable à lire, mais moi aussi je reste sur ma faim. Dommage !!! Mais je le recommande tout de même.
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Gladys
Le 23 avril 2011
Y a eu mieux !!!
Françoise Bourdin m'a déjà beaucoup plus régalée. Agréable à lire OUI, mais elle se répète souvent, et la fin OUI est un peu bâclée... Pourvu qu'elle se rattrape au prochain !
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nanibo
Le 05 mai 2011
Très agréable
Très agréable à lire. C'est vrai que l'on reste sur sa faim à la fin ! Peut-être une suite ?
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natacha
Le 10 mai 2011
De la France au Canada
C'est un très beau livre, que j'ai lu en deux jours, malheureusement, la fin nous laisse à désirer...
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flo28
Le 20 juillet 2011
Très beau roman
Avec Françoise Bourdin, je ne suis jamais déçue. Très bon livre. C'est vrai, la fin, nous laisse un peu sur notre faim !!!! A lire quand même !!!!
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Le 18 août 2011
Super
C'est un livre captivant du début jusqu'à la fin. D'autant plus que cette histoire peut arriver à n'importe qui. Il n'y a pas vraiment de fin et c'est tant mieux car ça nous laisse imaginer des éventuels épilogues.
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Lectrice25
Le 25 août 2011
De l'eau de rose pure !
Les personnages tombent amoureux profondément, perdent leur amour et retombent amoureux aussitôt... Peu de profondeur dans les sentiments, de l'eau de rose à gogo, des événements incompatible avec la réalité. Une déception totale !
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Lu dans la presse
« Nous ne sommes pas dans un roman sentimental comme un autre...
Pas de fumisterie ici, ni d'hystérie, mais le plaisir simple des demeures bien tenues. »

Libération


« Un récit de mariage raté, de robe hors de prix, de détresse sentimentale et d'amourettes naissantes.
La vie quoi ! »

France Soir
Extrait

1

Anaba recula de trois pas, les yeux écarquillés, puis se mit à battre frénétiquement des mains.
— Elle est sublime, somptueuse ! Ah, c'est exactement comme ça que je l'avais imaginée… Ta couturière a des doigts d'or, Stéphanie !
Accrochée à la porte de la salle de bains, la longue robe blanche semblait n'avoir pas souffert du voyage en avion.
— Les hôtesses ont été très compréhensives, expliqua Stéphanie. Quand je leur ai dit que c'était pour le mariage de ma petite sœur, elles ont trouvé ça si romantique qu'elles en ont pris soin comme de la prunelle de leurs yeux. À l'arrivée, elles se sont mises à deux pour la porter tout le long du sas et l'installer sur un chariot. Ensuite, le chauffeur de taxi m'a laissée monter à côté de lui pour qu'on puisse l'étaler bien à plat sur la banquette arrière. Ils ont tous coopéré !
Anaba se tourna vers elle et déclara, d'un ton pénétré :
— Tu es un amour.
Malgré leurs quatorze ans d'écart, et bien qu'elles ne soient que demi-sœurs, elles s'aimaient depuis toujours. Adolescente, Stéphanie avait joué à la poupée avec Anaba, heureuse d'avoir un vrai bébé à habiller et déshabiller, à promener dans sa poussette, à bercer. Sa nature gaie et généreuse s'était parfaitement accommodée de l'arrivée de cette petite fille avec qui elle ne s'était jamais sentie en rivalité dans le cœur de leur père.
— Lawrence va m'adorer là-dedans, prédit Anaba qui ne se lassait pas de contempler sa robe.
— Et lui ?
— Il portera une jaquette, naturellement.
— Ça lui ira très bien. Vous formerez le couple le plus glamour de Montréal ! Un photographe est prévu, j'espère ?
Tout est prévu. Lawrence n'a pas laissé le moindre détail au hasard. Tu le connais, il est perfectionniste, il a torturé notre « wedding planner » qui est pourtant une magicienne de l'organisation. Mais il avait des idées très arrêtées, il a réglé la cérémonie et la réception avec autant de minutie que lorsqu'il planche sur un dossier avant de plaider. La seule chose à laquelle il n'a pas eu accès est cette robe.
Elle s'approcha pour caresser du dos de la main le drapé d'organza et le satin duchesse, d'un blanc immaculé. Elle en avait fait le dessin quelques mois plus tôt, reprenant dix fois son esquisse, et maintenant, sous ses yeux, le résultat dépassait toutes ses espérances. La petite couturière de Stéphanie, au fin fond de sa province normande, en France, avait su transformer le rêve en réalité, pour un prix dérisoire.
— Sans toi, Stéph, je ne sais pas comment j'aurais fait.
Sa sœur éclata de rire avant de répliquer :
— Tu te serais débrouillée. Tu es tellement entichée de ton Lawrence que, avec ou sans moi…
— Tu ne l'aimes pas ? s'alarma Anaba.
— Si, mais je le connais mal.
Lawrence était souvent venu à Paris durant toute l'année précédente, et il avait rencontré Stéphanie trois ou quatre fois. Pas assez pour qu'elle puisse se forger un jugement valable. Beau blond athlétique et affable, bien élevé mais plutôt content de lui, presque débarrassé de son accent canadien et très désireux de séduire tous ceux qu'il croisait : Lawrence avait de quoi plaire. Il s'était d'ailleurs lancé dans un véritable numéro de charme devant leur père qui avait été conquis, heureux de retrouver à travers son futur gendre des choses qui lui rappelaient la mère d'Anaba. Mais Stéphanie était moins facile à convaincre.
— Ne te fie pas à son air un peu… arrogant. En réalité, il est timide.
Stéphanie éclata de rire. Lawrence, timide ? Sûrement pas.
— C'est ce qu'il te raconte, chérie ? N'en crois pas un mot. Il est très sûr de lui, ça se voit. Remarque, il a peut-être raison, il a bien réussi.
— D'autant plus qu'il s'est fait tout seul ! rappela Anaba avec conviction. Ses parents n'ont aucune fortune personnelle.
— Ils lui ont tout de même payé ses études.
Devant le froncement de sourcils contrarié de sa petite sœur, Stéphanie se radoucit. Anaba était persuadée d'épouser un homme parfait, ce qui lui donnait des ailes depuis quelques mois. Et Lawrence semblait répondre à toutes ses attentes, il la choyait et la gâtait sans l'étouffer, il lui avait rapidement proposé le mariage afin qu'elle puisse s'établir à Montréal avec lui, et il projetait même d'acheter une maison de vacances en France pour qu'Anaba puisse voir régulièrement sa famille.
À vrai dire, sa famille ne se composait plus que de son père, Roland, et de sa sœur Stéphanie, les deux êtres auxquels elle était le plus attachée, ce que Lawrence avait parfaitement compris. Il ne voulait pas la couper de ses racines et, paradoxalement, il lui offrait aussi la possibilité d'intégrer ce Canada dont sa mère lui avait tant parlé. N'était-ce pas ce qui l'avait séduite en premier chez Lawrence ? « Il est Québécois, tu te rends compte ! » s'était-elle extasiée, dès le lendemain de leur rencontre. « Il sait tout sur les sang-mêlé, et quand je lui ai montré une photo de maman, il en est resté sans voix ! »
Anaba ressemblait beaucoup à sa mère, cette belle métisse qui possédait à la fois du sang indien et des ancêtres canadiens français. Anaba tenait d'elle ses grands yeux si sombres et ses cheveux noirs, son teint pain d'épice et, à l'époque où elle se faisait des nattes, son allure de squaw sortie tout droit d'un western. Le contraire d'une Stéphanie au regard bleu, et qui avait été blonde avant que ses cheveux ne deviennent prématurément gris. Elle les portait ainsi, peu soucieuse de l'opinion des hommes après deux mariages ratés.
— Je vais fumer une cigarette à la fenêtre, annonça-t-elle.
Elle ne fit que l'entrouvrir mais un filet d'air froid s'insinua aussitôt dans la pièce. La fin de l'hiver était glaciale sur Montréal enneigé.
— Tout à l'heure, décréta Anaba, on ira se baigner dans la piscine qui est sur le toit. Découverte, mais bien chauffée. Tu verras, la sensation est unique !
Lawrence n'avait pas lésiné sur l'hôtel où loger sa fiancée en cette veille de mariage. Le Hilton Bonaventure de Montréal offrait de nombreuses prestations de luxe, dont cette improbable piscine ouverte toute l'année.
— Et puis, je nous ai concocté un chouette programme, on va dignement enterrer ma vie de jeune fille aujourd'hui. Lawrence fera la même chose de son côté avec Augustin.
— Qui est-ce ?
— Son meilleur ami, qui sera son témoin demain. Je t'ai déjà parlé de lui, tu verras, c'est un type adorable qui devrait te plaire.
— Tu veux me caser ? ironisa Stéphanie.
— Non, je sais que tu es très bien toute seule, et d'ailleurs…
Anaba s'interrompit, un peu embarrassée.
— Il n'est pas de ma génération, c'est ça ?
— À mi-chemin entre toi et moi, il a trente-cinq ans.
— Et que fait-il dans l'existence ?
— Il écrit des romans policiers.
— Oh… Je n'aurais pas cru que Lawrence puisse avoir des amis de ce genre, je le voyais plutôt entouré de sinistres magistrats et d'avocats d'affaires.
Négligeant de répondre à la raillerie, Anaba revint vers sa robe.
— Dire que je ne pourrai la mettre qu'une seule fois !
— Après, tu la rangeras dans une grande boîte en carton avec du papier de soie. Je dois encore avoir la mienne au fond d'un placard. Celle de mon premier mariage, en tout cas.
— Pour le second, tu portais un tailleur ivoire, je m'en souviens très bien. Tu l'as toujours ?
— Non, je l'ai donné sans regrets.
Pour compenser le ton désabusé de sa phrase, Stéphanie rejoignit sa sœur et lui passa un bras autour des épaules.
— Demain est un grand jour. Ton jour. Montre-moi encore ta bague… waouh ! Rien à dire, il ne s'est pas moqué de toi.
— Il me l'a offerte le soir de mon arrivée, la semaine dernière. Nous sommes allés directement de l'aéroport jusqu'au Beaver Club, qui entre nous soit dit sert les meilleurs martinis de la ville, et là, il a fait un truc incroyable.
— Quoi ?
— Devant tout le monde, il a mis un genou à terre, et il m'a tendu l'écrin sans un mot, les larmes aux yeux.
— Lawrence ?
— Oui, Lawrence, pas le barman, s'énerva Anaba.
— Eh bien, chérie, c'est… merveilleux. Je n'ai jamais eu cette chance et je m'en réjouis pour toi. Mais je ne pensais pas Lawrence si émotif. Tu es sûre que tout va bien pour lui en ce moment ?
— Arrête, Stéph, tu vas devenir méchante.
Elles furent interrompues par des coups frappés à la porte, et Anaba se précipita.
— Bonjour les filles ! s'écria Augustin dès qu'elle ouvrit. On vient vous faire un petit coucou et s'assurer que rien ne vous manque avant de partir pour la tournée des grands-ducs.
— Vous n'allez pas vous mettre à boire tout de suite ? s'inquiéta Anaba en l'embrassant.
Lawrence entra à sa suite, disparaissant derrière un énorme bouquet de roses. De sa main libre il prit Anaba par la taille, l'attira à lui.
— Juste un baiser et on se sauve.
Il l'embrassa au coin des lèvres, apparemment un peu nerveux, puis son regard tomba sur la robe.
— Elle est magnifique, dit-il d'un ton plat.
— Oh, mon Dieu, il ne fallait pas que tu la voies ! Consternée, Anaba se précipita vers la robe et se mit devant pour tenter de la cacher.
— On prétend que ça porte malheur, expliqua Stéphanie, mais ce ne sont que des superstitions imbéciles.
Lawrence avait baissé la tête et regardait ses pieds sans faire le moindre commentaire. Il y eut un instant de gêne, qu'Augustin rompit en tapant dans le dos de son ami.
— Allez, vieux, demi-tour, ces dames ont sûrement mille choses à faire.