Tout vient du ventre (ou presque)
Tout vient du ventre (ou presque)
Constipation, diarrhées, brûlures d'estomac, calculs bililiares, candidose...
Danièle Festy
256 pages
Couverture souple. 15 x 21 cm
Réf : 268510
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 14,90  (prix public)
Disponible
Résumé
Savez-vous que votre intestin a du génie ? Premier système immunitaire du corps, ce deuxième cerveau est bourré de neurones et fabrique la fameuse sérotonine, du bonheur en substance ! Prendre soin de son ventre, c’est donc s’assurer belle humeur et bonne santé. 
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Pour résoudre tous les tracas de cette zone de turbulence et mieux la connaître... Danièle Festy, pharmacienne, nous délivre son expérience. Explications simples, témoignages vécus, fiches sur les aliments bons ou mauvais selon les cas, solutions naturelles et efficaces... À plat ventre, on dit merci ! 
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Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :1
imane
Le 03 mars 2011
Très intéressant
On apprend plein de choses sur notre corps ! Je le recommande !
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Remarque de Danielle LAURE du 20/04/11
Très intéressant quand on a des problémes du ventre, il est bon de connaître les causes.
Danièle Festy, pharmacien d'officine, est passionnée par l'alimentation, les huiles essentielles, les plantes et l'homéopathie. Elle est notamment l'auteur de Tout vient du ventre (ou presque), Ma bible des huiles essentielles, 100 massages aux huiles essentielles et co-auteur avec Isabelle Pacchioni du Guide de poche d'aromathérapie.
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Extrait

– I –
QUAND LA FLORE
INTESTINALE
TOMBE MALADE


Notre intestin est un authentique génie. Un vrai cerveau. En plus, il est doté de multiples talents, gère un nombre incalculable d'actions simultanées, abrite et nourrit une quantité faramineuse de bactéries (amies ou non, priées de maintenir un certain ordre dans la place) et parvient malgré tout à tout faire en même temps sans trop râler. Cet exploit est dû à ses innombrables hôtes, réunis sous le nom poétique de « flore intestinale ». En poussant leurs recherches plus avant, les scientifiques aventuriers de l'intimité digestive ont découvert que cet écosystème interne harmonieux déterminait en grande partie notre santé globale ainsi que notre état d'esprit. Bien entendu, ce postulat est particulièrement vrai pour le bien-être local : transit correct, ventre plat, bonne assimilation des nutriments (vitamines, minéraux, protéines…), mais les répercussions à distance d'un déséquilibre sont bien plus larges ! On l'a dit, on le répète, on le redira : des intestins « malades » peuvent être responsables de bronchites à répétition en hiver, d'une peau terne ou ornée de petits boutons, d'une intolérance alimentaire, de mauvaise humeur ou d'une fatigue persistante.
Avoir de l'estomac, se faire de la bile, avoir des tripes… : les expressions populaires montrent à quel point digestion et émotions sont liées, pour le meilleur et, parfois, pour le pire. Mieux on comprend l'appareil digestif, mieux on gère son stress, et vice-versa. Il existe bien d'autres façons d'exprimer ce lien entre digestion et santé : « Quand l'appétit va tout va. » Mais quand l'intestin et sa flore ne vont plus, rien ne va plus…

LE FABULEUX DESTIN DE NOS INTESTINS

On a longtemps assigné à l'intestin un simple rôle d'assimilation-digestion. Ce qui était déjà une lourde tâche ! Les scientifiques pensaient alors que sa seule action était la motricité : accueillir des aliments digérés pour en extraire, tout au long de son tube, les éléments nutritifs, tout en faisant progresser l'ensemble des « inutilisables » vers « la sortie ».
Mais des chercheurs fanatiques de notre « tuyauterie interne » ont découvert avec émerveillement que le tube digestif était ni plus ni moins qu'un deuxième cerveau ! En effet, il totalise autant de neurones que la moelle épinière, soit 100 milliards, et fabrique plus de 20 neuromédiateurs, dont la fameuse sérotonine, ou « substance du bonheur », objet de convoitise des antidépresseurs modernes. En fait, la totalité du tissu nerveux intestinal et des substances à destination des neurones est en communication permanente avec le cerveau par l'intermédiaire du nerf vague. Mieux encore : sur 10 communications cerveau-intestin, 9 sont émises par le tube digestif ! Franchement extraverti, donc.

INTELLIGENT COMME NOS PIEDS

Déjà que nos pieds sont loin d'être bêtes, mais le compliment suprême serait de dire « intelligent comme des intestins ». Au point qu'après avoir longtemps considéré le système digestif comme totalement soumis à la souffrance émotionnelle (j'ai peur d'aller à l'école donc j'ai mal au ventre), il est de plus en plus admis que de nombreuses douleurs digestives (colopathies, brûlures d'estomac, digestion difficile) perturbent gravement nos pensées, notre comportement et bien sûr notre humeur. Mieux vaut alors parler de troubles somatopsychiques (la tête tombe malade à cause du corps) plutôt que de maladies psychosomatiques (le corps tombe malade à cause de la tête)…
Une certitude donc : un intestin qui souffre, c'est l'assurance de répercussions psychiques plus ou moins invalidantes. D'accord, mais de quoi peut-il bien souffrir, le pauvre ? Pour mieux le servir, il faut s'intéresser un minimum à lui. C'est que notre système digestif n'est pas seulement l'organe où transite notre alimentation quotidienne. C'est aussi un véritable théâtre d'opérations qui permet à notre organisme :
– de se défendre contre des agressions extérieures ;
– d'assimiler les nutriments indispensables à son bon fonctionnement ;
– d'éliminer les produits toxiques ;
– de participer à la fabrication de certains éléments vitaux.

« FLORE ÉQUILIBRÉE, SANTÉ ASSURÉE »

Tous les mécanismes majeurs que nous venons d'énumérer ne sont possibles que si l'écosystème intestinal fonctionne correctement. Cet environnement est constitué du système immunitaire intestinal (installé dans l'épaisseur du tube digestif), des muqueuses qui tapissent l'intérieur du tube et de la flore intestinale. L'équilibre entre ces trois éléments est essentiel. Or, un stress mal géré, une alimentation déséquilibrée ou mal tolérée, une infection digestive, une motricité ralentie ou encore certains médicaments peuvent gravement perturber ce courageux mais fragile écosystème.
En fait, c'est surtout sur la flore qu'il faut concentrer ses efforts, car tout dépend d'elle. Une flore intestinale en bonne santé prédispose à un état de santé général. Autrement dit : pas de santé globale sans une flore équilibrée. Il existe de multiples preuves, publiées dans nombre de journaux scientifiques incontestés, pour préconiser l'emploi de probiotiques en prévention et en traitement de troubles intestinaux et vaginaux. Un seul exemple : les tests montrent que lorsque la flore intestinale est de bonne qualité, il faut 1 million de bactéries de la salmonelle pour causer la maladie (salmonellose). Si la flore est perturbée, 10 suffisent !

CALCUL MENTAL
Nous sommes colonisés par les bactéries. Plutôt que de tenter (vainement) de les détruire en permanence, mieux vaut apprendre à cohabiter. D'autant que, comme vous pouvez le constater, elles ont l'avantage du nombre. Si on se concentre uniquement sur la flore intestinale :
– on en dénombre 500 espèces différentes ;
– elles représentent 50 % de la masse fécale (excréments) ;
– elles pèsent jusqu'à 2 kg sur la balance !

Et à titre de comparaison, nous hébergeons :
– 1010 bactéries dans la bouche ;
– 1012 bactéries sur la peau ;
– 1013 cellules dans tout l'organisme ;
– 1014 bactéries dans l'intestin.


LA FLORE INTESTINALE :
UNE SURPOPULATION AMIE

Nos intestins ne sont pas stériles. Ils sont habités par 100 000 milliards de bactéries, c'est-à-dire 10 fois plus que de cellules dans tout l'organisme ! Ces bactéries sont en grande majorité « amies » : elles assurent la digestion dans le côlon des aliments non transformés dans l'intestin grêle ; elles dégradent une partie du cholestérol, réduisant son taux ; elles transforment certains médicaments afin de les rendre opérationnels (on compte sur une flore en bonne santé pour effectuer cette délicate opération) ; elles améliorent la digestibilité des protéines et du lait ; elles augmentent l'acidité de l'intestin, ce qui empêche la croissance de nombreux germes ennemis ; elles facilitent l'assimilation des vitamines et minéraux ; elles participent au renouvellement des cellules de l'intestin ; elles permettent la dégradation complète des aliments et l'élimination des déchets (vital, car sinon notre organisme s'intoxique) ; elles permettent d'activer les phyto-œstrogènes du traitement naturel lors de la ménopause (les échecs sont dus à une flore perturbée) ; elles protègent l'organisme des souches pathogènes en les empêchant de se fixer sur la muqueuse (c'est l'effet « barrière ») ; elles soutiennent le système immunitaire et renforcent toutes les muqueuses. Indirectement, elles préviennent le cancer du côlon, qui reste l'un des cancers les plus répandus dans tous les pays industrialisés. Disposer d'une bonne flore réduit ce risque de diverses manières : la paroi cellulaire des bactéries lactiques absorbe les substances cancérigènes produites lors de la cuisson à haute température et cette même paroi active les globules blancs qui « avalent » les cellules cancéreuses.

COMBUSTION AU GAZ
Ce sont nos bactéries qui fabriquent les gaz engendrant divers types d'inconfort. C'est le résultat de leur activité, exactement comme une voiture produit des gaz d'échappement. Mais nous ne sommes pas tout blancs dans cette histoire, car si certains d'entre eux sont inodores (oxygène, azote, hydrogène, oxyde de carbone, méthane), d'autres se font nettement plus remarquer (ammoniac, scatol, hydrogène sulfuré). Or, ces derniers sont surtout générés par une mauvaise digestion des protéines animales, des aliments riches en soufre (œufs, fromage, choux, oignons), ou encore des produits laitiers.


AGITATEURS PROFESSIONNELS

Un déséquilibre de la flore perturbe tout l'écosystème intestinal, et finalement le corps entier. Comme dans tout groupe, on distingue des leaders, des suiveurs et des agitateurs. Parmi nos bactéries intestinales, il existe des souches dominantes, les chefs : ce sont elles qui assimilent les nutriments, participent à la fabrication de la vitamine K et de certaines vitamines B, et qui jouent un rôle immunitaire majeur. Les sous-dominantes assurent le fameux effet barrière ; grâce à elles, il n'y a pas de « chaise libre » sur laquelle pourraient s'installer des bactéries « ennemies ». Enfin, certains groupuscules, comme des salmonelles ou des Candida, tentent d'agiter le tout. Si l'équilibre est bon, ces groupuscules ne sont pas gênants. Mais dès lors qu'un déséquilibre, même minime, permet une faille, la perméabilité intestinale apparaît. Et l'intestin devient « ouvert » à tout type d'étranger, fabrique et assimile moins bien les vitamines, ingère moins de minéraux, devient « poreux » à des débris microbiens ou à des protéines, etc. Les médecins parlent alors de « dysmicrobisme », une véritable « maladie » de l'écosystème intestinal.
Les « signes » de cette maladie ne sont pas toujours clairement identifiés par la médecine moderne. Hélas, le diagnostic étant imprécis, le traitement l'est tout autant : l'immense majorité des patients souffrant d'un déséquilibre de la flore intestinale prennent deux types de médicaments, l'un contre les troubles digestifs (antidiarrhéique ou anticonstipation, antifongiques ou anti-maux d'estomac…), l'autre à visée « psy » (tranquillisants, antidépresseurs…). Les résultats sont naturellement médiocres voire nuls, et de toute façon temporaires ; certains médicaments risquent en outre de créer un véritable cercle vicieux (par exemple une maladie des laxatifs – lire p. 121).

CAUSES ET CONSÉQUENCES D'UN DÉSÉQUILIBRE DE LA FLORE

Causes :
– un changement d'alimentation ou de mauvaises habitudes alimentaires ;
– le stress ;
– la prise d'antibiotiques ou d'anti-inflammatoires ;
– une intervention chirurgicale et son anesthésie.

Conséquences :
– agression de la muqueuse de l'intestin grêle ;
– augmentation de sa perméabilité ;
– le grêle, devenu « poreux », laisse passer des substances indésirables dans l'organisme ;
– paradoxalement, il empêche l'assimilation des nutriments bénéfiques (vitamines…) ;
– l'organisme essaie d'évacuer les « intrus » par le biais de voies d'élimination diverses : boutons, infections chroniques ORL, diarrhées ;
– il n'y parvient pas forcément, et peut se laisser « encrasser » : douleurs aux articulations, aux muscles, migraines…
Et aussi (à terme) : un risque d'allergies ou intolérances alimentaires, de déficits immunitaires, de maladies métaboliques sévères. Même si le foie est reconnu de longue date comme la manufacture métabolique la plus active du corps (une sorte d'usine où tout se crée, se perd et se transforme), les scientifiques pensent aujourd'hui que l'activité métabolique des bactéries intestinales est potentiellement équivalente. C'est pourquoi certains d'entre eux considèrent cette flore comme un véritable organe à part entière ! Or, seuls les probiotiques sont habilités à leur prêter main-forte.