Les 12 énigmes de Dalmas
Les 12 énigmes de Dalmas
120 pages
Couverture cartonnée. 17 x 25 cm
Réf : 262218
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Au lieu de 15,90  (prix public)
Disponible
Le livre indispensable pour participer
Résumé
Quelque part ici, en France métropolitaine, se trouve un crâne d'or enfoui.
Si vous le découvrez, vous gagnerez 150 000 euros. Le trésor est à votre portée puisqu'il est tout entier contenu dans les pages de ce livre. Il vous suffit de lire attentivement l'histoire de Sam Dalmas et de décrypter les 12 énigmes contenues dans son carnet. Si vous réussissez à venir à bout de ces énigmes, vous pourrez alors localiser l'endroit où le précieux crâne est enfoui. N'hésitez plus, à vos neurones... partez à l'aventure !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :2
massin agnès
Le 22 avril 2009
Où sont mes petites cellules grises à moi ?
Bonsoir, 12 énigmes à résoudre comme les douze travaux d'Hercule. Mais ce n'est pas par la force qu'elles seront résolues, alors comme le héros d'Agatha Christie, Monsieur Hercule Poirot (tiens encore un Hercule !), je vais faire travailler mes petites cellules grises et passer de bons moments bien masochistes à me triturer les méninges !
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Elisa
Le 15 juin 2009
S'il existe, il a sûrement déjà été trouvé !
Des centaines de personnes ont dû acheter ce livre et le trésor doit avoir déjà été trouvé. Il y a des professionnels qui résolvent les énigmes en peu de temps... J'achète ce livre juste pour me creuser les méninges, le trésor, je n'y pense même pas... quoique...
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Remarque de caroline lampson du 30/10/10
Sur le site officiel, il est dit qu'à ce jour (le 30/10/2010), le trésor n'a toujours pas été trouvé.
Extrait

Mode d'emploi
de la chasse au trésor



À partir du 22 avril 2009, partez à la recherche du trésor de Dalmas ! Un crâne doré à l'or fin a en effet été enterré quelque part en France métropolitaine. Retrouvez-le et gagnez 150 000 euros ! Pour cela, il vous suffit de lire attentivement l'histoire de Sam Dalmas et de décrypter les douze énigmes contenues dans son carnet. Leur résolution vous permettra de déterminer précisément l'endroit où le précieux crâne est enfoui.
Le principe de cette chasse au trésor est donc simple : n'importe qui, à partir de ce seul ouvrage, peut se lancer sur les traces du trésor de Dalmas et, peut-être, le trouver... Que vous soyez un homme ou une femme, jeune ou moins jeune, chasseur de trésor amateur ou professionnel, le crâne de Dalmas est à votre portée puisqu'il est entièrement contenu dans les pages de cet ouvrage. Avec un soupçon d'astuce, un zeste de patience, une pincée de détermination et une bonne pelle, le trésor sera peut-être à vous !
Bonne chasse à tous !
Ce n'est pas une légende : un jour ou l'autre, votre vie bascule. Ce n'est pas, non plus, une simple expression. C'est une réalité. Cela arrive à tout le monde, c'est comme ça, presque une loi de la physique, un rite de passage obligatoire. On ne le sait pas forcément tout de suite ; il faut parfois des mois, voire des années, pour comprendre que votre existence, à cause d'un seul événement, a changé du tout au tout. Et tout le monde ne le vit pas de la même manière. Mais un jour ou l'autre, que vous le vouliez ou non, ça vous arrive.
Moi, je ne pouvais le comprendre à l'époque, mais je le sais à présent : ma vie a basculé un jour de mai 1993. Et si vous lisez ce livre, je dois vous expliquer pourquoi.

*

J'avais toujours rêvé d'avoir un grand-père, un vrai. De ceux qui, dans des moments privilégiés, vous confient les moments importants de leur existence, vous livrent les histoires les plus incroyables de leur passé et, ce faisant, tissent des liens entre votre histoire à vous, dérisoire, et la grande histoire, celle avec un grand H. Qui n'a jamais rêvé de ces instants magiques où votre ancêtre vous offre les secrets d'une époque que vous n'avez pas connue, comme un trésor dont vous devenez le gardien ?
Malheureusement, je n'avais pas de grand-père. Ou plutôt si, j'en avais un, mais il vivait loin, sur un autre continent, si bien que nous n'avions jamais pu construire ou entretenir ce genre de relation. Pour tout dire, je ne l'avais jamais rencontré. Il n'était pour moi qu'un sourire sur de rares photos que mon père m'avait montrées.
Expatrié pendant toute mon enfance et mon adolescence, je n'avais eu pour seule famille que mes deux parents. Loin de moi l'idée de m'en plaindre — je les aimais tendrement et je leur dois beaucoup. Mais il me manquait une figure ancestrale, tutélaire que, inconsciemment je pense, je recherchais parmi les personnes que nous rencontrions au gré de nos fréquents déménagements.
Ainsi, le jour où je fus confronté à la mort tragique de mes parents, la première personne à laquelle je pensai fut ce grand-père que je ne connaissais pas, et je décidai de partir le retrouver en France.
Mais avant d'évoquer ces retrouvailles, laissez-moi d'abord vous raconter mon histoire depuis le début.

*

Je m'appelle Sam Dalmas. Je suis né en Éthiopie en 1979, en plein milieu du deuxième choc pétrolier. Mes parents étaient archéologues. Mais attention, l'archéologie n'était pas seulement leur métier : c'était leur passion, leur raison d'être. D'ailleurs, vous avez peut-être entendu parler d'eux : leurs articles furent publiés et les découvertes qu'ils firent en Afrique relayées dans le monde entier. Ils s'étaient rencontrés sur les bancs de la fac à Lyon, au tout début des années 1970, alors qu'ils achevaient leurs études de troisième cycle en archéologie. Mon père avait ensuite réussi le concours de conservateur du patrimoine, mais plutôt que de s'enterrer dans un poste prestigieux et confortable en France, ils avaient eu envie d'aventure, de voyage. Pour eux, quel que fût leur niveau d'étude, l'archéologie n'avait de sens que sur le terrain.
Ainsi, en 1977, mes parents partirent pour l'Éthiopie, au moment où, après la découverte de Lucy, les recherches sur les australopithèques se multipliaient là-bas. Deux ans plus tard, je naquis dans un petit village sur le plateau éthiopien, à quelques kilomètres seulement d'un site de fouilles. Mes parents ne me l'ont jamais dit, mais je crois bien que j'étais le fruit d'un accident.
Mon père et ma mère me portaient une immense affection, mais il faut bien reconnaître que, accaparés par leurs recherches, ils n'avaient pas beaucoup de temps à me consacrer. Et c'est sans doute ainsi que, immergé dans la culture africaine, j'héritai de ce profond respect pour les Anciens. Si ma mère s'étonnait que je ne traîne pas davantage avec les enfants de mon âge et que je privilégie la compagnie des personnes âgées, les gens d'Addis-Abeba, eux, trouvaient cette attitude normale. Là-bas, on grandit avec les vieux.
Comme nous nous déplacions souvent à travers tout le pays, il était difficile de m'envoyer à l'école. Mes parents, rechignant à l'idée de m'inscrire au lycée franco-éthiopien avec des fils de diplomates, choisirent donc d'avoir recours à des précepteurs pour faire mon éducation. Au cours des nombreuses années que nous passâmes sur les routes, j'en connus évidemment plusieurs, mais l'un d'entre eux m'a marqué plus que les autres.
Yared était l'ancien directeur du théâtre Hager Fikir d'Addis-Abeba. Il avait une voix si grave et si posée qu'on ne pouvait faire autrement que de l'écouter. Il parlait peu, mais toujours juste ; chaque fois qu'il me dictait une leçon ou qu'il me récitait un poème, j'étais comme hypnotisé par le son qui sortait de sa bouche. Alors qu'aucun de mes précédents maîtres n'y était parvenu, Yared sut me donner le goût des lettres et de la lecture. Je n'ai jamais perdu, depuis lors, l'amour des grands auteurs, et j'ai appris à chercher dans les textes bien plus que ce qui apparaît à la première lecture. Il m'incita. à interpréter la poésie, le théâtre et même la chanson, et à découvrir leur sens profond. Je garde en tout cas pour ce vieil homme une affection toute particulière. Il avait un regard que je n'oublierai jamais, perçant, profond, si brillant qu'on croyait toujours qu'il était sur le point de pleurer.
Sa manière d'enseigner, en outre, n'était pas ordinaire. Chaque fois que je l'interrogeais, le vieil homme souriait, posait son index sur ses lèvres pour m'inciter à me taire, puis, avec deux doigts, il désignait ses yeux pour m'inviter à regarder. Se taire et regarder. C'est en cela que résidait, au fond, l'essentiel de son enseignement et, avec le recul, je crois qu'il n'est de précepte plus précieux. Yared m'a transmis le sens de l'observation, le plaisir qu'elle peut procurer quand on lui donne un sens, quand on en tire une leçon.
En réalité, je crois que je compris cela en ce fameux jour de mai 1993, le jour où ma vie a basculé. Et il est temps, à présent, que je vous raconte ce qu'il s'est passé ce jour-là.