Momzillas
Momzillas
320 pages
Couverture souple. 11 x 18 cm
Réf : 255750
Avec ce livre, cumulez 10 Points Club
Au lieu de 19,90  (prix public)
Résumé
3, 2, 1, go ! Layette cachemire, crèches ultra selects, goûters sur invitations… Pas une minute à perdre : sur Park Avenue, la course vers les plus hautes marches de la société commence au biberon ! Hannah, tout juste débarquée de Californie avec sa petite Violet, va devoir s’y faire... Ou pas. 
Pourquoi on l'a choisi
Après la "chick lit", la "mom lit" ! Les années ont passé, les Bridget Jones se débattent dans l’univers impitoyable de la maternité, le résultat est hilarant et le phénomène fait déjà un tabac outre-Atlantique !
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :4
lilice
Le 10 octobre 2009
Bof
Bof, que dire de plus...?
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audrey44270
Le 11 octobre 2009
Déçue
J'ai été déçue par ce bouquin qui ne tient pas ses promesses, j'ai eu du mal à accrocher car il a un rythme lent malgré un sujet qui pourrait être drôle et intéressant. Du coup, je ne l'ai pas fini.
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Alex100305
Le 06 février 2010
Moi j'ai adoré !!!
Je vois que ce livre a peu de commentaires, juste deux qui sont plutôt négatifs !! Moi, j'ai apprécié l'histoire de cette super maman, j'ai dévoré le livre en moins de 3 jours !!! Après tout le monde sait que les goûts et les couleurs, ça se discute pas...
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Le 30 avril 2010
Quel bon moment . . .
J'ai lu ce livre en une fois car j'ai été emportée par l'histoire dès le départ. Je recommande ce livre à toutes les mamans stressées et aux autres aussi...
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Extrait

1


Je suis en train d'admirer les glaces pures de l'Alaska malgré un violent blizzard, une petite Eskimo foule l'immense désert blanc au son d'une musique entraînante.
« Enfile ton kami-kluk pour rester au chaud et au sec... »
Non, je n'ai pas débarqué dans le Grand Nord. Je regarde 1, rue Sésame avec ma fille Violet. Grover y anime une mini-série où les cultures du monde sont vues à travers le regard innocent d'un enfant. Un jour, un jeune Chinois, champion d'acrobatie, fait tournoyer quatorze assiettes au-dessus de son visage. Le lendemain, une Indonésienne maintient six bols en équilibre sur sa tête, sans s'arrêter de danser, bien sûr !
Aujourd'hui, Grover visite le 49e État américain et notre jeune hôte va affronter le froid polaire grâce au tikiyuk, manteau en peaux de bêtes que sa mère lui a cousu. Dans l'atmosphère glaciale, elle court retrouver d'autres enfants, également vêtus du pire cauchemar de la SPA, et disparaît en riant derrière les dunes enneigées.
Tout semble si sain, si facile. Ni école branchée à intégrer, ni appartement à visiter. On se sent bien là-bas, dans l'univers austère mais étrangement séduisant des gelées scintillantes, à peine traversées, çà et là, de mômes espiègles qui emportent leur déjeuner à l'école.
Soudain, mes angoisses me reprennent et je ne peux retenir une atroce pensée : je parie qu'une mère n'a pu s'empêcher de confronter les divers kami-kluk entre eux, histoire de voir quelles coutures étaient les plus belles. Et le cartable du petit voisin, est-il aussi joliment décoré que celui de son enfant ? Je suis persuadée que tel igloo est plus spacieux qu'un autre, tel traîneau plus impressionnant que celui du voisin.
Je regarde la télévision chez moi — non pas dans le confortable duvet d'un décor immaculé, mais plutôt dans l'antre des mères ultracompétitrices : l'Upper East Side new-yorkais. En Californie, où je vivais avec mon mari, Josh, il y a encore un mois, l'unique poussette Bugaboo orangée du quartier était si incongrue qu'on l'aurait crue tombée d'une soucoupe volante. À New York, en revanche, la Rolls Royce des poussettes est aussi répandue que les taxis jaunes : les rues en sont bondées mais, au lieu d'empester le désodorisant ou le curry, cela sent le bébé tartiné de crème Kiehl's.
Je ne veux même plus emprunter Madison Avenue : alors que Violet pourrait être l'égérie sportswear de Baby Old Navy, je croise souvent les fillettes du voisinage, adorables, avec leur énorme nœud dans les cheveux, en robe à smocks, chemisier gansé, souliers vernis et chaussettes en dentelle. Ma belle-mère, elle, aime offrir à Violet des tenues étiquetées NETTOYAGE À SEC OBLIGATOIRE. À moins qu'elles ne soient en lin et me donnent des sueurs froides quand je me retrouve devant ma table à repasser. Mon Dieu, j'habite une ville de fous ! Peut-être devrais-je appeler Air Alaska.
Tout a commencé quand Josh a été contacté par Parker Elliott, son meilleur ami de Stanford. Il savait que mon mari détestait son travail à San Francisco, car il fallait suivre les horaires de la côte Est et donc se lever bien avant l'aube. La banque de Parker lui a transmis une proposition qu'il ne pouvait pas refuser... D'un coup d'un seul c'en a été fini de notre paisible vie californienne qui est devenue de l'histoire ancienne.
Avant la naissance de Violet, je préparais un doctorat en histoire de l'art à Berkeley, mais j'ai abandonné après la maîtrise parce que : a) la cigogne allait bientôt arriver ; b) je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire avec un doctorat. Quand Josh a reçu son offre de travail, j'étais donc une mère au foyer cultivée et parfaitement transportable.
Contrairement à la plupart des Californiens, les frimas new-yorkais ne me rebutent pas, car j'ai grandi au cœur de l'humide Seattle. En fait, même si je suis native de la côte Ouest, j'ai toujours préféré le nord-est : les automnes y sont vigoureux, on paresse au coin du feu et ma peau laiteuse, ultrasensible aux U.V., évite ainsi le soleil. Quand j'ai rencontré Josh, il m'a annoncé d'emblée qu'un jour il repartirait élever sa famille dans son New York natal. J'étais d'accord, mais j'ignorais que ce jour-là arriverait si vite. J'aimais la vie insouciante de notre cocon à San Francisco, loin des mondanités de sa mère, lovés dans notre solitude – entre notre petit groupe d'amis, nos restaurants préférés et notre doux traintrain. J'ai toujours adoré venir à Manhattan en automne, mais notre séjour était surtout composé d'un subtil patchwork de spectacles à Broadway, de luxueux hôtels, de restaurants à sushis branchés et d'étreintes sous le feuillage roux de Central Park.
Passer du tourisme romantique à l'installation définitive a été plus rude que prévu. Tout est arrivé si vite ! En quelques jours, j'entassais nos cartons, je prenais l'avion et débarquais dans un logement de fonction avant même de m'être habituée à l'idée du déménagement.


Le soir de notre arrivée, Josh a commandé un repas chinois et, après avoir couché Violet dans son lit parapluie, nous avons savouré nos boîtes de chow fun et notre poulet Général Tso à la lumière vacillante de modestes bougies blanches.
— Hannah ? a-t-il dit en souriant au-dessus de ses baguettes.
— Oui, chéri ?
— Merci.
Quand il m'a enlacée, j'ai laissé couler une larme qui me chatouillait la rétine et qu'il a essuyée doucement. Voilà, on y était : loin de nos amis, de ma famille, de ma côte à moi, nous étions catapultés dans l'univers de l'élite, belle-mère et copains de lycée ultrachic compris. Mes yeux se sont embués de plus belle.
— Comme si le dîner n'était pas assez salé ! ai-je ri. Il m'a embrassée et a séché mes larmes.
— Je suis déjà la grosse dondon de la ville ! Et le glutamate ne va rien arranger.
— Arrête ! Tu es splendide.
Je l'ai remercié d'un regard et j'ai soupiré.
— On sera heureux ici, m' a-t-il rassurée. Plus que ça même : tu vas adorer New York, mon cœur.
Joshie a toujours voulu me transmettre la passion de sa ville : des marathons Woody Allen à l'overdose de musées en passant par de merveilleuses balades et la découverte de ses plats préférés (le bagel parfait, le meilleur hot-dog), il aime insister sur l'incroyable éventail intellectuel de ses habitants éclectiques, et parfois même un peu bizarres. C'est un New-Yorkais pure souche qui adore la grisaille, le vacarme des rues et le graillon des vendeurs ambulants. Depuis que je le connais, il y revient plusieurs fois par an pour avoir sa dose, accro au tumulte, à la chaleur et à l'âme d'une île de soixante kilomètres carrés qu'il considère comme le centre de l'univers. Il était enchanté de se retrouver enfin chez lui et j'en étais tout excitée. Hélas, c'en était terminé des jours où il rentrait du bureau à 16 h 30, quand nous allions nous promener en famille avant d'investir un de nos restaurants préférés ! Il m'a prévenue qu'à son nouveau poste, il ne pourrait pas ménager ses efforts et qu'il serait débordé de travail – du moins pendant quelque temps. À moi de naviguer seule en eaux troubles dans un océan grouillant de requins. Des requins en tailleur Chanel et sac Kelly qui poussent leur Bugaboo.
Josh a tenté de me remonter le moral :
— Bee t'appelle demain. Parker m'a dit qu'elle voulait t'emmener à une vente privée de vêtements pour enfants. Elle te présentera ses amies.
— D'accord.
J'ai envie de soutenir Josh. Il détestait son ancien travail et je ne supportais plus de le voir malheureux. New York lui offre l'occasion de prendre un nouveau départ et je dois être aussi enthousiaste que lui.
Pourtant, la simple évocation de Bee me rend nerveuse...