Le Petit Nicolas : Le ballon
Le Petit Nicolas : Le ballon
et autres histoires inédites
René Goscinny
Jean-Jacques Sempé
168 pages
Format album. 20,7 x 25,7 cm
Réf : 253176
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Au lieu de 19,90  (prix public)
Disponible
50 ans qu'il nous fait rire !
Résumé
10 histoires qui n’avaient jamais été publiées. Et pour la première fois, c’est en couleur que le Petit Nicolas et ses copains vous font rire. Plus de 70 aquarelles de Sempé illustrent les textes inédits de Goscinny. Peut-on rêver plus jolies surprises pour fêter le 50e anniversaire de la création du Petit Nicolas, le 29 mars 2009 ? Et ce n’est pas fini : en septembre, il crève l’écran à la télé (une série animée) et au cinéma (le film avec Valérie Lemercier et Kad Merad dans le rôle des parents) !  
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Moni Nilsson-Brännström
Moyenne des avis :Les avis des internautesNombre d'avis :3
chatenet manuela
Le 07 avril 2009
Envol vers la liberté !
Depuis le temps que j'attendais une édition du petit Nicolas ! En plus, pour ses 50 ans ! Moi, qui vais avoir mes 50 ans dans quelques jours... (le 27/04/59, ma naissance !) Nous avons donc le même âge tous les 2. Ce que j'en ai rêvé de ce petit garçon, mais ma famille n'étant pas riche à cette époque, elle n'avait pu que nous abonner à Pif le chien, car nous étions vraiment très nombreux, et avions très peu de revenus, mais la lecture a toujours eu la place centrale dans notre foyer, au détriment d'autres choses, mais qu'importe, je peux enfin m'offrir le petit Nicolas, que je lirai sans complexe, puisque nous sommes nés la même année ! Et ses auteurs, qu'en dire, que je les apprécies, bien sûr, puisque je me reconstitue peu à peu la collection, des Astérix, la version écrite par les 2 auteurs, bien sûr ! Très saine lecture, à lire à tout âge, sans modération ! Que l'on ne s'avise pas de se moquer, la vie est trop courte, et la lecture de ces auteurs me procurera toujours ce bonheur qui fait que nos matins sont plus beaux, chaque jour davantage ! De plus, je porte cette collection particulièrement dans mon coeur, car j'en faisais tout de même la collection (avec mon argent de poche !), lorsque j'étais enfant, mais une nuit de décembre, en 1969, décidément les 9 ne semblent pas me porter vraiment bonheur; or donc cette fameuse nuit du 04/12/69, ma vie a basculé (encore une fois, etc!!), car ma maison a brûlé détruisant ainsi tous ces petits souvenirs d'enfance, qui me rendaient la vie plus douce. Donc un anniversaire, d'autant plus important à marquer ! Et j'espère donc que vous aurez encore le livre en stock, lors de ma commande... J'ai failli commander justement un volume de la série sus-citée, mais voyant ce livre, je ne peux passer à côté ! Au plaisir de vous retrouver !
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Boidin Stephanie
Le 11 avril 2009
Super de retrouver Nicolas
J'ai grandi avec le Petit Nicolas et je l'ai fait lire à mes enfants. C'est un plaisir de faire découvrir ces nouvelles histoires. Il n'y a pas d'âge pour lire cela.
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Le 02 octobre 2009
Enfin des nouveautés
Il n'a pas pris une ride le p'tit gars !
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"Je suis né le 14 août 1926 à Paris et me suis mis à grandir aussitôt après. Le lendemain, c'était le 15 août et nous ne sommes pas sortis". Sa famille émigre en Argentine où il suit toute sa scolarité au Collège français de Buenos Aires : "J'étais en classe un véritable guignol. Comme j'étais aussi plutôt bon élève, on ne me renvoyait pas". C'est à New York qu'il débute sa carrière.
Rentré en France au début des années 1950, il donne naissance à toute une série de héros légendaires ; Goscinny imagine les aventures du Petit Nicolas avec Jean-Jacques Sempé, inventant un langage de gosse qui va faire le succès du célèbre écolier. Puis, Goscinny crée Astérix avec Albert Uderzo. Le triomphe du petit Gaulois sera phénoménal. Traduites en 107 langues et dialectes, les aventures d'Astérix font partie des œuvres les plus lues dans le monde. Auteur prolifique, il réalise en même temps Lucky Luke avec Morris, Iznogoud avec Tabary, les Dingodossiers avec Gotlib... etc.
À la tête du journal Pilote, il révolutionne la bande dessinée, l'érigeant au rang de "9e Art".
Cinéaste, Goscinny crée les Studios Idéfix avec Uderzo et Dargaud. Il réalise quelques chefs-d'œuvre du dessin animé : Astérix et Cléopâtre, Les douze travaux d'Astérix, Daisy Town et La Ballade des Dalton. Il recevra à titre posthume un César pour l'ensemble de son œuvre cinématographique.
Le 5 novembre 1977, René Goscinny meurt à l'âge de 51 ans. Hergé déclare : "Tintin s'incline devant Astérix". Ses héros lui ont survécu et nombre de ses formules sont passées dans notre langage quotidien : "tirer plus vite que son ombre", "devenir calife à la place du calife" , "être tombé dedans quand on était petit", "trouver la potion magique", "ils sont fous ces Romains"...

Scénariste de génie, c'est au travers des aventures du Petit Nicolas, enfant malicieux aux frasques redoutables et à la naïveté touchante, que Goscinny donne toute la mesure de son talent d'écrivain. Ce qui lui fera dire : "J'ai une tendresse toute particulière pour ce personnage".
Jean-Jacques Sempé est né le 17 août 1932 à Bordeaux. À dix-sept ans, il est livreur à bicyclette chez un courtier en vins. Utilisant un peu trop souvent le papier à en-tête du courtier pour dessiner, il est renvoyé. Ne trouvant pas de travail, il s'engage dans l'armée. Soldat incertain (il perd son fusil), il est souvent en prison, où il continue de dessiner.
Après l'armée, il réussit à vivoter en plaçant, avec d'énormes difficultés, des dessins dans les journaux (il vend son premier dessin à Sud-Ouest en 1951). Il rencontre René Goscinny, avec lequel il publie en 1959 la série du Petit Nicolas.
En 1962, les éditions Denoël (auxquelles il vouera une reconnaissance éternelle) acceptent de publier Rien n'est simple, son premier livre de dessins humoristiques en France. Depuis, une trentaine d'albums ont été édités. Il collabore régulièrement à Paris-Match et a réalisé soixante-douze couvertures pour le magazine américain The New Yorker.
Il vit et travaille à Paris.
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Extrait
MOI, J'AIME BIEN PÂQUES ; ce jour-là, on s'amuse bien à la maison.
Papa, lui, il commence la journée en peignant des œufs ; il ne veut pas que je l'aide parce qu'il dit que je suis maladroit et que je dois tenir ça de ma mère. Papa, il commence à peindre les œufs dans la salle à manger, mais toutes les années — enfin, toutes celles dont je me souviens (deux) — papa, il doit finir son travail dans le grenier, parce qu'il casse toujours un ou deux œufs sur la table de la salle à manger (cette année), ou sur le tapis (l'année dernière), ou sur la robe de maman (l'année d'avant, quand j'étais petit) et maman veut aller chez sa maman, et tout le monde pleure.
Quand papa redescend du grenier, il y a toujours moins d'œufs que quand il est monté, mais ils sont très jolis ! Il y en a des bleus, des rouges, des verts, de toutes les couleurs, comme sur le pantalon de papa. Il est très fier quand je lui dis que je n'ai rien vu d'aussi beau. Maman aussi lui dit : « Tu peux être fier ! » et elle est sincère, elle ne rit pas quand elle lui dit ça.
Après, papa va cacher les œufs dans l'herbe, dans le jardin. Comme l'herbe est très haute, c'est très difficile à trouver les œufs.
Papa, il dit à maman que c'est pour mieux cacher les œufs de Pâques qu'il n'a pas passé la tondeuse depuis longtemps. Il y a eu un petit accident : papa s'est battu avec un gros chien qui s'entêtait à retrouver les œufs et était entré dans le jardin. Papa a gagné. Mais il ne faut pas que je cherche les œufs tout de suite, parce que mes petits amis du quartier viennent pour m'aider et aussi pour goûter.
Mes petits amis sont arrivés avec de beaux cadeaux : des œufs en chocolat, des poules en chocolat et un tas d'autres choses en chocolat. Maman elle a dit que rien que de voir tout ça, elle a mal au foie. Moi, c'est après avoir mangé que je suis malade, mais j'aime bien ça !
Papa, quand mes amis sont arrivés, nous a tous réunis dans le jardin, et puis il a dit : « Allez-y, mes enfants cherchez les œufs ! » et moi j'avais une surprise pour papa, qui ne s'amuse jamais avec nous ! Je lui ai dit : « Toi aussi, papa, cherche avec nous ! J'ai caché ta montre dans l'herbe ! » Papa, il est devenu tout rouge, il m'a regardé avec de gros yeux pour rire, bien sûr, et il s'est mis à chercher, lui aussi.
M. Blédurt, notre voisin, a regardé par-dessus la haie et puis il a dit à papa : « Tu n'es pas un peu grand pour chercher des œufs, non ? » et il s'est mis à rigoler. Alors papa, qui n'avait pas encore trouvé sa montre, a levé la tête et lui a dit : « Toi, tu ne serais pas capable de trouver ton nez pour te moucher, si on ne t'avait pas dit qu'il était au milieu de ta grosse figure ! » Alors, M. Blédurt a dit qu'il pariait qu'il trouverait un œuf en moins de trente secondes. Alors, il a sauté par-dessus la haie et il a gagné, parce qu'en retombant dans notre jardin il a écrasé un œuf avec sa chaussure en daim. Papa a beaucoup ri parce que la chaussure de M. Blédurt est devenue jaune et bleu. M. Blédurt a fait les gros yeux à papa (pas pour rire) et il l'a poussé. Papa il est tombé et il a poussé un cri, parce qu'il avait retrouvé sa montre, qu'il a un peu cassée en s'asseyant dessus.
Nous n'avons pas vu la fin de la dispute, parce que maman nous a vite appelés pour goûter. Nous avons dû laisser le jardin, où il ne restait plus que M. Blédurt et papa qui criaient et le gros chien qui a profité de l'occasion pour revenir chercher les œufs que nous n'avions pas trouvés.
À la maison, on s'est bien amusés ! Il y avait du chocolat, et puis maman avait fait un gâteau au chocolat et en même temps on a mangé les cadeaux.
Le gros Alceste, qui mange très vite, a été le premier malade. Puis tous on a suivi, sauf Joseph qui est tout maigre, mais qui peut manger beaucoup, parce qu'il a une combine formidable ! il a un ver solitaire qui est malade à sa place.
Maman elle a téléphoné à toutes les mamans de mes amis pour qu'elles viennent vite les chercher. Les mamans sont venues et elles faisaient toutes une drôle de tête en entrant. Elles prenaient leur fils par la main et le tiraient dehors en disant à maman qu'on n'a pas idée de gaver comme ça des enfants.
Après, j'ai compris pourquoi les mamans faisaient une drôle de tête. Pour entrer à la maison, elles devaient traverser le jardin, où papa se trouvait assis dans l'herbe, la chemise déchirée, saignant du nez et disant des choses que je ne dois pas entendre, me dit maman.
Maman elle était assise dans le fauteuil, avec des yeux qui ne regardent nulle part. Il faut dire que la salle à manger était un peu en désordre et il y avait quelques taches. Papa, quand il a vu ça, il a voulu mettre maman de bonne humeur et il lui a dit qu'il allait faire une bonne blague. Moi, j'étais content, parce que je la connais, la blague : papa il la fait toutes les années. Voilà : papa a un ami qui s'appelle M. Cloche ; alors à Pâques, papa lui téléphone pour lui souhaiter bon voyage pour Rome et moi je ris beaucoup.
Mais cette fois-ci, ça ne s'est pas passé comme d'habitude, parce que M. Cloche, paraît-il, lui a dit qu'en effet il partait pour Rome, le lendemain, avec sa femme. Alors, maman s'est mise à pleurer, en disant qu'elle n'allait jamais nulle part et qu'elle était tout juste bonne à nettoyer la salle à manger qui, de toute façon, était fichue.
Alors, papa, pour la calmer, lui a promis de l'emmener à Rome pour la Pentecôte.
Ah oui ! on s'est bien amusés pour Pâques ; je n'oublierai jamais ce jour-là ; papa non plus, il a dit d'ailleurs : « Je m'en souviendrai ! » J'espère que vous aussi vous vous amuserez comme nous, et c'est pour ça que je vous dis : « Joyeuses Pâques ! »